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Horoscope du mois de février (Verseau)

Amies et amis verseaux, je ne suis pas en avance pour cet horoscope.

C’était hier l’anniversaire de mon amie Karine. Une verseau, bien entendu. Un signe du zodiaque que j’ai toujours associé à la liberté et la prise de risques. J’en ai donc profité pour demander à Karine de me confier un petit secret, un petit secret pour les lecteurs de mon blog, un secret chaos !…

Elle ne mit pas longtemps avant de se remémorer l’une des expériences les plus inconvenantes de son existence, le jour où un gendarme la sauta à vive allure pour un excès de vitesse. Il n’eut qu’à lever sa jupe et faire glisser sa culotte sur le sol pour lui percuter les fesses – debout dans la petite camionnette bleue – en moins de temps qu’il ne fallait pour le dire et avant que ses collègues ne se pointent sur leurs motos.

Elle avait rejoint sa voiture et redémarré dans un tel empressement que sa culotte, restée accrochée sur une cheville, s’était prise dans la pédale d’accélérateur. Comme si une partie d’elle avait délibérément envie de provoquer un accident pour que son gendarme revienne lui faire sa fête une seconde fois…

Puisse cette courte anecdote vous inspirer, et vous inciter à laisser libre cours à toutes les forces conscientes et inconscientes de votre sexualité.

Nice un 14 juillet

Saine. Sauve. Et pas vraiment rassurée.
Ma carte postale des vacances tiendrait en une seule ligne : une ligne si difficile à écrire qu’il m’aura fallu plusieurs semaines pour la poser sur les touches du clavier.
J’aurais aimé vous dire que j’avais pris du bon temps sur la côte. J’aurais aimé vous envoyer quelques mots d’amour entre deux scènes de sexe. J’aurais préféré me trouver autre part que sur la promenade des anglais en ce 14 juillet. J’aurais préféré ne pas avoir à « sortir du silence » comme me l’a dit cette psy qui ne comprenait pourquoi je lui parlais de fiction qui rejoignait la réalité avec ce camion qui – pour l’écrire au moins une fois – une fois pour toute et pour ne plus avoir à le réécrire – ce camion qui m’a frôlé ce 14 juillet sur la Promenade des Anglais.
Bref, j’aurais préféré ne pas avoir à me poser tant de questions. Surtout celle de savoir si je dois ou non continuer à écrire. Ou s’il me faut redoubler d’effort. Ce qui serait encore la meilleure attitude à adopter pour conjurer le sort, ou tout au moins tenter de survivre.
Je ne suis pas morte.
Je ne me sens pas vraiment vivante.
Je me sens juste entre les morts et les vivants.

CONFESSIONS BRUTALES N°2 : Deux étudiantes piégées dans un bus détourné par deux taulards en cavale

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Trailer / Prologue

Je n’ai pas cru ce pompier quand il me raconta son histoire de fugitifs mis en déroute par deux gamines qui avaient le feu au cul.

J’en étais déjà à mon sixième mojito (ouch !), je me sentais bien en sa compagnie (il était plutôt fin d’esprit, pour un pompier), et j’étais prêt à entendre n’importe laquelle de ses histoires de tordu tant qu’il ne me parlait pas de motard ramassé à la petite cuillère à la sortie d’une discothèque.

La nuit fut longue et torride, chargée de quelques verres d’alcool supplémentaires et d’une partie de jambes en l’air mémorable. Mais là n’est pas le sujet : c’était la première fois que j’entendais cette histoire de folles.

Et le sujet revint sur le tapis une nouvelle fois – trois semaines plus tard – quand je rencontrai la fille d’une des otages dans un petit bar à tapas bien sympa d’Aix-en-Provence – une fille de hippie élevée à la cool devenue responsable RH d’une grosse boîte pharmaceutique juste pour faire chier son père.

Elle fut très étonnée d’entendre ma version de l’histoire.

Le pompier ne m’avait pas raconté que des conneries. Sa mère lui avait livré plus ou moins la même histoire. Avec d’autres détails scabreux que le pompier n’avait même pas osé évoquer.

 

Chapitre 1 / Deux étudiantes lancées sur la route nationale à une vitesse réglementaire

Au volant, c’était le genre de chauffeur pas très bavard mais qui aimait son job. Conduire des gens d’un point A jusqu’au point B. C’était son job, sa passion.

Il freina si fort que le bus laissa des traces de pneu sur une centaine de mètres. Le bus s’arrêta juste à temps pour ne pas écraser les deux mecs qui se tenaient au milieu de la route.

Des putains de malades mentaux, se dit Allison.

Elle n’avait pas forcément tort. À un détail près : les mecs n’étaient pas échappés d’un hôpital psychiatrique mais d’une prison.

On aurait pu les reconnaître à leurs tatouages ou à leurs allures méfiantes. On pouvait surtout les reconnaître à leurs tronches : les deux visages faisaient la une des journaux depuis deux jours.

Allison les avait vu à la télé / Les autres passagers aussi.

Quand ils montèrent dans le bus, la jeune étudiante ne fit pas attention à la manière dont ils avaient bâillonné le chauffeur – sa belle cravate mauve dans la bouche et les mains attachées avec du scotch – elle était concentrée sur un détail incongru.

Allison les trouvait plus bronzés qu’à la télé.

C’était l’été. Dans le sud de la France, qui plus est. Elle aussi affichait un bronzage impeccable. Mais il y avait autre chose qui l’attirait.

C’est toujours la même chose quand on rencontre une star pour de vrai. Il s’en suit toujours un moment de doute quand le magnétisme opère à plein tube.

Il n’avait pas fallu plus d’une minute pour qu’Allison succombe – contre sa volonté – au charme des deux taulards. Elle avait même donné son portable de bon gré quand l’un des deux mecs avait fait le tour du bus pour confisquer les téléphones et les portefeuilles des passagers.

Le bus avait déjà redémarré quand Allison fut secouée par sa voisine.

— Non mais t’as vu le délire personne n’a bougé le petit doigt ? Tu crois qu’ils vont nous faire quoi ? Tu crois que c’est vraiment les deux types en cavale dont ils parlent sur Facebook ?

Mais ferme-là, pensa Allison, sans écouter davantage son amie.

Elle se retourna discrètement et ne fut pas rassurée par ce qu’elle vit au fond du bus.

Il n’y avait pas grand monde pour les sauver – un trentenaire puceau catégorie couille molle – une vieille hippie toujours pas redescendue depuis Woodstock – et deux vieux bientôt en panne de pacemaker – pas de quoi lancer une révolution

 

Chapitre 2 / Les mauvaises idées de Fanny

Fanny n’arrêtait pas de parler.

C’était sa manière à elle de décompresser. Je crois que les deux se trouvaient dans le même état de transe foudroyante. Mais elles ne le montraient pas de la même manière.

L’une gardait le silence avec les yeux grands ouvert sur la route – l’autre parlait dans le vide en regardant l’un des fugitifs, le plus nerveux, celui qui surveillait les passagers.

Allison commença vraiment à avoir peur quand Fanny se tut. C’était mauvais signe. Cela voulait dire qu’elle avait une idée. Et quand Fanny a une idée dans la tête, ce n’est jamais une bonne idée, et ça finit souvent mal.

Elles le savaient toutes les deux mais rien n’aurait pu empêcher l’inévitable.

Fanny n’avait pas envie de s’enfuir.

Elle n’avait pas n’ont plus dans l’idée de piquer une crise en tapant du poing sur le sol comme l’aurait fait une gosse ou une fan de Justin Bieber à l’ouverture des grilles du Stade de France.

Elle n’avait pas non plus envie d’utiliser la bombe au poivre qu’elle cachait dans son sac pour attaquer les deux taulards.

Non.

Fanny avait une toute autre idée en tête :

— Il n’y a qu’un seul moyen de sortir vivantes de là, faut qu’on les baise.

Les baiser, physiquement ? pensa Allison.

— Les baiser pour de vrai, reprit Fanny. On leur fait cracher la purée et ils nous lâchent dans la nature. C’est un deal comme un autre… on a vu pire… ils pourraient essayer… de nous violer… par exemple.

Allison était si apeurée qu’elle ne bougea pas le petit doigt quand Fanny commença à la caresser.

Ce n’était pas une caresse de réconfort. C’était plutôt la caresse d’une amante, insistante, suggestive, presque vicieuse quand l’un de ses doigts tourna autour d’un des tétons.

Allison réagit sur-le-champ / toujours sans un geste / son corps donnait une réponse positive au plan de Fanny. Ses seins avaient gonflé. Comme c’était l’été (un jour de vacances !) Allison n’avait pas jugé bon de mettre un soutien-gorge. Et cela se voyait comme deux tétons bien ronds et bien durs au milieu d’un t-shirt rose un tout petit peu trop serré.

— Laisse-moi faire, lui dit Fanny, avant de laisser fondre sa langue sur la bouche d’Allison.

Celle-ci l’accueillit dans un soupir.

Celui des deux fugitifs qui ne conduisait pas s’approcha enfin. Il fixa la scène quelques secondes, figé dans une pose absurde de pénitent assoiffé, les langue dehors, les yeux explosés.

Après six ans de cabane sans permission c’était le jackpot – deux filles rien que pour lui ! – deux jeunes étudiantes qui se donnaient en spectacle rien que pour ses beaux yeux de truand tourmenté par la fatigue et une violente promesse de sexe.

Allison était aussi active qu’un morceau de bois vert dans une cheminée. Alors Fanny redoubla d’efforts pour faire monter la pression. Elle attrapa les mains d’Allison pour les poser sur sa propre poitrine. Ensuite elle plongea ses doigts aux ongles ornés de paillettes violettes dans la culotte d’Allison.

Ce qu’elle découvrit dépassa toutes ses espérances : une chatte impeccable, fraîchement rasée de près. Pas un poil ne dépassait. Elle n’imaginait pas Allison aussi soucieuse de son intimité.

Ses doigts arrivèrent très vite aux bords des lèvres où elle passa un doigt averti.

Une fente humide fêta sa présence.

 

Chapitre 3 / Comme une impression de déjà-vu

Allison connaissait déjà cette sensation mais l’impression d’hébétude la surprit à nouveau.

Ce n’était pas la première fois qu’elle s’abandonnait aux mains expertes d’une autre fille. Elle préférait les mecs mais elle n’avait pu résister à l’envie d’essayer au moins une fois dans sa vie, pour le fun.

Elle avait trouvé ça génial – de se laisser faire – de se laisser fouiller par des doigts qui savaient ce dont raffolait une chatte.

Son initiation avait eu lieu lors d’une soirée pyjama avec une copine de collège.

Elles avaient regardé un film avec plein de scènes de sexe (Savages d’Oliver Stone) et la copine lui avait demandé si elle voulait voir d’autres films plus sexy. Sa copine n’avait mis plus de dix secondes pour retrouver l’adresse d’un site avec plein de films de lesbiennes, catégorie triple X.

Fanny s’était retrouvée dans le même état : entièrement sous l’emprise des doigts d’une femme.

Après les caresses sur les cuisses / après les petits bisous dans le cou / après le frottement d’une culotte sur la peau des cuisses / après les doigts glissés sur le clitoris / la copine s’était lancée comme un missile entre les jambes d’Allison avec la langue comme branchée sur la prise de courant pour délivrer un orgasme quasi immédiat / foudroyant !!!

Dans le bus, Allison retrouvait la même réponse de son corps à ces stimulations indécentes. Elle était tout entière sous l’influence de son amie. La chaleur avait rendu leurs mains moites et la peau poisseuse. Fanny glissait littéralement sur Allison qui n’attendait qu’une seule chose – que sa copine se décide enfin à lui bouffer la chatte.

Allison n’en pouvait plus d’attendre.

Mais elle n’aura pas ce plaisir : Fanny lui fut subtilisée par l’un des taulards en cavale – celui qui avaient les tatouages, des mauvais tatouages, pas des trucs de fils à papa blindés de fric qui écoute du Vampire Weekend mais des motifs dessinés à l’arrache dans l’ombre d’une cellule, avec de la crasse et du ressentiment en guise d’encre.

Violence et danger étaient équitablement inscrits dans sa chair.

Ce n’était sans doute pas dans ses plans de baiser les passagères mais quel genre de mec aurait pu résister ? On imagine facilement que cela faisait un bon moment qu’il ne s’était pas vidé les couilles dans un bon trou bien chaud ; pas dans celui d’une fille en tout cas.

L’état du taulard – avec Fanny dans les bras – tenait plus de la cocotte-minute piégée que du moine zen formé à l’école Rinzai.

 

Chapitre 4 / La malédiction des seconds couteaux

Allison se sentit outrée – trahie ! – quand sa copine commença à s’occuper du mec qui avait sorti sa bite en les regardant se toucher toutes les deux.

Une fois qu’il avait eu Fanny entre les bras, il n’avait eu aucune attention pour Allison, devenue transparente, inexistante.

Elle s’était complètement perdue dans sa rêverie au point de ne pas voir ce qui se tramait autour d’elle.

Allison commençait à regretter son idée : prendre le bus pour partir en vacances et économiser un peu de fric. Un bon plan sur le papier mais rien que l’idée de partir en vacances toutes les deux était hasardeuse.

Allison savait qu’elles devraient se partager les mecs.

Et quand je dis partager, je veux dire répartir les mecs en deux groupes : les plus beaux pour Fanny et les seconds couteaux pour Allison.

Allison se voyait elle aussi comme un second choix.

C’est bien ça le problème. Elle ne se trouvait pas très belle et les mecs sentent ce genre de choses. Quand vous vous considérez comme un second choix il ne faut pas vous attendre à vous faire draguer par Ryan Gosling.

Elles formaient malgré tout ce que j’appelle une alliance objective.

Dire que les belles filles se servent de copines un peu tartes pour se mettre en valeur est un lieu commun mais c’est souvent l’inverse qui est le plus proche de la vérité : les seconds choix (comme Allison aime à se le répéter) ne pourraient jamais approcher les beaux garçons en restant entre elles.

Et dire qu’il ne faudrait pas grand chose pour transformer la roue de secours du carrosse en bombasse testarossée.

Il suffirait pour Allison de troquer ses fringues de meuf qui suit la mode d’il y a deux ans contre de la vraie sape de fille à la page.

Et ne me dites pas que c’est une question de fric. S’habiller en Prada ou en Gucci c’est pas compliqué. Tu te sors les doigts de la culotte et tu bosses comme serveuse le week-end ou dans n’importe quel taf qui rapporte du ca$h vite fait bien fait.

Les filles débrouillardes n’ont jamais de problèmes pour trouver du fric !

Et pour la coiffure même topo. Si ça ne tenait qu’à moi : je mettrai un bon coup de ciseaux vengeur dans cette foutue tignasse informe. Un coup de folie bordel !
À ce train là, Allison comprendra que le seul moyen de baiser, pour elle, c’était de se laisser prendre par un crétin alcoolisé dans une boîte de nuit à quatre heures du matin (= 0% de self-esteem).

Aussi, Allison était un peu rondouillarde. Pas très bien proportionnée, dirait Fanny, qui était un peu langue de pute à l’occasion.

C’est sûr que la comparaison entre les deux ne jouait pas en la faveur d’Allison. C’était une question de proportion jambe-buste, de démarche un peu trop lourde, et ne parlons pas de ses cuisses qui commençaient dangereusement à se toucher (merci le Nutella mangé directement à la cuillère !).

Fanny n’était pas forcément plus belle – son visage était plus joli, certes, quoique joli ne soit pas le mot – elle avait des yeux de salope.

Je ne sais pas quel est le rôle de la génétique dans cette affaire et je ne m’avancerais pas sur l’épineuse question de l’inné et de l’acquis mais aucun scientifique n’aurait pu dire le contraire : ses yeux suintaient le sexe.

Sans doute avait-elle tout simplement plus envie de baiser que les autres – les yeux n’étant que le reflet de l’âme, c’est pas ce que disait Platon ?

Et les mecs sont peut-être un peu long au calcul sur pas mal de choses – voir complètement hors-sujet sur tout ce qui concerne les filles – mais avec Fanny il ne s’y trompaient pas.

Elle était connue pour être une chaudasse, une bonnasse – Fanny la chaudière – c’est ainsi que l’appelaient les mecs de la régions. Du genre à se prendre en photo en selfie à la sortie de la douche une fois qu’elle s’était rasée la chatte et l’envoyer à son carnet d’adresses parce que c’est ce que font les filles populaires.

 

Chapitre 5 / Allison la petite salope qui cache bien son jeu

Il ne suffirait pas de grand chose pour qu’Allison rattrape le niveau.

On aurait envie de la prendre sous son aile pour lui apprendre plein de choses sur les garçons – ce qui leur plaît – ce qui les fait craquer – ce qui les rend complètement dingue dans un pieu.

On aurait envie de prendre en otage son animal de compagnie en la menaçant de buter son chien  (solution radicale) si elle n’allait pas immédiatement accoster ce mec qui lui plaît tant dans la cour du lycée – un traitement de choc pour une chic fille !

On aurait envie de l’attraper violemment et de lui coller une bite sous le nez pour voir un peu si elle aurait le courage d’assumer ses fantasmes, car la petite salope cachait bien son jeu derrière son style casual plouc.

Si vous saviez ce qu’elle faisait dans sa salle de bains.

Elle en rougirait.

Vous n’en reviendrez pas.

En la voyant comme ça les mains à plat sur les cuisses en regardant le paysage on pourrait tout simplement se dire qu’elle n’était qu’une petite fille sage – qu’elle attendait tout simplement de trouver le bon mec pour vivre une vie pépère avec deux gosses et un labrador mais je vous arrête tout de suite : quand on connaît son secret on ne peut plus la voir de la sorte.

Je pourrais commencer par vous parler de la manière dont elle s’enfonce des trucs dans le petit trou.

Je pourrais aussi vous parler du jour où ses parents l’ont laissée seule pour la première fois à la maison.

Elle avait douze ans.

Elle s’est branlée toute l’après-midi et a découvert l’éjaculation féminine sans comprendre ce qui lui arrivait. Une grosse gerbe de flotte sortit de ses cuisses sans prévenir. Elle en avait repeint les murs de sa chambre et ses posters de One Direction.

Allison pensait que c’était de l’urine – quelle idiote – c’est pour cela qu’elle a ensuite pris plaisir à se pisser dessus pour retrouver toute la saveur de cette décharge de plaisir insensé.

Allison était devenu ce que j’appelle une pisseuse.

Une vraie pisseuse capable de retenir pendant des heures pour ensuite se lâcher dans le bain avec un gode vibrant dans le cul ou tout ce qui traîne à portée de main : un manche de brosse à cheveux ou un tube de dentifrice bien arrondi.

Son trip c’était de se pisser dessus au moment de vider la baignoire.

Allison laissait couler le filet tout doucement sur ces cuisses en se fouillant par-derrière. Elle s’imaginait que c’était Kevin (arrivé à l’improviste pour récupérer des devoirs) qui venait fouiner dans son petit trou du cul et que c’était toujours lui (le fameux Kevin de la classe d’Arts Plastiques) qui lui demandait de lui pisser sur le visage ou sinon il raconterait tout à ses copains.

Quand on sait ça on ne peut plus la voir que comme une vicieuse, la petite Allison, c’est pour ça que je ne la plains pas.

Il lui suffirait de prendre l’initiative à son tour pour réaliser l’un de ses fantasmes : se faire choper par un bad boy.

 

Chapitre 6 / Rimjob : une leçon

Retour dans le bus : sur les banquettes d’à-côté.

Fanny suçait le mec avec application. Une vraie leçon pour toutes celles qui se poseraient encore des questions sur la bonne manière de s’occuper d’une queue avec sa bouche.

En plus de le sucer, de le lécher, de l’avaler par toutes les manières possibles et imaginables, Fanny arrivait à se déshabiller. Elle ne lâcha le sexe qu’une seule fois – pour enlever son top – avant de replonger la tête la première sur le gros gland bouffi.

Allison savait que Fanny avait des prédispositions à l’exhibitionnisme – quand elle dansait sans culotte sur des cubes de boîtes de nuit, rivalisant de provocations avec les gogo danceuses, jusqu’à se laisser toucher les seins par le public pour bien montrer que c’était elle la reine de la soirée.

Mais là, en ce moment même, elle suçait un inconnu qui les avait pris en otage.

Et l’inconnu avait l’intention de passer à la vitesse supérieure : il baissa complètement son froc et lui attrapa les cheveux pour former un palmier sauvage blond peroxydé.

Il la guida encore plus bas vers ses couilles.

Elle prit les deux boules à pleine bouche quand il lui attrapa le cou et la tira encore plus bas, très fort et contre son gré, vers son cul.

Fanny lui léchait les fesses, entre les fesses, avec vigueur sans que sa main ne s’arrête de branler la grosse queue du mec.

Allison en avait vu des trucs sur internet – des trucs bien tordus – mais ce n’était pas sur des sites de cul rose bonbon pour lesbiennes qu’elle aurait pu voir ce que l’on appelle un rimjob catégorie hard core  – traduction : lécher la rondelle de votre partenaire masculin en le masturbant.

Le bus s’arrêta sans qu’aucune des deux filles ne s’en rendent compte. Le type non plus – il s’était évadé de lui-même.

Le conducteur rappela son compère à l’ordre. Sa voix était aussi rauque que pouvait l’être un riff de Heavy Metal distordu à pleine puissance.

Les deux taulards étaient sur le point de réussir leur coup et ils allaient s’embrouiller pour une histoire de gonzesse – Fanny avait bien réussi son coup.

C’était le bon moment pour s’enfuir mais Allison restait là dans l’espoir qu’on la remarque – et le chauffeur s’approcha sans un regard pour elle. Il finit par convaincre son pote de prendre le volant et il baisa Fanny telle quelle se présentait : à genoux sur le sol.

Il la releva juste pour la poser sur le siège. Il n’avait même pas besoin de la déshabiller. Elle était déjà à poil. Il se lécha les doigts et commença à fouiller sa chatte.

Il lui enfonça deux doigts bien profonds, encore plus surpris que Fanny par la manière dont ses doigts glissèrent. Il les ressortit et envisagea le fluide gras et abondant qui recouvrait ses empreintes digitales.

Fanny mouillait à mort. Même ses yeux brillaient de mouille.

 

Chapitre 7 / Entre le ciel et l’enfer

Allison attendit avec impatience de voir la bite du nouvel arrivant. Tendue, musclée, comme tout le reste du corps. Sombre et inquiétante, Allison ne l’avait vu qu’un court moment parce qu’il eut vite fait de l’enfoncer dans Fanny, d’un seul trait.

Boom ! Prend ça dans ta chatte petite, c’était ce que semblait dire le grognement du fugitif.

Un méchant rictus imprégnait son visage maintenant qu’il tamponnait Fanny à pleine puissance.

Allison pensa au public silencieux qui ne pouvait que deviner ce qu’elle voyait. Les autres passagers ne pouvaient qu’entendre les cris étouffés de Fanny – les dents plantées dans la mousse du siège.

Ils ne pouvaient que voir la tête du fugitif s’agiter – avec sa barbe de trois jours et sa balafre au coin de l’œil. Ils ne pouvaient deviner ni le plaisir que prenait Fanny, ni la jalousie d’Allison devant tant de vigueur déployée uniquement pour son amie.

Il prit son temps et son pied.

Et quand il eut fini il rejoint l’avant du bus pour reprendre le volant.

Le premier mec revint s’occuper de Fanny, encore chaude. Elle en attendait encore plus – plus fort – plus profond – plus brûlant – plus intense.

Il la replaça sur le siège, face à lui, jambes écartées, chatte explosée, joues écarlates. Il allait sortir sa bite et cette fois ce ne sera pas dans sa bouche qu’il comptait la voir coulisser.

Le désespoir se lisait sur les traits d’Allison.

La petite fille ronde se parait d’un air de furie. Deux forces s’agitaient en Allison. Deux forces, trois, voire davantage : le dégoût, l’horreur, la compassion… de la honte, aussi, de se sentir elle aussi attirée par cette brute sale et perverse qui sentait la sueur rance. Mais aussi de la terreur en voyant que Fanny prenait du plaisir dans l’affaire avec ce mec qui venait de s’enfoncer dans une chatte tout juste souillée par un foutre étranger.

Fanny retenait sa transe les ongles accrochés au mec / pour ne pas tomber / pour l’empêcher de partir / pour ne pas casser le rythme de cet enfoiré qui la baisait comme on ne l’avait jamais baisé.

Le mec jouit, resta bloqué dix secondes la bouche grande ouverte et les yeux clos, puis il se rhabilla comme si de rien n’était.

Avant de rejoindre le conducteur, il mit une petite claque à Fanny pour la réveiller.

Elle aussi était bloquée quelque part, très haut, très très haut avec les nuages.

 

Épilogue / La revanche d’une chatte affamée

Alors que les deux mecs avaient rejoint l’avant du bus et que Fanny voguait toujours dans son monde imaginaire. Allison se dit qu’elle aussi elle pouvait se foutre à poil même si elle n’aimait pas trop son ventre un peu lâche.

Une fois qu’elle avait passé le cap de soulever son t-shirt (ses seins resplendissaient dans la lueur du matin) elle pouvait enlever le reste.

Allison aussi avait faim. Elle aussi avait une chatte affamée, dégoulinante, et aucun homme ne devait pouvoir résister à un tel appétit !

Elle enleva sa culotte et la lança sur le conducteur.

À aucun moment elle n’avait craint la violence des deux hommes. Elle ne craignait qu’une chose – qu’ils la rejettent. Elle aussi pouvait s’occuper d’une bite comme une grande. Elle aussi pouvait sucer une queue.

Elle l’avait déjà fait. Elle était saoule mais ça comptait quand même. Elle aussi elle pouvait lécher une paire de couilles, pas besoin d’avoir le bac pour connaître la méthode !

Allison n’avait pas compris ce qu’elle faisait que déjà elle avalait les boules du taulard, une par une dans sa bouche avant de les recracher avec un gros paquet de salive, avant de reprendre le tout dans sa bouche en s’apercevant qu’il en avait une beaucoup plus grosse que l’autre.

Elle oublia tout ce qui dans son esprit possédait une autre forme ou un autre nom qu’une bite.

Le bus, l’amitié, le danger, tout cela n’existait plus. Elle n’était qu’une chatte affamée qui a envie d’une bite. Elle se le répétait comme un mantra – une grosse bite, une grosse bite, une grosse bite – le sexe  gobé, enfin, comprimé entre la langue et le palais. Elle aussi voulait qu’on la fouille et la fasse fondre de l’intérieur.

Le type la tira par les cheveux.

Elle avait les yeux masqués par sa frange mais d’un seul coup elle vit le chauffeur. Il la regardait presque en bavant – un moment entre parenthèses – entre la bite et la bête. Elle avait envie de le provoquer, lui aussi, alors elle n’hésita pas un seul instant pour fourrer sa langue dans le trou du cul à portée de bouche.

Elle se fraya un chemin parmi les poils pour toucher la rondelle du bout de la langue et arracher un grognement mortel de la bouche du taulard.

Elle avait envie de faire savoir à tout le bus qu’elle était une vraie salope. Elle sentit l’odeur de Fanny entre les cuisses du mec. Un instant elle pensa à elle, juste le temps de se dire que rendre jalouse son amie n’était pas une mauvaise idée. Alors elle monta sur le mec pour que tous la voient.

Elle buta sur la queue du mec.

Sa chatte n’était pas habituée à voir entrer quelque chose d’aussi massif. Alors elle força. Et plus elle forçait, plus elle mouillait, et il finit par rentrer dans un fracas de sensations extatiques.

Allison s’agita sur lui comme une dingue, en cherchant Fanny du regard. C’était Fanny qu’elle avait envie de baiser. Lui dire hé cocotte regarde moi aussi je sais m’y prendre… et au climax, à deux doigts de l’orgasme, elle vola – littéralement – elle vola et tomba dans les pommes à cause du choc.

Quand elle se réveilla elle ne pouvait pas encore comprendre comment avait eu lieu l’accident / son cri strident / le chauffeur avait quitté la route en la regardant / et le bus qui sortit de la route dans une forêt de pins.

Allison ne soupçonnait pas encore que c’était elle, l’étincelle qui avait mis le feu à la forêt.

Quand elle se réveilla, miraculeusement protégée par les bras du fugitif, elle vit les deux hommes partir et leur courra après sans se soucier du bus qui cramait ni des flammes qui grimpaient déjà jusqu’à la cime des arbres.

On raconte qu’Allison fut retrouvée nue sur le bord de la route par un routier Lituanien qui l’avait pris pour une prostituée.

Un malentendu regrettable s’il en est car le paisible travailleur de la route termina sa journée en garde à vue malgré ses dénégations. Il prétendit que c’était la fille qui lui avait sauté dessus en lui demandant de la baiser.