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Ilana, 18 ans, traitée comme une pute pour sa première levrette

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Quoique la levrette me manque, me confia Ilana au cours d’une longue conversation sur le chat de Wattpad. Une conversion qui avait démarré par cet échange : Hey j’ai lu la grande majorité de tes histoires et il faut avouer que j’ai adoré. Si tu manques d’inspiration ces temps, j’ai deux trois récits à te raconter à condition de garder l’anonymat.

Sauf qu’Ilana  – pour mon plus grand bonheur – s’était trompée d’interlocutrice.

Elle m’avait pris pour une de ses copines.

J’allais l’inviter à me raconter ses deux trois récits en lui faisant comprendre que j’étais plus genre porno que menthe à l’eau. Je ne fus pas déçu en voyant se dessiner sous mes yeux ce qui avait tout l’air d’une Confession Brutale comme je les aime : une fille un peu timide qui se retrouve dans une situation très délicate avec des types pas du tout recommandables – à cause de ses propres provocations et de ses fantasmes – un peu contre son gré mais en essayant de garder le contrôle jusqu’au bout… comme quoi l’on est jamais vraiment maître chez soi.

Ma première levrette, par Ilana

C’était un jeu qui a un peu mal tourné. J’avais 18 ans et c’était l’une de ces grosses soirées de fêtes comme on en fait souvent dans les beaux quartiers de Paris.

Un de ces jeux qui se joue beaucoup d’alcools forts et pas mal de drogues douces. Avec des filles et des garçons, des copines et des inconnus. Et pour le coup, les inconnus étaient de vraies racailles invitées en tant que dealers officiels de la soirée. Des mecs tout droit sortis de leur cité avec un max de fric sale et plein de marques de luxe sur le dos.

Des sales types. Aussi vulgaires que sexy.

C’était un de ces jeux qui se jouent dans les coins tranquilles des villas. Quand les hôtes se dispersent en petits groupes. Sur la soixantaine d’invités, nous avions formé un petit groupe de joueurs. Une quinzaine de personnes : dix filles (dont moi) et cinq de ces jeunes trafiquants de drogues endurcis.

Ils disaient par exemple : si t’arrives pas à (…) tu dois me (…)

Je vous laisse remplir les blancs avec des mots pervers comme fellation, levrette, striptease, sodomie ou baise… Tu dois me laisser t’baiser, ou tu dois m’sucer… Ce genre de trucs qui commençait à faire tourner la tête de certaines filles déjà bien amochées par l’alcool, les lignes de speed, et surtout par l’obscénité tapageuse de ces types qui nous envoyaient des liasses de billets comme on donne des cacahuètes à des singes dans les zoos.

Chacune avait ses raisons de rester : le fric, la dope, le fun, ou assumer son côté salope.

Certaines étaient trop bourrées pour vraiment se rendre compte de ce qui se passait.

Moi (je crois) je n’étais pas si bourrée que ça et je voulais surtout me prouver (ou prouver aux autres) que je n’étais pas une coincée.

Je me tenais en retrait, bien consciente de voir l’ambiance partir en couilles. Et l’ambiance dérapa à un moment bien précis : un gage qui a mal tourné : une fille qui accepta de sucer. Elle se frotta à lui – complètement saoule – et les deux partirent Dieu sait où.

Ce n’était qu’une blague dans la bouche du garçon.

Et cela se termina à la fin par une éjaculation dans celle de la fille.

Une scène de film de cul en direct live. De quoi mettre le feu dans le caleçon des autres mecs.

Les filles riaient. Elles se délectaient de la situation. Une fille avait pris l’initiative : ce qui nous libérait d’un certain poids mais pas de l’emprise des garçons qui nous balançaient des mots salaces.
Les autres filles se pressaient autour du couple pour voir, sans un geste, sans chercher à participer. Elles savaient que nous allions toutes y passer. Alors chacune attendait son tour. Personne ne voulait presser les choses.

Je savais que moi aussi j’y aurais le droit. D’une manière ou d’une autre. Cela m’excitait beaucoup et j’essayais de cacher mon jeu du mieux que je pouvais. Sauf que je ne passais pas inaperçue avec ma petite robe bleue roi au dos échancré qui m’arrivait mi-cuisse, avec mes cheveux lissés et mon physique… le genre de physique qui vous attire des commentaires déplacés de type t’es trop bonne…

Aussi, je répondais aux mecs en les charriant. Avec des petites blagues provocatrices. Ça les amusait. Au point qu’un des mecs me proposa un gage : finir un très grand verre de vodka – cul sec – rempli à ras bord.

Il savait qu’il gagnerait.

Et je savais que je perdrai avant même d’avoir porté le verre à mes lèvres.

En arrivant au milieu du verre, je faillis tout recracher, aussi dégoûtée par l’amertume de l’alcool que par les conséquences de mon échec dont le terme tenait en un seul mot de huit lettres : LEVRETTE.

Il aurait le droit de me prendre en levrette et je flippais, ne sachant pas comment il s’y prendrait.

Je n’eus pas le temps de réfléchir. Une pluie de quolibets me tomba dessus. Amir m’entraîna dans une chambre sous les sifflets de ses potes déçus de ne pas voir mon cul.

Je le suivis sans rien dire, étourdie par le shot d’alcool et l’adrénaline, déjà contente de ne pas avoir à me mettre à poil devant tout le monde.

Je devais rester solide : essayer d’apprécier sans tout lâcher par peur ou autre.

Un pari est un pari, je me disais, et pour ma part je tiens toujours ma parole. Ce dont j’étais moins sûre, c’était de savoir si j’étais vraiment consentante. Alors j’attendais de voir la suite pour me faire une idée définitive.

Dans la chambre il m’a dit : Enlève moi cette robe et l’bas. Ensuite quatre pattes !

J’ai remonté ma robe et l’ai enlevé sous son regard embrasé : il détaillait mes courbes sans gêne.

Je n’étais pas tellement gênée mais inquiète, avec la mauvaise impression d’être à la merci de n’importe laquelle de ses lubies.

Qu’est-ce qui allait m’arriver ? Il m’avait déjà forcé la main. Il pourrait tout aussi bien se mettre en tête de m’ouvrir le cul. Je voyais sa main s’activer dans son caleçon et l’idée qu’il se branle en me regardant comme me plaisait.

Je me suis mise à quatre pattes comme demandé et il s’est placé derrière moi. Il m’a malaxé, pincé et caressé les fesses quand soudain il a abattu sa paume dessus.

Du coup j’ai lâché un cri.

Il tirait aussi sur le fil de mon string doucement.

Il jouait avec la ficelle, totalement soumise, à quatre pattes, alors que n’importe lequel des lascars pourrait rentrer dans la pièce. Il a joué comme ça une dizaine de minutes et il m’a dit : j’t’ai dit d’enlever tout l’bas, t’as encore ton string petite pute !

Bizarrement ce surnom m’excitait.

J’ai baissé le dernier bout de tissu qui me couvrait les fesses et il l’a fourré dans sa poche, comme trophée (les mecs sont vraiment louches).

Il m’a dit : Ok bébé, courbes toi.

Il a renversé de la vodka le long de ma colonne vertébrale et a lapé ça. J’ai essayé de me relever mais il m’a dit : Reste à quat’pattes petite pute.

J’ai obéis.

Je me suis courbée à nouveau et il a inséré un doigt dans ma chatte, puis un deuxième.

J’ai horreur de me faire doigter par des inconnus mais je n’avais pas le choix. Ca me gênait atrocement du coup je regardais mes mains pendant qu’il s’activait dans mon ventre.

Il a fini par enlever ses doigts pour me caresser les fesses à nouveau. C’en était trop, je me suis levée et j’ai dit : Amir sérieux j’crois qu’on va s’arrêter là ! j’ai perdu quoi !

Il m’a répondu en rigolant : Jamais t’es conne ou c’est comment ? fait pas ta sainte, Ilana, tu mouillais bien avant que j’te mette les doigts alors ramènes ton joli petit cul ou j’viens te chercher.

Je n’ai pas bougé et il s’est levé, m’a plaqué contre un bureau de force et comme j’ai vu que je n’avais pas le dessus j’ai arrêté de me débattre.

J’étais fatiguée. Il était trop fort. Le bon délire tournait au mauvais porno.

D’une main il a poussé une mèche de cheveux et m’a mordu le lobe de l’oreille avant de murmurer : Je vais te baiser tellement fort bébé que tu ne pourras plus t’asseoir.

Après il a dit un peu plus fort : Allez, courbes toi. C’était son trip, de me voir tordue, tendue, pliée en deux les fesses à sa pleine disposition.

J’étais appuyée sur le bureau avec mes avant-bras, secouée par ses paroles. Je me suis exécutée et il s’est remis à me doigter plus rapidement. Il s’est retiré juste avant que j’atteigne l’orgasme. J’en avais les larmes aux yeux.

Je suis restée dans la position voulue, avec réticences, car je me sentais obscène comme ça. Le cul en l’air. La chatte ouverte.

Il a écarté mes lèvres et a positionné son gland contre l’entrée de mon vagin puis c’est emparé fermement de mes hanches. Je n’ai pas pu me retenir de pousser un long gémissement plaintif parce qu’il m’a pénétré d’un coup et a commencé à me baiser très fort. Il me pilonnait sans aucune tendresse. Je sentais chaque coup de son membre surdimensionné me dilater le vagin.

Ca me faisait mal au début : j’avais l’impression qu’il allait me déchirer de l’intérieur.

Je me suis mise sur la pointe des pieds et me suis collé autant que possible au bureau pour tenter de prendre un peu de distance avec mon cher lascar. Défense inutile car il me cramponnait trop fermement les hanches et me pénétrait toujours jusqu’aux couilles.

Il lâchait des trucs salaces, du type : T’aime ça salope ? Wahh t’es trop bonne bébé ! T’es très étroite j’ai envie de te déchirer ! Bouge ton boule mon amour…

Il a pris son temps, l’enfoiré.

Une demi-heure.

Il se retenait d’éjaculer car il connaissait ma réputation. À cause de mon ex (un vrai connard) tous les types de mon bahut savent qu’il en faut beaucoup pour me faire jouir, vu que j’arrive à me retenir très longtemps.

Je me retenais surtout pour lui tenir tête, pour voir si il était vraiment déterminé à me faire jouir ou non.

Il m’a dit : J’pourrais rester comme ça 48 heures arrête de faire l’insolente et essayer d’me faire douter d’mes gestes, j’sais que t’aime ça.

Je n’allais pas craquer la première. Hors de question. Je tressautais sous les coups de reins. Je m’agrippais au rebord du bureau, aussi fort qu’il se tenait à mes hanches. J’avais du mal à me tenir sur mes jambes. Je me sentais un peu nauséeuse. Les sensations trop intenses, et celles de l’écartèlement étaient  contradictoires. J’avais mal mais en même temps mes chairs distendues me procuraient un certain bien-être qui se diffusait depuis mon bas-ventre. Après un moment j’ai senti mes parois se resserrer autour de son membre.

Il avait joui quelques secondes auparavant. Je pouvais alors me lâcher et apprécier. Il ne s’était pas retiré et me caressait les fesses pendant que le liquide chaud coulait le long de ma cuisse. En me sentant jouir il a accentué ses caresses sur mes hanches. Une caresse comme on félicite une bonne pouliche.

Avant de se barrer il m’a fourré une liasses de billets dans le soutif. J’étais restée accrochée au bureau – en savourant mon orgasme – en attendant la suite – qu’il me colle un doigt dans le cul ou une bonne fessée. Mais il s’en alla sans même me traiter de petite pute.

J’ai remis ma robe sans rien en dessous et retournai au salon en veillant à ce que le sperme ne me coule pas d’entre mes jambes. Les autres filles semblaient toute satisfaites et avaient pris leur pied. Personne ne se vanta de ses exploits.

Certaines ne devaient pas être très fière d’avoir pris de l’argent pour contre une partie de sexe.

D’autres avaient dû faire des trucs trop crades pour être raconté en public.

Je ne les revis plus jamais.

En revanche j’ai revu Amir il y a pas longtemps. Ca c’est passé dans des toilettes cette fois et j’étais assise sur lui. On a juste changé de position. Quoique la levrette me manque.

Horoscope du mois de Novembre (Scorpion)

horoscope sexo porno scorpion

Il est souvent facile (trop facile) de reconnaître un scorpion.

Combien de fois ai-je entendu ce genre de formule : je suis scorpion, attends-toi à ce que ça pique… pour découvrir par la suite que l’apprenti Marquis de Sade n’était qu’un vulgaire nounours un peu timide qui m’avait caché son ascendant vierge.

Revendiquer le danger en dépit du ridicule. Voilà la marque du scorpion. En imprimant son symbole partout où c’est possible : en tatouage sur le cou – en motifs sur ses vêtements – voire les sous-vêtements – en logo géant sur la lunette arrière de la voiture…

L’on en viendrait presque à croire que tout est bon dans le scorpion.

Mais il faut se méfier. Plus vicieux que le scorpion qui s’affiche, il existe le scorpion qui se cache : planqué sous une pierre de son désert personnel dans l’attente de quelque proie facile.

Ce scorpion-là, c’est celui qui est capable de causer le plus de dommages.

Celui qui (par exemple) va prendre la petite vidéo qui tue en soirée – pas la petite vidéo amusante qui vous montre ivre morte en imitant la dernière danse de Miley Cyrus sur la table du salon – non, je parle d’un genre de vidéo nettement plus fun (tant que vous n’en êtes pas la vedette et tant qu’elle ne se retrouve pas sur internet) : le genre de vidéo où vous faites des choses vraiment très intimes – comme se laisser branler pour la première fois par sa meilleure amie après avoir bu bien trop de verres de rosé-pamplemousse

Je parle aussi de choses un peu moins reluisantes – comme simuler une éjaculation faciale avec un fond de bouteille de Champagne tout en montrant son sexe fraîchement rasé aux clients d’un bar de nuit.

Je parle aussi de choses plus osées que l’on réserve à un petit comité de connaissances intimes – comme uriner dans une paire de Louboutin à 500 boules pour le plaisir d’un maître de maison un peu fétichiste sur les bords.

Je parle aussi de choses plus dégueulasses que l’on ne devrait faire qu’après avoir fait descendre son taux d’alcoolémie en dessous d’un gramme par litre de sang – comme s’enfoncer le goulot d’une bouteille de vin dans le cul après avoir perdu un pari stupide.

En ce mois de novembre, je n’ai pas de conseil particulier à donner aux scorpions. Je veux juste leur faire comprendre que les histoires de karma n’ont de drôle et que l’on finit toujours par payer ses dettes.

CONFESSIONS BRUTALES N°3 : Il se fait passer pour un handicapé et chope deux cinglées en boîte de nuit

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Trailer / Prologue

Depuis que je publie des trucs sur le web je suis bombardée de questions en tous genres.

On me demande si je suis prête à tout entendre. On me demande si c’est vraiment moi sur ma photo de profil (sur Tumblr). On m’invite même à en changer (LOL). On me demande même à plusieurs reprises si je suis vraiment une fille (What the fuck, dudes !).  

Je vois venir le jour où l’on me demandera d’envoyer une dediboobs pour prouver mon identité ou de sucer une queue sur Youtube pour démontrer mon expertise en la matière.

S’il n’y a vraiment que mon cul, et vraiment ça qui vous intéresse : passez tout de suite votre chemin. Continuez à vous tirer la nouille sur Brazzers ou Chaturbate et foutez-moi la paix.

En ouvrant cet autre message contenant une photo de bite prise en gros plan par un de mes fans bien attentionnés, j’aurais presque envie de hurler ou de chanter She lose control à m’en casser la voix pour voir si ça change quelque chose.

Mais ça ne change rien du tout.

La photo est toujours sur l’écran : immonde et fantomatique.

Après ce court moment de folie la première chose qui me vint en tête fut de lui mettre un coup de clavier dans les dents, ou un bon coup de dent sur le gland, mais à défaut de pouvoir le torturer en enfilant ma combinaison de domina total look en cuir je lui ai envoyé la seule chose que j’avais sous la main : une bonne question-mindfuck : Dites-donc Monsieur Grossebite Anonyme, que pensez-vous des handicapés dans les boîtes de nuit ?

 

Chapitre 1 / Avez déjà vu un handicapé dans une boîte de nuit ?

Oui ? Non ? Peut-être ? Ne se prononce pas ?

Si vous êtes une fille, vous en avez forcément vu.

Il y a toujours des filles pour brancher les mecs en fauteuil roulant. Je ne saurais pas l’expliquer et je ne chercherais pas à trouver une raison à cet état de fait (c’est pas ma mission sur cette Terre).

Toujours est-il qu’Alex avait lui aussi remarqué la combine.

Alex avait un pote fana de deux-roues – un pote coincé pour la vie sur un fauteuil après un accident moto à cent à l’heure dans une très mal nommée rambarde de sécurité. Et à chaque fois qu’ils sortaient ensemble, Alex avait constaté un fait des plus étrange : le métal du fauteuil agissait comme un véritable aimant à gonzesse.

La réaction des jeunes femmes était étonnante – elles venaient spontanément le voir sans qu’il n’ait jamais besoin de faire le premier pas (ou le premier tour de roue).

Au bout de longues semaines de négociation Alex avait réussi à convaincre son pote de lui prêter son fauteuil pour une soirée.

Alex était un excentrique à qui l’on ne pouvait rien refuser, même les pires caprices. Il nous faisait tellement rire que son copain craqua – impatient d’entendre le récit de ses mésaventures à venir – et lui confia le fauteuil pour vingt-quatre heures ainsi que l’adresse d’une boîte facile d’accès où Alex n’avait jamais mis les pieds.

 

Chapitre 2 / Alex repartit en fauteuil et ne pouvait pas s’attendre à un tel résultat

À peine attablé : une fille vint accoster Alex : direct !

Jamais ça ne lui était arrivé aussi vite et aussi fort.

Elle était sympa, juste affectueuse, pas vraiment louche, pas en apparence. Elle se livra rapidement et lui posa tout un tas de questions – sur son accident – évidemment – questions auxquelles il répondit très exactement ce qu’il était arrivé à son pote (il connaissait l’histoire par cœur) et enfin elle finit par lui poser la question qui tue : et sinon… ça marche encore ?… de ce côté-là j’veux dire ?…

Elle avait hésité avant de lui poser la question.

Mais elle lui posa car c’était la seule et unique chose qui l’intéressait vraiment chez Alex.

Lui, il avait eu du mal à entendre le prénom de la fille à cause du bruit et de la musique (Alice ? Aline ? Alicia ? peu importe…). Ce qu’il savait : c’est qu’elle lui plaisait – un peu bourgeoise, un peu baba, super badass, un bon plan pour la nuit.

Alex avait suspendu sa réponse : il aurait voulu lui dire d’essayer de le faire bander pour qu’elle se rende compte à quel point il assurait.

Il cherchait simplement les mots les plus simples pour la convaincre / les mots les moins crus pour ne pas la faire fuir.

Au pire elle se casserait et laisserait sa place à une autre qui viendrait dans la minute se charger de prendre soin d’un homme dans la détresse. Elle ne ferait pas de scandale. On ne bouscule pas les handicapés, ça doit être écrit quelque part dans la Convention de Genève.

Interprétant le silence d’Alex pour une forme de pudeur elle lui raconta qu’elle aussi avait une copine tétraplégique. Cela ne la gênait pas d’en discuter sans tabou (en faisant le signe des guillemets avec les doigts – comme j’ai horreur de ça !).

Sa fameuse copine en fauteuil avait perdu une partie de ses sensations dans les jambes… mais pas toutes… une histoire qui commençait vachement à intéresser Alex.

 

Chapitre 3 / Entre la friendzone et la fuckzone

Alice (à moins que ce ne soit Anna ?) finit son verre de Tequila avant de reprendre : sa copine n’avait plus beaucoup de sensations dans le vagin mais son clitoris réagissait si l’on pressait à certains endroits bien précis.

Alice hésitait à montrer du doigt la zone les mains perdues à mi-hauteur entre ses seins et ses cuisses.

Alex se disait que son délire ressemblait plus à de l’acuponcture qu’à du sexe tout en jaugeant la taille de la poitrine de celle que nous appellerons finalement Aline.

Aline ajouta une chose importante qui faillit faire bondir Alex hors de son siège : elle sentait tout par le cul et prenait un max de plaisir de ce côté-là.

En résumé : la copine était devenue accroc au sexe anal.

Pour prendre son pied, il fallait que le mec la prenne par l’arrière et qu’elle se masse le clito en même temps – cocktail explosif, disait-elle – on la comprend parfaitement.

Ça marchait aussi avec les sextoys, ajouta Aline.

À ce moment c’était quitte ou double pour Alex : il se trouvait en plein dans la friendzone ou en plein dans la fuckzone. Soit l’un soit l’autre. C’était le moment de trancher quand soudain Aline eut un coup de folie. Elle ouvrit grand ses beaux yeux noisette et sauta sur son téléphone.

Elle cherchait dans son carnet d’adresse en faisant signe à Alex d’attendre.

Elle voulait brancher Alex avec une de ses copines qui faisait justement un reportage sur la sexualité des handicapés dans un webzine branché cul un peu intello tu vois le genrefaut absolument que tu lui parles

 

Chapitre 4 / Gros coup de chaud sous les sunlights

Grosse angoisse / gros coup de chaud pour Alex / il s’imaginait déjà se faire branler doucement sous la table par une belle gamine et l’autre lui parlait de reportages.

C’est quoi cette folle ?

Heureusement : le portable sonna dans le vide : le plan tomba à l’eau.

Aline n’insista pas et lui dit qu’elle allait danser un peu et qu’elle repasserait le voir tout à l’heure. Fini le rêve de se faire manipuler sous la table ni vu ni connu… personne n’aurait rien vu dans l’obscurité… elle l’aurait même fini à la bouche s’il l’avait réclamé…

Il aurait suffit qu’il demande.

Il était handicapé – il pouvait tout se permettre.

En voyant Aline rejoindre son groupe d’amis, frappée par les sunlights rouges qui rebondissaient sous la voûte de cette grande cave en pierre, Alex s’interrogea : devait-il rester ici ou foutre le camp ?

Et si le fauteuil n’attirait pas les filles mais seulement les tarées ? les scotchées du cortex ? les psychotiques en pleine descente de Ritaline ?

Et s’il ne venait pas de se lancer dans un de ces plans foireux dont il avait l’habitude ?

Ce genre de plan tordu qui lui avait valu une réputation de doux dingue à la ramasse. Ce genre de plan où il acceptait les invitations de n’importe qui, comme cette maboule un soir de fête de la musique – sosie perverti d’Asia Argento – qui lui avait directement offert son cul – pour ensuite sortir sa collection de godes ceinture.

Alex était tellement défoncé à la weed qu’il se laissa faire sans trop comprendre ce qu’il lui arrivait. Il avait bien joui dans son petit cul de salope mais il ne s’attendait pas à ce qu’elle en fasse de même avec le sien.

Elle l’encula doucement, tranquillement, patiemment, avec la tendresse d’une grande sœur attentionnée et assez de lubrifiant pour faire rentrer un éléphant dans une Fiat 500.

Elle l’avait complètement anesthésié à l’herbe hydroponique pour lui passer un gode spécial point P dans le cul – pour taper direct dans la prostate sans oublier de le branler en même temps : la meilleure branlette de ma vie, s’était-il vanté à un groupe d’amis proches – mais ce n’était pas forcément le genre de trip qu’il avait prévu pour ce soir… il ne savait pas encore à quoi il s’exposait… le pauvre garçon… s’il avait su…

 

Chapitre 5 / Est-ce que tu bandes encore ?

Le danger arriva par l’arrière.

Alex fut tout de suite surpris par un détail : elles étaient deux – deux fois plus de danger de se faire attraper – deux fois plus de raisons de se méfier – mais deux fois plus de plaisir en perspective.

Une brune / Une blonde.

Thèse / Antithèse / Restait à faire la synthèse dans un pieu ou tout autre endroit propice à la baise accessible à un mec aux jambes réduites à l’état de pièces usagées.

Et ce fut le même cirque qui recommença. Les mêmes questions sur l’accident. Les mêmes questions, plus franches, directes, dénuées de sous-entendus, les deux filles se regardaient et renchérissaient l’une sur l’autre comme dans un dialogue intérieur ouvert à toutes les oreilles.

Elle lui posèrent la question simultanément : est-ce que tu bandes encore ?

Alex répondit du tac-au-tac : bien sûr que oui !

Le pote qui accompagnait Alex (et l’avait laissé seul le temps qu’il lève une meuf) avait fleuré la bonne affaire. Deux filles à leur table – Alex pourrait bien partager. À peine le bon copain arrivé à hauteur de la table que les deux filles se levèrent et lui demandèrent si ça ne le gênait qu’on lui emprunte pour la nuit.

Alex se laissa enlever.

Le copain n’eut pas son mot à dire.

L’une des filles ouvrait la voie (impériale, tout le monde se poussait devant elle, sorte de girafe échappée du zoo de Vincennes qui faisait fuir tous les singes sur son passage).

L’autre fille poussait le fauteuil (en zigzaguant, probablement plus touchée par les effets l’alcool que son amie, elle était si petite, menue et fragile d’apparence).

Alex ne pouvait rien dire.

Il n’allait pas se lever et marcher sur les eaux comme Jésus alors que deux filles l’emmenaient passer une nuit de dingue.

Il s’était fait totalement triggerer par les filles : il était dans un bar, il n’était pas pédé, il bandait, il voulait du sexe, que demander de plus ?

Elles l’emmenèrent sans qu’il ne puisse appuyer sur le bouton reset.

Juste avant de quitter la boîte, le DJ passa Puppy Toy de Tricky.

Drôle de présage.

 

Chapitre 6 / Deux copines, mais pas seulement

En arrivant chez les filles au cinquième étage avec ascenseur, celle qui menait la troupe avait déjà fumé pas moins de cinq cigarettes. Chaque mégot gardait la trace de son rouge à lèvres hurlant, promesses de délices ardents et de brasiers délirants.

Elles remirent de la musique, installèrent Alex dans le canapé, et commencèrent à danser.

Elles servirent de l’alcool, beaucoup d’alcool, et l’une d’elle se tapa une ligne de poudre blanche indéterminée avant d’en tracer une pour Alex qui ne refusa pas. Alex ne refuse jamais de la drogue, en général, quelque soit sa nature ou sa provenance.

Elles dansèrent sans plus se soucier de lui en s’approchant dangereusement l’une de l’autre, irrésistiblement appelées cuisses contre cuisses. Alex était aux anges : tout allait bien.

Jusque-là, tout allait bien.

N’étaient-elles que deux copines ? il ne le savait pas.

Il eut confirmation que « pas seulement », très rapidement, quand elles s’embrassèrent comme deux petites salopes pleines de vice sur un titre lancinant de Goldfrapp.

Can’t stop, oh off the train, yeah, yeah, yeah…

La brune avait toujours une cigarette collée aux doigts. Le visage plus strict, plus carré, que son amie.

La blonde, malgré ses airs de petite viking tombée du nid, avait quelque chose d’oriental dans le regard. Comme un leg de lascivité hérité d’une ancêtre esclave sexuelle dans un harem.

Des petits bisous / sur le bout des lèvres / sur le bout de la langue / des petits bisous qui mordillent / des regards qui scintillent.

Il était certain que la brune dominait. On la sentait tout de suite plus perverse, et sa copine prête à tout accepter pour ses beaux yeux pervers. La brune lui tenait le cou et l’autre se laissait fondre sous ses caresses.

Le fauteuil traînait dans un coin, vide : la brune poussa la blonde dedans : placée de manière à ce qu’Alex voit tout.

Sous sa robe, la blonde portait deux culottes.

Une sorte de grand slip en dentelle très fine, rosée, qui lui montait presque jusqu’au nombril.

La brune passait une main entre cette culotte et le string qu’elle portait par-dessous, un string dans le même ton de nacre rose, de la même matière que l’espèce de nuisette très courte qu’elle portait depuis le début de la soirée, pièce de lingerie indécente, translucide, que la brune retira doucement en faisant crisser le tissu sur la pointe des seins de sa soumise.

 

Chapitre 7 / Il n’a pas eu le temps de sortir la main de son pantalon

La blonde était alors presque nue : il ne lui restait plus que son slip dont les petits bourrelets des lèvres formaient un cameltoe parfait à travers le tissu. Mis à part une trace de bleu-vert-noir sur les paupières, son maquillage n’était déjà plus qu’un lointain souvenir.

Elle portait aussi un collier en argent avec un pendentif en forme d’anneau. D’autres anneaux, encore plus brillants, dansaient, accrochés aux lobes de ses oreilles, au rythme d’une alarme qui répétait un message simple : cette soirée est sur le point de déraper.

Son corps était très fin, petits seins, tatouage de dragon sur l’épaule, taille mince. Un corps limite squelettique s’il ne s’élançait pas dans une si belle descente de reins toute en rondeur.

Le string en bas des chevilles, sa chatte était ouverte et mouillée, dénuée de tout poil superflu.

Pendant ce temps, la brune se collait au fauteuil au rythme des coups de fouet de Felt Mountain.

La brune était plus extravagante. Pas plus de seins, mais plus d’attirail si l’on peut dire. Des piercings sur la langue, sur les tétons, d’énormes boucles d’oreilles rouges en plastique, pleins de bracelets rouges aussi, qui tintaient et attiraient les yeux quand elle s’animait.

Elle jouait avec sa langue sur l’oreille de la blonde qui feulait – l’oreille, cette zone érogène bien trop ignorée.

Son corps était recouvert de tattoos exotiques, d’histoires infernales et de voyages burlesques.

La brune finit par laisser tranquille la blonde qui n’ouvrait plus les yeux depuis cinq bonnes minutes, sous le joug de suggestions érotiques, transcendantales, édifiantes. Elle se leva et sortit du salon en veillant à ce que son amie ne bouge pas du fauteuil. Elle lui avait attaché les mains aux barres de métal à l’aide de quelques pièces de lingerie.

Pour Alex ce fut le moment d’agir.

Première étape : sortir une capote de sa veste et se préparer à l’enfiler en cachette

Seconde étape : replacer sa bite dans son slip qui suintait déjà d’une goutte de semence. Il n’osait pas se branler au risque de cracher la purée par inadvertance, si près du but.

Il entendit l’autre revenir.

Ébahi par ce qu’il vit, il n’eut pas le temps de sortir la main de son pantalon.

 

Chapitre 8 / Allez montre-moi ta queue ça fait dix ans que j’ai pas vu une bite en vraie

Un chapelet anal !

C’était très exactement ce que la brune tenait en main. Un BENDYBEADS de chez fun factory. Ce n’est pas pour faire de la pub, mais je tiens à être la plus précise possible. Une sorte de gros sextoy avec des sortes de balles noires que l’on enfile et retire une à une dans l’anus.

Des sensations extrêmes pour des filles sans aucune limite.

La brune se mit à la hauteur du sexe de sa copine et recommença à lui lécher le pourtour des lèvres, en glissant des huit avec sa langue entre les cuisses en remontant sur le ventre, et c’est dans la chatte de la blonde qu’elle plongea tout d’abord la première boule du jouet.

Aucune résistance ne s’opposait à sa progression. Et quand elle arriva au bout du jouet, elle retira les boules grasses avec autant de précaution qu’elles les avaient enfilée. Chaque globe était sucé avec soin.

La langue courrait aussi bien sur le silicone que sur la chair qui s’écartelait au passage des boules.

La brune confia le chapelet à son amie qui put alors se régaler à son tour de son jus de mouille encore chaud. Elle n’eut pas le temps de tout lécher que la brune lui reprit l’offrande des mains pour redescendre à la cave et lécher ce sexe impudent tout en enfonçant la première balle dans le cul de la blonde.

Elle cria si fort que les voisins durent l’entendre.

Alex – exclu des ébats – se demanda s’il ne s’était pas fait prendre à son piège de victime / s’il n’était pas qu’un jouet / un sextoy / une pièce détachée de ce fauteuil qui semblait à présent le seul objet digne d’intérêt pour les deux filles.

Le fauteuil apportait un peu de piment dans la vie sexuelle totalement scandaleuse de ces deux lesbiennes.

Et la brune finit par s’occuper d’Alex après avoir rempli sa copine en lui passant la dernière boule du chapelet – la cinquième – la plus grosse – qui lui avait percé le cul de la manière la plus sévère qui soit.

Alex n’avait jamais vu pareil outrage.

La brune se rassit dans le canapé à côté de lui et envisagea le tableau. La blonde se caressait doucement la chatte en passant de temps en temps un doigt vers la base du jouet qu’elle n’osait pas retirer.

Alors, tu bandes ? ton truc il est tout dur ? allez montre-moi ta queue… ça fait dix ans que j’ai pas vu une bite en vraie… c’était au lycée, alors tu penses…

Elle rigola en voyant la bite toute raide sortir du pantalon.

Puis elle grimaça : tu peux te branler mais t’essaye de pas en mettre partout.. hein ?

En guise de réponse il montra la capote déjà sortie de son emballage.

Parfait, répondit-elle en buvant un shot de vodka cul sec, puis un second, puis un troisième, avant de sniffer un gros rail de ouf… totalement éclatée qu’elle chuta en posant le talon sur un cendrier qui traînait par terre.

Alex la vit tomber au ralenti. La brune se crasha sur la table basse, entraînant une réaction en chaîne dont une bouteille de whisky fut la victime

Alex ne finit aucun geste pour rattraper le coup, trop occupé à enfiler sa capote.

 

Chapitre 9 / Une géante brune avec du charabia dans la bouche et une blonde qu’on a envie de jeter contre un mur

Ni la blonde ni la brune comprenaient quelque chose au film.

La première se branlait encore quand Alex lui sauta dessus pour la baiser.

La seconde le regardait faire comme si elle matait un film – clouée sur le sol dans une flaque de douze ans d’âge – en lui disant : mais putain j’hallucine tu marches ! et tu baises ma copine !!!

Avec le plug dans le cul, la chatte de la petite blonde se révélait particulièrement étroite, presque bouchée, mais elle était si chaude qu’il la pénétra d’un trait. Le fauteuil roulait en arrière à chaque coup de bassin, si bien qu’ils butèrent rapidement contre un mur. Là, il la baisa vite fait bien fait sans qu’elle ne puisse le repousser ou lui dire non.

Elle était trop ravagée par les sensations.

Elle n’était plus qu’un petit animal pris à son propre piège.

Elle prenait trop de plaisir pour tenter quoi que ce soit.

Alex la ramona de long en large, aussi vite et aussi fort qu’il le pouvait dans son état d’ébriété avancé. Il allait si vite qu’il juta sans aucune retenue, sans presque sans rendre compte, comme un collégien devant son premier porno.

Alex se tira en gardant la capote pleine dans sa poche, courant et dévalant les escaliers à toute vitesse, en laissant le fauteuil derrière lui.

C’est pour cette raison que l’histoire m’est familière – car il a bien fallu qu’une bonne âme se charge de remettre la main sur ce putain de fauteuil.

Je me pointai à l’appart des filles le lendemain vers midi. Elles étaient toujours aussi fracassées que la veille. Je ne connaissais pas encore les détails de l’histoire à ce moment. Je savais juste qu’il fallait récupérer un fauteuil roulant et qu’Alex me revaudrait un service (contre un sac Longchamp tombé du camion ^ᴗ^).

J’hallucinai en découvrant l’ambiance Bagdad et un nuage de fumée de clope au plafond : un mix entre la scène de crime et l’apocalypse sexuelle.

Blonde zombie m’avait conduite jusqu’au fauteuil en donnant un gros coup de kick dans un sextoy qui traînait sur le sol. Une géante brune à poil se tenait en travers du canapé, une clope à la main, dans un état proche du coma.

Elle me dit que mon pote était un enculé, mais je ne compris pas la suite. Elle était raide. Les mots s’assemblaient en un charabia de fumée dans sa bouche.

La blonde était un peu plus éveillée. Elle me plaisait bien. C’est vrai qu’elle avait une tête à se faire coller contre un mur. C’était la première réflexion qui me vint en tête en la voyant : la jeter contre un mur et lui attacher les mains dans le dos pour lui faire plein de trucs dégueulasses entre les cuisses. Elle avait une bouche à supplier qu’on arrête d’abuser d’elle, oh oui, j’avais envie de la coincer dans un coin pour l’entendre me supplier d’arrêter.

Je ne découvris l’état du fauteuil qu’en sortant – le siège recouvert d’une macule blanchâtre. De la mouille séchée, de la sueur, du lubrifiant, les traces de leurs saloperies de la veille. Le tableau me fit frissonner.

Je regrettai presque de ne pas avoir passé la soirée ici.

Sur ce, je vous embrasse tous, les filles comme les garçons, et n’oubliez pas que la vie est trop courte pour ne pas tirer un coup à chaque fois qu’une occasion se présente.

 

 

CONFESSIONS BRUTALES N°2 : Deux étudiantes piégées dans un bus détourné par deux taulards en cavale

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Trailer / Prologue

Je n’ai pas cru ce pompier quand il me raconta son histoire de fugitifs mis en déroute par deux gamines qui avaient le feu au cul.

J’en étais déjà à mon sixième mojito (ouch !), je me sentais bien en sa compagnie (il était plutôt fin d’esprit, pour un pompier), et j’étais prêt à entendre n’importe laquelle de ses histoires de tordu tant qu’il ne me parlait pas de motard ramassé à la petite cuillère à la sortie d’une discothèque.

La nuit fut longue et torride, chargée de quelques verres d’alcool supplémentaires et d’une partie de jambes en l’air mémorable. Mais là n’est pas le sujet : c’était la première fois que j’entendais cette histoire de folles.

Et le sujet revint sur le tapis une nouvelle fois – trois semaines plus tard – quand je rencontrai la fille d’une des otages dans un petit bar à tapas bien sympa d’Aix-en-Provence – une fille de hippie élevée à la cool devenue responsable RH d’une grosse boîte pharmaceutique juste pour faire chier son père.

Elle fut très étonnée d’entendre ma version de l’histoire.

Le pompier ne m’avait pas raconté que des conneries. Sa mère lui avait livré plus ou moins la même histoire. Avec d’autres détails scabreux que le pompier n’avait même pas osé évoquer.

 

Chapitre 1 / Deux étudiantes lancées sur la route nationale à une vitesse réglementaire

Au volant, c’était le genre de chauffeur pas très bavard mais qui aimait son job. Conduire des gens d’un point A jusqu’au point B. C’était son job, sa passion.

Il freina si fort que le bus laissa des traces de pneu sur une centaine de mètres. Le bus s’arrêta juste à temps pour ne pas écraser les deux mecs qui se tenaient au milieu de la route.

Des putains de malades mentaux, se dit Allison.

Elle n’avait pas forcément tort. À un détail près : les mecs n’étaient pas échappés d’un hôpital psychiatrique mais d’une prison.

On aurait pu les reconnaître à leurs tatouages ou à leurs allures méfiantes. On pouvait surtout les reconnaître à leurs tronches : les deux visages faisaient la une des journaux depuis deux jours.

Allison les avait vu à la télé / Les autres passagers aussi.

Quand ils montèrent dans le bus, la jeune étudiante ne fit pas attention à la manière dont ils avaient bâillonné le chauffeur – sa belle cravate mauve dans la bouche et les mains attachées avec du scotch – elle était concentrée sur un détail incongru.

Allison les trouvait plus bronzés qu’à la télé.

C’était l’été. Dans le sud de la France, qui plus est. Elle aussi affichait un bronzage impeccable. Mais il y avait autre chose qui l’attirait.

C’est toujours la même chose quand on rencontre une star pour de vrai. Il s’en suit toujours un moment de doute quand le magnétisme opère à plein tube.

Il n’avait pas fallu plus d’une minute pour qu’Allison succombe – contre sa volonté – au charme des deux taulards. Elle avait même donné son portable de bon gré quand l’un des deux mecs avait fait le tour du bus pour confisquer les téléphones et les portefeuilles des passagers.

Le bus avait déjà redémarré quand Allison fut secouée par sa voisine.

— Non mais t’as vu le délire personne n’a bougé le petit doigt ? Tu crois qu’ils vont nous faire quoi ? Tu crois que c’est vraiment les deux types en cavale dont ils parlent sur Facebook ?

Mais ferme-là, pensa Allison, sans écouter davantage son amie.

Elle se retourna discrètement et ne fut pas rassurée par ce qu’elle vit au fond du bus.

Il n’y avait pas grand monde pour les sauver – un trentenaire puceau catégorie couille molle – une vieille hippie toujours pas redescendue depuis Woodstock – et deux vieux bientôt en panne de pacemaker – pas de quoi lancer une révolution

 

Chapitre 2 / Les mauvaises idées de Fanny

Fanny n’arrêtait pas de parler.

C’était sa manière à elle de décompresser. Je crois que les deux se trouvaient dans le même état de transe foudroyante. Mais elles ne le montraient pas de la même manière.

L’une gardait le silence avec les yeux grands ouvert sur la route – l’autre parlait dans le vide en regardant l’un des fugitifs, le plus nerveux, celui qui surveillait les passagers.

Allison commença vraiment à avoir peur quand Fanny se tut. C’était mauvais signe. Cela voulait dire qu’elle avait une idée. Et quand Fanny a une idée dans la tête, ce n’est jamais une bonne idée, et ça finit souvent mal.

Elles le savaient toutes les deux mais rien n’aurait pu empêcher l’inévitable.

Fanny n’avait pas envie de s’enfuir.

Elle n’avait pas n’ont plus dans l’idée de piquer une crise en tapant du poing sur le sol comme l’aurait fait une gosse ou une fan de Justin Bieber à l’ouverture des grilles du Stade de France.

Elle n’avait pas non plus envie d’utiliser la bombe au poivre qu’elle cachait dans son sac pour attaquer les deux taulards.

Non.

Fanny avait une toute autre idée en tête :

— Il n’y a qu’un seul moyen de sortir vivantes de là, faut qu’on les baise.

Les baiser, physiquement ? pensa Allison.

— Les baiser pour de vrai, reprit Fanny. On leur fait cracher la purée et ils nous lâchent dans la nature. C’est un deal comme un autre… on a vu pire… ils pourraient essayer… de nous violer… par exemple.

Allison était si apeurée qu’elle ne bougea pas le petit doigt quand Fanny commença à la caresser.

Ce n’était pas une caresse de réconfort. C’était plutôt la caresse d’une amante, insistante, suggestive, presque vicieuse quand l’un de ses doigts tourna autour d’un des tétons.

Allison réagit sur-le-champ / toujours sans un geste / son corps donnait une réponse positive au plan de Fanny. Ses seins avaient gonflé. Comme c’était l’été (un jour de vacances !) Allison n’avait pas jugé bon de mettre un soutien-gorge. Et cela se voyait comme deux tétons bien ronds et bien durs au milieu d’un t-shirt rose un tout petit peu trop serré.

— Laisse-moi faire, lui dit Fanny, avant de laisser fondre sa langue sur la bouche d’Allison.

Celle-ci l’accueillit dans un soupir.

Celui des deux fugitifs qui ne conduisait pas s’approcha enfin. Il fixa la scène quelques secondes, figé dans une pose absurde de pénitent assoiffé, les langue dehors, les yeux explosés.

Après six ans de cabane sans permission c’était le jackpot – deux filles rien que pour lui ! – deux jeunes étudiantes qui se donnaient en spectacle rien que pour ses beaux yeux de truand tourmenté par la fatigue et une violente promesse de sexe.

Allison était aussi active qu’un morceau de bois vert dans une cheminée. Alors Fanny redoubla d’efforts pour faire monter la pression. Elle attrapa les mains d’Allison pour les poser sur sa propre poitrine. Ensuite elle plongea ses doigts aux ongles ornés de paillettes violettes dans la culotte d’Allison.

Ce qu’elle découvrit dépassa toutes ses espérances : une chatte impeccable, fraîchement rasée de près. Pas un poil ne dépassait. Elle n’imaginait pas Allison aussi soucieuse de son intimité.

Ses doigts arrivèrent très vite aux bords des lèvres où elle passa un doigt averti.

Une fente humide fêta sa présence.

 

Chapitre 3 / Comme une impression de déjà-vu

Allison connaissait déjà cette sensation mais l’impression d’hébétude la surprit à nouveau.

Ce n’était pas la première fois qu’elle s’abandonnait aux mains expertes d’une autre fille. Elle préférait les mecs mais elle n’avait pu résister à l’envie d’essayer au moins une fois dans sa vie, pour le fun.

Elle avait trouvé ça génial – de se laisser faire – de se laisser fouiller par des doigts qui savaient ce dont raffolait une chatte.

Son initiation avait eu lieu lors d’une soirée pyjama avec une copine de collège.

Elles avaient regardé un film avec plein de scènes de sexe (Savages d’Oliver Stone) et la copine lui avait demandé si elle voulait voir d’autres films plus sexy. Sa copine n’avait mis plus de dix secondes pour retrouver l’adresse d’un site avec plein de films de lesbiennes, catégorie triple X.

Fanny s’était retrouvée dans le même état : entièrement sous l’emprise des doigts d’une femme.

Après les caresses sur les cuisses / après les petits bisous dans le cou / après le frottement d’une culotte sur la peau des cuisses / après les doigts glissés sur le clitoris / la copine s’était lancée comme un missile entre les jambes d’Allison avec la langue comme branchée sur la prise de courant pour délivrer un orgasme quasi immédiat / foudroyant !!!

Dans le bus, Allison retrouvait la même réponse de son corps à ces stimulations indécentes. Elle était tout entière sous l’influence de son amie. La chaleur avait rendu leurs mains moites et la peau poisseuse. Fanny glissait littéralement sur Allison qui n’attendait qu’une seule chose – que sa copine se décide enfin à lui bouffer la chatte.

Allison n’en pouvait plus d’attendre.

Mais elle n’aura pas ce plaisir : Fanny lui fut subtilisée par l’un des taulards en cavale – celui qui avaient les tatouages, des mauvais tatouages, pas des trucs de fils à papa blindés de fric qui écoute du Vampire Weekend mais des motifs dessinés à l’arrache dans l’ombre d’une cellule, avec de la crasse et du ressentiment en guise d’encre.

Violence et danger étaient équitablement inscrits dans sa chair.

Ce n’était sans doute pas dans ses plans de baiser les passagères mais quel genre de mec aurait pu résister ? On imagine facilement que cela faisait un bon moment qu’il ne s’était pas vidé les couilles dans un bon trou bien chaud ; pas dans celui d’une fille en tout cas.

L’état du taulard – avec Fanny dans les bras – tenait plus de la cocotte-minute piégée que du moine zen formé à l’école Rinzai.

 

Chapitre 4 / La malédiction des seconds couteaux

Allison se sentit outrée – trahie ! – quand sa copine commença à s’occuper du mec qui avait sorti sa bite en les regardant se toucher toutes les deux.

Une fois qu’il avait eu Fanny entre les bras, il n’avait eu aucune attention pour Allison, devenue transparente, inexistante.

Elle s’était complètement perdue dans sa rêverie au point de ne pas voir ce qui se tramait autour d’elle.

Allison commençait à regretter son idée : prendre le bus pour partir en vacances et économiser un peu de fric. Un bon plan sur le papier mais rien que l’idée de partir en vacances toutes les deux était hasardeuse.

Allison savait qu’elles devraient se partager les mecs.

Et quand je dis partager, je veux dire répartir les mecs en deux groupes : les plus beaux pour Fanny et les seconds couteaux pour Allison.

Allison se voyait elle aussi comme un second choix.

C’est bien ça le problème. Elle ne se trouvait pas très belle et les mecs sentent ce genre de choses. Quand vous vous considérez comme un second choix il ne faut pas vous attendre à vous faire draguer par Ryan Gosling.

Elles formaient malgré tout ce que j’appelle une alliance objective.

Dire que les belles filles se servent de copines un peu tartes pour se mettre en valeur est un lieu commun mais c’est souvent l’inverse qui est le plus proche de la vérité : les seconds choix (comme Allison aime à se le répéter) ne pourraient jamais approcher les beaux garçons en restant entre elles.

Et dire qu’il ne faudrait pas grand chose pour transformer la roue de secours du carrosse en bombasse testarossée.

Il suffirait pour Allison de troquer ses fringues de meuf qui suit la mode d’il y a deux ans contre de la vraie sape de fille à la page.

Et ne me dites pas que c’est une question de fric. S’habiller en Prada ou en Gucci c’est pas compliqué. Tu te sors les doigts de la culotte et tu bosses comme serveuse le week-end ou dans n’importe quel taf qui rapporte du ca$h vite fait bien fait.

Les filles débrouillardes n’ont jamais de problèmes pour trouver du fric !

Et pour la coiffure même topo. Si ça ne tenait qu’à moi : je mettrai un bon coup de ciseaux vengeur dans cette foutue tignasse informe. Un coup de folie bordel !
À ce train là, Allison comprendra que le seul moyen de baiser, pour elle, c’était de se laisser prendre par un crétin alcoolisé dans une boîte de nuit à quatre heures du matin (= 0% de self-esteem).

Aussi, Allison était un peu rondouillarde. Pas très bien proportionnée, dirait Fanny, qui était un peu langue de pute à l’occasion.

C’est sûr que la comparaison entre les deux ne jouait pas en la faveur d’Allison. C’était une question de proportion jambe-buste, de démarche un peu trop lourde, et ne parlons pas de ses cuisses qui commençaient dangereusement à se toucher (merci le Nutella mangé directement à la cuillère !).

Fanny n’était pas forcément plus belle – son visage était plus joli, certes, quoique joli ne soit pas le mot – elle avait des yeux de salope.

Je ne sais pas quel est le rôle de la génétique dans cette affaire et je ne m’avancerais pas sur l’épineuse question de l’inné et de l’acquis mais aucun scientifique n’aurait pu dire le contraire : ses yeux suintaient le sexe.

Sans doute avait-elle tout simplement plus envie de baiser que les autres – les yeux n’étant que le reflet de l’âme, c’est pas ce que disait Platon ?

Et les mecs sont peut-être un peu long au calcul sur pas mal de choses – voir complètement hors-sujet sur tout ce qui concerne les filles – mais avec Fanny il ne s’y trompaient pas.

Elle était connue pour être une chaudasse, une bonnasse – Fanny la chaudière – c’est ainsi que l’appelaient les mecs de la régions. Du genre à se prendre en photo en selfie à la sortie de la douche une fois qu’elle s’était rasée la chatte et l’envoyer à son carnet d’adresses parce que c’est ce que font les filles populaires.

 

Chapitre 5 / Allison la petite salope qui cache bien son jeu

Il ne suffirait pas de grand chose pour qu’Allison rattrape le niveau.

On aurait envie de la prendre sous son aile pour lui apprendre plein de choses sur les garçons – ce qui leur plaît – ce qui les fait craquer – ce qui les rend complètement dingue dans un pieu.

On aurait envie de prendre en otage son animal de compagnie en la menaçant de buter son chien  (solution radicale) si elle n’allait pas immédiatement accoster ce mec qui lui plaît tant dans la cour du lycée – un traitement de choc pour une chic fille !

On aurait envie de l’attraper violemment et de lui coller une bite sous le nez pour voir un peu si elle aurait le courage d’assumer ses fantasmes, car la petite salope cachait bien son jeu derrière son style casual plouc.

Si vous saviez ce qu’elle faisait dans sa salle de bains.

Elle en rougirait.

Vous n’en reviendrez pas.

En la voyant comme ça les mains à plat sur les cuisses en regardant le paysage on pourrait tout simplement se dire qu’elle n’était qu’une petite fille sage – qu’elle attendait tout simplement de trouver le bon mec pour vivre une vie pépère avec deux gosses et un labrador mais je vous arrête tout de suite : quand on connaît son secret on ne peut plus la voir de la sorte.

Je pourrais commencer par vous parler de la manière dont elle s’enfonce des trucs dans le petit trou.

Je pourrais aussi vous parler du jour où ses parents l’ont laissée seule pour la première fois à la maison.

Elle avait douze ans.

Elle s’est branlée toute l’après-midi et a découvert l’éjaculation féminine sans comprendre ce qui lui arrivait. Une grosse gerbe de flotte sortit de ses cuisses sans prévenir. Elle en avait repeint les murs de sa chambre et ses posters de One Direction.

Allison pensait que c’était de l’urine – quelle idiote – c’est pour cela qu’elle a ensuite pris plaisir à se pisser dessus pour retrouver toute la saveur de cette décharge de plaisir insensé.

Allison était devenu ce que j’appelle une pisseuse.

Une vraie pisseuse capable de retenir pendant des heures pour ensuite se lâcher dans le bain avec un gode vibrant dans le cul ou tout ce qui traîne à portée de main : un manche de brosse à cheveux ou un tube de dentifrice bien arrondi.

Son trip c’était de se pisser dessus au moment de vider la baignoire.

Allison laissait couler le filet tout doucement sur ces cuisses en se fouillant par-derrière. Elle s’imaginait que c’était Kevin (arrivé à l’improviste pour récupérer des devoirs) qui venait fouiner dans son petit trou du cul et que c’était toujours lui (le fameux Kevin de la classe d’Arts Plastiques) qui lui demandait de lui pisser sur le visage ou sinon il raconterait tout à ses copains.

Quand on sait ça on ne peut plus la voir que comme une vicieuse, la petite Allison, c’est pour ça que je ne la plains pas.

Il lui suffirait de prendre l’initiative à son tour pour réaliser l’un de ses fantasmes : se faire choper par un bad boy.

 

Chapitre 6 / Rimjob : une leçon

Retour dans le bus : sur les banquettes d’à-côté.

Fanny suçait le mec avec application. Une vraie leçon pour toutes celles qui se poseraient encore des questions sur la bonne manière de s’occuper d’une queue avec sa bouche.

En plus de le sucer, de le lécher, de l’avaler par toutes les manières possibles et imaginables, Fanny arrivait à se déshabiller. Elle ne lâcha le sexe qu’une seule fois – pour enlever son top – avant de replonger la tête la première sur le gros gland bouffi.

Allison savait que Fanny avait des prédispositions à l’exhibitionnisme – quand elle dansait sans culotte sur des cubes de boîtes de nuit, rivalisant de provocations avec les gogo danceuses, jusqu’à se laisser toucher les seins par le public pour bien montrer que c’était elle la reine de la soirée.

Mais là, en ce moment même, elle suçait un inconnu qui les avait pris en otage.

Et l’inconnu avait l’intention de passer à la vitesse supérieure : il baissa complètement son froc et lui attrapa les cheveux pour former un palmier sauvage blond peroxydé.

Il la guida encore plus bas vers ses couilles.

Elle prit les deux boules à pleine bouche quand il lui attrapa le cou et la tira encore plus bas, très fort et contre son gré, vers son cul.

Fanny lui léchait les fesses, entre les fesses, avec vigueur sans que sa main ne s’arrête de branler la grosse queue du mec.

Allison en avait vu des trucs sur internet – des trucs bien tordus – mais ce n’était pas sur des sites de cul rose bonbon pour lesbiennes qu’elle aurait pu voir ce que l’on appelle un rimjob catégorie hard core  – traduction : lécher la rondelle de votre partenaire masculin en le masturbant.

Le bus s’arrêta sans qu’aucune des deux filles ne s’en rendent compte. Le type non plus – il s’était évadé de lui-même.

Le conducteur rappela son compère à l’ordre. Sa voix était aussi rauque que pouvait l’être un riff de Heavy Metal distordu à pleine puissance.

Les deux taulards étaient sur le point de réussir leur coup et ils allaient s’embrouiller pour une histoire de gonzesse – Fanny avait bien réussi son coup.

C’était le bon moment pour s’enfuir mais Allison restait là dans l’espoir qu’on la remarque – et le chauffeur s’approcha sans un regard pour elle. Il finit par convaincre son pote de prendre le volant et il baisa Fanny telle quelle se présentait : à genoux sur le sol.

Il la releva juste pour la poser sur le siège. Il n’avait même pas besoin de la déshabiller. Elle était déjà à poil. Il se lécha les doigts et commença à fouiller sa chatte.

Il lui enfonça deux doigts bien profonds, encore plus surpris que Fanny par la manière dont ses doigts glissèrent. Il les ressortit et envisagea le fluide gras et abondant qui recouvrait ses empreintes digitales.

Fanny mouillait à mort. Même ses yeux brillaient de mouille.

 

Chapitre 7 / Entre le ciel et l’enfer

Allison attendit avec impatience de voir la bite du nouvel arrivant. Tendue, musclée, comme tout le reste du corps. Sombre et inquiétante, Allison ne l’avait vu qu’un court moment parce qu’il eut vite fait de l’enfoncer dans Fanny, d’un seul trait.

Boom ! Prend ça dans ta chatte petite, c’était ce que semblait dire le grognement du fugitif.

Un méchant rictus imprégnait son visage maintenant qu’il tamponnait Fanny à pleine puissance.

Allison pensa au public silencieux qui ne pouvait que deviner ce qu’elle voyait. Les autres passagers ne pouvaient qu’entendre les cris étouffés de Fanny – les dents plantées dans la mousse du siège.

Ils ne pouvaient que voir la tête du fugitif s’agiter – avec sa barbe de trois jours et sa balafre au coin de l’œil. Ils ne pouvaient deviner ni le plaisir que prenait Fanny, ni la jalousie d’Allison devant tant de vigueur déployée uniquement pour son amie.

Il prit son temps et son pied.

Et quand il eut fini il rejoint l’avant du bus pour reprendre le volant.

Le premier mec revint s’occuper de Fanny, encore chaude. Elle en attendait encore plus – plus fort – plus profond – plus brûlant – plus intense.

Il la replaça sur le siège, face à lui, jambes écartées, chatte explosée, joues écarlates. Il allait sortir sa bite et cette fois ce ne sera pas dans sa bouche qu’il comptait la voir coulisser.

Le désespoir se lisait sur les traits d’Allison.

La petite fille ronde se parait d’un air de furie. Deux forces s’agitaient en Allison. Deux forces, trois, voire davantage : le dégoût, l’horreur, la compassion… de la honte, aussi, de se sentir elle aussi attirée par cette brute sale et perverse qui sentait la sueur rance. Mais aussi de la terreur en voyant que Fanny prenait du plaisir dans l’affaire avec ce mec qui venait de s’enfoncer dans une chatte tout juste souillée par un foutre étranger.

Fanny retenait sa transe les ongles accrochés au mec / pour ne pas tomber / pour l’empêcher de partir / pour ne pas casser le rythme de cet enfoiré qui la baisait comme on ne l’avait jamais baisé.

Le mec jouit, resta bloqué dix secondes la bouche grande ouverte et les yeux clos, puis il se rhabilla comme si de rien n’était.

Avant de rejoindre le conducteur, il mit une petite claque à Fanny pour la réveiller.

Elle aussi était bloquée quelque part, très haut, très très haut avec les nuages.

 

Épilogue / La revanche d’une chatte affamée

Alors que les deux mecs avaient rejoint l’avant du bus et que Fanny voguait toujours dans son monde imaginaire. Allison se dit qu’elle aussi elle pouvait se foutre à poil même si elle n’aimait pas trop son ventre un peu lâche.

Une fois qu’elle avait passé le cap de soulever son t-shirt (ses seins resplendissaient dans la lueur du matin) elle pouvait enlever le reste.

Allison aussi avait faim. Elle aussi avait une chatte affamée, dégoulinante, et aucun homme ne devait pouvoir résister à un tel appétit !

Elle enleva sa culotte et la lança sur le conducteur.

À aucun moment elle n’avait craint la violence des deux hommes. Elle ne craignait qu’une chose – qu’ils la rejettent. Elle aussi pouvait s’occuper d’une bite comme une grande. Elle aussi pouvait sucer une queue.

Elle l’avait déjà fait. Elle était saoule mais ça comptait quand même. Elle aussi elle pouvait lécher une paire de couilles, pas besoin d’avoir le bac pour connaître la méthode !

Allison n’avait pas compris ce qu’elle faisait que déjà elle avalait les boules du taulard, une par une dans sa bouche avant de les recracher avec un gros paquet de salive, avant de reprendre le tout dans sa bouche en s’apercevant qu’il en avait une beaucoup plus grosse que l’autre.

Elle oublia tout ce qui dans son esprit possédait une autre forme ou un autre nom qu’une bite.

Le bus, l’amitié, le danger, tout cela n’existait plus. Elle n’était qu’une chatte affamée qui a envie d’une bite. Elle se le répétait comme un mantra – une grosse bite, une grosse bite, une grosse bite – le sexe  gobé, enfin, comprimé entre la langue et le palais. Elle aussi voulait qu’on la fouille et la fasse fondre de l’intérieur.

Le type la tira par les cheveux.

Elle avait les yeux masqués par sa frange mais d’un seul coup elle vit le chauffeur. Il la regardait presque en bavant – un moment entre parenthèses – entre la bite et la bête. Elle avait envie de le provoquer, lui aussi, alors elle n’hésita pas un seul instant pour fourrer sa langue dans le trou du cul à portée de bouche.

Elle se fraya un chemin parmi les poils pour toucher la rondelle du bout de la langue et arracher un grognement mortel de la bouche du taulard.

Elle avait envie de faire savoir à tout le bus qu’elle était une vraie salope. Elle sentit l’odeur de Fanny entre les cuisses du mec. Un instant elle pensa à elle, juste le temps de se dire que rendre jalouse son amie n’était pas une mauvaise idée. Alors elle monta sur le mec pour que tous la voient.

Elle buta sur la queue du mec.

Sa chatte n’était pas habituée à voir entrer quelque chose d’aussi massif. Alors elle força. Et plus elle forçait, plus elle mouillait, et il finit par rentrer dans un fracas de sensations extatiques.

Allison s’agita sur lui comme une dingue, en cherchant Fanny du regard. C’était Fanny qu’elle avait envie de baiser. Lui dire hé cocotte regarde moi aussi je sais m’y prendre… et au climax, à deux doigts de l’orgasme, elle vola – littéralement – elle vola et tomba dans les pommes à cause du choc.

Quand elle se réveilla elle ne pouvait pas encore comprendre comment avait eu lieu l’accident / son cri strident / le chauffeur avait quitté la route en la regardant / et le bus qui sortit de la route dans une forêt de pins.

Allison ne soupçonnait pas encore que c’était elle, l’étincelle qui avait mis le feu à la forêt.

Quand elle se réveilla, miraculeusement protégée par les bras du fugitif, elle vit les deux hommes partir et leur courra après sans se soucier du bus qui cramait ni des flammes qui grimpaient déjà jusqu’à la cime des arbres.

On raconte qu’Allison fut retrouvée nue sur le bord de la route par un routier Lituanien qui l’avait pris pour une prostituée.

Un malentendu regrettable s’il en est car le paisible travailleur de la route termina sa journée en garde à vue malgré ses dénégations. Il prétendit que c’était la fille qui lui avait sauté dessus en lui demandant de la baiser.