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Ilana, 18 ans, traitée comme une pute pour sa première levrette

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Quoique la levrette me manque, me confia Ilana au cours d’une longue conversation sur le chat de Wattpad. Une conversion qui avait démarré par cet échange : Hey j’ai lu la grande majorité de tes histoires et il faut avouer que j’ai adoré. Si tu manques d’inspiration ces temps, j’ai deux trois récits à te raconter à condition de garder l’anonymat.

Sauf qu’Ilana  – pour mon plus grand bonheur – s’était trompée d’interlocutrice.

Elle m’avait pris pour une de ses copines.

J’allais l’inviter à me raconter ses deux trois récits en lui faisant comprendre que j’étais plus genre porno que menthe à l’eau. Je ne fus pas déçu en voyant se dessiner sous mes yeux ce qui avait tout l’air d’une Confession Brutale comme je les aime : une fille un peu timide qui se retrouve dans une situation très délicate avec des types pas du tout recommandables – à cause de ses propres provocations et de ses fantasmes – un peu contre son gré mais en essayant de garder le contrôle jusqu’au bout… comme quoi l’on est jamais vraiment maître chez soi.

Ma première levrette, par Ilana

C’était un jeu qui a un peu mal tourné. J’avais 18 ans et c’était l’une de ces grosses soirées de fêtes comme on en fait souvent dans les beaux quartiers de Paris.

Un de ces jeux qui se joue beaucoup d’alcools forts et pas mal de drogues douces. Avec des filles et des garçons, des copines et des inconnus. Et pour le coup, les inconnus étaient de vraies racailles invitées en tant que dealers officiels de la soirée. Des mecs tout droit sortis de leur cité avec un max de fric sale et plein de marques de luxe sur le dos.

Des sales types. Aussi vulgaires que sexy.

C’était un de ces jeux qui se jouent dans les coins tranquilles des villas. Quand les hôtes se dispersent en petits groupes. Sur la soixantaine d’invités, nous avions formé un petit groupe de joueurs. Une quinzaine de personnes : dix filles (dont moi) et cinq de ces jeunes trafiquants de drogues endurcis.

Ils disaient par exemple : si t’arrives pas à (…) tu dois me (…)

Je vous laisse remplir les blancs avec des mots pervers comme fellation, levrette, striptease, sodomie ou baise… Tu dois me laisser t’baiser, ou tu dois m’sucer… Ce genre de trucs qui commençait à faire tourner la tête de certaines filles déjà bien amochées par l’alcool, les lignes de speed, et surtout par l’obscénité tapageuse de ces types qui nous envoyaient des liasses de billets comme on donne des cacahuètes à des singes dans les zoos.

Chacune avait ses raisons de rester : le fric, la dope, le fun, ou assumer son côté salope.

Certaines étaient trop bourrées pour vraiment se rendre compte de ce qui se passait.

Moi (je crois) je n’étais pas si bourrée que ça et je voulais surtout me prouver (ou prouver aux autres) que je n’étais pas une coincée.

Je me tenais en retrait, bien consciente de voir l’ambiance partir en couilles. Et l’ambiance dérapa à un moment bien précis : un gage qui a mal tourné : une fille qui accepta de sucer. Elle se frotta à lui – complètement saoule – et les deux partirent Dieu sait où.

Ce n’était qu’une blague dans la bouche du garçon.

Et cela se termina à la fin par une éjaculation dans celle de la fille.

Une scène de film de cul en direct live. De quoi mettre le feu dans le caleçon des autres mecs.

Les filles riaient. Elles se délectaient de la situation. Une fille avait pris l’initiative : ce qui nous libérait d’un certain poids mais pas de l’emprise des garçons qui nous balançaient des mots salaces.
Les autres filles se pressaient autour du couple pour voir, sans un geste, sans chercher à participer. Elles savaient que nous allions toutes y passer. Alors chacune attendait son tour. Personne ne voulait presser les choses.

Je savais que moi aussi j’y aurais le droit. D’une manière ou d’une autre. Cela m’excitait beaucoup et j’essayais de cacher mon jeu du mieux que je pouvais. Sauf que je ne passais pas inaperçue avec ma petite robe bleue roi au dos échancré qui m’arrivait mi-cuisse, avec mes cheveux lissés et mon physique… le genre de physique qui vous attire des commentaires déplacés de type t’es trop bonne…

Aussi, je répondais aux mecs en les charriant. Avec des petites blagues provocatrices. Ça les amusait. Au point qu’un des mecs me proposa un gage : finir un très grand verre de vodka – cul sec – rempli à ras bord.

Il savait qu’il gagnerait.

Et je savais que je perdrai avant même d’avoir porté le verre à mes lèvres.

En arrivant au milieu du verre, je faillis tout recracher, aussi dégoûtée par l’amertume de l’alcool que par les conséquences de mon échec dont le terme tenait en un seul mot de huit lettres : LEVRETTE.

Il aurait le droit de me prendre en levrette et je flippais, ne sachant pas comment il s’y prendrait.

Je n’eus pas le temps de réfléchir. Une pluie de quolibets me tomba dessus. Amir m’entraîna dans une chambre sous les sifflets de ses potes déçus de ne pas voir mon cul.

Je le suivis sans rien dire, étourdie par le shot d’alcool et l’adrénaline, déjà contente de ne pas avoir à me mettre à poil devant tout le monde.

Je devais rester solide : essayer d’apprécier sans tout lâcher par peur ou autre.

Un pari est un pari, je me disais, et pour ma part je tiens toujours ma parole. Ce dont j’étais moins sûre, c’était de savoir si j’étais vraiment consentante. Alors j’attendais de voir la suite pour me faire une idée définitive.

Dans la chambre il m’a dit : Enlève moi cette robe et l’bas. Ensuite quatre pattes !

J’ai remonté ma robe et l’ai enlevé sous son regard embrasé : il détaillait mes courbes sans gêne.

Je n’étais pas tellement gênée mais inquiète, avec la mauvaise impression d’être à la merci de n’importe laquelle de ses lubies.

Qu’est-ce qui allait m’arriver ? Il m’avait déjà forcé la main. Il pourrait tout aussi bien se mettre en tête de m’ouvrir le cul. Je voyais sa main s’activer dans son caleçon et l’idée qu’il se branle en me regardant comme me plaisait.

Je me suis mise à quatre pattes comme demandé et il s’est placé derrière moi. Il m’a malaxé, pincé et caressé les fesses quand soudain il a abattu sa paume dessus.

Du coup j’ai lâché un cri.

Il tirait aussi sur le fil de mon string doucement.

Il jouait avec la ficelle, totalement soumise, à quatre pattes, alors que n’importe lequel des lascars pourrait rentrer dans la pièce. Il a joué comme ça une dizaine de minutes et il m’a dit : j’t’ai dit d’enlever tout l’bas, t’as encore ton string petite pute !

Bizarrement ce surnom m’excitait.

J’ai baissé le dernier bout de tissu qui me couvrait les fesses et il l’a fourré dans sa poche, comme trophée (les mecs sont vraiment louches).

Il m’a dit : Ok bébé, courbes toi.

Il a renversé de la vodka le long de ma colonne vertébrale et a lapé ça. J’ai essayé de me relever mais il m’a dit : Reste à quat’pattes petite pute.

J’ai obéis.

Je me suis courbée à nouveau et il a inséré un doigt dans ma chatte, puis un deuxième.

J’ai horreur de me faire doigter par des inconnus mais je n’avais pas le choix. Ca me gênait atrocement du coup je regardais mes mains pendant qu’il s’activait dans mon ventre.

Il a fini par enlever ses doigts pour me caresser les fesses à nouveau. C’en était trop, je me suis levée et j’ai dit : Amir sérieux j’crois qu’on va s’arrêter là ! j’ai perdu quoi !

Il m’a répondu en rigolant : Jamais t’es conne ou c’est comment ? fait pas ta sainte, Ilana, tu mouillais bien avant que j’te mette les doigts alors ramènes ton joli petit cul ou j’viens te chercher.

Je n’ai pas bougé et il s’est levé, m’a plaqué contre un bureau de force et comme j’ai vu que je n’avais pas le dessus j’ai arrêté de me débattre.

J’étais fatiguée. Il était trop fort. Le bon délire tournait au mauvais porno.

D’une main il a poussé une mèche de cheveux et m’a mordu le lobe de l’oreille avant de murmurer : Je vais te baiser tellement fort bébé que tu ne pourras plus t’asseoir.

Après il a dit un peu plus fort : Allez, courbes toi. C’était son trip, de me voir tordue, tendue, pliée en deux les fesses à sa pleine disposition.

J’étais appuyée sur le bureau avec mes avant-bras, secouée par ses paroles. Je me suis exécutée et il s’est remis à me doigter plus rapidement. Il s’est retiré juste avant que j’atteigne l’orgasme. J’en avais les larmes aux yeux.

Je suis restée dans la position voulue, avec réticences, car je me sentais obscène comme ça. Le cul en l’air. La chatte ouverte.

Il a écarté mes lèvres et a positionné son gland contre l’entrée de mon vagin puis c’est emparé fermement de mes hanches. Je n’ai pas pu me retenir de pousser un long gémissement plaintif parce qu’il m’a pénétré d’un coup et a commencé à me baiser très fort. Il me pilonnait sans aucune tendresse. Je sentais chaque coup de son membre surdimensionné me dilater le vagin.

Ca me faisait mal au début : j’avais l’impression qu’il allait me déchirer de l’intérieur.

Je me suis mise sur la pointe des pieds et me suis collé autant que possible au bureau pour tenter de prendre un peu de distance avec mon cher lascar. Défense inutile car il me cramponnait trop fermement les hanches et me pénétrait toujours jusqu’aux couilles.

Il lâchait des trucs salaces, du type : T’aime ça salope ? Wahh t’es trop bonne bébé ! T’es très étroite j’ai envie de te déchirer ! Bouge ton boule mon amour…

Il a pris son temps, l’enfoiré.

Une demi-heure.

Il se retenait d’éjaculer car il connaissait ma réputation. À cause de mon ex (un vrai connard) tous les types de mon bahut savent qu’il en faut beaucoup pour me faire jouir, vu que j’arrive à me retenir très longtemps.

Je me retenais surtout pour lui tenir tête, pour voir si il était vraiment déterminé à me faire jouir ou non.

Il m’a dit : J’pourrais rester comme ça 48 heures arrête de faire l’insolente et essayer d’me faire douter d’mes gestes, j’sais que t’aime ça.

Je n’allais pas craquer la première. Hors de question. Je tressautais sous les coups de reins. Je m’agrippais au rebord du bureau, aussi fort qu’il se tenait à mes hanches. J’avais du mal à me tenir sur mes jambes. Je me sentais un peu nauséeuse. Les sensations trop intenses, et celles de l’écartèlement étaient  contradictoires. J’avais mal mais en même temps mes chairs distendues me procuraient un certain bien-être qui se diffusait depuis mon bas-ventre. Après un moment j’ai senti mes parois se resserrer autour de son membre.

Il avait joui quelques secondes auparavant. Je pouvais alors me lâcher et apprécier. Il ne s’était pas retiré et me caressait les fesses pendant que le liquide chaud coulait le long de ma cuisse. En me sentant jouir il a accentué ses caresses sur mes hanches. Une caresse comme on félicite une bonne pouliche.

Avant de se barrer il m’a fourré une liasses de billets dans le soutif. J’étais restée accrochée au bureau – en savourant mon orgasme – en attendant la suite – qu’il me colle un doigt dans le cul ou une bonne fessée. Mais il s’en alla sans même me traiter de petite pute.

J’ai remis ma robe sans rien en dessous et retournai au salon en veillant à ce que le sperme ne me coule pas d’entre mes jambes. Les autres filles semblaient toute satisfaites et avaient pris leur pied. Personne ne se vanta de ses exploits.

Certaines ne devaient pas être très fière d’avoir pris de l’argent pour contre une partie de sexe.

D’autres avaient dû faire des trucs trop crades pour être raconté en public.

Je ne les revis plus jamais.

En revanche j’ai revu Amir il y a pas longtemps. Ca c’est passé dans des toilettes cette fois et j’étais assise sur lui. On a juste changé de position. Quoique la levrette me manque.

XXXZK#1 : Au sujet des jumeaux et de leur sexualité pour le moins monstrueuse

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Trailer / Prologue

J’ai reçu une série de messages bien profonds dans ma boîte mail – des relous qui confondent Twitter avec Tinder.

On m’écrit pour mettre en doute mes témoignages…

On m’écrit aussi pour me dire que je suis un peu trop trash pour une fille !

Que les lecteurs qui sont de cet avis arrêtent tout de suite leur lecture – il va être question d’évoquer un tabou digne d’une parodie de film porno : le sexe entre jumeaux.

Vous n’allez pas être déçu.

Cette fois-ci je n’irai pas par quatre chemins – et pour vous le dire tout de suite avant d’oublier : j’ai toujours vu les jumeaux comme des créatures étranges. Des monstres. Sauf que j’adore les monstres. Surtout quand ils sont über sexy.

Toutes les histoires insolites que l’on raconte à leur sujet (télépathie, destins parallèles, langage secret et autres mystères totalement invraisemblables pour téléphages somnambules) n’ont qu’un seul but : cacher la vérité sur leur sexualité incestueuse.

Voilà qui mérite quelques approfondissements.

 

Chapitre 1 / Marilyn et son double

Les jumeaux me paraissent si étranges que je ne peux m’empêcher d’imaginer ce qu’ils font ensemble une fois qu’ils se retrouvent à l’abri du monde extérieur.

Il n’est pas nécessaire de faire un grand effort d’imagination pour imaginer les sœurs Olsen se brouter le minou dans leur chambre d’ado recouverte de posters de stars du show business.

Dit comme cela, c’est assez cru. Un fantasme pop foudroyant.

Comme Marilyn + JFK

Dita Van Teese + Marilyn Manson

Lady Gaga + Leonardo Di Caprio

Ou dans un genre ultra kinky : Marilyn Monroe et sa jumelle inconnue aux prises avec les présidents Bush – père et fils. Ou deux Marilyn jumelles et assassines recluses pendant cinq mois d’hiver dans une forêt du Maine. Totalement dépravées, aux prises avec un écrivain névrosé, lancées dans une inassouvissable quête du plaisir…

Par contre, vous serez légèrement plus révoltés en écoutant la confession d’un frère dépucelé dans une cabine de douche par sa sœur jumelle.

 

2 / Deux machines branchées sur la même fréquence

La cause de cet inceste bienheureux ?

La promiscuité, la puberté, les hormones… un peu de tout cela. Sauf que la biochimie et les concours de circonstances n’expliqueraient pas la manière dont la sœur s’est soudain sentie obligée de pointer sa paire de seins naissante vers le visage de son frère.

Si le frère n’était qu’un mioche, la sœur commençait à dévoiler au monde les prémices de sa beauté. Ils fantasmaient l’un sur l’autre depuis trop longtemps. Il n’avait suffi que d’un passage à la piscine pour sceller leur licencieuse union.

Ils sont entré ensemble dans la cabine. Une habitude venue de l’enfance. Une manière de ne pas perdre de temps.

La cabine – devenue minuscule à cause de leur croissance – entravait leurs gestes. Si bien que les seins de la sœur cognèrent sur le bras du frère.

Résultat de ce choc épidermique : une double-érection.

Le zizi tendu dans le slip de bain / les tétons pointés en l’air sans prévenir.

Autre conséquence, irréfléchie, immédiate, le frère sortit sa petite queue du slip et la confia à la main hésitante de sa sœur. Des mois qu’elle y pensait. À ce moment d’interdit où il se déciderait à lui montrait sa bite toute dure. Le frère rougit aussi fort qu’il bandait et la sœur n’attendit pas une seconde de plus pour satisfaire l’obsession qui était devenue sienne : elle colla le sexe de son frère à l’entrée de son petit minou humide.

Personne ne les entendit dans la cohue des vestiaires de la piscine. Surtout pas leur mère qui n’avait pas jugé bon de les attendre. Le désir des deux jumeaux était si fort qu’ils jouirent tous les deux en quelques secondes. Comme deux machines synchronisées sur la même fréquence.

 

3 / Le vidéo club du mercredi après-midi

Je dois vous dire que je tiens cette histoire pour authentique.

Un témoignage de première main. Au sens propre comme au figuré car j’ai déjà sucé ce garçon (le frère) et touché cette fille (la sœur).

La sœur était un fantasme de rockeuse en petite culotte : frondeuse dans sa manière de plaquer ses riffs : les courbes sexy sévères d’une Fender Stratocaster.

Son frère m’avait toujours paru effacé à côté d’elle : fade, emprunté, taciturne.

Dans le couple improbable qu’ils formaient malgré leur parenté elle tenait d’évidence la culotte.

Sûre que cet état de dépendance datait d’avant la naissance. Dans le ventre de leur mère où elle avait déjà commencé à prendre soin de lui.

Aussi, je la soupçonnais d’avoir initié les séances du vidéo club du mercredi.

Le principe ? les deux jumeaux profitaient de l’absence de leurs parents (et de leur grand frère censé garder la maison) pour regarder des films de cul avec quelques VIP du collège.

Le programme ? VHS d’origines douteuses, crapotage de cigarettes blondes et verres de rhum dilués dans de grands rasades d’Oasis.

 

4 / Une série d’idées folles apparues après coup

Une couche de sédiments masturbatoires s’est posée sur cette période de ma vie au point de ne plus réussir à dissocier certains faits réels de leurs fantasmes subséquents.

Exemple concret : je n’ai pas la certitude d’avoir jamais touché le sexe de la sœur. Ni caressée ni léchée. Pas même le souvenir de l’avoir embrassée. Ni celui d’avoir baissé ma tête entre ses cuisses… ni d’avoir pris son abricot dans la bouche… ni d’avoir plongé ma langue en elle pour sucer son jus…

… ce ne sont là qu’une série d’idées folles apparues après coup.

J’ai tellement pensé aux possibilités manquées de ces mercredis après-midi que je pourrais vous dire sans sourciller que la première fois que je l’ai vraiment fait avec une fille, c’était avec elle.

La vérité : c’est que nous nous limitions à quelques attouchements – la main dans nos petites culottes respectives – nous nous contentions de nous masturber et de jouer avec la bite de son frère.

Toujours la même disposition. Dans l’obscurité, avec la grosse télé qui crachait des images de couple en train de baiser, tous les trois assis sur le canapé.

Le frère au centre : nu et bandant comme un totem.

Nous n’étions pas là pour nous astiquer entre filles mais pour nous divertir avec ce garçon qui ne voyait pas d’objection à nous montrer sa bite. Ni à se branler, se laisser branler, sous les recommandations amusées de la sœur.

Je les imagine aujourd’hui arpentant les clubs échangistes. Partageant une passion commune et viciée pour le candaulisme. Chacun dans une vie de couple bien rangée. Au-delà de tout soupçon. Avec une petite famille incapable d’imaginer un seul instant qu’ils puissent se faire passer pour un couple auprès de libertins effarés par l’audace de leurs propositions.

 

5 / Un mélange de pudeurs

Le temps d’une K7 vidéo nous explorions les contours de nos attributs sexuels en devenir.

Nous n’étions que des gosses, des gamines. Les seins à peine formés. Les sexes tendres. De timides répliques en tailles réduites. Loin de tenir la comparaison avec l’ardeur des acteurs.

Les femmes de l’écran avaient de gros seins pleins de vie. Leurs bouches, leurs vagins, leurs anus étaient capables d’affronter toutes les situations.

Les verges ne connaissaient aucun marasme.

Je n’étais pas la première à me présenter ainsi chez eux – fascinée moi aussi par les images interdites.

Sœur s’était mise en petite culotte dès mon arrivée. Si j’avais voulu garder mes vêtements, quelques verres de rhum-Oasis me débarrassèrent de toutes fringues à l’exception d’un slip et de ma brassière. Sœur me rassura en me disant que je n’étais pas plus dévêtue qu’à la plage.

Je restais toutefois un peu mal à l’aise (pétrifiée, devrais-je dire) face à la nudité quasi-complète du frère et des gens dans l’écran qui ne faisaient que de se mettre à poil, pour s’enfiler les uns dans les autres, scène après scène.

L’origine de mon malaise se situait dans un étrange estuaire. À la rencontre de l’inédit de la situation et d’un mélange de pudeurs. D’une pudeur pudibonde, compréhensible. Et d’une pudeur furibonde, celle de cacher mon émoi. Incapable de me retenir de jeter des petits coups d’œil sur la bite du frère qu’il cachait parfois dans sa main. Qu’il cachait pour mieux se branler.

 

6 / Il était devenu un homme et se voyait traiter comme tel

Sœur me montra la tâche sur ma culotte en rigolant.

Je rigolais moi aussi. En claquant des cuisses.

En tant qu’invitée je me devais de rire et de ne pas faire ma mijaurée. D’autant qu’au bout de quelques minutes de ce film aux dialogues bizarres (je n’avais pas compris alors qu’il s’agissait d’un doublage) j’avais enfin osé passer la main dans ma culotte. De l’autre main je jouais à la grande en tenant, en alternance, une Golden American ou un verre d’alcool.

Une fille branlait un mec à l’écran.

Brushing blond et des gants noirs en dentelle – un fétichisme comme un autre.

L’exemple réveilla les ardeurs de la sœur qui me demanda si je voulais toucher la bite de son frère. Malgré ce que j’avais laissé sous-entendre quelques jours auparavant, je n’avais alors jamais encore vu de sexe de garçon. Pas dans des conditions aussi scandaleuses.

Lui, au calme, trouvait la proposition intéressante.

Et je lus une certaine forme de fierté dans les yeux de la sœur quand elle m’annonça que son frère commençait à juter pour de vrai. Il portait un grand sourire. Il était devenu un homme et se voyait traiter comme tel.

 

7 / Ce n’est qu’une bite tu sais…

Frère n’avait pas une grosse bite mais je la trouvais impressionnante.

Une bite pour de vrai, avec ses sillons sur la peau. Les couilles un peu fripées, recouvertes d’un fin duvet. Un animal étrange.

Autant (dans les revues) je m’en faisais l’idée d’un légume.

Autant en vrai (en le voyant se branler et jouer à cache-cache avec cette grosse fraise rose) je sentais que c’était vivant – presque vénéneux.

Dangereux et fragile. Comme un engin explosif que l’on devait traiter avec respect pour ne pas y laisser la vie.

Sœur me dit que je ne devais pas me gêner pour le branler. Elle aurait employé le même ton pour me proposer d’essayer un rouge à lèvres ou une petite robe achetée en soldes.

Ce n’est qu’une bite tu sais

La tête me tournait.

… tu peux la sucer si ça te dit…

Un peu par l’alcool – beaucoup par l’émotion.

…mais ne mets surtout pas les dents.

Le décor tourbillonnait autour de son sexe qui restait drôlement tendu dans la tempête.

Je me sentis observé par la sœur et par le frère. Par l’acteur et l’actrice, aussi, qui s’adressaient directement à moi. Des consignes de bon sens dans la bouche. Des précautions que je n’aurais pas entendues.

Le frère attendait les mains posées de chaque côté des cuisses.

Je me souviens très bien de ce moment d’attente et de la manière dont ma tête toucha son sexe avec le nez. Le nez avant la bouche. Avec l’air d’une idiote privée de ses capacités psychomotrices. Je savais que je devais le prendre en bouche et c’est ce que je fis dans un dernier sursaut de lucidité.

 

8 / Le mantra des suceuses débutantes

Odeur neutre.

Saveur savon.

L’idée de légume reprenait de sa substance.

Le sentiment de sucer une carotte tiède ou une belle patate mûre.

En tête un conseil. La seule chose que je n’avais pas oubliée dans mon vertige : ne pas mettre les dents, ne pas mettre… les dents… ne pas… pas les dents… surtout pas les dents… le mantra des suceuses débutantes.

Sœur me donnait des indications :

– je pouvais le branler en même temps,

– je pouvais le lécher,

– je pouvais aussi ouvrir les yeux.

Et je me laissais presque traiter d’idiote sans pouvoir l’ouvrir. Je prenais ses remarques pour celles d’une maîtresse lasse d’expliquer le rudiment du B-A BA à une élève distraite. N’avais-je donc pas retenu la leçon de la télé ? N’avais-je donc pas assez vu ces bites sucées parfois avec élégance, d’autres fois avec véhémence, pour moi aussi me montrer à la hauteur du rendez-vous ?

Ça n’en finissait pas et sœur se vit obligée d’y mettre les mains.

Une sur ma tête pour me guider.

L’autre sur les couilles de son frère pour le faire jouir. Je m’attendais à une décharge violente. Un électrochoc dans la gorge. Alors qu’il n’avait fait que déposer quelques gouttes plutôt fades sur ma langue.

Pas de quoi en être dégoûtée, ni devenir accroc, juste une déception à la hauteur de la catastrophe. Une désillusion qui m’avait défoncé la mâchoire.

Frère et sœur semblaient avoir apprécié ma prestation. Je me consolais avec leur sourire, attentive au jugement silencieux qui venait tomber.

 

9 / Une vérité volontairement cachée par les adultes

Avec le recul je me dis que les films pornos ne m’avaient jamais donné une image faussée de la sexualité. Il suffisait d’ouvrir les yeux pour comprendre que les prouesses des acteurs relevaient du théâtre.

Par contre – et de manière plus insidieuse – les scénarios laissaient filtrer une idée plus pernicieuse dans nos jeunes esprits révoltés. Celle d’une vérité volontairement cachée par les adultes.
Toutes ces remarques entendues pendant l’enfance (ce sont des choses de grands… tu comprendras plus tard… c’est une soirée entre adultes on te laisse avec la nounou…) prenaient un tout autre sens au regard de ces images d’adultes qui baisaient tous ensemble dans tous les sens.

S’il y avait une quelconque perte d’innocence à déplorer dans ces séances cinéma du mercredi après-midi il fallait la trouver dans l’entrain que nous mettions à nous entraîner à devenir des adultes.

Si je devais expliquer ce qui m’avait poussé à sucer le frère j’invoquerais les mêmes raisons qui nous poussaient à essayer la cigarette, à picoler ou à porter des t-shirts ornés du logo du groupe de rock le plus dangereux au monde.

Crédules, nous imaginions que cela figurait une sorte d’apprentissage de nos vies d’adultes. Par l’imitation et la répétition d’un certain nombre de situations socio-sexuelles convenues, pour le moment limitées à la fellation et la masturbation.

 

10 / Elle me faisait mouiller à la récré

Inutile de vous dire que mon goût pour les confessions et les cérémonies scabreuses tirent leurs origines de ces après-midi ciné. Séances sur lesquelles je tirai rapidement un trait.

Je prétextais des cours de musique pour ne pas participer. Sœur me trouva une remplaçante, sans m’en vouloir, si bien que chaque refus me valait désormais son lot de confidences… elle me racontait ce qu’ils faisaient… avec qui… comment… dans les moindres détails.

Sur la base de ses révélations je me branlais le soir dans mon lit en remixant ses paroles dans ma tête. S’y mélangeaient alors des samples de films X dont je ne verrais jamais les images, les commentaires sur l’attitude des filles, leur timidité, et leur égal embrasement au moment d’accueillir la si belle petite bite de son frère dans la main, la bouche, et désormais entre les cuisses.

Les parties de touche-pipi tournaient tranquillement à l’orgie. Se faire baiser était devenue la norme si j’en croyais ce qu’elle me racontait.

Ses récits de baise dans le canapé m’excitaient.

Elle me faisait mouiller à la récré.

C’est un de ces jours où j’ai refusé de les rejoindre qu’elle me raconta l’histoire avec son frère dans les vestiaires de la piscine. L’aboutissement logique de branlettes communes, plus ou moins réciproques, qui duraient depuis des années.

 

11 / Ce qu’ils faisaient ensemble ?

Ce qu’ils faisaient ensemble ?

Une question que je n’aurais jamais osé lui poser.

Une question que je ne m’étais jamais posée avant qu’elle n’aborde le sujet. Comme si un dernier vestige d’innocence et de naïveté m’avait empêché de franchir cette barrière mentale. Si je me branlais en pensant à des décors imaginaires dans lesquels s’agitaient mes camarades de classe, je dois avouer que le frère prenait une place à part dans mes fantaisies solitaires.

J’étais trop occupée à penser à la manière dont je me ferais dépuceler par lui pour penser à la manière dont il baisait sa sœur.

Je le voulais rien que pour moi.

Ce qui expliquait mon refus de participer à ces fameuses séances du mercredi. Je ne voulais pas de médiatrice, pas de films de cul sur la télé, pas d’alcool… Par sentimentalisme sans doute. Mais tout autant par jalousie.

Plus elle me racontait leurs exploits plus je voulais que ce moment ne soit rien qu’à lui et moi. Je savais qu’il ferait ça bien. Et au fond de mes fantasmes – dans la moiteur de mon lit de jeune fille – j’osai espérer qu’il ferait de moi son exclusive, ou que je devienne une pièce centrale du dispositif. Pas une simple gamine de passage. Une de plus. Qui suce et qui avale pour le fun.

Alors j’imaginai un plan pour inviter des filles et des garçons dans mon salon.

Je fouillai dans les affaires de mes frères à la recherche de VHS. Je n’y trouvai qu’un nombre conséquent de revues pornos (pas de DVD ni internet à l’époque, encore moins de toys). Alors je me consolais avec ces quelques images de papier glacé.

Ces hommes et ces femmes figés dans le temps m’offraient une large gamme de fantasmes et de situations lubriques à interpréter, avant de les expérimenter seules dans mon lit, pour mieux les revendiquer comme d’authentiques expériences sexuelles.

De cette manière je me réconfortais de l’impossibilité de devenir maîtresse de cérémonie.

Cela reste encore aujourd’hui une forme de fantasme fondateur.

Une construction.

Une fiction où les jumeaux – quels qu’ils soient – jouent les premiers rôles.

Un temple à l’innombrable variété de décors et d’ornements.

Je continuai à jouer de ces idées bien longtemps après qu’un terme fut mis à ces séances du mercredi, quand une mère de famille alertée par la rumeur découvrit sa fille en pleine séance de dépucelage devant un film de Tracy Lord.

 

12 / Une vraie gymnaste de la pipe

J’étais contente de ne pas voir mon nom circuler à propos de cette histoire.

Bien à l’abri des ragots et des regards salaces des puceaux du collège j’allais m’entraîner à devenir une bonne suceuse, une bonne branleuse.

J’avais profité des vacances d’été pour me faire la main et la bouche sur quelques jeunes touristes hollandais. Ils regagnèrent leurs contrées avec le souvenir radieux d’un certain sens de l’hospitalité à la française.

Dès la rentrée au lycée je passais à la vitesse supérieure et suçais quelques bites de plus tout au long de l’année (quelques élèves, un agent d’entretien et mon prof d’Anglais). Mais surtout je m’entraînais avec des bombes de laque, des manches de brosse, des tubes de produits cosmétiques. Tout ce qui pouvait me tomber sur la main et me permettre d’élargir ma palette de skills.

Je m’entraînais à sucer en imaginant toutes sortes de possibilités, d’angles et de situations.

Une vraie gymnaste de la pipe.

Sucer, branler, lécher, embrasser. Avec la bouche, la langue, le palais. Des variations sur une gamme très précises d’effets et de variations de vitesse. La langue qui tourne dans un sens et puis dans l’autre. Sans oublier d’utiliser mes mains. Sur la queue, sur les couilles, sur le ventre…

Je m’imaginais sucer des bites comme d’autres chantent en playback sur du Madonna.

Sans brutalité. Non. Avec efficacité et délicatesse. Pour mettre à l’épreuve la théorie du chaos. Me poser comme un papillon sur le bout d’une bite et déclencher les soubresauts d’une tempête tropicale dont l’ultime éclat devra être un orgasme sans appel, un ouragan dans les gencives.

 

13 / Mon fantasme des jumeaux s’expliquait surtout par un goût du défi

Et les jumeaux dans tout ça ?

J’allais justement mettre ces compétences acquises avec tant de vice à contribution – pour m’attaquer à d’autres jumeaux.

Deux frères jumeaux montés comme des pots d’échappement : la même gueule, la même taille, la même démarche… et la même grosse paire de couilles qui leur gonflaient les slips de bain. Une plus haute que l’autre. La même. La gauche.

Un de mes profs de philo (il faudra vraiment que je vous parle de mes exploits avec les profs un autre jour) prétendait qu’il n’y a pas d’angles droits dans la nature. Je veux bien le croire mais j’aimerais aujourd’hui lui répondre qu’il existe des symétries surnaturelles et que leurs bites tenues l’une à côté de l’autre étaient une incroyable leçon de géométrie donnée par Dame Nature.

Le fantasme des jumeaux repose en partie sur une formule scientifique. Une mathématique du voyeurisme, de la tromperie, de la trahison maîtrisée…

Mon fantasme de jumeaux était bien plus pervers que le simple fait de me taper deux mecs identiques. Je n’étais plus dupe de l’origine de ce lien soi-disant surnaturel qui les reliait.

Il ne s’agissait que de sexe.

Mon fantasme des jumeaux s’expliquait surtout par un goût du défi : leur donner plus de plaisir qu’ils ne pouvaient s’en donner mutuellement.

 

14 / Deux jumeaux en vacances

Deux jumeaux en vacances.

Des Anglais de passage. Ces deux fameuses bites symétriques jusque dans leurs défauts.

Ce fut assez simple de se retrouver dans leur chambre d’hôtel – à deux pas de la plage – en plein milieu d’une après-midi de bronzette en famille. Encore plus simple de les mettre à poil. Ils n’étaient vêtus que de slips de bain. Je commençai toutefois à les sucer avant même la porte fermée et ne leur laissai pas le temps de tergiverser.

Je n’avais qu’un but en tête et deux bites à portée de bouche.

Mes coups de langue laissaient des traces de salives sur le tissu râpeux de leurs slips. J’avais laissé deux belles tâches bien sombres quand ils décidèrent de se mettre à nu de pour de bon.

Un marathon venait de commencer. Je devais m’occuper des deux à la fois, une bite dans chaque main, et la bouche qui passait de l’un à l’autre, à genou sur la moquette.

Ils se tenaient debout. Et je tentais peu à peu de les rapprocher, jusqu’à ce que leurs deux sexes se rencontrent et se croisent sur mes lèvres. J’avais vu juste. Cela ne les dérangeait pas que je frotte leurs deux bites l’une contre l’autre. J’en jouais en les frottant gland contre gland à chaque fois que j’en lâchais une pour sucer l’autre.

Une ivresse m’emportait – à m’en faire voir la même bite en double. Ils réagissaient de la même manière en allant chercher des râles au fond de leur gorge et s’amusaient autant que moi.

Ils me demandèrent de me déshabiller. L’un voulait voir mes seins. L’autre les toucher. Ils continuaient à se branler en me regardant enlever mon t-shirt et le haut de mon maillot de bain. Puis c’est mon petit  short fluo qu’ils voulurent voir sur la moquette.

 

15 / Just suck, not fuck

Just suck, leur avais-je dit sur la plage…

Just suck, not fuck… mais je n’en étais plus si sûre, maintenant que j’étais nue et eux assis sur le lit. J’avais arrêté de les sucer pour les branler bien vite, bien fort, et leur arracher toutes sortes de jurons dans leur langue exotique.

J’allais les rapprocher l’un de l’autre dans une position inédite du kamasutra : une forme de scissor sisters au masculin. Un crabe jumeaux aux jambes entrecroisées de manière à ce que leurs couilles se pressent les unes contre les autres et que leurs sexes ne forment plus qu’un seul gros manche. Telles les deux parties d’un symbole que j’allais définitivement réunir entre mes lèvres.

Je pouvais alors les lécher ensemble. Leur bouffer leur double-gland d’une seule bouchée. Les sucer comme si je ne devais m’occuper que d’une seule bite massive et boursouflée.

Le moment le plus intense de mes vacances – climax sous haute tension – tant il m’apparaissait aventureux de faire passer l’engin par cette voie. Je m’aperçus un poil trop tard que j’étais sur le point de dépasser mes limites. Comme un patineur artistique qui improvise une figure inédite en finale des JO.

Just suck, dirent-ils en stéréo, en poussant ma tête sur leur double-bite rose d’exaspération.

Just suck répéta l’un des deux frères en rigolant.

À l’autre de surenchérir en ajoutant Not fuck.

Pour ma première fois, j’eus deux bites dans la bouche. Pas très longtemps car les deux glands passaient à peine dans ma petite mâchoire et que l’attelage pouvait difficilement y coulisser sans me déboîter les maxilaires. Pour compenser, j’agitai ma langue à toute vitesse et réussis à les faire jouir. Avec un max de salive et un bon coup de folie.

Ils jutèrent en même temps, d’un gros splash sur le palais, comme un bonbon acidulé qui éclate sur les papilles. J’en avais tellement dans la bouche que je ne pus avaler toute leur semence. Il m’en coulait sur le menton et sur leurs cuisses. Un sperme bien blanc, bien frais, bien envoyé, me coulait sur les mains. Je le léchai et n’en laissai pas une goutte.

Leur sperme avait un bon goût de soleil des vacances.

 

Épilogue  / Une poupée salope que l’on se prête pendant les vacances

Après les avoir sucés, aucun des deux n’eut l’audace de venir fouiller entre mes cuisses. Alors que je marinais dans mon jus de minette. Telle une gamine qui n’osait pas se toucher.

Leur absence d’intérêt pour mon sexe moite démontrait qu’ils n’avaient peut-être pas si envie d’une fille à vrai dire. Une preuve de leur auto-suffisance ?

Je n’étais qu’une petite expérience, un interlude. S’ils voulaient prouver quelque chose d’importance aux filles et faire passer un message au reste du monde, ils avaient choisi la bonne personne.

Aujourd’hui, peu de choses ne me font autant d’effet que deux hommes identiques, côte à côte.

Aujourd’hui, mon fantasme de jumeaux est un fantasme de fusion : en les allongeant sur le dos, fesses contre fesses, je les collerais ensemble, par le cul, avec l’un de ces godes à deux têtes que l’on peut utiliser en couple.

Mon fantasme de jumeaux m’empêche presque d’écrire ce dernier chapitre.

Je m’imagine prendre deux jumeaux pour les rapprocher le plus près possible, fesses contre fesses, pour leur enfoncer ce gode au plus profond et pouvoir leur tenir leurs deux bites d’une seule main. Je pourrais m’empaler sur eux. Une bite dans la chatte, l’autre dans le cul, et pourquoi pas les deux dans le cul… pour que l’on forme à nous trois une vraie symbiose. Je voudrais m’immiscer avec eux, dans eux, par tous les moyens. Partager leur plaisir teinté de douleur… oui… les prendre dans mon cul et laisser couler ma chatte comme une rivière.

Mon fantasme de jumeaux m’empêche de me relire au calme, c’est avec une main dans la culotte et l’autre sur le clavier que je dois reprendre mon écriture à plusieurs reprises.

Je n’ai réussi à terminer ce texte qu’au prix de multiples masturbations, de plusieurs orgasmes délirants… chaque relecture me replongeant dans une folie sexuelle où j’étais tantôt la prêtresse des jumeaux, tantôt le jouet maudit de leur sexualité monstrueuse, une poupée salope que l’on se prête pour combler le temps libre.

 

CONFESSIONS BRUTALES N°4 : Une stagiaire, dix yakuzas et cette étrange sensation de morsure dans le bas-ventre

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Trailer / Prologue

Le Japon, ça fait rêver.

Intemporel ou ultratechnologique. Étrange ou traditionnel. Nous avons tous notre fantasme de Japon.

Ce qui me met dans tous mes états quand je pense au Japon, c’est une statistique : un tiers des hommes de moins de trente ans sur cette île sont puceaux.

Il y aurait de quoi lancer un mouvement de conversion dans ce pays.

Un plan marshall de la chatte.

J’imagine la chose sous la forme d’un grand moment de télé-réalité sur la base des Ch’tis à Las Vegas, avec un nom qui claque sa race : Les bombes atomiques débarquent à Tokyo. Ce qui ne serait pas un scandale dans un pays où certaines émissions télés mettent en scène des concours d’orgasmes et des parcours d’obstacles truffés de pervers sadiques.

Il y aurait un nouveau courant politique à inventer pour satisfaire cette version totalement WTF de la civilisation : un tantrisme cybernétique où le sexe se partagerait en réseau dans un grand délire porno présidé par une intelligence artificielle…

Je n’ai pas encore pris mon billet pour Tokyo que je me sens déjà investie des pouvoirs d’une prêtresse d’une nouvelle religion !

Avant de perdre totalement les pédales je dois vous parler du côté sombre du Japon : une histoire de choc des cultures dans les beaux quartiers de Paris entre des yakusas et une bande de webentrepreneurs un peu trop entreprenants.

 

Chapitre 1 / Un tour de table avant la sanction

Quand on appela Joséphine dans la salle de réunion elle crut tout d’abord qu’il serait question d’apporter un dossier, ou du café, ou du thé, ou une bouteille de Champagne si la réunion s’était terminée sur un succès.

C’était loin d’être le cas : ambiance tendue comme un string, rythmée par les battements d’un ongle sur le bois d’une table imitation chêne, saturée d’une odeur de clope froide qui prenait à la gorge.

Ces putains de japonais n’en avaient rien à foutre des lois anti-tabac. Ils s’allumaient clope sur clope. Soudain il y eut ce japonais qui hurla. Il gueulait comme on devait parler chez lui : vite, fort, avec autorité.

Joséphine ne comprenait rien.

Elle ne comprenait ni le message en japonais ni la version française du traducteur.
Elle ne comprenait pas car elle n’était qu’une stagiaire à qui l’on demandait l’impensable : alors pourquoi moi ? se disait-elle.

Elle fit un tour de table et vit ses collègues la mine basse, et les japonais au bord de la crise de nerfs, et ces cendriers qui n’arrêtaient pas de se remplir, et quoi encore ? elle ne savait plus très bien… un drôle de refrain tournait dans sa tête et l’étourdissait au point de ne plus pouvoir parler.

 

Chapitre 2 / Joséphine avait bien compris qu’on avait entubé les japonais

Trois semaines que l’on ne parlait que de ça dans la boîte.

Les japonais / Le contrat / L’affaire du siècle.

Joséphine ne savait pas très bien ce qu’elle vendait, cette boîte. On lui avait juste donné un bureau et un téléphone. Elle répondait de sa plus belle voix dans ce joli téléphone multifonctions.

Elle passait les appels à ses gentils collègues en essayant de ne pas se perdre avec les quatre-vingts dix boutons du téléphone.

Elle préparait du bon café et des jus d’orange pour les clients.

Elle essayait de faire de son mieux et c’était déjà pas mal pour un stage non rémunéré sans espoir de CDI à la clé.

Elle n’était pas très maligne, Joséphine, mais elle avait bien compris qu’on avait entubé les japonais et qu’on lui réservait une bien mauvaise surprise.

Ce ne pouvait être qu’une blague : ses vapeurs passeraient. Elle retrouverait l’équilibre pour sortir d’ici avec un grand sourire avant de pousser un grand cri intérieur de retour sur la chaise de son bureau.

Sans un mot – plongée dans sa transe imbécile – elle avait du mal à suivre les mots qui s’encombraient à l’entrée de son esprit. Le traducteur commençait déjà à lui expliquer son châtiment… il avait du mal à trouver les bons termes… pour lui expliquer les origines traditionnelles du bukkake sans paraître trop cru.

 

Chapitre 3 / Un devoir qu’elle devait assumer pour l’honneur de l’entreprise

À aucun moment la chose n’était présentée sous l’angle de la sanction ou de l’humiliation.

Il ne s’agissait que d’une transaction. Un deal à la sauce particulièrement amère du Japon old school : une vieille coutume dont la cruauté permettait de résoudre les conflits entre factions rivales. Après un conflit la femme du camp des perdants était livrée aux hommes de la tribu adverse pour qu’ils lui éjaculent tous ensemble sur le visage.

Ce n’était pas qu’une simple déviance sexuelle, mais une punition transcendante, une humiliation, oui, mais à une échelle plus élevée que celle de l’individu, c’est ce qu’essayait d’expliquer le traducteur.

Il ne fallait pas que Joséphine prenne la chose pour elle – pas personnellement – c’était un devoir qu’elle devait assumer pour l’honneur de l’entreprise !

Si les explications variaient sur les origines du bukkake le résultat était toujours le même : Joséphine allait prendre une douche de sperme en bonne et due forme.

Elle se sentait étrangement calme. C’était trop gros pour être vrai. Le genre de moment où l’on aimerait croire que le monde n’est qu’une fiction. S’apercevoir qu’il ne s’agit que d’une erreur de script. Un malentendu. Une inversion de scénario. Le programme allait reprendre son cours après une courte page de pub. Sauf qu’un des japonais (le plus teigneux d’entre tous) commençait déjà à dégrafer la ceinture de son pantalon.

 

Chapitre 4 / …et splatch !!!

Le traducteur tentait de lui expliquer un mot japonais recouvrant un triple sens (honneur, soumission et résignation) tandis que les hommes d’affaires se branlaient autour d’elle.

Derrière leur politesse rituelle et leurs salutations démonstratives, les japonais n’étaient pas réputés pour se laisser faire. L’un d’eux força Joséphine à se mettre à genoux avec une sorte de prise de judo. Elle ne put opposer qu’une résistance de façade. Elle serait la victime de cette affaire, consentante ou non.

À peine se tenait-elle sur ses genoux que le premier des hommes lui éjacula dans les cheveux… et splash !

Un honneur, se dit-elle en recevant une seconde décharge sur le front… quelle horreur, se faire juter dessus par dix japonais en pleine crise de la cinquantaine devant tous les gens de ma boîte, et mes cheveux ? putain… et mon tailleur ? comment ça se nettoie le sperme sur du coton ?…

Un gros cumshot pleine bouche l’empêcha de reprendre son souffle et de continuer ses réflexions.

Désormais elle n’avait plus à penser au pressing ni à ses collègues – Joséphine n’avait plus qu’un seul soucis : Survivre. Respirer. Ne pas flancher. Avaler s’il le fallait. Mais ne surtout pas s’étouffer. Et encore moins pleurer.

On la retenait par les bras. On lui retira ses lunettes. Ce qui semblait exciter d’autant les hommes.

Cinq d’entre eux avaient déjà gratifié la jeune secrétaire de leur semence. Les autres prenaient leur temps en se branlant mollement le sexe. Joséphine ne pouvait pas ouvrir les yeux – scellés par une boule de foutre à la chaleur douceâtre – elle avait simplement relevé la tête en signe de fierté, presque en symbole de fécondité.

 

Chapitre 5 / De biens maigres consolations

Maigre consolation : si ces hommes se vidaient aussi bien les couilles sur elles, c’est qu’elle devait posséder quelque chose d’une Vénus antique. Statue grecque blanchie par le désir. Revendiquant jusqu’à la dernière goutte de la vitalité de ces hommes pressés.

Dans le même genre de consolation ridicule elle aurait pu se dire que le sperme était un bon produit de beauté, naturel, gratuit et riche en substances nourrissantes pour la peau.

C’est ce que certaines filles racontent.

Joséphine pouvait aussi se dire qu’une douche de sperme n’était pas plus humiliant que de chercher un job rémunéré en pleine période de crise financière (elle devrait d’ailleurs s’en inspirer la prochaine fois où elle chercherait un job).

Après un tel affront, sucer un DRH serait une partie de plaisir.

Après que les japonais se soient retirés, Joséphine était restée au même endroit, prostrée, en position d’attente sur le carrelage sans qu’aucun de ses enfoirés de collègues n’aient la présence d’esprit de lui donner une serviette ou un mouchoir.

Le sperme coulait en grappes élastiques le long de son visage. Sur et sous son chemisier.

Joséphine n’osait y mettre les doigts.

Les senteurs âpres et salées de toutes ces variétés de sperme mélangées lui montaient au nez. En léchant ses lèvres le goût lui emplit la bouche qui se mit à saliver comme à l’arrivée d’un bon plat. Elle se sentait un peu coupable de ne pas être dégoûtée.

Une fille normale aurait chialé, se serait révoltée, aurait vomi, ou pété un scandale, ou je sais pas quoi encore.

Une fille normale ne serait sûrement pas restée là en attendant sagement que ça se passe – en se disant que le sperme avait le goût de pizza au saumon.

 

Chapitre 6 / Geisha par interim

Joséphine ne savait pas si le bukkake avait résolu le conflit mais les japonais semblaient plus exaltés : de gros cigares cubains avaient remplacé les cigarettes.

Ses collègues français ne rigolaient pas pour autant – surtout quand l’un des japonais sortit un petit sabre de son sac et fit glisser la lumière artificielle d’un des néons tout du long de la lame.

Joséphine comprit que ce ne serait pas pour la décoration : le bukkake n’était qu’un apéritif : son boss allait se faire couper le petit doigt comme dans un film de yakuzas.

Elle commençait à les imaginer, ces dix hommes aux visages ridés par le stress, avec des corps recouverts de tatouages et de traces de combats, leurs âmes remplies d’images violentes et de désirs destructeurs.

Joséphine ne gardait que difficilement les yeux ouverts.

L’action s’agençait dans son cerveau par une série de cut-ups – une protestation en français – un silence en japonais – la main de son boss retenue sur la table – le sabre prêt à trancher l’os – et l’un de ses collègues qui s’interposa – dans un message flou – une requête absurde – il réclamait une alternative – une entorse à la tradition – prendre la fille – en attendant – pour en faire leur geisha – le temps de rembourser…

 

Chapitre 7 / L’exotisme à l’européenne

Ce n’est pas que sperme lui bouchait les oreilles – mais Joséphine ne voulait pas croire que l’on parlait d’elle.

Le chef des yakuzas prit le temps de répondre.

Il se leva.

Il revint vers Joséphine.

Il réclama quelque chose en japonais.

Le traducteur demanda au collègue en question de retirer sa chemise. Ce qu’il fit sur-le-champ.

Le yakuza s’approcha encore plus près de Joséphine et commença à lui nettoyer la face avec une chemise Armani à deux cents euros.

Physiquement, Joséphine représentait tout ce qu’il y avait de plus exotique pour un japonais : une longue chevelure rousse-carmin, très ondulée – un visage très pâle, limite laiteux – des yeux aux reflets verts, acides selon l’intensité du soleil – des lèvres charnues, réhaussées par des choix de rouges à lèvres aux couleurs tonitruantes – et une grosse paire de seins, très lourds et taillés en pointe (son « plus produit » en quelque sorte).

Joséphine était grande, aussi.

Quand le yakuza l’aida à se relever elle le dépassait de plus d’une tête sans l’aide de talons. Il l’emmena hors de la salle de réunion, dans les couloirs de l’étage de l’immeuble, dédale vide et gigantesque. Si vaste que l’on pourrait mourir ici sans que personne ne vous retrouve ou ne pense à vous rechercher.

 

Chapitre 8 / Les contours d’une île mystérieuse

Joséphine ne savait pas ce qu’on allait faire d’elle : elle flippait à mort et le mec l’arrêta devant la porte d’un ascenseur. Il lui fit comprendre – en langage international  – en trois gestes simples – de se mettre à genoux (encore une fois), de se taire et de ne pas bouger.

Elle n’osait pas se retourner, les sens à l’affût du moindre bruit.

Seule la vibration sourde de l’air conditionné dans la tuyauterie se faisait entendre.

La porte de l’ascenseur allait-elle s’ouvrir ? oui ou non ? et sur qui ? sur quoi ? qu’est-ce qui pouvait bien l’attendre de pire qu’une douche de sperme ? quoi de pire… ou de plus excitant ?

Elle pourrait s’enfuir, sauf qu’un assemblage délicat de drogues moléculaires lui bloquait le cortex et réduisait à néant la moindre de ses initiatives.

Une idée reflua des profondeurs de sa conscience. Une idée de la mort qui s’accompagnait d’une incontrôlable envie de pisser. Si forte que ni son corps ni sa volonté ne purent la retenir : ça coulait tout seul entre ses cuisses et s’étalait sur le sol en une flaque dont les bords dessinaient les contours d’une île mystérieuse.

L’homme se tenait derrière elle.

Il applaudit, accompagné par des bruits de pas émanant de la salle de réunion.

 

Chapitre 9 / La même impression de vivre dans une capsule déconnectée du monde réel

Joséphine était soulagée de voir que les yakuzas la prenaient avec elle : elle n’aurait pas à affronter le regard de ses collègues. Eux (au moins) ne posaient pas de regard désobligeant sur sa personne. Elle n’était qu’un gage dans une affaire commerciale.

Au centre du groupe elle se sentait protégée.

Au cœur du cercle informel formé par les dix hommes en costumes noirs personne n’aurait pu voir ses vêtements souillés de toutes parts.

Juste avant de partir on lui tendit son téléphone portable. Elle laissa un message sur son répondeur – Oui bonjour c’est Joséphine… je ne suis pas disponible pour le moment… je viens de partir au Japon en urgence, etc etc…

Ils entrèrent ensuite dans des limousines à vitres fumées à l’intérieur desquelles on lui proposa un verre de whisky et une clope : elle accepta, bien qu’elle n’ait pas fumé de cigarette depuis le lycée et que les alcools forts n’étaient pas vraiment sa tasse de thé.

En quelques minutes elle se retrouva dans un hôtel qui lui donna vraiment l’impression de se trouver à l’étranger. Chaînes de télé internationales. Décoration épurée. Service dans toutes les langues. C’aurait été la même chose à Chicago ou à Hong Kong – la même chambre d’hôtel, le même décor, la même impression de vivre dans une capsule déconnectée du monde réel.

 

Chapitre 10 / L’espoir contrarié d’une captive

Durant la première journée Joséphine avait surtout craint qu’on tente de la violer. Ou qu’on la force à faire tout un tas de trucs dégueulasses comme s’allonger nue sur une table pour qu’on la recouvre de sushis ou de poulpes vivants.

En fin de soirée le problème était tout autre.

Aucun des hommes n’avait tenté de profiter d’elle et Joséphine se demandait ce qui clochait chez elle. Alors elle décida que la meilleure chose à faire était de se saouler en attendant la suite. Elle finit par prendre une douche et n’osa pas remettre ses vêtements : son chemiser était raide à cause du sperme séché et ses sous-vêtements sentaient l’urine.

Elle ne pensa même pas à les laver et enfila un simple peignoir qu’elle garda tout au long de sa captivité. Installée dans un coin de la suite, elle les entendait discuter, elle clopait, elle tisait, sans arrêt, au rythme des émissions de télé réalité, et cela dura trois jours complets.

Pour passer le temps, les japonais lui avaient ramené un tas de magazines de mode. On lui avait même ramené des fringues mais elle préférait rester à moitié à poil en entretenant au fond d’elle un espoir secret.

 

Chapitre 11 / Un conte de fées un peu zarbi

Joséphine craqua lors du troisième jour de captivité. Elle avait eu envie de se branler. Ça lui avait pris d’un seul coup en feuilletant le dernier numéro de Vanity Fair. Elle était restée une heure sous la douche après avoir lu un conseil sexo sur la recherche du deep spot.

Une heure complète à se débattre avec ses doigts pour toucher le fond de sa chatte à la recherche de ce foutu bouton magique qui la ferait grimper aux rideaux.

De l’autre main elle malaxait ses seins ronds et remplis d’hormones en pagailles qui la poussaient à se branler tous les soirs en matant des films de cul dans son lit avec sa tablette.

En fouillant dans son historique de navigation nous aurions découvert l’un de ses secrets : son goût pour les tags les plus crades. Avec des sodomies violentes. Des filles maltraitées par plusieurs mecs. Des trous du cul explosés par des godes aussi gros qu’un avant-bras. Des filles aux mâchoires de carbone que l’on forcent à sucer plusieurs bites à la suite.

Joséphine n’avait jamais vu de bukkake sur internet mais je peux affirmer qu’elle n’aurait pas tardé à tomber un jour sur ce genre de vidéos.

De retour dans son canapé avec une chaîne musicale en fond sonore elle se rendit compte qu’au fond elle n’était pas si mal ici. C’était une sorte de conte de fées qu’elle vivait.

Un conte de fées un peu zarbi, mais il y avait de ça.

 

Chapitre 12 / En attendant le prince charmant

Pourquoi chercher à s’échapper alors qu’un prince charmant pourrait essayer de venir la sauver ?

C’était une question qui méritait réflexion.

Et elle devait se rendre à une évidence : elle était attirée par ces mecs, les japonais, c’était sûr.

Joséphine avait de la retenue (se disait-elle), un minimum de dignité (c’est ce qu’elle croyait), mais après trois jours et deux nuits de captivité dans un hôtel grand luxe avec champagne à volonté les marges de son esprit commençaient sérieusement à se fissurer.

Elle repensa à ce qu’on lui avait fait subir lors de la réunion.

Elle devait se rendre compte qu’à aucun moment on ne l’avait touché. Ils s’étaient contenté de lui juter dessus pensait-elle, tour à tour, une seule fois chacun, et personne ne l’avait prise pour la mettre à genoux.

Perdue dans son délire fantasmé, elle avait oublié la manière dont on l’avait contrainte ; les clés de bras ; les ordres aboyés ; le sperme dans les cheveux.

Dans sa furie masturbatoire, Joséphine se convainquit qu’elle avait agi de son plein gré. Pour se mettre à genoux. Pour les exciter. Pour repartir avec eux. Et cela la rendait encore plus folle. Elle se voyait comme une salope incapable de se retenir et cela la fit jouir une nouvelle fois – d’un orgasme de la taille d’une faille sismique à proximité d’une centrale nucléaire.

Joséphine trouva le deep spot bien plus loin qu’elle ne l’aurait pensé. Bien au fond de sa cervelle – là où ses fantasmes les plus sales s’agitaient une fois la nuit tombée.

 

Chapitre 13 / Le dragon

Un dragon.

C’était un dragon qui la tourmentait et la possédait tour à tour.

Un monstre impalpable et présent comme une vapeur de fumée âcre qui lui attaquait les sinus avant de s’incruster dans sa peau. C’était une odeur sur les doigts qui ne voulait pas disparaître. Et plus elle se touchait le nez plus elle la sentait pénétrer en elle… jusqu’à se dire qu’elle avait toujours fait partie intégrante de son être.

Comme un legs de naissance.

Comme la couleur des yeux. Ou le timbre de la voix. Ou un certain penchant pour l’exotisme et les voyages chimériques.

Joséphine naviguait entre ce genre d’idées fixes sans fondement et de courtes phases de terreur pure. Moments d’intenses vibrations où elle sentait son corps prêt à se recroqueviller sur lui-même, prêt à se replier autour de la boule d’angoisse qui remuait dans son ventre.

Le dragon la mordait – c’était sûr – précisément là où le plaisir venait se lover.  Elle n’avait trouvé qu’un seul moyen pour le repousser : encore plus de sexe : toujours plus de sexe.

Il en avait toujours été ainsi chez Joséphine.

Depuis l’adolescence elle prévenait ses crises d’angoisse par ce qu’elle nommait des séances d’exorcismes sexuels. L’expression lui était venue après avoir vu L’exorcisme d’Emily Rose à la télé. Se branler sous la couette fut pour elle le seul moyen de retrouver son calme et le sommeil.

Cette technique l’avait sauvé plus d’une fois de la crise de nerfs – surtout depuis qu’elle travaillait.

 

Chapitre 14 / Une méthode anti-stress qui a fait ses preuves

Joséphine avait essayé plein de choses pour évacuer le stress : des copines avaient essayé de la tirer dehors pour faire du running (quelle horreur..) ou du yoga (impossible de penser à autre qu’au boulot, même la tête en bas)… et elle avait même essayé quelques plans culs sur internet (mais là aussi elle pensait au taf avant – pendant – et après la baise).

La seule et unique chose capable de court-circuiter la pression et lui vider l’esprit était le sexe – en solo – face à un écran – et de préférence face à des images pornographiques particulièrement violentes et dégradantes : avec des espèces de héros-gladiateurs-performers capables de faire jouir à la chaîne des grosses chaudasses sans l’aide d’un pote ou d’un sextoy.

Elle aimait voir les hommes sur le point de s’effondrer après avoir enfin cracher la purée que les filles se refilaient ensuite de bouche en bouche en se roulant de grosses pelles grasses, langoureuses et débordantes de sperme…

Elle raffolait de ce genre de trucs crades.

Ce qui l’avait peu à peu mené à remplir ses favoris internet de films hard core. Du sadomaso entre filles dans des caves pas très propres. Des filles prises par tous les trous par des bandes de types aussi tatoués que sadiques… et d’autres trucs trop dégoûtants pour les énumérer ici.

 

Chapitre 15 / Premier gang bang

Joséphine avait ressenti du dégoût la première fois qu’elle avait vu un gang bang sur internet.

Une équipe de basket allait s’occuper d’une de leurs cheerleaders.

Ce n’était qu’une gamine toute menue perdue dans les vestiaires des hommes.

Elle avait à peine dix-huit ans – elle n’en faisait pas plus de seize.

Ils avaient tous des grosses bites, sans exception. Elle avait dû toutes les sucer tous pendant qu’ils lui fouillaient dans la chatte. Elle avait à peine fini de sucer un mec qu’une autre bite prenait la place et que deux autres se collaient dans ses mains.

Et quand ils commencèrent à la baiser (sans même lui retirer sa jupette) Joséphine ne voulait plus quitter l’écran. C’est à ce moment qu’elle comprit qu’elle ne ressentait plus vraiment du dégoût.

Il ne s’agissait pas d’un dégoût qui vous repousse.

C’était le même genre d’écœurement qui vous incite à finir un verre de vodka cul sec même quand vous êtes ivre morte.

Celui qui vous pousse à vider un pot de glace au chocolat un soir de déprime devant une série télé.

Celui-là même qui la poussa à se doigter en regardant la gamine prendre à la fois une bite au fond de la gorge, une seconde dans la chatte, et une troisième qui avait encore un peu de mal à lui rentrer dans le cul.

Joséphine savait que c’était pour de faux. Que la gamine était (plus ou moins) consentante. Mais notre belle rouquine se surprit ce jour-là à s’identifier à la victime.

Elle ne voulait pas la sauver (oh que non !). Elle aurait même voulu que le N°4, un grand black avec des piercings arrête de se branler en arrière-plan et essaye de lui coller une deuxième bite dans le cul.

Et c’est à ce moment précis qu’elle découvrit quelque chose d’insolite.

 

Chapitre 16 / Le bouchon

Une main sur le sexe – une autre sur les seins – Joséphine aurait voulu posséder un troisième bras qu’elle aurait utilisé pour se toucher les fesses.

Et c’est ce qu’elle finit par faire en s’enfonçant d’abord l’index dans son petit trou. Puis le majeur. Avant de glisser son pouce dans la chatte.

D’un côté elle se pinçait les tétons – très fort – jusqu’à ne plus ressentir que de la douleur.

De l’autre côté elle se pinçait le sexe et le cul comme un seul trou. Elle se pinçait le bouchon. C’est le nom qu’elle donna à ce morceau de chair si sensible et qui pourtant résistait à tous les outrages.

Elle tira dessus très fort… elle se secoua le bouchon si fort que sa chatte et son cul ne formait plus qu’une seule et même boule de feu entre ses doigts… c’est de cette manière que Joséphine aimait à réveiller les tempêtes les plus folles.

La chaleur s’amplifia à mesure que le ciel s’assombrissait dans sa tête quand soudain un premier éclair déchira le ciel !

Et là : ce fut tellement fort qu’elle se débattit toute seul avec son plaisir. Elle se débâtait si fort qu’elle en tombait parfois de son canapé ou de son lit et en réclamait encore ! encore !! encore !!! croyant qu’un mec venait de la jeter sur le sol.

Après ce genre d’explosion, une fois la pression retombée, elle pouvait revivre, sauf que ce jour-là, dans cette chambre d’hôtel, cela n’avait pas suffit.

Son kidnapping – et la scène d’humiliation qui l’avait précédée devant la porte de l’ascenseur – n’avaient eut d’autres conséquences que d’accroître ses aspirations à la violence.

Aucune séance d’exorcisme sexuel n’aurait pu faire taire l’impression tenace qu’elle ressentait vis-à-vis de ses ravisseurs. Un mélange de sentiments oscillant entre le mépris de ses actes, un malaise, de la peur, et du mépris. Un mépris pour ces hommes qui toutefois n’était pas assez fort pour faire taire son désir… celui de passer à l’acte.

 

Chapitre 17 / Un pétage de plomb à la française

Aucun d’eux n’eut l’intention de profiter d’elle.

Ils auraient eu cent fois l’occasion de la caresser – de la forcer à faire des choses – de la baiser sans lui demander son avis – mais ils étaient resté tout ce temps dans une autre pièce à fumer des cigarettes en discutant en japonais.

Ils méprisaient Joséphine au point qu’elle ne se cachait plus pour se masturber ni pour lancer un film porno sur la télé en plein milieu de la journée. Dans un effet miroir, le film lui renvoya une image inverse de sa situation.

Cinq filles et un homme dans un grande maison californienne.

Cinq filles totalement déchaînées qui se battaient pour sucer le mec qui avait des faux-airs de Manuel Ferrara.

Cinq filles qui se faisaient pilonner tour à tour pendant une heure en se frappant sur les fesses / en se roulant des pelles / en hurlant des saloperies en anglais quand ça chauffait un peu trop / en se tripotant les seins et la chatte / présentant et représentant leurs culs à de nombreuses reprises pour prendre leur dose de sexe brutal.

Il était seul et il les baisait comme dix hommes.

Cette débauche d’énergie virtuelle exaspérait Joséphine qui devait composer seule avec dix mecs qui ne voulaient pas d’elle. Le son à fond et le peignoir entrouvert au niveau du pubis elle pensait les alerter sur sa langueur et les inviter à venir la fouiller de plus près.

Une explosion hallucinante de jouissance la fit passer à travers l’écran. Elle se branlait depuis trop longtemps pour contenir ce genre d’orgasme. Elle jouit de manière phénoménale, synchronisée avec l’une des actrices et poussa un cri de kamikaze en partance pour son dernier voyage : BANZAÏ !

Loin de retrouver son calme, Joséphine péta un câble (à la française), en criant, en tapant du pied, et en détruisant tous les objets de déco à portée de main – vases, lampes et meubles…

 

Chapitre 18 / De l’universalité d’une paire de fesses

Joséphine avait tout détruit sur le passage qui la menait aux japonais assemblés dans un cercle de fumée électrique. Elle leur montra son cul pour qu’on la prenne – pour qu’on la comprenne surtout.

C’est universel un cul.

On comprend ce que ça veut dire dans toutes les langues. Pas besoin de traducteur ni de manuel. Un cul ça se prend comme ça se présente.

Le petit spectacle amusa les dix hommes.

Ha Ha ! French Can-Can ! s’exclama l’un d’eux alors qu’elle s’acharnait à détruire la table basse.

Ils ne rigolaient plus quand elle s’en prit à l’un des hommes en lui lança un cendrier plein à ras bord dans la figure. Une main lui chopa sa belle crinière rousse – enfin ! putain !! on va pouvoir s’amuser !!! – et la fit littéralement voler à travers la pièce.

L’épaisse moquette atténua le choc et l’homme lui attacha les mains dans le dos avec la ceinture de son peignoir. Joséphine se réjouissait de ces préliminaires prometteurs. À genoux la tête face au mur et les mains bloquées elle se les prendrait un par un sans voir leurs visages.

Elle s’apprêtait déjà à servir de vide couilles pour les dix hommes.

Elle n’attendait pas d’orgasme, elle voulait juste sentir leurs queues et leur haleine sur ma nuque.

Elle s’attendait à ce qu’une bite ouvre le chemin pour les autres. Elle désespérait de ne pas se sentir remplie alors qu’un filet de mouille coulait de sa chatte et que la discussion reprit (en japonais) coupée par le son des briquets.

Ça dura des heures. Sans qu’on la touche.

 

Chapitre 19 / Un souvenir d’internat

Joséphine ne savait pas pourquoi elle restait là sans réagir.

Elle se délectait d’une lointaine sensation qu’elle reconnaissait. Un souvenir d’internat. Un souvenir profondément marqué dans sa mémoire à un endroit que seules des situations singulières permettent d’affronter.

Punie à l’internat – elle avait passé une soirée à genoux sur le carrelage froid avec une amie. Une copine de chambrée punie elle aussi. Une bonne copine un peu salope qui l’avait réconforté quand elle n’avait pu se retenir de pisser.

Entre la peur d’affronter la pionne et la honte de se pisser dessus, la copine l’avait aidé à choisir. Elle lui avait que ce n’était pas grave, et que l’on pouvait même y trouver du plaisir.

Le plaisir s’était manifesté cette nuit-là sous la forme d’un jet chaud accompagné d’une main moite qui l’avait fouillée en bas du ventre.

La copine l’avait caressait, puis branlé avec deux doigts, jusqu’à déclencher une série de spasmes tapageurs. Ensuite, elle avait tout nettoyé avec une serviette. Joséphine n’avait eu qu’à se laisser faire, et jouir, pour sa première et unique fois avec une fille.

Joséphine s’était pissée dessus comme l’on pisse durant un rêve. Sans contrôle. Sans même y penser. En pleine délivrance. Et cette main possédait quelque chose d’angélique. Elle passait et repassait sur son sexe comme un baume, un nectar, un miel sacré, et son orgasme ressembla en bien des points à une morsure divine.

Joséphine sortit de sa léthargie sous les applaudissements des hommes.

 

Chapitre 20 / Tout était possible dans ce territoire étrange

Puisqu’il n’y avait que ça qui les amusait, Joséphine se força pour vider totalement sa vessie.

Les trois gouttes du départ prirent rapidement la forme d’une tache d’huile sur la moquette pourpre à cent euros du mètre carré.

Sa fente brillante ouvrait une fenêtre vers un monde de perversions et de folie où l’éros le plus dérangeant se déployait sur un territoire qui nous semble si étranger : celui du plaisir à se faire humilier.

Tout était possible dans ce territoire étrange.

Joséphine redécouvrait un territoire perdu.

C’était son Japon qu’elle retrouvait. Son île mystérieuse, étrange, crépusculaire, intemporelle…

Elle ferma les yeux et se revit sur une plage, gamine, pendant les vacances d’été. De longs après-midi à la mer où elle ne jugeait pas utile de se rendre aux toilettes quand elle avait envie de pisser. Elle préférait se rendre dans l’eau pour se soulager.

Juste au bord de l’eau.

Assise les fesses sur le sable gorgé d’une fine pellicule d’écume chaude, Joséphine écartait doucement les jambes en laissant les vagues lui caresser le bout des pieds. Puis elle laissait un autre filet humide envahir son maillot de bain.

Elle se pissait dessus. Les yeux perdus dans le bleu de l’horizon. Aucun des vacanciers hagards échoués dans son dos n’aurait pu deviner la partie de rubik’s cube qui se tramait dans sa tête. Une combinaison d’excitation et de fascination pour l’interdit. Le sentiment d’être sur le bord du monde. À l’endroit où se finit la Terre pour de vrai. Où la conscience commune se dissout dans le bruit de fond du cosmos.

Une impression d’inconnu amplifiée par la manière dont elle se jetait à l’eau par la suite pour se nettoyer avant de regagner le monde concret et sa serviette de plage Coca Cola.

 

Chapitre 21 / L’espoir fou d’une émeute

L’envie d’une queue se fit de nouveau sentir, doublée d’un caprice encore plus fort, un besoin d’accueillir leurs dix queues tour à tour, de les revoir tous la bite à l’air autour de son visage.

Elle accepterait de se faire à nouveau recouvrir de sperme.

Elle accepterait tout, à vrai dire, tant que l’on s’occupait d’elle, jusqu’à les laisser se servir d’elle comme d’un jouet sexuel. Elle voulait se sentir souillée – à l’extérieur et à l’intérieur – et tout serait bon à prendre plutôt que de rester là plantée dans un coin de la pièce comme un objet de déco.

Joséphine se retourna et se mit en position pour recevoir leur jus en pleine tronche.

Elle haletait et tirait la langue dans l’espoir fou de déclencher une émeute. Elle fixait l’homme le plus inquiétant du lot pour le provoquer. Il avait les cheveux très sombres et une tête blanche, terne comme un cendrier mal vidé. L’air de quelqu’un qui n’avait pas vu le jour depuis des années et qui pourrait vous tuer d’un seul coup de regard.

C’était exactement ce dont Joséphine avait besoin : se faire violenter par un gangster.

Joséphine sortit ses seins du peignoir et les agita comme deux gros obus.

Son sexe tirait lui aussi la langue, avec ses deux lèvres bouffies par ses masturbations frénétiques.

Mais aucun des hommes ne se réagit.

Désespérée, Joséphine se mit à pleurnicher comme une princesse qui n’aurait pas eu de poney pour ses douze ans.

 

Chapitre 22 / Le saut de l’ange

Son dernier espoir tenait en un acte fou : leur sauter dessus et les contraindre à la prendre.

Joséphine fonça dans le tas une nouvelle fois sans se poser de question.

Elle leur sauta dessus et ne comprit pas tout de suite ce qui lui arriva. Elle se serait attendue à ce qu’on lui mette une paire de baffe… qu’on l’encule à sec… en lui mettant rapidement une bite dans chaque trou…

Elle pensait que c’était les bras des hommes qui la retenaient mais elle luttait contre d’autres liens. Une ceinture de peignoir ? une corde ? Joséphine ne savait pas très bien et s’en foutait royalement.

Son état d’esprit était tout autre – celui d’un être humain que l’on réduit au silence trop facilement – c’est tout son corps que l’on réduisait au silence, immobilisé dans la douceur, sans douleur.

Un goût s’était précipité dans la bouche.

Un goût qu’elle connaissait. Un goût lointain. Celui d’une gueule de bois vieille de cent ans qui lui confirmait la sensation d’être totalement déconnectée du monde et que son destin n’était plus du tout entre ses mains.

Elle allait se perdre dans quelque limbe de son esprit crépusculaire quand le téléphone sonna, enfin.

C’était ce qu’ils attendaient depuis trois jours : que la sonnerie de ce téléphone rouge posé au milieu de la table basse du salon se fasse entendre.

 

Chapitre 23 / La porte

La voix au bout du fil annonça une bonne et une mauvaise nouvelle pour Joséphine.

Affaire réglée.

Elle était libre.

Le téléphone sonnait aussi le départ des japonais. Ils partirent en laissant la chambre en l’état, bordel inclus.

Joséphine était restée là. Allongée parmi les débris de meubles et de paquets de clopes vides. Seule. Ligotée. Seulement habillée de quelques morceaux de tissu qui retenaient ses membres à des endroits bien précis.

Après le choc du bukkake. Après trois jours de captivité. Trois jours de dérèglements des sens entretenus par l’alcool, le manque de sommeil, les réminiscences de délires lubriques, les combats de kung fu… après trois jours de bazar mental ça ne tournait plus très rond dans la tête de Joséphine.

Elle ne ressentit aucune peur. Uniquement de la joie.

Une porte mentale – une zone tampon dans les couloirs de la perception – avait fini par céder.

Une satisfaction immense, inattendue, impossible à contenir, l’envahissait, dans l’attente. Une énergie folle qui se déployait de l’intérieur.

Le vol d’un dragon.

La grâce d’un serpent dont la danse reliait son sexe à sa tête en une illumination terrible.

Tout était possible. Le meilleur comme le pire. Et surtout le pire. Comme se voir surprise par un client vraiment pervers ou un groom en manque de sexe.

La porte entrouverte : elle était offerte à n’importe quel inconnu. On pouvait la baiser sans qu’elle ne voit le visage de son partenaire.

Au choix : par-devant ou par-derrière.

Ou les deux.

Deux fois de suite.

 

Chapitre 24 / La porte, suite et fin

Au lieu de prendre peur : elle sentit son sexe prendre feu. Aussi sûr qu’elle ne pouvait plus bouger un membre. À la limite de l’orgasme. Il aurait suffirait d’un rien – d’un courant d’air – pour la faire jouir.

Joséphine savait que la porte s’ouvrirait. Ce n’était qu’une question de secondes, de minutes, ou d’heures, mais elle tiendrait bon.

Enfin la porte bruissa, par une série de cliquetis électroniques et mécaniques.

Elle savait très exactement dans quelle position elle se trouvait.

Elle savait que le visiteur ne pourrait pas en louper une miette.

Elle savait qu’il pourrait regarder ses fesses sans risquer la honte.

Ce pouvait tout aussi bien être une femme de ménage, un client perdu, ou un collègue qui lui annoncera que son contrat de stage venait de se transformer en CDI… peu lui importait.

Joséphine savait tout. Elle captait tout : le frottement du bois dans une charnière, l’odeur d’un repas venu du couloir, un souffle d’air frais… et… boom ! Joséphine explosa dans tous les sens au moment où elle entendit le premier pas s’enfoncer dans la moquette. Sa jouissance fut bien plus forte que toutes les pénétrations possibles et imaginables.

Elle sentit la chaleur grimper à l’intérieur comme à l’extérieur.

Son corps, sa tête, son sexe, tout lâcha à ce moment précis pour la propulser dans un puits sans fond de plaisir. À des années-lumière des réalités quotidiennes, à la source de tous les orgasmes.

J’aime / J’aime pas

Plutôt que des secrets, j’aimerais vous proposer, lecteurs chéris, un petit inventaire de choses que j’aime… et de choses que je n’aime pas.

Soyons positif, commençons par un « j’aime » :

J’aime écrire avec la musique à fond.
Je n’aime pas quand on regarde par-dessus mon épaule pendant que j’écris.
J’aime parfois écrire avec une main dans la culotte.
Je n’aime pas quand je perds le fil de mon histoire après m’être masturbée un peu trop fort.
J’aime le sexe, vous devez vous en douter.
Je n’aime pas quand on retrouve une faute dans mes textes.
J’aime les textes qui claquent et font monter la température dans les culottes.
Je n’aime pas la romance, ça craint.
J’aime voir les garçons se retourner sur mon passage.
Je n’aime pas quand ils sont trop doux et que mon envie de soumission est trop forte.
J’aime la couleur des étincelles dans les yeux d’une amante.
Je n’aime pas les refus polis.
J’aime l’instant juste avant qu’un homme ne jouisse en moi.
Je n’aime pas quand ils se retirent de mes reins pour se contenter de jouir sur mes fesses.
J’aime sucer des sexes, tous les types de sexe, féminins, masculins, tous…
Je n’aime pas les filles trop timides.
J’aime les filles qui cachent leur jeu.
Je n’aime pas l’odeur de la lavande.
J’aime l’énergie du sexe au lever du jour.
Je n’aime pas les mecs qui ne me voient que comme une putain.
J’aime parfois ne pas avaler, juste m’amuser à faire couler le sperme sur ma gorge et mes seins.
Je n’aime pas spécialement les partenaires honteux.
J’aime parfois le goût du sang.
Je n’aime pas quand les bleus marquent la peau trop longtemps.
J’aime l’odeur du café, au petit matin, quand il possède un arrière-goût de sexe.