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Horoscope sexuel du mois de juillet (Cancer)

Horoscope cancer juillet

Juillet : c’est le moment de relâcher la pression pour relancer votre année en beauté.

Alors… mer ou montagne ?

Sport ou farniente ?

Soleil ou musées ?

Peu importe votre choix, je ne saurais trop vous conseiller de changer vos habitudes – de manière radicale. Pour les hommes, ce sera simple : il suffira de vous montrer serviable et faire preuve de franchise dans toutes les situations de la vie. Ce qui, pour les hommes cancer, est loin d’être gagné d’avance.

Pour les femmes cancer, c’est différent.

La conjonction de la Lune, de Venus et d’Uranus pointe vers une seule et même direction : dévoiler toute l’étendue de votre féminité, le temps d’un été.

Je vous l’accorde, la formule sonne comme un gros titre de magazine féminin. Pourtant, c’est un trip à la sauce Public Disgrace que je vous propose.

Ma copine Marina – une de mes copines badass – adore les vidéos du site publicdisgrace.com : genre, ils emmènent une fille dans un bar, ils lui arrachent ses fringues, ils la traînent à poil un peu partout et l’humilient devant une foule de clients survoltés en lui recouvrant le visage de sperme.

Quand nous avons commencé à parler de ces vidéos avec Marina, elle m’a confié qu’elle se faisait venir presque toutes les nuits en les regardant. Comme Marina était cancer ascendant cancer, et que le mois de juillet venait tout juste de commencer, je lui ai dit que je pourrais l’aider à réaliser ses rêves.

Elle aimait l’idée mais je suis sûre qu’elle pensait que ça resterait un simple fantasme – un truc que l’on se raconte entre filles après trois ou quatre mojitos bien tassés. J’avais autre chose en tête. Je lui avais demandé de me montrer sa vidéo préférée en rentrant chez elle.

Elle m’a montré une des vidéos sur son Macbook. Pour tout vous dire, nous avions déjà couché ensemble il y a quelques mois, durant l’une des nuits les plus chaudes des dernières fêtes de fin d’année. C’était un moyen comme un autre de passer aux choses sérieuses à nouveau.

Sur le canapé, j’ai commencé à lui masser le bras pendant que la vidéo passait. Elle ne s’est pas fait prier pour glisser une main le long de son ventre. Une émotion se lisait dans ses yeux brillants. Elle partageait un moment de rare complicité avec moi, elle me montrait ce qui l’excitait le plus au monde et allait m’en apporter la preuve en me servant son orgasme sur un plateau.

Marina devenait de plus en plus rouge et de plus en plus molle dans ses réactions, de plus en plus en symbiose avec l’actrice qui se faisait triturer le bout des seins par un pervers à chapeau de cowboy.

Un voile est passé sur son visage, un bref rictus. Elle juste était sur le point de jouir. J’attendais ce moment avec impatience, dans le seul et unique but de la stopper au bord de la jouissance.

J’avais eu cette idée en voyant l’actrice se faire bander les yeux et branlée de force par le cowboy : je lui ai bloqué la main et je lui ai enfoncé la tête dans les coussins juste avant que son ventre ne s’embrase. Je lui bloquais la tête en lui racontant ce qu’il se passait à l’écran – les sévices que devait supporter la fille – sucer des bites à la file – se laisser enculer entre deux fessées – toujours les yeux bandés – pour mieux cacher ses larmes – j’en rajoutais, j’inventais, je lui disais que j’allais lui faire subir la même chose – je lui ai dit que des visiteurs venaient d’entrer chez elle et qu’ils voulaient la regarder se masturber avec ma mouille sur son visage. Après lui avoir dit tout ça, je me suis assis sur son visage. Elle m’a sucé le bonbon à travers la culotte en reprenant sa branlette de plus belle. À chaque fois que je la sentais venir, je lui attrapais les mains pour l’empêcher de jouir.

J’en ai eu vite marre de ce petit jeu. Il fallait passer à la pratique. Alors je l’ai remis debout. Je lui ai mis une main sur les yeux et un doigt dans le cul, pour la guider vers les fenêtres. Je lui murmurais dans son oreille la façon dont les voisins et les voisines s’intéressaient peu à peu à elle.

— Y’en a un de l’autre côté, il a des jumelles à la main. je crois qu’il se branle… il vient de découvrir que sa voisine d’en face est une salope de gouine, ça doit l’exciter.

Marina semblait embarrassée. Je ne sais pas si c’était l’effet du voisin ou de mes doigts qui lui fouillaient le cul, mais son visage était excitant, vide et effrayé tout à la fois. Il m’était venu à l’idée que ce terrible mélange d’émotions devait être montré au monde entier. Je lui ai mis un foulard sur les yeux et je l’ai rhabillé, sans lui faire part de mon plan. Elle s’est laissé tirer dehors. Il y avait un bar gay où nous avions nos habitudes, à cinq minutes d’ici.

De toute évidence, les clients du bar pensaient que c’était une blague.

Je leur ai expliqué que nous n’étions pas venues là pour rire. Une fille a demandé à lui toucher les seins. Je lui ai dit de se faire plaisir. Je me suis assurée qu’elle puisse lui tripoter les seins, lui tirer sa jupe, lui attraper le cul et lui sucer ses tétons. Son groupe de copines a suivi. Chacune d’elles a pu constater à quel point Marina mouillait. Elles m’ont payé des verres en me félicitant sur mon initiative. Je me suis contenté de dire que c’était les planètes qui voulaient ça.

Une des filles a demandé à se faire lécher la chatte par Marina. Pourquoi aurais-je refusé ?

Je m’assurais juste que les autres filles puissent continuer à lui toucher le cul et lui branler le clito.

Marina devait être visible par toutes et tous, surtout par les filles.

Je me suis chargé en personne de faire jouir Marina. Sa série d’orgasmes avortés l’avait rendue folle. Elle était prête à jouir depuis longtemps. Sa chatte frétillait comme une coupe de champagne. Je lui ai glissé dans l’oreille que c’était le moment, qu’elle pouvait y allait, qu’elle pouvait se branler, que je la laisserais faire, que ce serait dommage de ne pas montrer à toutes ces filles comment elle est belle quand elle jouit.

Lorsqu’on est ressorti du bar, Marina avait perdu ses fringues dans la bataille, elle ne savait plus trop ce qu’elle devait faire, si elle devait encore bouffer une chatte ou se masturber en public. Sous la lumière des lampadaires, son visage luisait de cyprine, pareille à une touriste rincée par un orage.

Comme un groupe de mecs approchait, j’évaluais la possibilité de leur livrer Marina pour la nuit. C’était une idée folle – nous n’étions pas dans un film porno – il n’y avait plus de filet ici. Mais cela ne m’empêcha pas de hurler « Venez nous baiser si vous avez des couilles » avant de nous enfuir toutes les deux en courant.

XXXZK#2 : Comment j’ai inventé Twitter en me branlant dans les toilettes d’un bar à cocktail

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Intro / Prologue

Aucun auteur de science-fiction n’aurait pu anticiper les années 2000.

Comment aurait-on pu imaginer l’effondrement sans cesse répété des Twin Towers sur nos écrans ? ou prévoir l’incontrôlable multiplication des téléphones portables dans nos sacs à main ?

Ma contribution aux années 2000 tient de ce genre de miracle improbable : j’ai inventé Twitter sans le savoir, une nuit de juin, en recevant un coup de fil aux airs de prophétie. Le décor était flou et un goût d’alcool dans la bouche me rappelait à mes abus de la veille. J’eus à peine le temps de vérifier s’il n’y avait personne d’autre dans mon lit que le téléphone vibrait à nouveau.

Je composai le 888 en pilote automatique et m’attendis à reconnaître la voix d’une copine dans le haut-parleur – un truc du style : allo Ziggy je sais il est quatre heures du mat’ mais tu devineras jamais ce qu’il vient de m’arriver… et de conclure par le plan le plus pourri du début de millénaire.

 

1 – Comme un processus chimique en entraîne un autre

En lieu d’amie en galère, une voix d’homme au fort accent du sud-ouest avait laissé une trace dans ma boîte vocale – un message insensé – je l’écoutais plusieurs fois en cherchant lequel de mes potes était à l’origine de ce canular.

À la dernière écoute, j’avais réussi à me convaincre que ce mec s’était trompé de numéro. Mais ses paroles continuaient à résonner dans ma tête, portées par la dissolution des dernières molécules de tequila dans mon organisme.

Comme un processus chimique en entraîne un autre, les mots crus de l’anonyme réveillèrent ces petits papillons endormis dans le bas de mon ventre. Ma main glissa dans les draps à la recherche d’une prise, sur la peau, entre les cuisses.

Je me caressai en regrettant mon geste : j’avais supprimé le message bien trop vite – j’aurais aimé réentendre ses mots en m’effeuillant – les doigts écartant les grandes lèvres pour mieux pincer les petites.

Mon sexe me semblait aussi rugueux que la voix de l’inconnu, mais bientôt je mouillais assez pour oublier cette analogie douteuse.

 

2 – Une théorie sexuelle du chaos

Après m’être triturée les lèvres dans tous les sens et qu’un jus gras me coulait dans le creux de la main, toute envie de réflexion m’avait quitté. Je n’avais qu’une idée en tête, attraper mon clitoris pour le faire craquer entre mes phalanges.

Je l’effleurais, le chatouillais, jusqu’à dénicher la petite boule de sa cachette.

Mes caresses ricochaient sur le souvenir de la voix de l’inconnu. Je cherchais à reproduire sur mon sexe les sensations de ses intonations mélodieuses. Je retranscrivais par de petits coups secs sa manière brutale de couper l’échange. Je me touchais, timide et vicieuse, en l’imaginant encore au bout du fil, à l’écoute des moindres modulations de mon souffle.

Les mots du répondeur, en résonant de la sorte avec mon plaisir, provoquèrent une nouvelle association d’idées : une lubie, fulgurante, de faire l’amour à travers le téléphone.

Il me fallait trouver un moyen de me connecter avec cet homme.

Pour répondre à cette folie, ma main libre se saisit du portable pour le fourrer dans ma culotte, et dans l’ivresse qui était la mienne, je ne l’entendis pas sonner. Il venait d’entrer dans ma chatte, poussée par d’incontrôlables soubresauts. Je me branlais d’une ardeur sans égale avec ce gode improvisé dont les vibrations me firent littéralement bouillir de l’intérieur.

Comme dans une théorie sexuelle du chaos, la pression de quelques touches de téléphone à l’autre bout de la ville venaient de déclencher une catastrophe naturelle dans mon lit. Le battement d’aile du papillon, devenu tornade, entraînait tout sur son passage. En une série de chutes et de déflagrations. En une secousse sismique qui ressemblait fort à un orgasme.

Ces images s’imprimaient aussi bien dans mon crâne que dans mon ventre, et quand l’explosion fut trop forte, je lâchai prise vers le chemin du sommeil, saoule de bonnes vibrations.

 

3 – À la vitesse d’un parpaing lancé du sommet d’un gratte-ciel

Au réveil, je découvris l’appel en absence et la couche de macule recouvrant la coque du Nokia. Je consultai mon répondeur pour me rassurer sur son état de fonctionnement. Une femme, une inconnue, m’annonçait être en mesure de prouver que nous vivions dans un univers parallèle.

Si ce message ne m’était pas directement adressé, il fit remonter à la surface les souvenirs de la veille. Tout me revint à la vitesse d’un parpaing lancé du sommet d’un gratte-ciel : les bars – les cocktails – mes copines – et les toilettes décorées par les clients.

Entre les traditionnels messages orduriers et les stickers publicitaires, une liste de numéros de téléphone occupaient la quasi-totalité d’un pan de mur.

Partie pour une mauvaise blague, j’allais inscrire le 06 d’une amie d’un coup de rouge à lèvres. Au dernier moment, je changeai d’avis pour y inscrire le mien. Je n’eus pas le temps de regretter cette décision qu’un numéro masqué tentait de me joindre à nouveau : je décrochai pour me faire raccrocher au nez.

Après le petit-déjeuner, je ne regardais plus mon téléphone de la même manière. Mais ce n’était pas grave. J’allais retourner au bar pour mettre un bon coup de marqueur par-dessus mon numéro et réparer mes conneries.

 

4 – Mon instinct avait décidé pour moi

Quand le téléphone sonna pour la troisième fois de la matinée, je pris peur et n’osai pas répondre. Mes doigts refusaient de composer le numéro du répondeur où m’attendaient de nouvelles paroles énigmatiques : nouveau standard Marco Polo Paris 12 toilettes des hommes.

Comme j’avais toute la journée à tuer avant l’ouverture du bar de la veille, je fonçai à l’adresse indiquée. Il fallait que je bouge, que j’occupe mon cerveau avec quelque chose, un tour en métro, une petite marche et un Cherry Coke commandé avec la voix chevrotante.

Dans l’une des cabines de toilettes, je restai stupéfaite devant le standard : des dizaines de numéros – du sol au plafond – écrits par la même main.

Un grondement me fit sursauter.

Celui d’une porte que l’on claque, suivi par d’une série de bruits de pas.

Immobile, toute mon attention se portait sur le murmure de l’homme qui venait d’entrer. Je pensais qu’il allait s’adresser moi – je n’entendis que le zip de sa braguette et le crissement de ses poils pubiens lorsqu’il sortit son sexe de son slip.

La main prise de tremblements, je secouais mon téléphone comme j’aurais branlé un mec. Je priai pour qu’il ne sonne pas et j’imaginais toutes les possibilités : l’homme allait entendre le bruit de tonnerre que faisait mon coeur dans ma poitrine – ma peur déclencherait sans nulle doute son érection – il n’aurait plus qu’à pousser la porte, la bite à la main, pour abuser de moi.

Je délirai en attendant de voir son visage pour de vrai, prête à me pisser dessus à cause de la trouille. Quand il tira la chasse et s’en alla, je baissai mon pantalon et repris mon souffle en posant mes fesses sur la lunette.

Je restais assise un long moment après avoir fini mon pipi.

J’attendais.

Je ne savais pas ce que j’attendais, mais j’étais sûre que quelque chose allait se passer. Je compris quand un autre homme fit son entrée dans les toilettes. La situation m’excitait tellement que je n’étais plus en mesure de réfléchir.

Mon instinct avait décidé pour moi.

 

5 – À deux doigts de la mort

J’étais prête. Le doigt sur la gâchette. Prête à me toucher en imaginant la tête du type d’à côté, en jaugeant la gamme de réactions possibles s’il venait à découvrir une fille en pleine branlette dans la cabine voisine, à moins d’un mètre de sa bite. Une fille qui se doigtait en silence, en retenant ses soupirs, en fouillant les parois granuleuses de son vagin, de plus en plus trempées à mesure que la température augmentait.

Après son départ, l’excitation monta encore d’un cran.

Je composai le premier numéro du standard pour partager cet instant avec un inconnu, sans vraiment savoir ce que j’allais dire. Je laissai passer le message d’accueil et me limitai au plus court : Je viens de me… me branler… à côté d’un hommemon doigt… dans ma chatte… et mes cuisses… écartées…  

Je ne m’arrêtai pas à ce coup d’essai et envoyai une série de messages du même calibre en suivant l’ordre de la liste, en me branlant de plus en plus fort.

Je commentais la progression de ma masturbation d’une voix réduite à un souffle, jusqu’à ce que les mots me manquent, jusqu’à ce que la sonnerie du téléphone se mette à hurler comme un diable sorti de sa boîte.

Au bout du fil, une voix de robot débita deux phrases distinctes : Pas plus de 14 mots / Numéro privé sinon blacklisté.

Les deux règles inflexibles s’étaient gravées dans ma tête en même temps qu’apparurent les étoiles au plafond. Un tourbillon de flash jaunes-oranges, de comètes rouges de désir, aussi bruyantes qu’un groupe d’oiseaux pris de vertige avant le départ pour la grande migration.

À la limite du malaise, je m’accrochais à mon téléphone avec l’idée que ma dernière heure était venue.

J’allais mourir sur place, à moitié nue, deux doigts bien plantés dans la chatte.

Les frissons de la terreur et de l’orgasme m’enveloppèrent en même temps, dans une vague de plaisir aux saveurs complexes. J’avais joui si fort et j’avais eu si peur que je m’en étais mordus la main jusqu’au sang.

Quand les émotions refluèrent, je sentis des larmes couler sur mes joues. Je pleurai de joie, comme si après avoir frôlé la crise cardiaque ou quelque forme d’attaque cérébrale, je découvrais qu’un orgasme m’avait ramené à la vie.

C’est dans un état second que je m’enfuyai sans me laver les mains ni payer mon verre, si vite que je ne savais plus si j’avais laissé mon numéro sur le mur.

 

6 – Le Grand Jeu

Depuis cet incident, je ne sortais plus sans un petit carnet et des marqueurs au fond de mon sac. L’expérience ne m’avait pas refroidie, bien au contraire. Je n’avais pas cherché à effacer mon numéro dans l’autre bar et reçus une tonne d’annonces de plus en plus bizarres dans les jours qui suivirent :

– Un gros bourrin, vulgaire au possible, m’avait laissé une dizaine de messages et autant de variations autour du thème de la sodomie bestiale.

– Une jeune fille complètement à côté de la plaque hurlait des refrains de Britney Spears dans sa chambre de bonne.

– Un aristocrate à l’élocution parfaite lançait des appels à la révolution conservatrice depuis son donjon SM du quatrième arrondissement.

– Une femme, ou un homme, à moins que ce ne soit un transsexuel, totalement parano, s’adressait au Gouvernement et aux Renseignements Généraux par l’intermédiaire de ma boîte vocale.

Il y avait aussi ce mec dont le hobby consistait à distribuer des missions à ses correspondants. Ce matin-là, il me proposa d’attacher des pinces à linge au bout de mes seins. L’idée m’avait vaguement tenté, sauf qu’un autre programme m’attendait.

Déguisée en agent secret – lunettes noires, imperméable et jean passe-partout – j’allais faire mon entrée dans le Grand Jeu.

 

7 – Et le téléphone finissait toujours par sonner

Je m’apprêtais à ouvrir mon premier standard dans un bar où je n’avais jamais mis les pieds. Pour ce coup d’essai, j’inscrivis une vingtaine de numéros récupérés à droite à gauche, et n’oubliai surtout pas d’ajouter le mien en bout de liste.

Avant de disparaître, je m’adonnai à ma spécialité : mon rôle de nymphomane enfermée dans les toilettes. Je laissai à mes correspondants une série de communiqués à caractères sexuels en me branlant pour de vrai.

Il était possible que le patron passe un coup de peinture dans une heure, réduisant à néant mon travail, mais j’avais pris du bon temps. Le shoot d’adrénaline dépassait tout ce que j’avais essayé jusqu’à présent, drogues y comprises.

Mes branlettes téléphoniques valaient largement un coup d’un soir. C’est pourquoi j’en étais venue à inscrire mon numéro partout où c’était possible, sans en parler à mes copines, plus par prudence que par goût du secret.

Je nageais entre le réel et le virtuel, en craignant parfois que tout cela ne soit qu’un grand délire, me demandant si ces aventures n’étaient pas le produit d’un mauvais rêve érotique. Et le téléphone finissait toujours par sonner. Je replongeai alors dans mes imprudences masturbatoires en compagnie d’inconnus.

 

8 – La Femme Araignée et l’Homme à la Cagoule

Une fois dans la boucle, il était difficile de sortir de ce réseau social clandestin, sorte d’internet primitif des toilettes. Vous pouviez toujours tenter d’effacer votre numéro. Il finirait par ressortir à l’autre bout de la ville, de la France, voire à l’autre bout du monde, reproduit, répliqué, pour ainsi dire retweeté.

Je n’aurais su dire depuis quand existait cette technologie. Il était possible qu’un homme des cavernes en soit à l’origine – ce qui expliquerait pourquoi ce jeu réveillait en moi des obsessions d’un autre âge.

À l’écoute des voix inconnues et de leurs communications cryptées, mon imagination empruntait des chemins pour le moins sinueux – un labyrinthe d’hallucinations, de masques et de conspirations inavouables.

Un soir, j’avais fait faux bond à mes amies pour m’enfermer dans les toilettes d’un club privé. Je venais de recevoir le message de celle que j’avais surnommé la Femme Araignée. Ce message – ou un verre de trop – m’avaient rempli d’une implacable envie de me faire baiser de force et dans les toilettes des hommes par des créations de mon esprit : la Femme Araignée et son complice, l’Homme à la Cagoule.

Je devinais dans la voix de la femme un plaisir malsain, celui qu’elle ressentait à me livrer à la fureur de son amant masqué, celui dont les interventions se limitaient à pousser des grognements dans le combiné.

Ce soir, tu laisseras de côté ton costume de petite branleuse, semblait-elle me dire en tissant les mots avec ses lèvres sombres, fini le temps où tu pouvais allumer ton petit monde au téléphone. Ce soir, les salopes dans ton genre vont devoir payer leurs affronts.

Sur ces paroles, la Femme Araignée aurait pris les choses en main, à la fois guichetière et maîtresse de cérémonie. Elle aurait fait payer l’entrée à quelques VIP – hommes et femmes triés sur le volet – tout en commentant l’action.

Pour commencer, elle m’aurait arraché mes vêtements, sans que je n’oppose de résistance. La voir se venger de mes appels masqués me procurait un certain plaisir. Je n’étais une proie prise dans sa toile, mais une proie que la peur faisait mouiller.

Constant mon état d’excitation avancé, elle aurait pris l’Homme à la Cagoule par les couilles. Un homme réduit à l’état de brute, à peine capable de discerner le trou de mon cul de celui d’une serrure, mais qui, une fois guidé dans ma fente, allait me baiser comme un animal. Aidé par les petites pattes blanches de l’araignée, l’Homme à la Cagoule se ferait un chemin avec son énorme queue. Une queue si grosse et si longue qu’elle ne rentrerait pas entière dans mon corps.

Sous les grognements paillards de la Cagoule, la Femme Araignée continuerait à faire l’article, à réciter un à un l’intégralité des messages que j’avais laissés sur les messageries des autres joueurs.

Elle en profiterait aussi pour égrener ses traditionnelles recommandations sur l’hygiène et la discipline, en expliquant que je n’étais qu’une gamine à peine bonne à lécher un cul. Pour illustrer sa sentence, elle lèverait sa robe – une longue robe de tulle noire – pour pointer ses fesses en plein sur ma face.

Un cul blanc, rosé, à la raie parfaitement rasée.

Et l’Homme à la Cagoule, dans un geste sordide, m’aurait poussé la tête entre les deux fesses de l’araignée. Il aurait grogné en s’aggripant à mes cheveux, en me baisant encore plus fort, pour me faire comprendre que je devais tirer la langue et lécher la rondelle de notre maîtresse adorée.

Je me sentis alors sur le point de jouir.

Pour accélérer les choses, j’invoquai des senteurs animales, d’un fauve ou d’une bête à cornes, ou encore le piquant d’une claque sur mes fesses… des images qui me firent perdre la tête et toute notion du temps.

Mon fantasme était barbare, ma branlette violente et mon plaisir fulgurant.

Je rouvris les yeux aussi vite que j’avais joui – devant une cloison remplie de numéros. Quelqu’un était passé avant moi et je remarquai, pour la première fois, que le standard était pour ainsi dire signé.

 

9 – Une histoire sans fin ni début

Les jours qui suivirent, je courus la ville à la recherche d’autres standards et retrouvai les signatures des Triptop, Tristero, Trickster et autres Tonton Bob.

Que des initiales en T.

Comme Téléphone, Télécommunication, ou Tais-toi sinon il va t’arriver des ennuis.

Il me fallait trouver un pseudo qui claque. Twister me plaisait bien, mais il était déjà pris par un autre utilisateur. Alors je me rabattis sur Twiter, sans aucune référence au chant des oiseaux. Je pensais davantage à la manière dont je parlais dans le téléphone, à ma petite voix aiguë transportée par les enceintes tweeters.

Avec le recul, je comprends que les coups de fil reçus et envoyés sonnaient comme des tweets. Ce que je suis incapable d’expliquer, c’est comment mon pseudo a fini par devenir le nom d’un géant du web.

Le plus simple est encore de ne pas chercher d’explication : il n’y a ni début ni fin sur le web, et aucune logique à chercher entre les informations. Malgré tout, j’estime qu’il était temps de mettre à jour les liens obscurs qui relient la création de Twitter et la mort de notre réseau de standards.

Epilogue

À mesure que le web avait pris de l’importance, les appels secrets avaient diminué, jusqu’à disparaître. Les messageries instantanées marchaient du tonnerre, les blogs venaient de voir le jour et j’avais commencé à craindre d’être la dernière à écrire sur les murs.

Me retrouver chez les flics – accusée d’avoir tagué les toilettes d’un millier de bars à travers le monde – n’avait rien de fun. Alors je changeai de téléphone en 2003, et par là même de numéro.

Jamais je n’aurais pu croire que deux ou trois ans plus tard, comme une bouteille lancée à la mer, mon pseudo de standardiste nymphomane allait refaire surface de l’autre côté de l’atlantique pour envahir la planète.

Horoscope du mois de Novembre (Scorpion)

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Il est souvent facile (trop facile) de reconnaître un scorpion.

Combien de fois ai-je entendu ce genre de formule : je suis scorpion, attends-toi à ce que ça pique… pour découvrir par la suite que l’apprenti Marquis de Sade n’était qu’un vulgaire nounours un peu timide qui m’avait caché son ascendant vierge.

Revendiquer le danger en dépit du ridicule. Voilà la marque du scorpion. En imprimant son symbole partout où c’est possible : en tatouage sur le cou – en motifs sur ses vêtements – voire les sous-vêtements – en logo géant sur la lunette arrière de la voiture…

L’on en viendrait presque à croire que tout est bon dans le scorpion.

Mais il faut se méfier. Plus vicieux que le scorpion qui s’affiche, il existe le scorpion qui se cache : planqué sous une pierre de son désert personnel dans l’attente de quelque proie facile.

Ce scorpion-là, c’est celui qui est capable de causer le plus de dommages.

Celui qui (par exemple) va prendre la petite vidéo qui tue en soirée – pas la petite vidéo amusante qui vous montre ivre morte en imitant la dernière danse de Miley Cyrus sur la table du salon – non, je parle d’un genre de vidéo nettement plus fun (tant que vous n’en êtes pas la vedette et tant qu’elle ne se retrouve pas sur internet) : le genre de vidéo où vous faites des choses vraiment très intimes – comme se laisser branler pour la première fois par sa meilleure amie après avoir bu bien trop de verres de rosé-pamplemousse

Je parle aussi de choses un peu moins reluisantes – comme simuler une éjaculation faciale avec un fond de bouteille de Champagne tout en montrant son sexe fraîchement rasé aux clients d’un bar de nuit.

Je parle aussi de choses plus osées que l’on réserve à un petit comité de connaissances intimes – comme uriner dans une paire de Louboutin à 500 boules pour le plaisir d’un maître de maison un peu fétichiste sur les bords.

Je parle aussi de choses plus dégueulasses que l’on ne devrait faire qu’après avoir fait descendre son taux d’alcoolémie en dessous d’un gramme par litre de sang – comme s’enfoncer le goulot d’une bouteille de vin dans le cul après avoir perdu un pari stupide.

En ce mois de novembre, je n’ai pas de conseil particulier à donner aux scorpions. Je veux juste leur faire comprendre que les histoires de karma n’ont de drôle et que l’on finit toujours par payer ses dettes.

Révélations croustillantes

Avez-vous entendu parler du concours de nouvelles érotiques sur le site chuchote-moi.fr ? (Il reste encore une semaine pour participer).

Ma contribution à ce concours renferme un certain nombre de révélations croustillantes. Une nouvelle dans laquelle je raconte comment j’ai inventé Twitter en me branlant dans les toilettes d’un bar à cocktail…

À lire ici : https://chuchote-moi.fr/…

comment j'ai inventé Twitter en me branlant dans les toilettes d'un bar à cocktail

Un lecteur m’invite au cinéma

Les relations entre lecteurs et auteurs peuvent prendre parfois des tournures étranges.
L’un deux (un de mes lecteurs qui souhaite garder l’anonymat) ne s’est pas contenté de me féliciter pour l’un de mes textes, il a (gentiment) insisté pour que je lui dévoile quelques secrets à mon propos dans le but de m’offrir un petit texte, rien que pour moi.
Tandis que nous discutions de tout et de rien (et surtout de sexe) par MP, il eut le temps d’écrire ce qui sera l’ACTE 1 de ce post. Acte dans lequel je fus invitée dans un lieu fictif – un cinéma – pour une brève rencontre avec un inconnu.
Trèèèèèèèèès loin de me laisser de marbre, cette délicate et lubrique attention m’a poussé à lui envoyer en retour un texte improvisé (l’ACTE 2), dans une écriture en direct, à une main, où nous avons mêlés nos mots et nos orgasmes.

 

ACTE 1 (L’inconnu)

 

Je correspondais avec Ziggy depuis peu et si nos discussions dérapaient souvent dans la luxure, je lisais ces textes qui me titillaient mais jamais je n’avais eu l’idée de la rencontrer. C’est elle qui m’a proposé que l’on se voie, elle voulait découvrir le vieil ours qui se cachait derrière son écran. Intimidé, je lui disais qu’elle serait déçue, que ça briserait le fantasme de nos sextos. Mais ayant les arguments qui surent me convaincre, et quelque part, attiré de rencontrer cette inconnue aux longs cheveux noirs, j’acceptais de nous voir dans la vie réelle mais en lui disant qu’il nous faudrait un endroit discret, à l’abri des regards. Je craignais en effet une rencontre au grand jour où nous n’aurions pas été à l’aise…

 

Ziggy opta pour une séance dans ce cinéma d’art et essai près des quais. Un film d’auteur obscur, une séance d’après-midi, elle serait au troisième rang, il fallait que je la rejoigne à un horaire précis, une fois qu’elle serait déjà dans la salle, la séance ayant débuté… J’acceptais le scénario de la rencontre. Mais j’avoue avoir triché, je m’étais caché dans une brasserie qui donnait sur l’entrée des salles pour guetter son arrivée, la voir, observer sa silhouette, la voir se mouvoir, voir son visage en vrai, pour ne pas être déçu ou par crainte de ne pas assumer de me retrouver avec une fille que je n’avais jamais rencontrée. Elle arriva cinq minutes avant la séance. Je l’ai reconnu avec sa longue crinière flamboyante, ses yeux qu’elle cachait derrière des petites lunettes fantaisies et j’aimais sa petite jupe plissée qui s’arrêtait juste au-dessus du genou. Elle s’engouffra rapidement à l’intérieur du complexe. Ma gorge s’assécha. Le code était simple. Elle s’installerait dans la salle comme convenu, attendrait l’extinction des lumières et m’enverrait un texto pour me dire que la voie était libre. Mon téléphone vibra, augmentant mon angoisse et mon excitation. Je rentrais dans le cinéma désert par ce grand soleil, pris un billet à une caissière agréable mais qui semblait s’ennuyer un peu. C’était un film sous-titré en espagnol. Ziggy m’avait avoué avoir choisi en fonction de la sensualité naturelle que ce langage provoquait chez elle. 🙂

 

Après avoir zig(gy)zagué dans le dédale des couloirs, je tombais sur le bon numéro de salle. J’avais toujours la gorge sèche et nouée. La projection avait démarré, j’avais du mal à distinguer l’espace dans le noir de la salle. Puis après quelques secondes d’hésitation, j’avançais dans l’unique couloir entre les sièges. J’avais repéré un couple à l’arrière mais il ne semblait pas y avoir grand monde dans cet endroit. Arrivant vers l’avant de la salle, je devinais la tignasse de Ziggy au milieu de la rangée du troisième rang. Je m’avançai en butant sur le premier fauteuil, timidement dans la pénombre, n’osant affronter son regard. Elle non plus, ne tourna pas son visage, elle fixait l’écran. Je m’assis sur le siège à ses côtés. J’enlevais ma veste en faisant vaguement semblant d’essayer de comprendre ce qu’il se passait à l’écran. Une minute passa, en tous cas elle me paressa immensément longue cette minute. Une fois que mes yeux s’étaient complètement habitués à l’obscurité, j’osais un coup d’oeil oblique qui tomba sur le genou de Ziggy. Je posais ma main sur l’accoudoir et dans son prolongement, je posais ma paume sur ce genou tentateur. C’était le premier contact physique que j’avais avec elle. Lentement, je caressais sa rotule quand je sentis sa main venir se mettre sur la mienne comme pour donner son accord. Ma main décida alors de remonter sur sa jambe en forçant un peu le passage sous l’étoffe de la jupe, j’avais ma main sur sa cuisse droite dont je caressais l’intérieur. Ziggy avait délicatement soulevé ses fesses pour que je puisse m’infiltrer plus généreusement sous le tissu. Je remontais jusque tout en haut des jambes pour arriver en contact avec le sexe nu de Ziggy : elle n’avait pas mis de culotte !

 

Au moment précis où ma main rentra en contact avec son intimité, Ziggy penchant sa tête vers moi, m’offrit sa bouche et nous échangions un premier baiser fébrile, adolescent mais le contact de nos langues favorisa l’excitation de part et d’autre. Je frottais son minou avec ma paume, en évaluant le dessin de sa fente, en appuyant sur le clito durci. Le roulage de pelle avait donné un début de vigueur à ma bite et, tout en me bouffant la langue avec sa bouche, je sentis la main de Ziggy qui venait se perdre sur mon entrejambe, commençant à me palper la queue. Il y eut une scène de cris à l’écran, un couple qui s’engueulait en hurlant. Lorsque Ziggy osa ouvrir ma braguette pour infiltrer ses doigts dans mon caleçon, je m’enhardis et lui enfonçais un premier doigt dans sa fente qui était devenue lubrique et accueillante. Je sentis un frisson lui parcourir l’échine alors que je commençais à la doigter. Elle fourgua sa main entière dans mon short et empoigna ma queue. Même si la position était un peu inconfortable, dans ma tête, je me réjouissais de la situation. Je me trouvais dans une salle obscure en train de galocher et branler une adorable inconnue qui me le rendait bien. Quand je pénétrais un second doigt, puis un troisième, Ziggy me lâcha la queue, se concentrant sur son plaisir. Elle avait écarté les jambes pour que je puisse la pénétrer plus allégrement et elle me gratifia de légers soupirs, son plaisir était en train de monter. Elle me le confirma, lorsqu’elle leva sa jambe droite pour la poser sur l’accoudoir. Profitant de son mouvement, je retirais mes doigts de sa chatte pour les porter à ma bouche. Ce geste cochon me permis d’avoir les premières sensations de son goût de femme. N’y tenant plus, je me laissais tomber de mon fauteuil, pour aller à la rencontre de son minou avec ma langue. Je lui visitais sa grotte avec ma langue tandis qu’elle avait mis ses mains dans mes cheveux en appuyant régulièrement dessus, en retenant quelques gémissements que je devinais tout de même.

 

Dans la pénombre, j’eus un frisson, lorsqu’à un moment, redressant la tête pour reprendre mon souffle, j’aperçus deux yeux qui observaient notre manège. Un type, sur la même rangée, mais de l’autre côté du couloir, nous observait depuis sa place sans broncher. Je décidais de faire comme si de rien n’était, je n’avais pas envie d’interrompre cet instant. J’avais le visage trempé du sexe de Ziggy. Au moment, je la sentis se crisper, ses cuisses vinrent se refermer contre mes oreilles et elle lâcha un râle qui, sans doute, avait du être perçu par notre mateur. Ziggy mit quelques instants à reprendre son souffle. Puis elle tourna la tête vers moi avec un large sourire. C’est la première que je voyais ses yeux qui plongeaient dans les miennes avec ce petit air de satisfaction. A son tour, elle se mit à genoux, elle défit le bouton de mon jean’s pour le faire descendre à mes chevilles, ainsi que mon caleçon. Elle avala ma bite après en avoir longuement léché et humecté la tige. Tandis qu’elle me suçait, je sentis un mouvement sur ma droite. Le type s’était déplacé et était venu s’asseoir à deux fauteuils de nos ébats. Je le regardais, il ne faisait rien, il matait Ziggy qui m’avalait avec fougue. C’est le moment que j’ai choisi pour défaire les boutons du haut de Ziggy pour plonger ma main dans ses mignons petits nichons qui m’avaient fait envie sur les photos qu’elle postait en ligne (enfin ceux d’une actrice qui lui ressemblait). J’étais ravi de lui peloter ses deux globes d’amour et j’en profitais pour lui pincer les tétons…

 

Alors qu’elle me suçait avec délice, le jeune type vint finalement s’asseoir sur le siège juste à côté de nous. Il semblait fasciné par le spectacle proposé et, lui aussi, avait abandonné le film où ça criait beaucoup, ce qui nous arrangeait pour masquer les bruits de succion de cette bouche sur ma queue. Je me demandais alors si d’autres spectateurs avaient décelé notre petit jeu, mais rapidement, cette idée me laissa indifférent. Ziggy faisait des merveilles avec sa bouche et elle eut soudain un geste qui me surprit largement. Alors qu’elle me branlait de sa main droite en me suçotant le gland, sa main gauche alla se perdre sur le fauteuil d’à-côté. Comme elle s’aperçut vite que le type bandait, elle mit la main dans son jogging et fit sortir sa queue. Je ne sais pas si j’étais plus sidéré que lui à cet instant précis mais le mec se laissa manier l’objet. Me jetant un regard coquin, Ziggy abandonna ma queue dressée et se décala d’un mètre pour aller offrir une pipe à l’inconnu, me laissant ainsi. Je m’agenouillais alors derrière elle, lui retroussant sa jupe et, alors, qu’elle fellationnait à merveille le jeune qui avait mis ses mains crispées sur ses accoudoirs, je pénétrais la chatte trempée de Ziggy en m’agrippant à ses hanches. Je la baisais dans l’allée de sièges en caressant ses fesses et en les malaxait. La situation totalement irréelle me dépassait. Le type ne mit pas longtemps à jouir. Il éjacula sans prévenir sans la bouche de Ziggy qui s’empressa de recracher la semence du type qu’elle oublia alors pour se laisser piner en gémissant sans vraiment plus faire attention aux bruits qu’elle produisait. Elle finit par jouir à son tour, deux minutes plus tard. Je sortis ma queue de sa chatte et me répandais sur ses fesses au moment où je ressentis son orgasme dans son bassin. J’avais les genoux écorchés par la moquette synthétique. Je me rassis sur mon fauteuil, tirant sur les bras de Ziggy qui en fit de même tandis que notre invité s’enfuit dans la nuit sans même dire un petit merci à Ziggy. Je lui caressais quelques instants le corps dénudé et moite avant qu’elle ne se rajuste. Nous nous roulâmes une pelle tendre mélangeant le goût de nos sexes sur nos langues, puis Ziggy se releva, quitta son siège et la salle avant la fin du film, comme nous l’avions défini ensemble à l’avance.

 

Je restais seul, la queue à l’air, hébété par l’écran jusqu’au début du générique où je me rhabillais avec hâte. Le soleil m’éblouit fortement lorsque la porte métallique du cinéma s’ouvrit sur le dehors. A peine avais-je rallumé mon portable qu’un texto de Ziggy s’afficha à l’écran : « J’ai été folle mais j’ai adoré! J’ai joui comme la salope que je suis! Merci mon nounours! ». C’est la première fois qu’elle m’appelait ainsi. Elle avait effectivement pu se rendre compte par elle-même de mes abdos cachés sous ma brioche de bon vivant… J’étais déçu de ne pas pouvoir aller boire un verre de vin en sa compagnie à cet instant mais je le fis tout seul en trinquant à ce moment hors du temps…

 

*

 

ACTE 2 (Ziggy Kaïros)

 

Je ne suis pas vraiment sortie du cinéma et c’est moi qui te matte, à mon tour, t’installer dans le bar le plus proche du ciné. Tu étais si désorienté que tu n’aurais même pas reconnu ta propre soeur.
Juste après t’avoir envoyé ce texto – et sans prêter attention aux rares clients – je posai ma culotte sur ton téléphone.
Elle se trouvait dans mon sac.
Je l’avais enlevé sur la route en me disant que ce serait plus pratique. Pour que tu n’ais aucun doute  sur mes intentions et pour un tas d’autres raisons salaces qui m’étaient venues tout au long du trajet.
Je posai donc ma petite culotte sur l’écran alors que tu cherchais les mots pour me répondre.
Cela suffirait à te faire rebander, cash, direct, dans l’instant, je le savais, mais comme je suis une fille prudente je voulais être certaine que tu comprennes bien où je voulais en venir.
Que tu comprennes bien qui j’étais.
Que tu comprennes ce qu’il se passait dans mon corps et dans mon esprit à ce moment précis.
Comme tu étais resté bloqué les yeux sur ma robe je me suis avancé vers toi. Comme si j’allais m’asseoir à tes côtés.
C’était ce que j’allais faire sauf qu’au dernier moment j’attrapai ta main, celle qui tenait le portable et je collai le tout – ta main – ton téléphone – la culotte – je collai le tout sous ma jupe jusqu’à ce que tu rencontres mon sexe pour la seconde fois de la journée.
Et comme je suis vraiment une fille très précautionneuse : je t’envoyai un nouveau SMS.
Un petit coucou qui résonna quelques secondes plus tard entre mes cuisses. Le téléphone tremblait autant à cause de la sonnerie qu’à cause de l’émotion. Tu n’avais pas envie de le retirer d’ici (je le sais bien) mais je quittai la table et tournai les talons.
Sans la voir, je me faisais une image précise de la trace de mouille et de sperme mélangés que j’avais dû laissé sur l’écran. Une belle traînée tiède, blanche et mousseuse. Celle que j’avais sentie couler entre mes cuisses en sortant de la salle.
J’espérai quand même que tu puisses lire mon message et je sus que tu avais pu déchiffrer l’invitation quand j’ai vu la porte s’ouvrir. Après l’obscurité de la salle de projection, nous nous redécouvrions sous la lumière faiblarde d’une ampoule au bord du court-circuit. Dans le seul et unique toilette du bar. Tu te précipitas pour refermer la porte derrière toi. Je t’avais attendu – la bouche grande ouverte – et je m’aggripai contre ton dos.
J’avais cette fois trop d’électricité en moi pour seulement me laisser faire. Je sortis ton sexe, superbement poisseux, dégueulasse à m’en faire gonfler les seins d’excitation.
Je m’en voulais un peu d’avoir touché cet autre homme dans le ciné.
Je pensais que c’était un de tes potes (c’était peut-être le cas…?) et incapable de me retenir je m’étais dis que tu allais vraiment me prendre pour une salope.
Cela ne comptait plus désormais. Je n’avais qu’une seule idée en tête : te montrer à quel point j’étais salope : et ne le montrer qu’à toi. D’où les termes obscènes de mon SMS.
D’où ma poursuite.
D’où ma main sur ta queue dure en ce moment-même.
J’étais plus habituée aux coups énigmatiques à la va-vite dans n’importe quel endroit où je pouvais m’échapper vite fait bien fait s’il le fallait. Sauf que cette fois, je m’étais montré trop salope, beaucoup trop salope pour m’arrêter là.
La chatte en feu. L’esprit trouble. Irrémédiablement attirée par tes gestes et ton odeur. Je voulais te montrer que je n’étais pas qu’une simple petite salope de passage. Ni une simple petite salope que l’on oublie le soir-même. Alors je te branlai comme jamais je n’avais branlé un mec.
À m’en déboîter le poignée.
À m’en faire couler de plaisir.
Je sentis fondre un filet de mouille entre mes jambes. Il en coulait sur le sol.
En te secouant de la sorte il ne fallait pas que je flanche. Il fallait que je sois une grande fille. C’était ta queue que je voulais. Ton plaisir bien avant le mien. Je voulais m’imprimer en toi.
Encore une fois.
Pour de bon.
Je te retournai et je n’ai vu dans tes yeux que du désir. Pas de peur. Pas de jugement. Pas de violence. Juste l’envie de me sauter dessus.
Je voulais que ça soit fort et je t’ai collé la main sur mon sexe.
Je ne pensais pas que cela serait aussi simple – aussi simple pour toi de rentrer tes doigts dans mes entrailles.
Je ne sais pas combien sont rentrés d’un seul coup, deux, trois, quatre, voire la main entière.
Tout glissa. M’emplit. Me remplit. Alors tu me secouas aussi fort que je m’acharnais sur ton membre. Il n’y avait plus de scénario qui tienne. Juste de l’urgence. De l’improvisation sur une gamme que je connaissait parfaitement. Celle de la salope catégorie triple A.
J’aurais voulu t’en faire voir de toutes les couleurs. Te sucer, entièrement, à fond, écraser ton sexe contre mon visage. Me barbouiller la face avec ma propre salive en m’aidant de ta queue comme d’un pinceau. Te sucer en grognant, en bafouillant, en bavant, en apnée, en t’incitant à prendre ma nuque pour t’enfoncer au fin fond de ma gorge.
Il en serait sorti des larmes de mes yeux.
De belles larmes que tu aurais gardé en souvenir pour la vie.
Le temps de penser à toutes ses possibilités j’avais saisi ta main libre pour me la coller dans le ventre, dans un réflexe absurde qui allait me prendre au dépourvu, surprise par ma propre initiative.
Nous étions deux fous qui se frottaient comme des bêtes prises de délire, et si mes souvenirs sont bons, si je peux me fier à ce qu’il me reste de mémoire de cet instant, c’est moi qui ait joui la première.
Comme dans une réaction en chaîne incontrôlable, tu es parti à ton tour, arrosant les murs, le sol, et  tout ce qui passait pas là, ma robe, mes seins, et ma face, surtout ma face.
Abrutie par l’orgasme, je contemplais ton sperme couler sur mes cuisses et le cuir de mes escarpins.
Il aurait été dommage de baiser là tout de suite. Tu me laissas le temps de reprendre mes esprits et lorsque je sortis des toilettes – réduite à l’état de somnambule lubrique – je ne retrouvais de toi qu’une nouvelle invitation sur mon téléphone.