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Test je suis Roxy Raye (Dingo Porn 2.0)

Test je ne suis pas un robot.

Test je ne suis pas Justin Bieber.

Test je suis Roxy Raye : je suis un cul de balbutiante revendiqué comme un jeu sexuel – je suis une littérature porno louche pour puceau – je suis un porno gay au garage forcé avec tendresse, avec une casquette Brazzers sur la tête et un kebab au goût de sperme – je suis une suceuse de l’Ouest – je suis une histoire de beurette qui montre sa bite aux trous noirs – je suis ton fantasme de cul de bourgeoise en 3D – je suis ton garde boue hollandais kamasutra pour participer à une fanfiction gangbang + sodomie + bukkake + putes mais sans aucune queue de taulard à l’horizon.

Je suis un test.

Je suis un test, un test.

Je suis une peste.

De l’art d’écrire à une main et le coup du plombier

À la demande d’une lectrice plus curieuse que les autres, je m’apprête à vous livrer l’un de mes secrets d’écriture : j’écris parfois avec les doigts qui collent.

Les premiers jets et les dernières relectures se passent souvent avec une main sur le clavier et l’autre dans la culotte, quand j’en porte une.

Là, par exemple, je viens de l’enlever.  

Elle est posée à côté de mon clavier.

Je suis, comment dire… humide.

Le mot est faible.

Je coule.

Quand il faut vraiment que je pose les deux mains sur le clavier et que l’excitation est trop forte, il m’arrive de sortir un sextoy de ma boîte magique : mon golden boy à moi. Il est tout tout touttout lisse, tout dur, tout doré et il vibre tout seul.

Je le cale entre mes cuisses et j’essaye de garder mon calme tant que possible. Sans les mains, comme on dit. Et quand je n’en peux vraiment plus, que ça monte trop fort, je me finis bien vite bien fort à la main…

C’est à ce moment que tout peut arriver. Le moment où la réalité et la fiction peuvent entrer en collision et que les images les plus weird sont susceptibles d’apparaître. C’est dans ce genre de meta-moment que je fus surprise il y a une paire d’années en pleine écriture d’un texte : l’histoire classique d’une femme au foyer qui avait appelé le plombier et commençait à se faire un film en l’attendant…

Une question se posait : que pouvait-il bien lui arriver d’autre que prendre un bon coup dans la plomberie ?

L’on frappa à ma porte à ce moment précis.

Gros coup de stress : je cachais vite fait mon bordel et m’avançai vers la porte en me demandant qui se trouvait derrière. J’étais plus que chaude – quasi en rut – je me disais que ça allait se voir comme une chatte entre les cuisses d’une webcameuse perverse.

Je me retrouvais dans le rôle de mon héroïne sans idée de la suite du script, seulement vêtue d’un peignoir, d’un nœud dans les cheveux et le ventre en feu.

Je ne m’attendais pas à trouver une fille derrière la porte. Une livreuse de la poste, une jeune et jolie remplaçante…

Le temps de trouver un stylo, j’envisageai de lui proposer de marquer une pause milk shake en ma compagnie. Alors je compris que cette synchronisation d’événements ne devait rien au hasard.

Ma femme au foyer attendait un plombier et celui-ci arriva une heure en avance. Il sonna alors qu’elle était encore sous la douche. Elle descendit à poil et lui dit dans l’interphone d’attendre cinq minutes, le temps d’enfiler une robe. Elle était si troublée qu’après avoir ouvert la porte elle fonça dans la cuisine sans se poser de question.

Elle y retrouva ses esprits mais se rendit compte qu’elle n’avait pas mis de soutien-gorge. Ses gros seins glissaient sous sa robe. L’idée que le plombier puisse voir ses tétons à travers le tissu raviva son émoi et la crainte de sentir la mouille couler les long de ses cuisses.

L’homme, lui, ne comprenait pas ce qu’il faisait dans la cuisine avec cette femme qui commençait à se caresser les seins. À partir de là, tout était possible : il pouvait baiser la ménagère entre le frigo et le micro-ondes… ou s’enfuir en courant… car cet homme n’avait rien d’un plombier. Il n’était qu’un vulgaire vendeur à domicile tombé par hasard sur une femme au foyer en pleine crise de nymphomanie.

Je tendais l’accusé de réception à la factrice en déroulant les différents scénarios dans ma tête.

Je devais tout réécrire.

La réalité venait de dépasser ma fiction.

Une série de vérités s’étaient imposées à moi avec la puissance d’un orgasme : ne plus jamais chercher à faire réaliste – tenir tête à cette fucking réalité – et toujours essayer de la prendre de cours, par tous les moyens possibles.

Horoscope du mois de mars (Poisson)

Poissons, vous atteignez un nouveau tournant dans votre vie. Une sorte de nouvelle vague. Mais gare aux vagues scélérates, celles qui vous annoncent que vous êtes dépassées et qu’une nouvelle génération commence à vous pousser vers la sortie.

Une de mes copines me racontait il y a quelques jours l’histoire de sa nièce de quatorze ans. Une petite garce qui s’est fait gauler par sa mère dans une situation délicate (non pas en train de regarder du porno sur internet ou de jouer à touche-pipi avec son petit ami – ce serait trop classique). La petite salope en herbe s’amusait dans sa chambre avec deux de ses copines, dont une se trouvait dans une posture de soumise – totalement nue – le corps ficelé avec des cordes trouvées dans le garage – la bouche bâillonnée avec un de ces bandanas revival 90’s.

La mère n’était pas au bout de ses surprises. En détachant ce qu’elle avait pris pour la souffre-douleur de la bande, elle découvrit que la captive était percée aux deux tétons et qu’un tatouage façon pin-up lui décorait l’épaule.

Plus inquiétant, la mère eut un moment de recul quand elle découvrit l’état de la moquette. La blondinette avait tellement kiffé sa race qu’une tache de mouille avait coulé sous ses fesses.

L’audace de ses trois jeunes collégiennes ne nous avait pas laissées indifférentes. Nous n’étions pas choquées pour un sou, mais vaguement dépassées par les événements. Ce genre de délire, nous ne l’avions découvert que bien plus tard. À cet âge-là, me dit ma copine poisson, ma vie sexuelle se limitait à me caresser à travers la culotte devant Hélène et les garçons.

Après cet aveu, elle resta un moment silencieuse. Je l’imaginais soucieuse de savoir que la barre allait devenir trop haute un de ces jours, même pour des filles aussi délurées que nous.

Pour ma part, les frasques de la nouvelle génération m’ouvraient de nouvelles zones potentielles de danger, de nouveaux territoires à explorer, et je ne pouvais résister à l’envie de savoir ce que sa nièce avait réellement dans le ventre.
De retour chez moi je n’ai pas pu m’empêcher de fouiller le net à la recherche de photos de la nièce. Je trouvais assez facilement son compte Twitter et, de fil en aiguille, je partis à la recherche de ses petites copines de jeu.

J’étais consciente qu’il y avait une limite très claire à ne pas franchir.

C’est une mineure.

C’est la nièce d’une vieille copine.

C’est trèèèèèèès dangereux. Et c’est très justement ce qui m’excitait.

Pour tout vous dire – au point où j’en suis – je pourrais très bien me mettre à sa poursuite un samedi soir, la draguer dans l’une de ses boîtes préférées et tenter de la mettre dans mon lit sans qu’elle ne sache qui je suis ni d’où je sors. Ce serait là un véritable gâchis, tant elle m’inspire des fantasmes nettement plus exaltants. Je pourrais tout aussi bien me rendre dans l’un de ces lieux de perdition dont elle raffole et tout mettre en œuvre pour que son petit groupe d’amies s’en prennent à l’innocente que je m’efforcerais de jouer.

Horoscope du mois de janvier (Capricorne)

Selon le blog « sos-adultere » (http://sos-adultere.tumblr.com/), les hommes disposent de 5 manières de réagir quand leur femme ont des soupçons sur leur fidélité.

1, la solution de facilité, le déni : c’est pas moi, j’ai rien fait, ça doit être le voisin, ou un sosie !

2, le mensonge, il y a en a qui ont toujours une bonne excuse dans la poche : j’ai perdu un pari, j’allais t’en parler, c’est pas comme si je t’avais trompé, c’est que du sexe…

3, plus risqué, l’honnêteté : y’a pas de mal à tirer un coup ailleurs de temps en temps, les hommes ont toujours fait ça… bon oui j’avoue, je me suis comporté comme un con…

4, la culpabilité, une option qui a fait ses preuves : je ne sais pas quoi te dire chérie, je suis désolé, je suis un moins que rien… je sais pas ce qui m’est passé par la tête, je voulais juste voir ailleurs. Comme s’il ne s’agissait que de voir, sans toucher, sans goûter, sans mettre les doigts dans le pot de confiture.

5, l’ironie, efficace et pas chère : attends, je me suis juste fait sucer, y’a pas mort d’homme !

Pour équilibrer la balance et tomber sur un nombre paire je vous proposerais, mes chers amis capricornes adeptes de l’adultère, de foncer dans le tas en testant une sixième solution : la provocation.

Une manière comme une autre de transformer un simple incident diplomatique en déclaration de guerre nucléaire et de vous comporter en véritable bête à cornes : proposez à votre femme de rencontrer votre maîtresse.

Et ne vous limitez pas à une simple présentation, invitez les deux femmes pour un week-end à la campagne et faites de ce séjour le climax de votre vie de couple et de votre vie d’amant.

Un fantasme compte triple où rien ne vous sera épargné, où tout peut arriver.

L’une des deux femmes pourrait prendre le pas sur l’autre, dans une joute verbale ou un combat de catch, pour finir dans un déferlement de saphisme. À moins que les deux furies (dans un compromis dont seules les femmes ont le secret), se liguent contre vous et mettent en oeuvre tous ces fantasmes cruels de domination qu’elles effleurent, de temps à autres, lors de leurs rêves érotiques les plus sales.

Attendez-vous à tout, surtout au pire.

De quoi XDDL est-il le nom ?

Xavier Dupont de Ligonnès n’est pas mort : il vient régulièrement me visiter en rêve.

Parfois, c’est un sosie croisé sur la jetée. D’autres fois, c’est un personnage secondaire d’une quête. Il se révèle toujours être un espion, un agent secret, voire le gardien d’un secret : il tente de m’expliquer – avec ses mots – avec ses gestes – qu’il n’est pas celui que l’on croit – qu’il est un survivant – l’échappé d’un suicide collectif qui aurait mal tourné – et quand les mots ne suffisent plus, ses arguments prennent la forme de caresses et d’étreintes d’un érotisme que je qualifierais de clandestin.

Ses doigts (je n’en saurais compter le nombre) me parcourent le corps, me fouillent la rétine, à la recherche de mes petits secrets, de mes zones érogènes les mieux cachées… c’est un monstre… une créature des profondeurs qui connaît tout de moi sans me poser de question. Un animus, dirait Monsieur Jung. Un vieil archétype cherchant à se faire passer pour un simple visiteur égaré. Le maître des métamorphoses : le plombier qui vous dépanne un soir d’automne, le journaliste de la presse à scandale, le fils unique qui se permet de me présenter son jumeau avant de s’incruster aux repas de famille, l’intrus que l’on écoute, entre le fromage et le dessert, raconter de quelle manière j’ai découvert la masturbation en écoutant les conseils avisés d’une grande de l’école primaire, sous les rires de mes frères et l’ombre de cette présence ténébreuse, ce vieil ami toujours prêt à rendre service, pour un coup de pelle dans le jardin ou pour m’indiquer la direction de quelque chemin de perversion.

Considérons qu’il ne s’agit pas seulement d’idées lancées en l’air ou d’un certain courant de la psychosphère, je l’ai suivi dans la forêt, et je dois avouer que je le crains encore plus quand il ouvre la marche vers cet endroit bien connu, point de repère de mes randonnées nocturnes : dans cette fange, cette bauge d’une famille de sangliers épouvantés par le bruit de nos bottes.

C’est ici que nous pratiquons le sexe de la manière la plus dégradante qui soit.

Dans la boue et le sang, il me murmure à l’oreille que la romance est morte, que la nécromancie sera à la mode au printemps prochain, que ce ne sont que des histoires, et il me demande de plonger. J’obéis, les mains en avant, la tête en arrière, le corps dans le vide, ses doigts libres au fond de mes entrailles.

Tout s’accélère : la spirale se rétrécit bien avant que je ne puisse mettre de mot sur ce sentiment d’oppression, il m’attire doucement vers lui, ses incantations prennent de l’amplitude, de la vitesse. Puis l’accélération se transforme en précipitation au fur et à mesure que les courbes se contractent sur elles-mêmes.

Plus je m’enfonce, plus l’orgasme monte, si puissant que je cherche à me rattraper à quelque chose, un mur, une corde, un homme, mais je nage dans la bave, la mouille, un ruisseau, un torrent, un fluide dans lequel je finis par me raccrocher à un roc : son sexe, entre mes cuisses. Il jouit en moi, me laissant couler comme un sous-marin perdu dans les abysses.

Je pleure, de tout mon corps, en larmes, en sueur, en transe, en ayant pris le plus grand pied de ma vie.

Quand je me réveille dans le noir, ce pourrait tout aussi bien être ma chambre, ou une cave scellée pour l’éternité, ou le bout du bout du monde, là où la lumière n’ose plus se lever. Je me réveille avec une vague idée en tête, quatre lettres comme un code secret, comme une catégorie interdite de films pornos, XDDL, la hantise de toutes les demoiselles…