Archives par mot-clé : Bander

Horoscope sexuel du mois de juin (Gémeau)

Monsieur Adam reste l’un de mes meilleurs souvenirs de lycéenne.

Le contenu de ses cours suivait le fil d’une idée fixe : vous faire abandonner tout espoir de réussite dans ce grand cirque psychotique que constitue le Monde de l’Entreprise. L’un de ses péchés mignons était de ponctuer ses tirades anticapitalistes par des extraits de la Loi de Murphy : S’il y a plus d’une façon de faire quelque chose, et que l’une d’elles conduit à un désastre, alors il y aura quelqu’un pour choisir la voie de la catastrophe.
C’était sa manière de sublimer sa vie tout en faisant abstraction des ravages de la calvitie et de sa taille frisant le nanisme. Je pense souvent à lui. J’aimerais l’avoir parfois à mes côtés pour bénéficier de son avis précieux de mauvais génie sur le cours de ma vie.

Dans un autre monde, au creux d’une faille spatio-temporelle, je nous vois former un couple catastrophe – une relation basée sur la violence et les coups bas – une union de désastres et d’humiliations répétées à l’infini. Notre Nouveau Monde serait une utopie où le mal ne pourrait pas nous atteindre, car nous nous serions déjà infligés toutes les souffrances possibles.

Toujours fidèle à sa Loi de Murphy, j’imagine le double de Monsieur Adam comme un romantique toxique.

La Loi de Murphy appliquée à la tendresse, ce serait une série de SMS : Je te veux ce soir – Je veux tes jarretières sexy, tes seins tendus, ton string de pute – Fais-toi belle, soigne tes cheveux, maquille-toi, prépare ton anus.

La Loi de Murphy appliquée à la romance, ce serait une photo de moi en retour, dans le miroir de ma chambre à coucher, poupée docile préparée à son goût, et une nouvelle série de textos tout aussi cruels : J’aime la façon dont tu es habillé toute salope pour moi – J’espère que tu y as passé beaucoup de temps – J’arrive, je bande déjà – Attends-moi à genoux dans la salle de bains – La tête dans les toilettes, la bouche à fleur de l’eau.

La Loi de Murphy appliquée à l’amour, ce serait son entrée tapageuse d’un coup de pied dans la porte, la ficelle de mon string écartée avec dérision, sa bite assassine directement fourrée dans mon trou du cul et sa main qui m’encastre la tête dans le fond de la cuvette. Ce serait aussi mon maquillage ruiné, mon brushing détruit par les tourbillons de la chasse d’eau et mon sourire crâneur qu’il ne verrait jamais, trop lâche pour constater mon mépris de la douleur, spectacle qu’un catastrophiste de son espèce ne pourrait supporter sans perdre son érection dans la seconde.

Les couilles vidées, satisfait de voir mon cul déborder d’un reflux de sentiments malsains, il me quitterait pour une autre, un autre trou, un autre double, dans un autre monde.

Amies et amis gémeaux, plus que jamais, la période se prête à l’exploration de territoires inconnus. Faites connaissance avec votre double pervers, tenez-le bien en laisse, et laissez vous entraîner par-delà morale et routine.

Horoscope du mois de mai (Taureau)

Le Minotaure, c’était la légende du lycée.

Personne n’était capable de dire d’où il tirait ce surnom mais tout le monde avait une idée sur la question.

Dans les versions les plus hard core de la rumeur, il se racontait que sa mère avait couché avec un taureau pendant sa lune de miel en Camargue. Pour étayer cette version des faits, il suffisait d’observer son corps de bête fantastique, avec un cou large comme un tronc d’arbre.

Dans une série américaine, le Minotaure aurait joué le rôle du quaterback qui polluait les rêves de toutes les filles du lycée – profs et surveillantes incluses.

Dans la vraie vie, il faisait peur à tout le monde. Peu de mecs auraient été assez fous pour lui chercher des emmerdes. Et les filles le regardaient toutes d’un drôle d’oeil. Beaucoup d’entre nous craignaient qu’il nous saute dessus en nous attrapant par les couettes et nous fasse couiner les mamelles comme une vache laitière.

Au fond, je pense que nous nous étions perdues dans un labyrinthe de réflexions ambiguës.

La vérité était bien plus simple. Ariane, l’une des filles du lycée, avait percé le secret du Minotaure le soir des résultats du bac. Elle voulait fêter sa mention en se faisant cartonner les fesses :

Le Minotaure ? il a vraiment de quoi faire peur oui… elle nous avait dit le lendemain. Quand il a sorti sa bite j’ai cru que c’était une blague, une de ces fausses bites comme dans les sexshops. Au lieu d’avoir un mouvement de recul, je lui ai attrapé pour la soulever. Je m’attendais pas à ce qu’elle soit aussi lourde et surtout aussi chaude. Je devais faire une sacrée tête parce que vous savez ce qu’il m’a dit ?

On n’avait rien dit, nous, parce qu’on attendait la suite.

Je le remballe si tu veux. Voilà ce qu’il m’a dit… Je la remballe… Oh putain que non je voulais pas qu’il la remballe. Je me sentais tellement conne que je lui ai raconté n’importe quoi. Je lui ai dit qu’il fallait pas qu’il y aille trop fort parce que mon ex n’en avait pas une aussi grosse. L’effet fut immédiat : il s’est mis à bander ce monstre. Sa queue elle se gonfla au maximum.

Ariane s’était arrêté de parler. Elle en avait les larmes aux yeux et je ne devais pas être la seule à commencer à mouiller.

Même dans les films de cul ils en ont pas des comme ça alors je me suis dit que j’allais peut-être simplement le sucer. Il était pas question qu’il me déchire le bassin avec son truc de king kong. J’ai commencé à le sucer, elle a dit en mimant le geste. Ca m’a permis de réfléchir et de me dire que j’en aurais peut-être pas deux comme ça dans ma vie alors je lui ai demandé de me laisser faire. Je me suis assise sur lui et je me suis frottée sur sa bite en essayant d’oublier la taille. Je l’ai mise bien au bord de mes lèvres. Je l’ai fait entrer au ralenti. Je respirais tout doucement. Je repensai à un truc de yoga, à un truc quand le stress est trop fort… un truc rassurant : comme regarder des vidéos de pâtissiers fabricants d’immenses gâteaux…  et à partir de là c’est devenu incroyable. Il était rentré en poussant les meubles en douceur. C’était incroyable. Il y a des mecs qui savent bien baiser, mais là c’était pas pareil, il m’avait tellement déchiré et tellement rempli que je sentais sa chaleur dans tout mon ventre jusqu’à la gorge. Il m’avait, comment dire, saturé avec son sexe, à la fois en force et en douceur. Il me balançait au rythme de mon coeur, je sentais sa bite dans le moindre recoin de mon corps… j’avais jamais prévu qu’un mec puisse me visiter de la sorte, qu’il se balade partout en moi comme dans un labyrinthe, c’est ça son vrai secret au Minotaure, pas seulement sa grosse bite… Il a trouvé la clé pour délivrer un orgasme… Il m’a rempli de plaisir en m’irradiant les entrailles. Tout son corps m’a traversé ma peau. Même ma sueur sentait la jouissance après qu’il m’ait baisé…

Nous ne savions plus quoi dire. Le voile était levé, mais le mystère restait entier. Et c’est à ce genre de mystères, amies et amis taureau, que je vous invite à vous frotter en ce joli mois de mai.

La sexualité balbutiante de mon député-maire

 
Le corps nu d’Alain Juppé comme une nouvelle dimension de fantasmes… la quête d’une sexualité déviante chez un élu de centre-droit… plus qu’une obsession : une perversion, presque un fétichisme. On peut très facilement comprendre comment faire bander un biker, un fumeur de pétard, un branleur, un fan de hentai… bref, n’importe quel homme perverti par un vice quelconque. Mais le mystère consiste à savoir comment faire bander – et pousser jusqu’à l’orgasme – un élu modem ou UDI… voila quel genre de pensée clandestine est capable de mettre le feu au cul.

CONFESSIONS BRUTALES N°3 : Il se fait passer pour un handicapé et chope deux cinglées en boîte de nuit

confessions-brutales-3-ziggy-kairos-600px

Trailer / Prologue

Depuis que je publie des trucs sur le web je suis bombardée de questions en tous genres.

On me demande si je suis prête à tout entendre. On me demande si c’est vraiment moi sur ma photo de profil (sur Tumblr). On m’invite même à en changer (LOL). On me demande même à plusieurs reprises si je suis vraiment une fille (What the fuck, dudes !).  

Je vois venir le jour où l’on me demandera d’envoyer une dediboobs pour prouver mon identité ou de sucer une queue sur Youtube pour démontrer mon expertise en la matière.

S’il n’y a vraiment que mon cul, et vraiment ça qui vous intéresse : passez tout de suite votre chemin. Continuez à vous tirer la nouille sur Brazzers ou Chaturbate et foutez-moi la paix.

En ouvrant cet autre message contenant une photo de bite prise en gros plan par un de mes fans bien attentionnés, j’aurais presque envie de hurler ou de chanter She lose control à m’en casser la voix pour voir si ça change quelque chose.

Mais ça ne change rien du tout.

La photo est toujours sur l’écran : immonde et fantomatique.

Après ce court moment de folie la première chose qui me vint en tête fut de lui mettre un coup de clavier dans les dents, ou un bon coup de dent sur le gland, mais à défaut de pouvoir le torturer en enfilant ma combinaison de domina total look en cuir je lui ai envoyé la seule chose que j’avais sous la main : une bonne question-mindfuck : Dites-donc Monsieur Grossebite Anonyme, que pensez-vous des handicapés dans les boîtes de nuit ?

 

Chapitre 1 / Avez déjà vu un handicapé dans une boîte de nuit ?

Oui ? Non ? Peut-être ? Ne se prononce pas ?

Si vous êtes une fille, vous en avez forcément vu.

Il y a toujours des filles pour brancher les mecs en fauteuil roulant. Je ne saurais pas l’expliquer et je ne chercherais pas à trouver une raison à cet état de fait (c’est pas ma mission sur cette Terre).

Toujours est-il qu’Alex avait lui aussi remarqué la combine.

Alex avait un pote fana de deux-roues – un pote coincé pour la vie sur un fauteuil après un accident moto à cent à l’heure dans une très mal nommée rambarde de sécurité. Et à chaque fois qu’ils sortaient ensemble, Alex avait constaté un fait des plus étrange : le métal du fauteuil agissait comme un véritable aimant à gonzesse.

La réaction des jeunes femmes était étonnante – elles venaient spontanément le voir sans qu’il n’ait jamais besoin de faire le premier pas (ou le premier tour de roue).

Au bout de longues semaines de négociation Alex avait réussi à convaincre son pote de lui prêter son fauteuil pour une soirée.

Alex était un excentrique à qui l’on ne pouvait rien refuser, même les pires caprices. Il nous faisait tellement rire que son copain craqua – impatient d’entendre le récit de ses mésaventures à venir – et lui confia le fauteuil pour vingt-quatre heures ainsi que l’adresse d’une boîte facile d’accès où Alex n’avait jamais mis les pieds.

 

Chapitre 2 / Alex repartit en fauteuil et ne pouvait pas s’attendre à un tel résultat

À peine attablé : une fille vint accoster Alex : direct !

Jamais ça ne lui était arrivé aussi vite et aussi fort.

Elle était sympa, juste affectueuse, pas vraiment louche, pas en apparence. Elle se livra rapidement et lui posa tout un tas de questions – sur son accident – évidemment – questions auxquelles il répondit très exactement ce qu’il était arrivé à son pote (il connaissait l’histoire par cœur) et enfin elle finit par lui poser la question qui tue : et sinon… ça marche encore ?… de ce côté-là j’veux dire ?…

Elle avait hésité avant de lui poser la question.

Mais elle lui posa car c’était la seule et unique chose qui l’intéressait vraiment chez Alex.

Lui, il avait eu du mal à entendre le prénom de la fille à cause du bruit et de la musique (Alice ? Aline ? Alicia ? peu importe…). Ce qu’il savait : c’est qu’elle lui plaisait – un peu bourgeoise, un peu baba, super badass, un bon plan pour la nuit.

Alex avait suspendu sa réponse : il aurait voulu lui dire d’essayer de le faire bander pour qu’elle se rende compte à quel point il assurait.

Il cherchait simplement les mots les plus simples pour la convaincre / les mots les moins crus pour ne pas la faire fuir.

Au pire elle se casserait et laisserait sa place à une autre qui viendrait dans la minute se charger de prendre soin d’un homme dans la détresse. Elle ne ferait pas de scandale. On ne bouscule pas les handicapés, ça doit être écrit quelque part dans la Convention de Genève.

Interprétant le silence d’Alex pour une forme de pudeur elle lui raconta qu’elle aussi avait une copine tétraplégique. Cela ne la gênait pas d’en discuter sans tabou (en faisant le signe des guillemets avec les doigts – comme j’ai horreur de ça !).

Sa fameuse copine en fauteuil avait perdu une partie de ses sensations dans les jambes… mais pas toutes… une histoire qui commençait vachement à intéresser Alex.

 

Chapitre 3 / Entre la friendzone et la fuckzone

Alice (à moins que ce ne soit Anna ?) finit son verre de Tequila avant de reprendre : sa copine n’avait plus beaucoup de sensations dans le vagin mais son clitoris réagissait si l’on pressait à certains endroits bien précis.

Alice hésitait à montrer du doigt la zone les mains perdues à mi-hauteur entre ses seins et ses cuisses.

Alex se disait que son délire ressemblait plus à de l’acuponcture qu’à du sexe tout en jaugeant la taille de la poitrine de celle que nous appellerons finalement Aline.

Aline ajouta une chose importante qui faillit faire bondir Alex hors de son siège : elle sentait tout par le cul et prenait un max de plaisir de ce côté-là.

En résumé : la copine était devenue accroc au sexe anal.

Pour prendre son pied, il fallait que le mec la prenne par l’arrière et qu’elle se masse le clito en même temps – cocktail explosif, disait-elle – on la comprend parfaitement.

Ça marchait aussi avec les sextoys, ajouta Aline.

À ce moment c’était quitte ou double pour Alex : il se trouvait en plein dans la friendzone ou en plein dans la fuckzone. Soit l’un soit l’autre. C’était le moment de trancher quand soudain Aline eut un coup de folie. Elle ouvrit grand ses beaux yeux noisette et sauta sur son téléphone.

Elle cherchait dans son carnet d’adresse en faisant signe à Alex d’attendre.

Elle voulait brancher Alex avec une de ses copines qui faisait justement un reportage sur la sexualité des handicapés dans un webzine branché cul un peu intello tu vois le genrefaut absolument que tu lui parles

 

Chapitre 4 / Gros coup de chaud sous les sunlights

Grosse angoisse / gros coup de chaud pour Alex / il s’imaginait déjà se faire branler doucement sous la table par une belle gamine et l’autre lui parlait de reportages.

C’est quoi cette folle ?

Heureusement : le portable sonna dans le vide : le plan tomba à l’eau.

Aline n’insista pas et lui dit qu’elle allait danser un peu et qu’elle repasserait le voir tout à l’heure. Fini le rêve de se faire manipuler sous la table ni vu ni connu… personne n’aurait rien vu dans l’obscurité… elle l’aurait même fini à la bouche s’il l’avait réclamé…

Il aurait suffit qu’il demande.

Il était handicapé – il pouvait tout se permettre.

En voyant Aline rejoindre son groupe d’amis, frappée par les sunlights rouges qui rebondissaient sous la voûte de cette grande cave en pierre, Alex s’interrogea : devait-il rester ici ou foutre le camp ?

Et si le fauteuil n’attirait pas les filles mais seulement les tarées ? les scotchées du cortex ? les psychotiques en pleine descente de Ritaline ?

Et s’il ne venait pas de se lancer dans un de ces plans foireux dont il avait l’habitude ?

Ce genre de plan tordu qui lui avait valu une réputation de doux dingue à la ramasse. Ce genre de plan où il acceptait les invitations de n’importe qui, comme cette maboule un soir de fête de la musique – sosie perverti d’Asia Argento – qui lui avait directement offert son cul – pour ensuite sortir sa collection de godes ceinture.

Alex était tellement défoncé à la weed qu’il se laissa faire sans trop comprendre ce qu’il lui arrivait. Il avait bien joui dans son petit cul de salope mais il ne s’attendait pas à ce qu’elle en fasse de même avec le sien.

Elle l’encula doucement, tranquillement, patiemment, avec la tendresse d’une grande sœur attentionnée et assez de lubrifiant pour faire rentrer un éléphant dans une Fiat 500.

Elle l’avait complètement anesthésié à l’herbe hydroponique pour lui passer un gode spécial point P dans le cul – pour taper direct dans la prostate sans oublier de le branler en même temps : la meilleure branlette de ma vie, s’était-il vanté à un groupe d’amis proches – mais ce n’était pas forcément le genre de trip qu’il avait prévu pour ce soir… il ne savait pas encore à quoi il s’exposait… le pauvre garçon… s’il avait su…

 

Chapitre 5 / Est-ce que tu bandes encore ?

Le danger arriva par l’arrière.

Alex fut tout de suite surpris par un détail : elles étaient deux – deux fois plus de danger de se faire attraper – deux fois plus de raisons de se méfier – mais deux fois plus de plaisir en perspective.

Une brune / Une blonde.

Thèse / Antithèse / Restait à faire la synthèse dans un pieu ou tout autre endroit propice à la baise accessible à un mec aux jambes réduites à l’état de pièces usagées.

Et ce fut le même cirque qui recommença. Les mêmes questions sur l’accident. Les mêmes questions, plus franches, directes, dénuées de sous-entendus, les deux filles se regardaient et renchérissaient l’une sur l’autre comme dans un dialogue intérieur ouvert à toutes les oreilles.

Elle lui posèrent la question simultanément : est-ce que tu bandes encore ?

Alex répondit du tac-au-tac : bien sûr que oui !

Le pote qui accompagnait Alex (et l’avait laissé seul le temps qu’il lève une meuf) avait fleuré la bonne affaire. Deux filles à leur table – Alex pourrait bien partager. À peine le bon copain arrivé à hauteur de la table que les deux filles se levèrent et lui demandèrent si ça ne le gênait qu’on lui emprunte pour la nuit.

Alex se laissa enlever.

Le copain n’eut pas son mot à dire.

L’une des filles ouvrait la voie (impériale, tout le monde se poussait devant elle, sorte de girafe échappée du zoo de Vincennes qui faisait fuir tous les singes sur son passage).

L’autre fille poussait le fauteuil (en zigzaguant, probablement plus touchée par les effets l’alcool que son amie, elle était si petite, menue et fragile d’apparence).

Alex ne pouvait rien dire.

Il n’allait pas se lever et marcher sur les eaux comme Jésus alors que deux filles l’emmenaient passer une nuit de dingue.

Il s’était fait totalement triggerer par les filles : il était dans un bar, il n’était pas pédé, il bandait, il voulait du sexe, que demander de plus ?

Elles l’emmenèrent sans qu’il ne puisse appuyer sur le bouton reset.

Juste avant de quitter la boîte, le DJ passa Puppy Toy de Tricky.

Drôle de présage.

 

Chapitre 6 / Deux copines, mais pas seulement

En arrivant chez les filles au cinquième étage avec ascenseur, celle qui menait la troupe avait déjà fumé pas moins de cinq cigarettes. Chaque mégot gardait la trace de son rouge à lèvres hurlant, promesses de délices ardents et de brasiers délirants.

Elles remirent de la musique, installèrent Alex dans le canapé, et commencèrent à danser.

Elles servirent de l’alcool, beaucoup d’alcool, et l’une d’elle se tapa une ligne de poudre blanche indéterminée avant d’en tracer une pour Alex qui ne refusa pas. Alex ne refuse jamais de la drogue, en général, quelque soit sa nature ou sa provenance.

Elles dansèrent sans plus se soucier de lui en s’approchant dangereusement l’une de l’autre, irrésistiblement appelées cuisses contre cuisses. Alex était aux anges : tout allait bien.

Jusque-là, tout allait bien.

N’étaient-elles que deux copines ? il ne le savait pas.

Il eut confirmation que « pas seulement », très rapidement, quand elles s’embrassèrent comme deux petites salopes pleines de vice sur un titre lancinant de Goldfrapp.

Can’t stop, oh off the train, yeah, yeah, yeah…

La brune avait toujours une cigarette collée aux doigts. Le visage plus strict, plus carré, que son amie.

La blonde, malgré ses airs de petite viking tombée du nid, avait quelque chose d’oriental dans le regard. Comme un leg de lascivité hérité d’une ancêtre esclave sexuelle dans un harem.

Des petits bisous / sur le bout des lèvres / sur le bout de la langue / des petits bisous qui mordillent / des regards qui scintillent.

Il était certain que la brune dominait. On la sentait tout de suite plus perverse, et sa copine prête à tout accepter pour ses beaux yeux pervers. La brune lui tenait le cou et l’autre se laissait fondre sous ses caresses.

Le fauteuil traînait dans un coin, vide : la brune poussa la blonde dedans : placée de manière à ce qu’Alex voit tout.

Sous sa robe, la blonde portait deux culottes.

Une sorte de grand slip en dentelle très fine, rosée, qui lui montait presque jusqu’au nombril.

La brune passait une main entre cette culotte et le string qu’elle portait par-dessous, un string dans le même ton de nacre rose, de la même matière que l’espèce de nuisette très courte qu’elle portait depuis le début de la soirée, pièce de lingerie indécente, translucide, que la brune retira doucement en faisant crisser le tissu sur la pointe des seins de sa soumise.

 

Chapitre 7 / Il n’a pas eu le temps de sortir la main de son pantalon

La blonde était alors presque nue : il ne lui restait plus que son slip dont les petits bourrelets des lèvres formaient un cameltoe parfait à travers le tissu. Mis à part une trace de bleu-vert-noir sur les paupières, son maquillage n’était déjà plus qu’un lointain souvenir.

Elle portait aussi un collier en argent avec un pendentif en forme d’anneau. D’autres anneaux, encore plus brillants, dansaient, accrochés aux lobes de ses oreilles, au rythme d’une alarme qui répétait un message simple : cette soirée est sur le point de déraper.

Son corps était très fin, petits seins, tatouage de dragon sur l’épaule, taille mince. Un corps limite squelettique s’il ne s’élançait pas dans une si belle descente de reins toute en rondeur.

Le string en bas des chevilles, sa chatte était ouverte et mouillée, dénuée de tout poil superflu.

Pendant ce temps, la brune se collait au fauteuil au rythme des coups de fouet de Felt Mountain.

La brune était plus extravagante. Pas plus de seins, mais plus d’attirail si l’on peut dire. Des piercings sur la langue, sur les tétons, d’énormes boucles d’oreilles rouges en plastique, pleins de bracelets rouges aussi, qui tintaient et attiraient les yeux quand elle s’animait.

Elle jouait avec sa langue sur l’oreille de la blonde qui feulait – l’oreille, cette zone érogène bien trop ignorée.

Son corps était recouvert de tattoos exotiques, d’histoires infernales et de voyages burlesques.

La brune finit par laisser tranquille la blonde qui n’ouvrait plus les yeux depuis cinq bonnes minutes, sous le joug de suggestions érotiques, transcendantales, édifiantes. Elle se leva et sortit du salon en veillant à ce que son amie ne bouge pas du fauteuil. Elle lui avait attaché les mains aux barres de métal à l’aide de quelques pièces de lingerie.

Pour Alex ce fut le moment d’agir.

Première étape : sortir une capote de sa veste et se préparer à l’enfiler en cachette

Seconde étape : replacer sa bite dans son slip qui suintait déjà d’une goutte de semence. Il n’osait pas se branler au risque de cracher la purée par inadvertance, si près du but.

Il entendit l’autre revenir.

Ébahi par ce qu’il vit, il n’eut pas le temps de sortir la main de son pantalon.

 

Chapitre 8 / Allez montre-moi ta queue ça fait dix ans que j’ai pas vu une bite en vraie

Un chapelet anal !

C’était très exactement ce que la brune tenait en main. Un BENDYBEADS de chez fun factory. Ce n’est pas pour faire de la pub, mais je tiens à être la plus précise possible. Une sorte de gros sextoy avec des sortes de balles noires que l’on enfile et retire une à une dans l’anus.

Des sensations extrêmes pour des filles sans aucune limite.

La brune se mit à la hauteur du sexe de sa copine et recommença à lui lécher le pourtour des lèvres, en glissant des huit avec sa langue entre les cuisses en remontant sur le ventre, et c’est dans la chatte de la blonde qu’elle plongea tout d’abord la première boule du jouet.

Aucune résistance ne s’opposait à sa progression. Et quand elle arriva au bout du jouet, elle retira les boules grasses avec autant de précaution qu’elles les avaient enfilée. Chaque globe était sucé avec soin.

La langue courrait aussi bien sur le silicone que sur la chair qui s’écartelait au passage des boules.

La brune confia le chapelet à son amie qui put alors se régaler à son tour de son jus de mouille encore chaud. Elle n’eut pas le temps de tout lécher que la brune lui reprit l’offrande des mains pour redescendre à la cave et lécher ce sexe impudent tout en enfonçant la première balle dans le cul de la blonde.

Elle cria si fort que les voisins durent l’entendre.

Alex – exclu des ébats – se demanda s’il ne s’était pas fait prendre à son piège de victime / s’il n’était pas qu’un jouet / un sextoy / une pièce détachée de ce fauteuil qui semblait à présent le seul objet digne d’intérêt pour les deux filles.

Le fauteuil apportait un peu de piment dans la vie sexuelle totalement scandaleuse de ces deux lesbiennes.

Et la brune finit par s’occuper d’Alex après avoir rempli sa copine en lui passant la dernière boule du chapelet – la cinquième – la plus grosse – qui lui avait percé le cul de la manière la plus sévère qui soit.

Alex n’avait jamais vu pareil outrage.

La brune se rassit dans le canapé à côté de lui et envisagea le tableau. La blonde se caressait doucement la chatte en passant de temps en temps un doigt vers la base du jouet qu’elle n’osait pas retirer.

Alors, tu bandes ? ton truc il est tout dur ? allez montre-moi ta queue… ça fait dix ans que j’ai pas vu une bite en vraie… c’était au lycée, alors tu penses…

Elle rigola en voyant la bite toute raide sortir du pantalon.

Puis elle grimaça : tu peux te branler mais t’essaye de pas en mettre partout.. hein ?

En guise de réponse il montra la capote déjà sortie de son emballage.

Parfait, répondit-elle en buvant un shot de vodka cul sec, puis un second, puis un troisième, avant de sniffer un gros rail de ouf… totalement éclatée qu’elle chuta en posant le talon sur un cendrier qui traînait par terre.

Alex la vit tomber au ralenti. La brune se crasha sur la table basse, entraînant une réaction en chaîne dont une bouteille de whisky fut la victime

Alex ne finit aucun geste pour rattraper le coup, trop occupé à enfiler sa capote.

 

Chapitre 9 / Une géante brune avec du charabia dans la bouche et une blonde qu’on a envie de jeter contre un mur

Ni la blonde ni la brune comprenaient quelque chose au film.

La première se branlait encore quand Alex lui sauta dessus pour la baiser.

La seconde le regardait faire comme si elle matait un film – clouée sur le sol dans une flaque de douze ans d’âge – en lui disant : mais putain j’hallucine tu marches ! et tu baises ma copine !!!

Avec le plug dans le cul, la chatte de la petite blonde se révélait particulièrement étroite, presque bouchée, mais elle était si chaude qu’il la pénétra d’un trait. Le fauteuil roulait en arrière à chaque coup de bassin, si bien qu’ils butèrent rapidement contre un mur. Là, il la baisa vite fait bien fait sans qu’elle ne puisse le repousser ou lui dire non.

Elle était trop ravagée par les sensations.

Elle n’était plus qu’un petit animal pris à son propre piège.

Elle prenait trop de plaisir pour tenter quoi que ce soit.

Alex la ramona de long en large, aussi vite et aussi fort qu’il le pouvait dans son état d’ébriété avancé. Il allait si vite qu’il juta sans aucune retenue, sans presque sans rendre compte, comme un collégien devant son premier porno.

Alex se tira en gardant la capote pleine dans sa poche, courant et dévalant les escaliers à toute vitesse, en laissant le fauteuil derrière lui.

C’est pour cette raison que l’histoire m’est familière – car il a bien fallu qu’une bonne âme se charge de remettre la main sur ce putain de fauteuil.

Je me pointai à l’appart des filles le lendemain vers midi. Elles étaient toujours aussi fracassées que la veille. Je ne connaissais pas encore les détails de l’histoire à ce moment. Je savais juste qu’il fallait récupérer un fauteuil roulant et qu’Alex me revaudrait un service (contre un sac Longchamp tombé du camion ^ᴗ^).

J’hallucinai en découvrant l’ambiance Bagdad et un nuage de fumée de clope au plafond : un mix entre la scène de crime et l’apocalypse sexuelle.

Blonde zombie m’avait conduite jusqu’au fauteuil en donnant un gros coup de kick dans un sextoy qui traînait sur le sol. Une géante brune à poil se tenait en travers du canapé, une clope à la main, dans un état proche du coma.

Elle me dit que mon pote était un enculé, mais je ne compris pas la suite. Elle était raide. Les mots s’assemblaient en un charabia de fumée dans sa bouche.

La blonde était un peu plus éveillée. Elle me plaisait bien. C’est vrai qu’elle avait une tête à se faire coller contre un mur. C’était la première réflexion qui me vint en tête en la voyant : la jeter contre un mur et lui attacher les mains dans le dos pour lui faire plein de trucs dégueulasses entre les cuisses. Elle avait une bouche à supplier qu’on arrête d’abuser d’elle, oh oui, j’avais envie de la coincer dans un coin pour l’entendre me supplier d’arrêter.

Je ne découvris l’état du fauteuil qu’en sortant – le siège recouvert d’une macule blanchâtre. De la mouille séchée, de la sueur, du lubrifiant, les traces de leurs saloperies de la veille. Le tableau me fit frissonner.

Je regrettai presque de ne pas avoir passé la soirée ici.

Sur ce, je vous embrasse tous, les filles comme les garçons, et n’oubliez pas que la vie est trop courte pour ne pas tirer un coup à chaque fois qu’une occasion se présente.