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Sasha Grey’s society

Sasha Grey's Society

Je viens de terminer Juliette Society, le premier roman de Sasha Grey. À aucun moment je n’ai pu me défaire de l’image et de la présence son autrice. Son visage, son attitude, son regard et sa paire de seins pâles m’ont collé à la peau.

S’il est clair que Sasha Grey joue de son image en confrontant ses héroïnes à leurs doubles, cela ne réduit pas le trouble qui m’a saisi tout au long de ma lecture.

J’étais directement interpellé, moi qui ai pris la décision de masquer mon identité derrière un pseudo crypté et un avatar clandestin de fille à cagoule. La question se posait. Devrais-je, moi aussi, jouer sur cette ambivalence, quitte à me servir de mon cul pour vendre des livres ? Ou dois-je me conforter dans l’idée que j’ai fait le bon choix : écrire en totale rupture avec mes activités de sexcameuse pour ne jamais donner prise au lecteur sur autre chose que sur mes mots.

Littérature porno pop chaos

J’ai récemment ajouté cette étrange mention sur ma description de blog : Littérature porno pop chaos.

Ceux qui connaissent mes écrits comprendront la formule sans explication.

Pour les autres, cela mérite quelques précisions :

Parce que je ne fais pas dans la romance. Ou alors la romance n’est qu’un événement, disons, accidentel, accessoire.

Parce que je ne fais pas vraiment dans l’érotisme. Ou tout du moins pas dans l’érotisme marketé et aseptisé prêt-à-passer à la télé.

Parce que que je ne m’accroche pas à des univers codifiés et ne conçois pas mon écriture autrement que dans le chaos, avec du fun, du weird, de la pop culture, de la brutalité, de la pornographie, de l’étrange à forte teneur en what the fuck et un parfois un mauvais goût totalement assumé…

Et surtout parce que je m’autorise toutes les audaces littéraires, surtout dans les mauvais genres.

De l’art d’écrire à une main et le coup du plombier

À la demande d’une lectrice plus curieuse que les autres, je m’apprête à vous livrer l’un de mes secrets d’écriture : j’écris parfois avec les doigts qui collent.

Les premiers jets et les dernières relectures se passent souvent avec une main sur le clavier et l’autre dans la culotte, quand j’en porte une.

Là, par exemple, je viens de l’enlever.  

Elle est posée à côté de mon clavier.

Je suis, comment dire… humide.

Le mot est faible.

Je coule.

Quand il faut vraiment que je pose les deux mains sur le clavier et que l’excitation est trop forte, il m’arrive de sortir un sextoy de ma boîte magique : mon golden boy à moi. Il est tout tout touttout lisse, tout dur, tout doré et il vibre tout seul.

Je le cale entre mes cuisses et j’essaye de garder mon calme tant que possible. Sans les mains, comme on dit. Et quand je n’en peux vraiment plus, que ça monte trop fort, je me finis bien vite bien fort à la main…

C’est à ce moment que tout peut arriver. Le moment où la réalité et la fiction peuvent entrer en collision et que les images les plus weird sont susceptibles d’apparaître. C’est dans ce genre de meta-moment que je fus surprise il y a une paire d’années en pleine écriture d’un texte : l’histoire classique d’une femme au foyer qui avait appelé le plombier et commençait à se faire un film en l’attendant…

Une question se posait : que pouvait-il bien lui arriver d’autre que prendre un bon coup dans la plomberie ?

L’on frappa à ma porte à ce moment précis.

Gros coup de stress : je cachais vite fait mon bordel et m’avançai vers la porte en me demandant qui se trouvait derrière. J’étais plus que chaude – quasi en rut – je me disais que ça allait se voir comme une chatte entre les cuisses d’une webcameuse perverse.

Je me retrouvais dans le rôle de mon héroïne sans idée de la suite du script, seulement vêtue d’un peignoir, d’un nœud dans les cheveux et le ventre en feu.

Je ne m’attendais pas à trouver une fille derrière la porte. Une livreuse de la poste, une jeune et jolie remplaçante…

Le temps de trouver un stylo, j’envisageai de lui proposer de marquer une pause milk shake en ma compagnie. Alors je compris que cette synchronisation d’événements ne devait rien au hasard.

Ma femme au foyer attendait un plombier et celui-ci arriva une heure en avance. Il sonna alors qu’elle était encore sous la douche. Elle descendit à poil et lui dit dans l’interphone d’attendre cinq minutes, le temps d’enfiler une robe. Elle était si troublée qu’après avoir ouvert la porte elle fonça dans la cuisine sans se poser de question.

Elle y retrouva ses esprits mais se rendit compte qu’elle n’avait pas mis de soutien-gorge. Ses gros seins glissaient sous sa robe. L’idée que le plombier puisse voir ses tétons à travers le tissu raviva son émoi et la crainte de sentir la mouille couler les long de ses cuisses.

L’homme, lui, ne comprenait pas ce qu’il faisait dans la cuisine avec cette femme qui commençait à se caresser les seins. À partir de là, tout était possible : il pouvait baiser la ménagère entre le frigo et le micro-ondes… ou s’enfuir en courant… car cet homme n’avait rien d’un plombier. Il n’était qu’un vulgaire vendeur à domicile tombé par hasard sur une femme au foyer en pleine crise de nymphomanie.

Je tendais l’accusé de réception à la factrice en déroulant les différents scénarios dans ma tête.

Je devais tout réécrire.

La réalité venait de dépasser ma fiction.

Une série de vérités s’étaient imposées à moi avec la puissance d’un orgasme : ne plus jamais chercher à faire réaliste – tenir tête à cette fucking réalité – et toujours essayer de la prendre de cours, par tous les moyens possibles.

Dingo Porn

Dingo porn : Xavier Dupont de Ligonnès son corps retrouvé par Lady Gaga (une salope de tinder). Elle essaye de le faire bander – une bite dans chaque main – dans un labyrinthe porno → Elle montre son minou sur twitter sans s’en rendre compte. Son sosie porno au visage d’orgasme foudroyant fond de teint Gucci touche les seins de sa soeur. Pute ! Cette vierge en string recherchée pour ses confessions pornos travesties : le journal intime sexuel d’une princesse cochonne : ma première levrette dans une branleuse automatique / jeu sexuels sodomie au ralenti / récits pipi culotte combinaison / commander une Mc Flury saveur sperme / comment me branler quand je suce des profs au lycée ?

(Ce court texte vous est offert après une lecture stupéfiante des statistiques de visites de mon blog : j’y ai trouvé une quantité hallucinante de mots-clés tapés sur Google pour arriver jusque chez moi. L’impression de lire l’inconscient de mes visiteurs à ciel ouvert, de lire une histoire dans laquelle je me suis chargé de mettre un peu d’ordre…)

2017

2017
Nouveau chapitre.
Nouveaux projets.

Très peu présente sur internet ces derniers temps, et pour cause, j’ai travaillé sur deux projets qui me tiennent à cœur :
– La publication des Confessions Brutales en format papier, incluant un texte inédit.
– Et un mini-roman en cours d’écriture. Appelons le Projet Z pour le moment…

…à très vite pour de nouvelles aventures.

De quoi XDDL est-il le nom ?

Xavier Dupont de Ligonnès n’est pas mort : il vient régulièrement me visiter en rêve.

Parfois, c’est un sosie croisé sur la jetée. D’autres fois, c’est un personnage secondaire d’une quête. Il se révèle toujours être un espion, un agent secret, voire le gardien d’un secret : il tente de m’expliquer – avec ses mots – avec ses gestes – qu’il n’est pas celui que l’on croit – qu’il est un survivant – l’échappé d’un suicide collectif qui aurait mal tourné – et quand les mots ne suffisent plus, ses arguments prennent la forme de caresses et d’étreintes d’un érotisme que je qualifierais de clandestin.

Ses doigts (je n’en saurais compter le nombre) me parcourent le corps, me fouillent la rétine, à la recherche de mes petits secrets, de mes zones érogènes les mieux cachées… c’est un monstre… une créature des profondeurs qui connaît tout de moi sans me poser de question. Un animus, dirait Monsieur Jung. Un vieil archétype cherchant à se faire passer pour un simple visiteur égaré. Le maître des métamorphoses : le plombier qui vous dépanne un soir d’automne, le journaliste de la presse à scandale, le fils unique qui se permet de me présenter son jumeau avant de s’incruster aux repas de famille, l’intrus que l’on écoute, entre le fromage et le dessert, raconter de quelle manière j’ai découvert la masturbation en écoutant les conseils avisés d’une grande de l’école primaire, sous les rires de mes frères et l’ombre de cette présence ténébreuse, ce vieil ami toujours prêt à rendre service, pour un coup de pelle dans le jardin ou pour m’indiquer la direction de quelque chemin de perversion.

Considérons qu’il ne s’agit pas seulement d’idées lancées en l’air ou d’un certain courant de la psychosphère, je l’ai suivi dans la forêt, et je dois avouer que je le crains encore plus quand il ouvre la marche vers cet endroit bien connu, point de repère de mes randonnées nocturnes : dans cette fange, cette bauge d’une famille de sangliers épouvantés par le bruit de nos bottes.

C’est ici que nous pratiquons le sexe de la manière la plus dégradante qui soit.

Dans la boue et le sang, il me murmure à l’oreille que la romance est morte, que la nécromancie sera à la mode au printemps prochain, que ce ne sont que des histoires, et il me demande de plonger. J’obéis, les mains en avant, la tête en arrière, le corps dans le vide, ses doigts libres au fond de mes entrailles.

Tout s’accélère : la spirale se rétrécit bien avant que je ne puisse mettre de mot sur ce sentiment d’oppression, il m’attire doucement vers lui, ses incantations prennent de l’amplitude, de la vitesse. Puis l’accélération se transforme en précipitation au fur et à mesure que les courbes se contractent sur elles-mêmes.

Plus je m’enfonce, plus l’orgasme monte, si puissant que je cherche à me rattraper à quelque chose, un mur, une corde, un homme, mais je nage dans la bave, la mouille, un ruisseau, un torrent, un fluide dans lequel je finis par me raccrocher à un roc : son sexe, entre mes cuisses. Il jouit en moi, me laissant couler comme un sous-marin perdu dans les abysses.

Je pleure, de tout mon corps, en larmes, en sueur, en transe, en ayant pris le plus grand pied de ma vie.

Quand je me réveille dans le noir, ce pourrait tout aussi bien être ma chambre, ou une cave scellée pour l’éternité, ou le bout du bout du monde, là où la lumière n’ose plus se lever. Je me réveille avec une vague idée en tête, quatre lettres comme un code secret, comme une catégorie interdite de films pornos, XDDL, la hantise de toutes les demoiselles…