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Miss Salope 2018 – épisode 4 – Natasha, 28 ans, escort girl à Rennes

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« J’ai plus d’un atout dans mon slip ! »

Les amateurs de sexe tarifé de la région de Rennes ne seront pas dépaysés. Pour citer l’un de ses clients : « Natasha suce comme une grosse pute et j’ai même eu le droit de lui faire une faciale. » C’est dire si ses clients lui sont reconnaissant.

Natasha ressemble en tout point à la description de sa fiche sur son site d’escort girl : Jolie blonde, joli cul – corps parfait de pute – avec un petit plus : elle possède un pénis.

Pour sa démo, elle décide de brancher une bande de marginaux, des semi-clochards et autres punks à chiens dans un coin pourri de la ville. La caméra la suit de loin, un zoom sur ses fesses et sa démarche de super bimbo sans complexe.

Les connaisseurs savent qu’elle ne porte pas de culotte. Pas la moindre trace de tissu sous ce pantalon ultra moulant. Pas même l’ombre d’une ficelle de string. Mais (il y a toujours un mais) elle éblouie tellement le monde que personne ne remarque la petite bosse sur le devant. Natasha n’est pas une fille comme les autres, vous le savez.

Et ce n’est pas ce petit détail de rien du tout qui va refroidir les cinq mecs qui s’arrêtent de parler en la voyant entrer dans les radars, les yeux brumeux comme s’ils venaient de voir une apparition vengeresse de la Sainte Vierge dans un programme de téléréalité. Une vierge en couleurs pop avec un joli 95C sous sa veste en cuir rose et un petit sac Carrefour City rempli de cadeaux : deux pack de 8.6 et un gros paquet de capotes.

Natasha s’allume une clope, s’ouvre une bière en leur demandant je ne sais quoi (impossible de lire sur les lèvres à cette distance). Elle tend la bière au type à sa droite (un jeune homme au cou de taureau). Elle ouvre la boîte de capotes, la vide dans l’herbe et se lève pour rejoindre un petit bosquet.

Dix minutes plus tard, elle en ressort seule, le visage visiblement harassé, le cul nettoyé au kärsher – avec une surprise pour le jury : cinq capotes pleines de jus. Cinq jolis ballons de baudruches lourds qu’elle tend à la caméra comme des trophées.

Verdict du Jury : Natasha, c’est un peu la révélation de l’année. Celle qui commence à rendre jalouses les autres concurrentes et à faire du bruit sur les réseaux sociaux. Mais qui a dit qu’un mec ne pouvait pas prétendre au titre de Miss Salope de l’année ?

XXXZK#2 : Comment j’ai inventé Twitter en me branlant dans les toilettes d’un bar à cocktail

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Intro / Prologue

Aucun auteur de science-fiction n’aurait pu anticiper les années 2000.

Comment aurait-on pu imaginer l’effondrement sans cesse répété des Twin Towers sur nos écrans ? ou prévoir l’incontrôlable multiplication des téléphones portables dans nos sacs à main ?

Ma contribution aux années 2000 tient de ce genre de miracle improbable : j’ai inventé Twitter sans le savoir, une nuit de juin, en recevant un coup de fil aux airs de prophétie. Le décor était flou et un goût d’alcool dans la bouche me rappelait à mes abus de la veille. J’eus à peine le temps de vérifier s’il n’y avait personne d’autre dans mon lit que le téléphone vibrait à nouveau.

Je composai le 888 en pilote automatique et m’attendis à reconnaître la voix d’une copine dans le haut-parleur – un truc du style : allo Ziggy je sais il est quatre heures du mat’ mais tu devineras jamais ce qu’il vient de m’arriver… et de conclure par le plan le plus pourri du début de millénaire.

 

1 – Comme un processus chimique en entraîne un autre

En lieu d’amie en galère, une voix d’homme au fort accent du sud-ouest avait laissé une trace dans ma boîte vocale – un message insensé – je l’écoutais plusieurs fois en cherchant lequel de mes potes était à l’origine de ce canular.

À la dernière écoute, j’avais réussi à me convaincre que ce mec s’était trompé de numéro. Mais ses paroles continuaient à résonner dans ma tête, portées par la dissolution des dernières molécules de tequila dans mon organisme.

Comme un processus chimique en entraîne un autre, les mots crus de l’anonyme réveillèrent ces petits papillons endormis dans le bas de mon ventre. Ma main glissa dans les draps à la recherche d’une prise, sur la peau, entre les cuisses.

Je me caressai en regrettant mon geste : j’avais supprimé le message bien trop vite – j’aurais aimé réentendre ses mots en m’effeuillant – les doigts écartant les grandes lèvres pour mieux pincer les petites.

Mon sexe me semblait aussi rugueux que la voix de l’inconnu, mais bientôt je mouillais assez pour oublier cette analogie douteuse.

 

2 – Une théorie sexuelle du chaos

Après m’être triturée les lèvres dans tous les sens et qu’un jus gras me coulait dans le creux de la main, toute envie de réflexion m’avait quitté. Je n’avais qu’une idée en tête, attraper mon clitoris pour le faire craquer entre mes phalanges.

Je l’effleurais, le chatouillais, jusqu’à dénicher la petite boule de sa cachette.

Mes caresses ricochaient sur le souvenir de la voix de l’inconnu. Je cherchais à reproduire sur mon sexe les sensations de ses intonations mélodieuses. Je retranscrivais par de petits coups secs sa manière brutale de couper l’échange. Je me touchais, timide et vicieuse, en l’imaginant encore au bout du fil, à l’écoute des moindres modulations de mon souffle.

Les mots du répondeur, en résonant de la sorte avec mon plaisir, provoquèrent une nouvelle association d’idées : une lubie, fulgurante, de faire l’amour à travers le téléphone.

Il me fallait trouver un moyen de me connecter avec cet homme.

Pour répondre à cette folie, ma main libre se saisit du portable pour le fourrer dans ma culotte, et dans l’ivresse qui était la mienne, je ne l’entendis pas sonner. Il venait d’entrer dans ma chatte, poussée par d’incontrôlables soubresauts. Je me branlais d’une ardeur sans égale avec ce gode improvisé dont les vibrations me firent littéralement bouillir de l’intérieur.

Comme dans une théorie sexuelle du chaos, la pression de quelques touches de téléphone à l’autre bout de la ville venaient de déclencher une catastrophe naturelle dans mon lit. Le battement d’aile du papillon, devenu tornade, entraînait tout sur son passage. En une série de chutes et de déflagrations. En une secousse sismique qui ressemblait fort à un orgasme.

Ces images s’imprimaient aussi bien dans mon crâne que dans mon ventre, et quand l’explosion fut trop forte, je lâchai prise vers le chemin du sommeil, saoule de bonnes vibrations.

 

3 – À la vitesse d’un parpaing lancé du sommet d’un gratte-ciel

Au réveil, je découvris l’appel en absence et la couche de macule recouvrant la coque du Nokia. Je consultai mon répondeur pour me rassurer sur son état de fonctionnement. Une femme, une inconnue, m’annonçait être en mesure de prouver que nous vivions dans un univers parallèle.

Si ce message ne m’était pas directement adressé, il fit remonter à la surface les souvenirs de la veille. Tout me revint à la vitesse d’un parpaing lancé du sommet d’un gratte-ciel : les bars – les cocktails – mes copines – et les toilettes décorées par les clients.

Entre les traditionnels messages orduriers et les stickers publicitaires, une liste de numéros de téléphone occupaient la quasi-totalité d’un pan de mur.

Partie pour une mauvaise blague, j’allais inscrire le 06 d’une amie d’un coup de rouge à lèvres. Au dernier moment, je changeai d’avis pour y inscrire le mien. Je n’eus pas le temps de regretter cette décision qu’un numéro masqué tentait de me joindre à nouveau : je décrochai pour me faire raccrocher au nez.

Après le petit-déjeuner, je ne regardais plus mon téléphone de la même manière. Mais ce n’était pas grave. J’allais retourner au bar pour mettre un bon coup de marqueur par-dessus mon numéro et réparer mes conneries.

 

4 – Mon instinct avait décidé pour moi

Quand le téléphone sonna pour la troisième fois de la matinée, je pris peur et n’osai pas répondre. Mes doigts refusaient de composer le numéro du répondeur où m’attendaient de nouvelles paroles énigmatiques : nouveau standard Marco Polo Paris 12 toilettes des hommes.

Comme j’avais toute la journée à tuer avant l’ouverture du bar de la veille, je fonçai à l’adresse indiquée. Il fallait que je bouge, que j’occupe mon cerveau avec quelque chose, un tour en métro, une petite marche et un Cherry Coke commandé avec la voix chevrotante.

Dans l’une des cabines de toilettes, je restai stupéfaite devant le standard : des dizaines de numéros – du sol au plafond – écrits par la même main.

Un grondement me fit sursauter.

Celui d’une porte que l’on claque, suivi par d’une série de bruits de pas.

Immobile, toute mon attention se portait sur le murmure de l’homme qui venait d’entrer. Je pensais qu’il allait s’adresser moi – je n’entendis que le zip de sa braguette et le crissement de ses poils pubiens lorsqu’il sortit son sexe de son slip.

La main prise de tremblements, je secouais mon téléphone comme j’aurais branlé un mec. Je priai pour qu’il ne sonne pas et j’imaginais toutes les possibilités : l’homme allait entendre le bruit de tonnerre que faisait mon coeur dans ma poitrine – ma peur déclencherait sans nulle doute son érection – il n’aurait plus qu’à pousser la porte, la bite à la main, pour abuser de moi.

Je délirai en attendant de voir son visage pour de vrai, prête à me pisser dessus à cause de la trouille. Quand il tira la chasse et s’en alla, je baissai mon pantalon et repris mon souffle en posant mes fesses sur la lunette.

Je restais assise un long moment après avoir fini mon pipi.

J’attendais.

Je ne savais pas ce que j’attendais, mais j’étais sûre que quelque chose allait se passer. Je compris quand un autre homme fit son entrée dans les toilettes. La situation m’excitait tellement que je n’étais plus en mesure de réfléchir.

Mon instinct avait décidé pour moi.

 

5 – À deux doigts de la mort

J’étais prête. Le doigt sur la gâchette. Prête à me toucher en imaginant la tête du type d’à côté, en jaugeant la gamme de réactions possibles s’il venait à découvrir une fille en pleine branlette dans la cabine voisine, à moins d’un mètre de sa bite. Une fille qui se doigtait en silence, en retenant ses soupirs, en fouillant les parois granuleuses de son vagin, de plus en plus trempées à mesure que la température augmentait.

Après son départ, l’excitation monta encore d’un cran.

Je composai le premier numéro du standard pour partager cet instant avec un inconnu, sans vraiment savoir ce que j’allais dire. Je laissai passer le message d’accueil et me limitai au plus court : Je viens de me… me branler… à côté d’un hommemon doigt… dans ma chatte… et mes cuisses… écartées…  

Je ne m’arrêtai pas à ce coup d’essai et envoyai une série de messages du même calibre en suivant l’ordre de la liste, en me branlant de plus en plus fort.

Je commentais la progression de ma masturbation d’une voix réduite à un souffle, jusqu’à ce que les mots me manquent, jusqu’à ce que la sonnerie du téléphone se mette à hurler comme un diable sorti de sa boîte.

Au bout du fil, une voix de robot débita deux phrases distinctes : Pas plus de 14 mots / Numéro privé sinon blacklisté.

Les deux règles inflexibles s’étaient gravées dans ma tête en même temps qu’apparurent les étoiles au plafond. Un tourbillon de flash jaunes-oranges, de comètes rouges de désir, aussi bruyantes qu’un groupe d’oiseaux pris de vertige avant le départ pour la grande migration.

À la limite du malaise, je m’accrochais à mon téléphone avec l’idée que ma dernière heure était venue.

J’allais mourir sur place, à moitié nue, deux doigts bien plantés dans la chatte.

Les frissons de la terreur et de l’orgasme m’enveloppèrent en même temps, dans une vague de plaisir aux saveurs complexes. J’avais joui si fort et j’avais eu si peur que je m’en étais mordus la main jusqu’au sang.

Quand les émotions refluèrent, je sentis des larmes couler sur mes joues. Je pleurai de joie, comme si après avoir frôlé la crise cardiaque ou quelque forme d’attaque cérébrale, je découvrais qu’un orgasme m’avait ramené à la vie.

C’est dans un état second que je m’enfuyai sans me laver les mains ni payer mon verre, si vite que je ne savais plus si j’avais laissé mon numéro sur le mur.

 

6 – Le Grand Jeu

Depuis cet incident, je ne sortais plus sans un petit carnet et des marqueurs au fond de mon sac. L’expérience ne m’avait pas refroidie, bien au contraire. Je n’avais pas cherché à effacer mon numéro dans l’autre bar et reçus une tonne d’annonces de plus en plus bizarres dans les jours qui suivirent :

– Un gros bourrin, vulgaire au possible, m’avait laissé une dizaine de messages et autant de variations autour du thème de la sodomie bestiale.

– Une jeune fille complètement à côté de la plaque hurlait des refrains de Britney Spears dans sa chambre de bonne.

– Un aristocrate à l’élocution parfaite lançait des appels à la révolution conservatrice depuis son donjon SM du quatrième arrondissement.

– Une femme, ou un homme, à moins que ce ne soit un transsexuel, totalement parano, s’adressait au Gouvernement et aux Renseignements Généraux par l’intermédiaire de ma boîte vocale.

Il y avait aussi ce mec dont le hobby consistait à distribuer des missions à ses correspondants. Ce matin-là, il me proposa d’attacher des pinces à linge au bout de mes seins. L’idée m’avait vaguement tenté, sauf qu’un autre programme m’attendait.

Déguisée en agent secret – lunettes noires, imperméable et jean passe-partout – j’allais faire mon entrée dans le Grand Jeu.

 

7 – Et le téléphone finissait toujours par sonner

Je m’apprêtais à ouvrir mon premier standard dans un bar où je n’avais jamais mis les pieds. Pour ce coup d’essai, j’inscrivis une vingtaine de numéros récupérés à droite à gauche, et n’oubliai surtout pas d’ajouter le mien en bout de liste.

Avant de disparaître, je m’adonnai à ma spécialité : mon rôle de nymphomane enfermée dans les toilettes. Je laissai à mes correspondants une série de communiqués à caractères sexuels en me branlant pour de vrai.

Il était possible que le patron passe un coup de peinture dans une heure, réduisant à néant mon travail, mais j’avais pris du bon temps. Le shoot d’adrénaline dépassait tout ce que j’avais essayé jusqu’à présent, drogues y comprises.

Mes branlettes téléphoniques valaient largement un coup d’un soir. C’est pourquoi j’en étais venue à inscrire mon numéro partout où c’était possible, sans en parler à mes copines, plus par prudence que par goût du secret.

Je nageais entre le réel et le virtuel, en craignant parfois que tout cela ne soit qu’un grand délire, me demandant si ces aventures n’étaient pas le produit d’un mauvais rêve érotique. Et le téléphone finissait toujours par sonner. Je replongeai alors dans mes imprudences masturbatoires en compagnie d’inconnus.

 

8 – La Femme Araignée et l’Homme à la Cagoule

Une fois dans la boucle, il était difficile de sortir de ce réseau social clandestin, sorte d’internet primitif des toilettes. Vous pouviez toujours tenter d’effacer votre numéro. Il finirait par ressortir à l’autre bout de la ville, de la France, voire à l’autre bout du monde, reproduit, répliqué, pour ainsi dire retweeté.

Je n’aurais su dire depuis quand existait cette technologie. Il était possible qu’un homme des cavernes en soit à l’origine – ce qui expliquerait pourquoi ce jeu réveillait en moi des obsessions d’un autre âge.

À l’écoute des voix inconnues et de leurs communications cryptées, mon imagination empruntait des chemins pour le moins sinueux – un labyrinthe d’hallucinations, de masques et de conspirations inavouables.

Un soir, j’avais fait faux bond à mes amies pour m’enfermer dans les toilettes d’un club privé. Je venais de recevoir le message de celle que j’avais surnommé la Femme Araignée. Ce message – ou un verre de trop – m’avaient rempli d’une implacable envie de me faire baiser de force et dans les toilettes des hommes par des créations de mon esprit : la Femme Araignée et son complice, l’Homme à la Cagoule.

Je devinais dans la voix de la femme un plaisir malsain, celui qu’elle ressentait à me livrer à la fureur de son amant masqué, celui dont les interventions se limitaient à pousser des grognements dans le combiné.

Ce soir, tu laisseras de côté ton costume de petite branleuse, semblait-elle me dire en tissant les mots avec ses lèvres sombres, fini le temps où tu pouvais allumer ton petit monde au téléphone. Ce soir, les salopes dans ton genre vont devoir payer leurs affronts.

Sur ces paroles, la Femme Araignée aurait pris les choses en main, à la fois guichetière et maîtresse de cérémonie. Elle aurait fait payer l’entrée à quelques VIP – hommes et femmes triés sur le volet – tout en commentant l’action.

Pour commencer, elle m’aurait arraché mes vêtements, sans que je n’oppose de résistance. La voir se venger de mes appels masqués me procurait un certain plaisir. Je n’étais une proie prise dans sa toile, mais une proie que la peur faisait mouiller.

Constant mon état d’excitation avancé, elle aurait pris l’Homme à la Cagoule par les couilles. Un homme réduit à l’état de brute, à peine capable de discerner le trou de mon cul de celui d’une serrure, mais qui, une fois guidé dans ma fente, allait me baiser comme un animal. Aidé par les petites pattes blanches de l’araignée, l’Homme à la Cagoule se ferait un chemin avec son énorme queue. Une queue si grosse et si longue qu’elle ne rentrerait pas entière dans mon corps.

Sous les grognements paillards de la Cagoule, la Femme Araignée continuerait à faire l’article, à réciter un à un l’intégralité des messages que j’avais laissés sur les messageries des autres joueurs.

Elle en profiterait aussi pour égrener ses traditionnelles recommandations sur l’hygiène et la discipline, en expliquant que je n’étais qu’une gamine à peine bonne à lécher un cul. Pour illustrer sa sentence, elle lèverait sa robe – une longue robe de tulle noire – pour pointer ses fesses en plein sur ma face.

Un cul blanc, rosé, à la raie parfaitement rasée.

Et l’Homme à la Cagoule, dans un geste sordide, m’aurait poussé la tête entre les deux fesses de l’araignée. Il aurait grogné en s’aggripant à mes cheveux, en me baisant encore plus fort, pour me faire comprendre que je devais tirer la langue et lécher la rondelle de notre maîtresse adorée.

Je me sentis alors sur le point de jouir.

Pour accélérer les choses, j’invoquai des senteurs animales, d’un fauve ou d’une bête à cornes, ou encore le piquant d’une claque sur mes fesses… des images qui me firent perdre la tête et toute notion du temps.

Mon fantasme était barbare, ma branlette violente et mon plaisir fulgurant.

Je rouvris les yeux aussi vite que j’avais joui – devant une cloison remplie de numéros. Quelqu’un était passé avant moi et je remarquai, pour la première fois, que le standard était pour ainsi dire signé.

 

9 – Une histoire sans fin ni début

Les jours qui suivirent, je courus la ville à la recherche d’autres standards et retrouvai les signatures des Triptop, Tristero, Trickster et autres Tonton Bob.

Que des initiales en T.

Comme Téléphone, Télécommunication, ou Tais-toi sinon il va t’arriver des ennuis.

Il me fallait trouver un pseudo qui claque. Twister me plaisait bien, mais il était déjà pris par un autre utilisateur. Alors je me rabattis sur Twiter, sans aucune référence au chant des oiseaux. Je pensais davantage à la manière dont je parlais dans le téléphone, à ma petite voix aiguë transportée par les enceintes tweeters.

Avec le recul, je comprends que les coups de fil reçus et envoyés sonnaient comme des tweets. Ce que je suis incapable d’expliquer, c’est comment mon pseudo a fini par devenir le nom d’un géant du web.

Le plus simple est encore de ne pas chercher d’explication : il n’y a ni début ni fin sur le web, et aucune logique à chercher entre les informations. Malgré tout, j’estime qu’il était temps de mettre à jour les liens obscurs qui relient la création de Twitter et la mort de notre réseau de standards.

Epilogue

À mesure que le web avait pris de l’importance, les appels secrets avaient diminué, jusqu’à disparaître. Les messageries instantanées marchaient du tonnerre, les blogs venaient de voir le jour et j’avais commencé à craindre d’être la dernière à écrire sur les murs.

Me retrouver chez les flics – accusée d’avoir tagué les toilettes d’un millier de bars à travers le monde – n’avait rien de fun. Alors je changeai de téléphone en 2003, et par là même de numéro.

Jamais je n’aurais pu croire que deux ou trois ans plus tard, comme une bouteille lancée à la mer, mon pseudo de standardiste nymphomane allait refaire surface de l’autre côté de l’atlantique pour envahir la planète.

Une soirée avec Justin Bieber (premiers émois sodomites) – ONE SHOT N°3

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Une porte qui claque.

Deux regards qui s’entrechoquent.

Trois secondes de flottement après le départ des parents d’Alix.

Et quatre secondes de plus pour réaliser qu’ils avaient la jeunesse pour eux et toute la nuit pour se découvrir. Pour découvrir l’étendue des nouvelles possibilités de jonctions et d’articulations offertes par leurs corps. Des hypothèses de fantasmes qu’il paraissait inconcevable d’évaluer dans la cour du collège.

Alix et Justin Bieber se retrouvaient seuls pour la première fois de leur vie.

Sans copain. Sans prof. Sans pion. Sans personne pour les juger.

 

Le couple le plus étrange du lycée

Le couple le plus étrange du lycée.

Lui – 100% bad boy, casquette NY à l’envers et sourire de beau gosse – ne savait pas encore qu’il deviendrait une future star du show-business.

Elle – la folle, la bizarre, la tordue – celle que l’on se faisait un devoir d’éviter dans les couloirs. Celle que l’on appelait parfois la sorcière en raison de sa longue chevelure noire et de son regard translucide, fuyant comme un corbeau poursuivi par la chaleur de l’été.

Un joli couple qui risquait de ne pas survivre à ce petit repas en amoureux.

Ce n’était pas le programme de la soirée qui était en cause (pizzas au poulet + divx de films d’horreur + bisous dans le canapé) – c’est qu’Alix avait choisi la pire des solutions pour faire durer son couple – celle de cacher à son amoureux un secret devenu bien trop lourd à garder.

 

Cette bosse étrange entre les cuisses d’Alix

Sur le canapé : une tendre accolade qui sentait bon le milk-shake à la vanille.

Les caresses les poussaient à se contorsionner avec un peu de naïveté et beaucoup de tensions. Tous deux se touchaient à des endroits qui leur faisaient tout drôle de partout. Une douce mécanique composée de cœurs qui battaient la chamade, d’oreilles bourdonnantes et d’une paire de langues confuses emmêlées dans la salive.

Justin Bieber n’avait pas cherché à passer la main entre les jambes d’Alix – c’est elle qui se sentit pousser des ailes au moment où son amoureux s’aventura à lui palper les cuisses. C’était ce soir ou jamais pour Alix.

L’occasion rêvée de trancher ce nœud de sentiments ténébreux qui lui bouffait le ventre.

Confesser cette étrange vérité qu’elle aurait dû lui confier depuis longtemps.

Elle aurait pu lui avouer qu’elle était un loup-garou, un vampire, voire une médium en contact avec ses ancêtres… il aurait pu le croire et l’accepter comme elle était.

Ce que Justin ne pouvait pas concevoir – en s’apprêtant à caresser autre chose que des hanches, en laissant ses doigts glisser sur le ventre d’Alix, en lui roulant la pelle la plus longue de leur love story – ce qu’il ne pouvait pas concevoir, ce fut d’effleurer cette bosse étrange entre les cuisses de sa petite copine.

 

Rien ne vaut l’expérimentation personnelle

Elle aurait voulu lui dire avant qu’il ne le découvre par lui-même.

Elle était sur le point de trouver les mots. Sur le point d’ouvrir la bouche pour reprendre son souffle pour lui expliquer. Sauf qu’Alix se contenta d’écarter les jambes et de soulever son bassin en estimant qu’il n’y avait pas meilleure manière de présenter les choses.

Rien ne vaut l’expérimentation personnelle, c’est ce qu’aurait dit Monsieur Gonzales, leur professeur de physique-chimie.

Et pour répondre à la question qui finirait invariablement par se poser (qu’est-ce que c’est que ce truc tout dur que je sens dans ta culotte ?) Alix ouvrit les boutons de son pantalon et le baissa avec un peu de difficulté, beaucoup de maladresse.

Apparurent en premier lieu une fine toison de poils bruns.

Dans un second temps – en lieu et place de la petite fente juvénile à laquelle Justin se serait attendu – un petit sexe de garçon se réveilla. Il s’échappa du slip, enroulé à la manière d’un escargot, et se déplia en un petit bourgeon plein de souplesse.

Plus efficace qu’un long discours : Alix saisit la main de son amoureux et la porta sur sa belle petite bite encore tendre.

Ébahi par la révélation, Justin Bieber ne voyait pas les yeux embrumés d’Alix. Ni son cœur bouleversé, battant à plein régime, sur le point de lui remonter par l’œsophage.

Ils partageaient le même affolement sans le comprendre.

Il ne pouvait tout simplement pas y croire.

 

La sève malicieuse de l’adolescence

Deux secondes plus tôt ils n’en étaient qu’à l’étape des bisous baveux et des roulages de pelles en apnée profonde. Justin n’envisageait qu’avec beaucoup d’appréhension d’aller un peu plus loin avec Alix : lui caresser les seins ou passer un doigt dans sa culotte s’avéraient encore des horizons imperceptibles.

Justin Bieber ne s’imaginait même pas perdre son pucelage ce soir-là. Intimidé, atterré, il se voyait griller les étapes à la même vitesse que ses neurones.

Sa main caressait la bite d’Alix comme un petit animal – pour en éprouver la fatale réalité. Il la sentit peu à peu durcir sous ses doigts dans un déferlement de sentiments et d’hormones inconnues qui s’amusaient dans son corps.

Une partie de son cerveau cherchait un moyen de se convaincre qu’il s’agissait d’une sorte de sextoy : il tira dessus en espérant le décoller du ventre d’Alix.

Sans succès.

Une autre partie de sa conscience lui rappelait qu’il n’était pas possible qu’il puisse sortir avec un mec depuis bientôt trois mois. Alix était bien trop douce et attentionnée. C’était tout simplement impossible.

Aucune des composantes de son être ne pouvait se résoudre à accepter cette vérité. Et Alix continuait à le guider pour qu’il n’arrête pas de branler sa belle petite bite toute rose, toute durcie, toute emplie de la sève malicieuse de l’adolescence.

 

Pas de bouton reset

Une douce caresse dans un improbable moment de volupté bientôt rattrapé par un second choc psychique.

À force de branler sa copine sans contrôler ses gestes, Justin commençait à se sentir à l’étroit dans son pantalon. Il jouait avec cette bite comme il jouerait avec la sienne. Et il bandait.

Alix s’était étendue de tout son long contre lui, le souffle haletant. Une main agrippée à l’un de ses bras musclés. L’autre main qui cherchait à lui sortir son sexe. Elle commençait à le branler à son tour à travers le tissu molletonné du survêtement. Chacun accélérant l’allure – entraînant l’autre dans son délire – pour plus de plaisir – toujours plus de sensations – et encore plus de hâte dans les caresses et les coulisses.

Deux ados lancés dans une attraction bien plus sensationnelle que toutes les attractions de fête foraine. Une attraction qui faisait fap fap fap à la vitesse d’une moto qui dérape dans le décor.

Dans un improbable remue-ménage mental, le monde se mit à tourner autour de leurs sexes respectifs. Un tourbillon de d’énergie prodigieuse, organique et métaphysique. Sans prévenir : toute la puissance accumulée autour du pénis d’Alix éclata en une gerbe de sperme.

La crispation éclaboussa Justin.

Il se retrouva la main entraînée par les soubresauts de l’orgasme d’Alix, imbibée d’un jus vaguement translucide qui n’était pas le sien. Le moment pour lui de se rendre compte que tout cela n’était pas le produit d’une partie de jeu vidéo et qu’il n’y avait pas de bouton reset pour revenir en arrière.

 

Allo ? allo ? c’est par où la sortie ?

Allo ? allo ? c’est par où la sortie ?

Perdu, irrité, excité, débout, tout à la fois. Justin Bieber sauta du canapé et cherchait son chemin dans cette maison qu’il ne connaissait pas.

Un dernier regard derrière lui pour être sûr de ne pas rêver. Ce qui laissa le temps à Alix de le rattraper dans l’entrée. Elle ne cherchait plus à lui cacher son secret désormais. Elle déambulait dans l’appartement avec le sexe sorti du slip et la démarche d’une danseuse de vidéoclip.

Je n’ai plus rien à cacher, lui dit-elle, en désignant sa bite comme une évidence. Et son érection comme une preuve de son amour.

Il la repoussa.

Elle le retint à nouveau.

Il se débattit et la poussa sur le parquet où elle atterrit en pleurs.

Sous la menace d’un poing tendu en l’air prêt à s’abattre sur son beau visage d’ange androgyne, Alix tenta un argument de la dernière chance. Comme elle ne pouvait plus ouvrir la bouche à cause de la trouille, elle leva ses mains tremblantes vers Justin et baissa son pantalon. Juste assez pour dévoiler sa bite au grand jour.

La correction envisagée resta une menace en l’air. Justin aurait voulu résister… remettre le paquet en place… il retomba une nouvelle fois dans le même état d’égarement, de vertige, et se demanda ce qu’il faisait là, ses pensées concentrées en un seul point : le bout de sa queue aspirée par la bouche d’Alix.

Elle le suçait avec le même entrain qu’elle mettait dans ses galoches. Le bout du gland travaillé à coups de langue obstinés et ravageurs.

Alix s’appliquait à lécher la pointe de sa jolie bite. Sa langue cheminait en trois dimensions autour du gland. Depuis le dessous jusque sur le dessus en s’attardant quelques secondes sur le long du méat. Quand elle jugea avoir fait le tour de la question, elle avala sa queue dans une grande aspiration et le prit presque entièrement en bouche.

Alix allait prendre tout son temps pour lui démontrer à quel point elle aimait lécher sa queue. À quel point elle savait y faire avec sa langue, avec ses lèvres, avec ses doigts qu’elle faisait courir sur ses petites couilles.

Elle s’amusait à alterner les plaisirs en lui branlant un peu plus vivement le sexe. Une goutte perla. Elle la capta du bout de la langue et reprit une nouvelle fois le sexe en bouche. Encore plus profondément dans sa gorge.

Alix voulait le sucer aussi fort qu’elle l’aimait.

Justin Bieber ne savait pas si c’était réussi – il se faisait sucer pour la première fois de sa vie – mais il pouvait dire que c’était bon, très bon, super bon, surtout quand elle se remit à le branler franchement en gardant le gland durci comme du plomb en bouche.

Alix ne suçait pas que sa bite. Elle suçait aussi son esprit. D’un regard pénétrant de catin décomplexée. Petite sucette en bouche sur le point de gicler sur son palais. Justin propulsé vers les sommets. Par une pipe qu’il ne pourrait jamais oublier.

 

Une correction à coups de bite

Sur le point de juter, Justin débanda en pensant à la chose qu’Alix portait entre les jambes. Ce morceau de chair qui bringuebalait dans le vide en lâchant quelques gouttes de sperme froid sur le sol. Il la repoussa une nouvelle fois et tenta de lui donner un coup de pied pour se venger.

Pour se venger de quoi ? Il y réfléchirait plus tard.

Pour le moment il la poursuivait dans le couloir. À quatre pattes, elle échappait à chacune de ces tentatives.

Une image lui revint – une insulte du lycée – ses amis traitants Alix de sorcière. Une putain de sorcière qu’il poursuivait en attendant le meilleur moment pour lui donner un bon coup de kick dans les fesses.

Et en la voyant rouler du cul – un joli cul bien rond de jeune fille – il ne put réprimer un instinct. Entre violence et désir, sa part animale trancha le débat : c’est un coup de bite qui allait faire office de correction.

Justin attrapa les hanches d’Alix qui venait de ralentir au détour d’un couloir.

Il se tenait au-dessus d’elle dans la position d’un acteur porno – pris à son propre piège puisqu’incapable de savoir par où commencer. Justin Bieber le puceau eut un gros moment de doute quand il comprit qu’il n’était pas Rocco Siffredi.

Un doute auquel Alix répondit par une objection pratique.

Tout en restant en place elle se contorsionna pour chopper la queue de Justin. Une nouvelle fois elle guidait le jeune homme dans une manipulation savante. Ouverte à lui par-derrière – son joli petit cul frémissait d’espoir. Elle était sur le point de lui faire découvrir pas à pas la puissance de sa virilité.

La première étape était de se poser au bon endroit en face du trou – un petit trou qui suintait d’impatience.

Dans second temps elle poussa très fort sur ses sphincters et lui ouvrit la voie. Sa petite étoile s’ouvrit dans un sourire aveugle. Sa respiration accéléra d’un seul coup lorsque Justin passa le bout de son gland par cette cachette secrète.

Malgré les sensations extrêmes qui l’envahirent, c’est Alix qui imprimait le tempo. Elle gérait l’affaire – dilatée comme une championne olympique. Elle jouait du bassin en couinant pour qu’il prenne bien sa place. Justin n’avait qu’à se tenir droit dans ses Nike. À cheval sur les formes. À fond dans son cul.

C’est une découverte qui le terrassait. Bien plus qu’Alix dont il ne faisait aucun doute qu’elle s’amusait avec son cul presque aussi souvent qu’avec sa Playstation.

Justin, lui, glissait sans discontinuer. Il commençait même à se sentir fort comme un cowboy un soir de rodéo en voyant sa bite coulisser avec facilité dans la rondelle d’Alix et finit par y aller à grands coups de reins.

L’excitation était tellement forte qu’il en fut pris de frissons. Des papillons lumineux pleins les yeux. Il lutta contre les prémices d’un malaise et s’accrocha aux fesses d’Alix comme l’on attrape une bête sauvage.

L’acte fut bref. Presque symbolique. Le temps de prendre ses marques, de s’enfoncer jusqu’à la garde et de juter au fond du petit trou du cul rose bouillant. Son gland le brûla si fort qu’il eut l’impression de juter de la lave en fusion.

Alix eut un sourire de satisfaction – le même qu’en recevant un 20/20 à un exposé de sciences naturelles – en prenant conscience du genre de sirop qui lui coulait dans les reins.

Justin eut un nouvel instant de faiblesse en se retirant. Il rejoint Alix sur le sol.

Animal idiot – bad boy cruel convertit en lover crétin – Alix vint le réconforter avec un petit bisou sur la joue et un je t’aime dans le creux de l’oreille.

Du bout des lèvres.

La première fois qu’elle prononçait ces mots à voix haute.

Puis elle proposa un morceau de pizza à son chéri pour qu’il se remettre de ses émotions – avant de reprendre le cours normal de leur romance en gardant pour eux le secret de leur première nuit d’amour.

Strange days

Je suis dans un phase d’écriture un peu strange.
J’ai levé le pied sur les Confessions Brutales pour me lancer dans l’écriture de tout un tas de nouvelles plus bizarres les unes que les autres. Il y a des histoires de loup-garou (je vous en dirai un peu plus à ce sujet dans les jours qui viennent), du cyberpunk, de l’anticipation zarbi, et des fanfictions plutôt décoiffantes…
Dernier exemple en date : « Une soirée avec Justin Bieber (premiers émois sodomites) » ou comment Justin Bieber découvre le sexe anal et la vérité sur sa petite copine transexuelle au cours de la même soirée.

CONFESSIONS BRUTALES N°1 : Coincé dans une ruelle avec un travesti et deux lascars

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Trailer / Prologue

Je suis une garce. C’est un fait. Il est parfois nécessaire d’en passer par quelques ruses pour dénicher un secret, mais parfois la confession me tombe toute cuite dans la bouche.

Tony n’avait pu résister à l’envie de me parler de son aventure d’une nuit avec un travesti. Il m’avait dit que je pouvais répéter son histoire mais sans jamais prononcer son nom. Tony est donc un faux nom pour parler de ce mec qui avait un fantasme tenace.

Il voulait se taper un mec.

Il voulait sucer une bite et baiser un mec par le cul.

Il voulait la totale (les deux à la fois aurait été le top) mais n’osait pas entrer dans une boîte gay ou draguer un type dans un bar.

À force de consulter la catégorie rencontres adultes de Vivastreet son fantasme prit une nouvelle forme : il fixait désormais son désir tordu sur un mec déguisé en fille – pas un transsexuel, non, Tony voulait se taper un vrai mec, mais un mec hyperféminin déguisé en fille ultrasexy.

 

Chapitre 1 / Natasha était belle et attirante, vraiment salope

Natasha correspondait parfaitement à ce que Tony recherchait : un peu blonde, les cheveux mi-longs, naturels, des yeux bleus cristal, visage fin pointé d’une petite bouche subtilement boudeuse..

L’image de Natasha se recoupait avec ce Tony attendait : qu’il/elle soit la plus féminine possible. Son idéal – pour le dire texto – aurait été une vraie femme avec une vraie bite. Sauf que dans la réalité les transexuels sont loin de ressembler aux shemales des films pornos.

Qu’importe que les beaux cheveux de Natasha soient faux / qu’importe que le bleu de ses yeux soit le reflet d’un jeu de lentille / qu’importe sa toute petite poitrine fabriquée avec du coton ou du silicone, Natasha était belle et attirante, vraiment salope dans toutes ses attitudes.

Tony l’avait contacté et lui avait tout expliqué en quelques emails.

Grisé par l’anonymat, il lui avait livré tous ses fantasmes. Mis en confiance par la tendresse des mots de Natasha, il avait fait le grand saut : envoyé des photos de lui (selfie face miroir au retour de la muscu), il lui avait téléphoné deux fois, et enfin, il l’avait invité à sortir dans un resto sympa.

 

Chapitre 2 / Le grand saut au resto

La plus grande peur de Tony était que Natasha ne ressemble pas aux photos. Il avait peur que l’on voie que c’était un mec. Cela ne lui aurait pas trop posé de problème pour son trip, mais il ne voulait pas être vu aux bras d’un trav’.

Tony ne pouvait plus reculer et fut agréablement surpris par la créature qui l’attendait déjà en sirotant un french kiss – un cocktail composé de Champagne, jus de raisin, sirop de gingembre et sirop de  fraise.

Natasha était vraiment androgyne, bien maquillée, apprêtée comme une vraie fille pour un rendez-vous galant. La soirée fut pour le moins agréable. Ils pensaient manger sur place mais ils se sont dits que les drink à 15 euros c’était un peu cher… et Tony lui dit qu’il avait tout à la maison pour composer un tas de cocktails exotiques – le sex appeal (à base de gin) ou le sex on the beach (à base de vodka).

Une façon comme une autre de passer aux choses sérieuses.

Ils s’étaient racontés tellement de choses par email qu’ils étaient plus que chauds pour passer à l’action. Tony attendait tellement de ce moment que les choses dérapèrent dès la sortie dans la rue.

 

Chapitre 3 / Tony se fait sucer en pleine rue

Natasha lui avait tenu la main – un geste naturel – et la main décorée de quelques bagues fantaisies glissa sur les épaules de Tony, sur sa veste et plus en plus bas encore.

Tony se retrouva sexe dehors dans une ruelle.

Le sexe bien bandé, à l’air juste le temps que Natasha le prenne en bouche. C’était son trip à elle – baiser en public, montrer son cul aux passants, faire bander les pervers avec des regards de salope.

Tony était prévenu – il savourait le moment.

Extra, on ne l’avait jamais sucé comme ça. Natasha le suçait si bien qu’il eût l’impression d’être dans une chatte bien chaude, sensation exquise d’interdit outrepassé. Une suceuse hors catégorie, tellement sensationnelle qu’il lui juta en pleine bouche sans se retenir.

Natasha avala tout sec.

Parmi les choses qu’elle lui avait confiées par mail, il y avait son appétence pour le sperme. Elle adorait sucer et avaler. Jamais elle n’avait gâché une goutte de sperme, lui avait-elle dit.

Après cette pipe merveilleuse, il n’y tenait plus. Tony avait envie (enfin !) d’assouvir son fantasme. Il sentit la bosse dure difficilement cachée sous la jupe de Natasha – et au moment où il allait libérer le sexe de son écrin pour la prendre en bouche à son tour.

Son cœur menaçait de déchirer sa plus belle chemise Tommy Hilfiger. Il battait aussi fort que lorsqu’il avait piqué sa première revue porno chez le libraire avec un de ces bons copains et que l’alarme avait retenti.

Il se revoyait courir dans la ville poursuivi par le fils du libraire, et alors qu’il se débattait avec le petit slip en dentelles de Natasha, deux ombres surgirent au bout de la rue.

 

Chapitre 4 / Deux lascars sortis de nulle part

Deux ombres qui se rapprochèrent dangereusement.

Deux mecs des cités / deux gueules de tueurs bonnes à imprimer sur des avis de recherche / deux grandes gueules qui se mirent à rigoler en réclament une clope.

Une clope… et pourquoi pas une pipe… se demanda Tony.

Il sentait bien que les deux mecs n’avaient pas seulement envie de soigner leurs poumons à coup de goudron – ils voulaient surtout emmerder le monde – un joli couple, en pleine action en pleine rue. C’est pas tous les soirs qu’il y avait autant d’animation dans le quartier.

Tony décida de les prendre à leur propre jeu.

Il leur raconta qu’il venait de se faire sucer quand ils lui demandèrent ce qu’ils foutaient là.

Avec son pantalon ouvert… il ne pouvait pas leur raconter de conneries. Alors oui, il venait de se faire sucer et le plus costaud des deux mecs demanda s’ils pouvaient se faire sucer à leur tour.

Tony n’eut pas le temps de répondre que Natasha commençait à baisser le survêtement Lacoste du grand lascar au cou de buffle. Ce qui leur cloua tous le bec à tous. Elle avait compris que ce serait le seul moyen de se libérer du traquenard.

Une pipe, ou deux, ou trois ! et après on n’en parle plus !!!

La bite était massive comme le reste du corps avec un gros gland bien rond. Tony n’eut qu’à peine le temps de la voir. Natasha le suçait déjà – vitesse réglée au max sur programme intensif.

Le mec était aux anges mais Tony n’était pas rassuré. L’autre, plus sec, plus fourbe, caressait les hanches de Natasha et s’approchait dangereusement de ses fesses. Il lui suffirait de passer la main au mauvais endroit pour déclencher une guerre civile ! Et il y allait tout droit / tout droit entre ses fesses / jupe remontée / les doigts dans la culotte.

C’est mort, se dit Tony quand il vit le lascar tirer une drôle de tête.

 

Chapitre 5 / Le paquet surprise caché au fond du slip

C’était sûr : il venait de découvrir le paquet surprise caché au fond du slip – une paire de couilles fraîchement rasées dans le creux de la main ?

La petite brute au crâne rasé ressortit les doigts trèèèèèèèèès doucement tandis que son pote recevait la pipe de sa vie.

Le lampadaire au bout de la ruelle semblait lancer des coups de canif bleu-cobalt sur les visages. Il leva la main vers la lumière pour détailler ce qu’il venait de trouver dans la culotte de Natasha. Tony mit du temps lui aussi à mettre un nom sur la nature de l’objet / une petite boule luisante en forme d’œuf : un plug anal dégorgeant de lubrifiant.

Le sourire du type était encore plus terrifiant qu’une menace de mort. Il tendit le plug en inox à Tony et sortit sa queue pour l’enfiler dans le cul de Natasha – cash – sans détour – dans ce trou lubrifié avec précaution – et sans autre réflexion qu’un putain c’est bon lâché d’une grosse voix rugueuse de rappeur hardcore.

Il ne mit pas longtemps avant de jouir et cela n’avait pas arrêté Natasha qui continuait malgré tout à sucer le copain. On la voyait peiner tout de même. Elle devait reprendre son souffle avec un peu plus de mal mais elle tenait bon la barre.

Crâne rasé jouit en moins d’une minute. Il sortit sa queue et dit à son pote que la place était libre.

Tony n’en croyait pas ses yeux.

Allait-il mettre à son tour sa queue dans un cul plein de foutre ?

 

Epilogue / Pour un peu, son histoire se terminait comme un conte de fées

Ils se marrèrent tous les deux et le mec en survêtement attrapa les fesses de Natasha pour les placer bien devant lui. Il lui mit une bonne claque sur son petit cul bien tendre. Il lui écarta les fesses en disant qu’on pourrait passer à deux en même temps s’il le fallait.

Il était tellement obnubilé par son cul – bien rose et bien frais – des fesses sans un poil – qu’il ne pouvait voir le début de la peau des couilles de Natasha.

Il ne prit pas de manières pour l’enculer.

Sa seule précaution fut de dire à Tony qu’il ne s’inquiète pas – j’ai pas le sida – et lui aussi jouit en trente secondes chrono.

Il nettoya sa bite dans la jupette de Natasha et remballa le matos comme un pro.

Les deux lascars continuèrent leur route en leur souhaitant bonne soirée sans oublier de prendre leurs clopes au passage.

Natasha était restée le cul à l’air le tissu de la jupe coincé dans l’élastique de la culotte. Du sperme qui lui sortait du cul et glissait sur ses bas.

Tony se disait qu’il pourrait en profiter là tout de suite. C’était une solution. Il pourrait enfiler une capote et  l’enculer à son tour mais il avait peur que d’autres lascars viennent lui taxer son travesti. Et il avait d’autres idées en tête : son trip, son fantasme, c’était d’enfiler un mec par l’arrière tout en lui branlant la bite.

Il voulait faire jouir un mec tout en lui ramonant le cul / il voulait que ce mec soit déguisé en fille / il voulait faire ça bien dans son canapé ou sur sa table basse avec Natasha qui était plus prête que jamais.

Tony hésita un moment à remettre le plug en place en se disant que s’en était fini pour les préliminaires et ils filèrent dans son appart.

Ils passèrent une super soirée et il réalisa tous ses fantasmes. Pour un peu, son histoire se terminait comme un conte de fées, ils se marièrent et vécurent heureux avec plein d’enfants adoptés.