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De l’art d’écrire à une main et le coup du plombier

À la demande d’une lectrice plus curieuse que les autres, je m’apprête à vous livrer l’un de mes secrets d’écriture : j’écris parfois avec les doigts qui collent.

Les premiers jets et les dernières relectures se passent souvent avec une main sur le clavier et l’autre dans la culotte, quand j’en porte une.

Là, par exemple, je viens de l’enlever.  

Elle est posée à côté de mon clavier.

Je suis, comment dire… humide.

Le mot est faible.

Je coule.

Quand il faut vraiment que je pose les deux mains sur le clavier et que l’excitation est trop forte, il m’arrive de sortir un sextoy de ma boîte magique : mon golden boy à moi. Il est tout tout touttout lisse, tout dur, tout doré et il vibre tout seul.

Je le cale entre mes cuisses et j’essaye de garder mon calme tant que possible. Sans les mains, comme on dit. Et quand je n’en peux vraiment plus, que ça monte trop fort, je me finis bien vite bien fort à la main…

C’est à ce moment que tout peut arriver. Le moment où la réalité et la fiction peuvent entrer en collision et que les images les plus weird sont susceptibles d’apparaître. C’est dans ce genre de meta-moment que je fus surprise il y a une paire d’années en pleine écriture d’un texte : l’histoire classique d’une femme au foyer qui avait appelé le plombier et commençait à se faire un film en l’attendant…

Une question se posait : que pouvait-il bien lui arriver d’autre que prendre un bon coup dans la plomberie ?

L’on frappa à ma porte à ce moment précis.

Gros coup de stress : je cachais vite fait mon bordel et m’avançai vers la porte en me demandant qui se trouvait derrière. J’étais plus que chaude – quasi en rut – je me disais que ça allait se voir comme une chatte entre les cuisses d’une webcameuse perverse.

Je me retrouvais dans le rôle de mon héroïne sans idée de la suite du script, seulement vêtue d’un peignoir, d’un nœud dans les cheveux et le ventre en feu.

Je ne m’attendais pas à trouver une fille derrière la porte. Une livreuse de la poste, une jeune et jolie remplaçante…

Le temps de trouver un stylo, j’envisageai de lui proposer de marquer une pause milk shake en ma compagnie. Alors je compris que cette synchronisation d’événements ne devait rien au hasard.

Ma femme au foyer attendait un plombier et celui-ci arriva une heure en avance. Il sonna alors qu’elle était encore sous la douche. Elle descendit à poil et lui dit dans l’interphone d’attendre cinq minutes, le temps d’enfiler une robe. Elle était si troublée qu’après avoir ouvert la porte elle fonça dans la cuisine sans se poser de question.

Elle y retrouva ses esprits mais se rendit compte qu’elle n’avait pas mis de soutien-gorge. Ses gros seins glissaient sous sa robe. L’idée que le plombier puisse voir ses tétons à travers le tissu raviva son émoi et la crainte de sentir la mouille couler les long de ses cuisses.

L’homme, lui, ne comprenait pas ce qu’il faisait dans la cuisine avec cette femme qui commençait à se caresser les seins. À partir de là, tout était possible : il pouvait baiser la ménagère entre le frigo et le micro-ondes… ou s’enfuir en courant… car cet homme n’avait rien d’un plombier. Il n’était qu’un vulgaire vendeur à domicile tombé par hasard sur une femme au foyer en pleine crise de nymphomanie.

Je tendais l’accusé de réception à la factrice en déroulant les différents scénarios dans ma tête.

Je devais tout réécrire.

La réalité venait de dépasser ma fiction.

Une série de vérités s’étaient imposées à moi avec la puissance d’un orgasme : ne plus jamais chercher à faire réaliste – tenir tête à cette fucking réalité – et toujours essayer de la prendre de cours, par tous les moyens possibles.

Deux histoires de séquestration

Dans le quatrième volume des Confessions Brutales, je vous proposais l’histoire de Joséphine, cette jeune stagiaire qui avait découvert une nouvelle forme d’orgasme (une ISM, c-à-d une Illumination Sexuelle Mystique selon ses propres termes) après avoir servie de monnaie d’échange entre une startup française et une bande de yakuzas.

Pour le cinquième volume des Confessions Brutales publié il y a quelques jours, nous restons très proche du monde de l’entreprise. Avec Malika, une working girl 100% corporate à qui rien ne résiste – capturée et tourmentée par un malade pendant son jogging.

La confession de Malika m’a ouvert la porte d’un sous-genre fictionnel à la mode sur Wattpad. En cherchant avec les bons mots clés (kidnapping + mariage forcé) vous y trouverez des centaines et des centaines de fictions de beurettes mariées de force/violées/prostituées/amoureuses (rayez la mention inutile) d’un thug ou d’un badboy des cités.

Je ne considère pas mon texte comme une variation directe autour de ce thème. L’histoire de Malika n’a rien à voir avec ces histoires d’adolescentes mais elle navigue sur les mêmes ondes de la psychosphère. Vous en saurez plus en lisant cette confession brutale, si ce n’est pas déjà fait.

Révélations croustillantes

Avez-vous entendu parler du concours de nouvelles érotiques sur le site chuchote-moi.fr ? (Il reste encore une semaine pour participer).

Ma contribution à ce concours renferme un certain nombre de révélations croustillantes. Une nouvelle dans laquelle je raconte comment j’ai inventé Twitter en me branlant dans les toilettes d’un bar à cocktail…

À lire ici : https://chuchote-moi.fr/…

comment j'ai inventé Twitter en me branlant dans les toilettes d'un bar à cocktail

Un point de départ

Mon dernier texte (Une nuit dans la forêt avec une louve-garou en chaleur) laissera sûrement les amateurs de sensations folles sur leur faim.
Il devrait également me valoir une réputation d’hérétique dans le cercle fermé des amateurs de loups-garous.
Une nouvelle plus « classique » que d’habitude, moins bordélique, moins délirante, sans brutalité (ou presque) ni violence… ce n’est pas que j’aie voulu changé de style mais ce texte prend source dans le souvenir d’une balade étrange. La forêt vibrait sous le soleil et tout semblait m’envoyer un message. J’envisageais la possibilité d’un peuple caché du monde. Je découvrais le frisson des feuilles, impatientes de voir arriver l’automne pour se enfin blottir les unes contre les autres…
Plus j’y pense, plus je me dis que ce texte n’est qu’un point de départ. Une simple rumeur qui à force d’enfler prendrait les atours d’une légende urbaine. De quoi attirer une faune de personnages pas forcément bien attentionnées dans ces bois… des chasseurs de loup-garou, des touristes de l’extrême, des journalistes un peu givrés…

Strange days

Je suis dans un phase d’écriture un peu strange.
J’ai levé le pied sur les Confessions Brutales pour me lancer dans l’écriture de tout un tas de nouvelles plus bizarres les unes que les autres. Il y a des histoires de loup-garou (je vous en dirai un peu plus à ce sujet dans les jours qui viennent), du cyberpunk, de l’anticipation zarbi, et des fanfictions plutôt décoiffantes…
Dernier exemple en date : « Une soirée avec Justin Bieber (premiers émois sodomites) » ou comment Justin Bieber découvre le sexe anal et la vérité sur sa petite copine transexuelle au cours de la même soirée.

Mauvais genres (3)

Ce billet fait suite à Mauvais genres (1) et Mauvais genres (2), notes dans lesquelles je répondais à une question de @faustaweb (sur Wattpad).. J’y parlais de deux ou trois choses au sujet des genres et registres littéraires.

 

Mais où voulais-je en venir en parlant des mauvais genres (?)… sûrement au fait que la notion de genres littéraires me semble de plus en plus confuse.
Quel est le genre de la saga Games of Thrones par exemple ? tant il est plus question de considérations sur le pouvoir que de mythologie.
Quel est le genre des livres d’un Stephen King ? qui navigue entre SF, épouvante et fantasy, pour ne parler des angoisses de la société américaine.
Ce ne sont que deux exemples parmi tant d’autres dont la singularité montre que les classifications littéraires ne sont que des cache-sexes pour les auteurs (et surtout pour les éditeurs ?).
À bien y réfléchir, quand on me demandait si j’écrivais d’autres choses que des textes éroticopornos, j’aurais pu répondre non, puisque je n’écris pas autre chose, mais l’inverse aurait été tout aussi vraie. Je pourrais très bien écrire le même genre d’histoires dans un décor différent, policier, fantastique, ou médiéval, car au fond ce qui m’intéresse ce sont les secrets intimes, les confessions recueillies par la ruse, les témoignages brutaux… ce que les femmes et les hommes cachent, se cachent, se livrent, consciemment ou non.
Dans ces conditions vous conviendrez que le sexe est un formidable terrain de jeu pour quelqu’un qui s’intéresse aux secrets que l’on cherche à contenir ou à diffuser, ceux dont on a perdu la trace, ceux qui peuvent nous sauver ou nous perdre, ou les deux à la fois.