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Horoscope sexuel du mois d’août (Lion)

Horoscope sexuel lion

Le douzième et dernier horoscope de la série.

Nous avons eu, dans l’ordre : une tentative de performance scandaleuse de la part d’un réparateur informatique – un appel à oser les incartades les plus vicieuses – une charge contre les scorpions – une odyssée dans les tags les plus obscurs – l’histoire d’un adultère avec femme et maîtresse – du sexe en voiture avec un gendarme – un fantasme de gamine bondage – la recherche du grand amour sur Pornhub – le minotaure et sa grosse bite mythologique – une aventure catastrophe de soumission spatiotemporelle – et la scandaleuse humiliation publique de Marina…

Bref, le moment est venu de boucler la boucle en essayant de vous convaincre qu’une première fois est toujours possible.

Le premier amour, le premier doigt dans la chatte, la première goutte de sperme avalée sans recracher…

Le premier plan à trois, à quatre, à cinq, à plus…

Le premier travestissement, le premier léchage de cul, la première entorse à ses principes.

Il y a tant et tant de premières fois possibles et imaginables – chères lionnes et lions – que vous n’avez que l’embarras du choix. Si vous manquez d’imagination : pensez à cette femme qui rêve que son mari l’insulte ou lui crache à la figure pendant l’amour – pensez à cet homme qui éjacule pour la première fois sur le ventre et la poitrine de sa femme – pensez à cette femme qui a pissé sur son mari sans s’en rendre compte parce qu’elle venait de jouir pour la première fois depuis des années – pensez à cet homme qui, faisant fi de sa morale et de son dégoût pour le sang, osa faire l’amour à sa femme pendant ses règles…

Chaque jour offre une bonne occasion de repousser les frontières de sa sexualité.

Sortir de sa zone de confort n’est pas réservé à une élite de sybarites patentés. Tout le monde a quelque chose à essayer, que ce soit un simple doigt dans le cul ou se faire gang banger dans une cave de HLM sous les caméras de Jacquie et Michel.

De quoi XDDL est-il le nom ?

Xavier Dupont de Ligonnès n’est pas mort : il vient régulièrement me visiter en rêve.

Parfois, c’est un sosie croisé sur la jetée. D’autres fois, c’est un personnage secondaire d’une quête. Il se révèle toujours être un espion, un agent secret, voire le gardien d’un secret : il tente de m’expliquer – avec ses mots – avec ses gestes – qu’il n’est pas celui que l’on croit – qu’il est un survivant – l’échappé d’un suicide collectif qui aurait mal tourné – et quand les mots ne suffisent plus, ses arguments prennent la forme de caresses et d’étreintes d’un érotisme que je qualifierais de clandestin.

Ses doigts (je n’en saurais compter le nombre) me parcourent le corps, me fouillent la rétine, à la recherche de mes petits secrets, de mes zones érogènes les mieux cachées… c’est un monstre… une créature des profondeurs qui connaît tout de moi sans me poser de question. Un animus, dirait Monsieur Jung. Un vieil archétype cherchant à se faire passer pour un simple visiteur égaré. Le maître des métamorphoses : le plombier qui vous dépanne un soir d’automne, le journaliste de la presse à scandale, le fils unique qui se permet de me présenter son jumeau avant de s’incruster aux repas de famille, l’intrus que l’on écoute, entre le fromage et le dessert, raconter de quelle manière j’ai découvert la masturbation en écoutant les conseils avisés d’une grande de l’école primaire, sous les rires de mes frères et l’ombre de cette présence ténébreuse, ce vieil ami toujours prêt à rendre service, pour un coup de pelle dans le jardin ou pour m’indiquer la direction de quelque chemin de perversion.

Considérons qu’il ne s’agit pas seulement d’idées lancées en l’air ou d’un certain courant de la psychosphère, je l’ai suivi dans la forêt, et je dois avouer que je le crains encore plus quand il ouvre la marche vers cet endroit bien connu, point de repère de mes randonnées nocturnes : dans cette fange, cette bauge d’une famille de sangliers épouvantés par le bruit de nos bottes.

C’est ici que nous pratiquons le sexe de la manière la plus dégradante qui soit.

Dans la boue et le sang, il me murmure à l’oreille que la romance est morte, que la nécromancie sera à la mode au printemps prochain, que ce ne sont que des histoires, et il me demande de plonger. J’obéis, les mains en avant, la tête en arrière, le corps dans le vide, ses doigts libres au fond de mes entrailles.

Tout s’accélère : la spirale se rétrécit bien avant que je ne puisse mettre de mot sur ce sentiment d’oppression, il m’attire doucement vers lui, ses incantations prennent de l’amplitude, de la vitesse. Puis l’accélération se transforme en précipitation au fur et à mesure que les courbes se contractent sur elles-mêmes.

Plus je m’enfonce, plus l’orgasme monte, si puissant que je cherche à me rattraper à quelque chose, un mur, une corde, un homme, mais je nage dans la bave, la mouille, un ruisseau, un torrent, un fluide dans lequel je finis par me raccrocher à un roc : son sexe, entre mes cuisses. Il jouit en moi, me laissant couler comme un sous-marin perdu dans les abysses.

Je pleure, de tout mon corps, en larmes, en sueur, en transe, en ayant pris le plus grand pied de ma vie.

Quand je me réveille dans le noir, ce pourrait tout aussi bien être ma chambre, ou une cave scellée pour l’éternité, ou le bout du bout du monde, là où la lumière n’ose plus se lever. Je me réveille avec une vague idée en tête, quatre lettres comme un code secret, comme une catégorie interdite de films pornos, XDDL, la hantise de toutes les demoiselles…

J’aime / J’aime pas

Plutôt que des secrets, j’aimerais vous proposer, lecteurs chéris, un petit inventaire de choses que j’aime… et de choses que je n’aime pas.

Soyons positif, commençons par un « j’aime » :

J’aime écrire avec la musique à fond.
Je n’aime pas quand on regarde par-dessus mon épaule pendant que j’écris.
J’aime parfois écrire avec une main dans la culotte.
Je n’aime pas quand je perds le fil de mon histoire après m’être masturbée un peu trop fort.
J’aime le sexe, vous devez vous en douter.
Je n’aime pas quand on retrouve une faute dans mes textes.
J’aime les textes qui claquent et font monter la température dans les culottes.
Je n’aime pas la romance, ça craint.
J’aime voir les garçons se retourner sur mon passage.
Je n’aime pas quand ils sont trop doux et que mon envie de soumission est trop forte.
J’aime la couleur des étincelles dans les yeux d’une amante.
Je n’aime pas les refus polis.
J’aime l’instant juste avant qu’un homme ne jouisse en moi.
Je n’aime pas quand ils se retirent de mes reins pour se contenter de jouir sur mes fesses.
J’aime sucer des sexes, tous les types de sexe, féminins, masculins, tous…
Je n’aime pas les filles trop timides.
J’aime les filles qui cachent leur jeu.
Je n’aime pas l’odeur de la lavande.
J’aime l’énergie du sexe au lever du jour.
Je n’aime pas les mecs qui ne me voient que comme une putain.
J’aime parfois ne pas avaler, juste m’amuser à faire couler le sperme sur ma gorge et mes seins.
Je n’aime pas spécialement les partenaires honteux.
J’aime parfois le goût du sang.
Je n’aime pas quand les bleus marquent la peau trop longtemps.
J’aime l’odeur du café, au petit matin, quand il possède un arrière-goût de sexe.