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Miss Salope 2018 – épisode 1 – Catherine, 43 ans, femme au foyer à Lille

Miss Salope 2018 épisode 1

« C’est mon mari qui m’a inscrit au casting de Miss Salope. Il avait bien raison quand il disait que j’étais la plus grande salope de la région. Notre truc à mon mari et moi c’est l’exhib. Il me traîne dans des endroits pas possible et moi… et bien moi j’ouvre mes cuisses à la vue des passants… »

Dans la plus grande galerie marchande à 300 km à la ronde, Catherine se fond parfaitement dans le décor. Une de ces femmes matures, mariées et un peu m’as-tu-vu comme il s’en promène des millions sur les parkings de supermarché. L’archétype de la Ménagère Standard selon les normes en vigueur :

– une beauté brute sans artifices inutiles,

– une veste juste assez rouge pour attirer l’œil,

– une jupe à petits pois blancs,

– et les jambes lisses, sans nylon pour les protéger. Des jambes qu’elle ouvre en prenant place sur un pouf dans un magasin de chaussures.

Sa chatte est toute aussi lisse que ses jambes. Sans culotte, elle se fourre un doigt entre les cuisses, un doigt qu’elle agite sur son clitoris. Elle fait sauter les premiers boutons de son chemisier avec la même dextérité. Elle fouille encore un moment autour de ses lèvres grasses et remonte sa main pour sortir ses deux gros seins qui passent au-dessus le balcon.

La précision de ses gestes témoigne d’un savoir-faire éprouvé lors de multiples exhibitions du même calibre. Face au cameraman, Catherine se fait de moins en moins discrète, de plus en plus touchée par les regards des clientes présentes dans la boutique.

À la radio : le dernier single de Lady Gaga. Ca sonne comme des préliminaires un peu trash dans une discothèque de province, mais Catherine s’échauffe en solo sans vraiment savoir où son plaisir la mènera. Pulpeuse, elle déborde de partout, elle caresse son sexe plus fort, l’empoignant désormais à pleine main sans plus se soucier des coulures sur le siège. Au terme d’une masturbation frénétique, son ventre explose comme un colis piégé dans un hall de gare. Elle hurle et met en déroute le petit groupe de femmes qui s’étaient arrêté pour admirer sa petite démonstration.

Verdict du Jury : un bon démarrage pour Catherine, première candidate à nous montrer ses talents. La Production lui a d’ailleurs réservé une belle surprise. Une bande de lascars a été avertie de sa venue. Cinq mecs gaulés comme des footballeurs américains n’allaient tarder à faire irruption dans le magasin avec l’intention de proposer à Catherine un petit tour des caves leur cité-dortoir…

De l’art d’écrire à une main et le coup du plombier

À la demande d’une lectrice plus curieuse que les autres, je m’apprête à vous livrer l’un de mes secrets d’écriture : j’écris parfois avec les doigts qui collent.

Les premiers jets et les dernières relectures se passent souvent avec une main sur le clavier et l’autre dans la culotte, quand j’en porte une.

Là, par exemple, je viens de l’enlever.  

Elle est posée à côté de mon clavier.

Je suis, comment dire… humide.

Le mot est faible.

Je coule.

Quand il faut vraiment que je pose les deux mains sur le clavier et que l’excitation est trop forte, il m’arrive de sortir un sextoy de ma boîte magique : mon golden boy à moi. Il est tout tout touttout lisse, tout dur, tout doré et il vibre tout seul.

Je le cale entre mes cuisses et j’essaye de garder mon calme tant que possible. Sans les mains, comme on dit. Et quand je n’en peux vraiment plus, que ça monte trop fort, je me finis bien vite bien fort à la main…

C’est à ce moment que tout peut arriver. Le moment où la réalité et la fiction peuvent entrer en collision et que les images les plus weird sont susceptibles d’apparaître. C’est dans ce genre de meta-moment que je fus surprise il y a une paire d’années en pleine écriture d’un texte : l’histoire classique d’une femme au foyer qui avait appelé le plombier et commençait à se faire un film en l’attendant…

Une question se posait : que pouvait-il bien lui arriver d’autre que prendre un bon coup dans la plomberie ?

L’on frappa à ma porte à ce moment précis.

Gros coup de stress : je cachais vite fait mon bordel et m’avançai vers la porte en me demandant qui se trouvait derrière. J’étais plus que chaude – quasi en rut – je me disais que ça allait se voir comme une chatte entre les cuisses d’une webcameuse perverse.

Je me retrouvais dans le rôle de mon héroïne sans idée de la suite du script, seulement vêtue d’un peignoir, d’un nœud dans les cheveux et le ventre en feu.

Je ne m’attendais pas à trouver une fille derrière la porte. Une livreuse de la poste, une jeune et jolie remplaçante…

Le temps de trouver un stylo, j’envisageai de lui proposer de marquer une pause milk shake en ma compagnie. Alors je compris que cette synchronisation d’événements ne devait rien au hasard.

Ma femme au foyer attendait un plombier et celui-ci arriva une heure en avance. Il sonna alors qu’elle était encore sous la douche. Elle descendit à poil et lui dit dans l’interphone d’attendre cinq minutes, le temps d’enfiler une robe. Elle était si troublée qu’après avoir ouvert la porte elle fonça dans la cuisine sans se poser de question.

Elle y retrouva ses esprits mais se rendit compte qu’elle n’avait pas mis de soutien-gorge. Ses gros seins glissaient sous sa robe. L’idée que le plombier puisse voir ses tétons à travers le tissu raviva son émoi et la crainte de sentir la mouille couler les long de ses cuisses.

L’homme, lui, ne comprenait pas ce qu’il faisait dans la cuisine avec cette femme qui commençait à se caresser les seins. À partir de là, tout était possible : il pouvait baiser la ménagère entre le frigo et le micro-ondes… ou s’enfuir en courant… car cet homme n’avait rien d’un plombier. Il n’était qu’un vulgaire vendeur à domicile tombé par hasard sur une femme au foyer en pleine crise de nymphomanie.

Je tendais l’accusé de réception à la factrice en déroulant les différents scénarios dans ma tête.

Je devais tout réécrire.

La réalité venait de dépasser ma fiction.

Une série de vérités s’étaient imposées à moi avec la puissance d’un orgasme : ne plus jamais chercher à faire réaliste – tenir tête à cette fucking réalité – et toujours essayer de la prendre de cours, par tous les moyens possibles.