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Adieu Wattpad

Après mon ban de Facebook il y a 6 mois, mon compte Wattpad (plus de 400 abonnés et des centaines de milliers de vues sur mes histoires) a été vaporisé durant la nuit… Ce n’est pas une surprise, mais ça montre bien les limites des libertés littéraires « offertes » par ces prétendues plateformes de création.

De la même manière que je ne suis pas retournée sur Facebook, je n’ai aucune raison de réouvrir un compte Wattpad. J’invite donc mes anciens abonnés Wattpad à s’inscrire à ma newsletter ou me suivre sur Twitter (avant que ce compte ne soit aussi supprimé pour les mêmes raisons ?…)

Horoscope du mois de mars (Poisson)

Poissons, vous atteignez un nouveau tournant dans votre vie. Une sorte de nouvelle vague. Mais gare aux vagues scélérates, celles qui vous annoncent que vous êtes dépassées et qu’une nouvelle génération commence à vous pousser vers la sortie.

Une de mes copines me racontait il y a quelques jours l’histoire de sa nièce de quatorze ans. Une petite garce qui s’est fait gauler par sa mère dans une situation délicate (non pas en train de regarder du porno sur internet ou de jouer à touche-pipi avec son petit ami – ce serait trop classique). La petite salope en herbe s’amusait dans sa chambre avec deux de ses copines, dont une se trouvait dans une posture de soumise – totalement nue – le corps ficelé avec des cordes trouvées dans le garage – la bouche bâillonnée avec un de ces bandanas revival 90’s.

La mère n’était pas au bout de ses surprises. En détachant ce qu’elle avait pris pour la souffre-douleur de la bande, elle découvrit que la captive était percée aux deux tétons et qu’un tatouage façon pin-up lui décorait l’épaule.

Plus inquiétant, la mère eut un moment de recul quand elle découvrit l’état de la moquette. La blondinette avait tellement kiffé sa race qu’une tache de mouille avait coulé sous ses fesses.

L’audace de ses trois jeunes collégiennes ne nous avait pas laissées indifférentes. Nous n’étions pas choquées pour un sou, mais vaguement dépassées par les événements. Ce genre de délire, nous ne l’avions découvert que bien plus tard. À cet âge-là, me dit ma copine poisson, ma vie sexuelle se limitait à me caresser à travers la culotte devant Hélène et les garçons.

Après cet aveu, elle resta un moment silencieuse. Je l’imaginais soucieuse de savoir que la barre allait devenir trop haute un de ces jours, même pour des filles aussi délurées que nous.

Pour ma part, les frasques de la nouvelle génération m’ouvraient de nouvelles zones potentielles de danger, de nouveaux territoires à explorer, et je ne pouvais résister à l’envie de savoir ce que sa nièce avait réellement dans le ventre.
De retour chez moi je n’ai pas pu m’empêcher de fouiller le net à la recherche de photos de la nièce. Je trouvais assez facilement son compte Twitter et, de fil en aiguille, je partis à la recherche de ses petites copines de jeu.

J’étais consciente qu’il y avait une limite très claire à ne pas franchir.

C’est une mineure.

C’est la nièce d’une vieille copine.

C’est trèèèèèèès dangereux. Et c’est très justement ce qui m’excitait.

Pour tout vous dire – au point où j’en suis – je pourrais très bien me mettre à sa poursuite un samedi soir, la draguer dans l’une de ses boîtes préférées et tenter de la mettre dans mon lit sans qu’elle ne sache qui je suis ni d’où je sors. Ce serait là un véritable gâchis, tant elle m’inspire des fantasmes nettement plus exaltants. Je pourrais tout aussi bien me rendre dans l’un de ces lieux de perdition dont elle raffole et tout mettre en œuvre pour que son petit groupe d’amies s’en prennent à l’innocente que je m’efforcerais de jouer.

Dingo Porn

Dingo porn : Xavier Dupont de Ligonnès son corps retrouvé par Lady Gaga (une salope de tinder). Elle essaye de le faire bander – une bite dans chaque main – dans un labyrinthe porno → Elle montre son minou sur twitter sans s’en rendre compte. Son sosie porno au visage d’orgasme foudroyant fond de teint Gucci touche les seins de sa soeur. Pute ! Cette vierge en string recherchée pour ses confessions pornos travesties : le journal intime sexuel d’une princesse cochonne : ma première levrette dans une branleuse automatique / jeu sexuels sodomie au ralenti / récits pipi culotte combinaison / commander une Mc Flury saveur sperme / comment me branler quand je suce des profs au lycée ?

(Ce court texte vous est offert après une lecture stupéfiante des statistiques de visites de mon blog : j’y ai trouvé une quantité hallucinante de mots-clés tapés sur Google pour arriver jusque chez moi. L’impression de lire l’inconscient de mes visiteurs à ciel ouvert, de lire une histoire dans laquelle je me suis chargé de mettre un peu d’ordre…)

XXXZK#2 : Comment j’ai inventé Twitter en me branlant dans les toilettes d’un bar à cocktail

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Intro / Prologue

Aucun auteur de science-fiction n’aurait pu anticiper les années 2000.

Comment aurait-on pu imaginer l’effondrement sans cesse répété des Twin Towers sur nos écrans ? ou prévoir l’incontrôlable multiplication des téléphones portables dans nos sacs à main ?

Ma contribution aux années 2000 tient de ce genre de miracle improbable : j’ai inventé Twitter sans le savoir, une nuit de juin, en recevant un coup de fil aux airs de prophétie. Le décor était flou et un goût d’alcool dans la bouche me rappelait à mes abus de la veille. J’eus à peine le temps de vérifier s’il n’y avait personne d’autre dans mon lit que le téléphone vibrait à nouveau.

Je composai le 888 en pilote automatique et m’attendis à reconnaître la voix d’une copine dans le haut-parleur – un truc du style : allo Ziggy je sais il est quatre heures du mat’ mais tu devineras jamais ce qu’il vient de m’arriver… et de conclure par le plan le plus pourri du début de millénaire.

 

1 – Comme un processus chimique en entraîne un autre

En lieu d’amie en galère, une voix d’homme au fort accent du sud-ouest avait laissé une trace dans ma boîte vocale – un message insensé – je l’écoutais plusieurs fois en cherchant lequel de mes potes était à l’origine de ce canular.

À la dernière écoute, j’avais réussi à me convaincre que ce mec s’était trompé de numéro. Mais ses paroles continuaient à résonner dans ma tête, portées par la dissolution des dernières molécules de tequila dans mon organisme.

Comme un processus chimique en entraîne un autre, les mots crus de l’anonyme réveillèrent ces petits papillons endormis dans le bas de mon ventre. Ma main glissa dans les draps à la recherche d’une prise, sur la peau, entre les cuisses.

Je me caressai en regrettant mon geste : j’avais supprimé le message bien trop vite – j’aurais aimé réentendre ses mots en m’effeuillant – les doigts écartant les grandes lèvres pour mieux pincer les petites.

Mon sexe me semblait aussi rugueux que la voix de l’inconnu, mais bientôt je mouillais assez pour oublier cette analogie douteuse.

 

2 – Une théorie sexuelle du chaos

Après m’être triturée les lèvres dans tous les sens et qu’un jus gras me coulait dans le creux de la main, toute envie de réflexion m’avait quitté. Je n’avais qu’une idée en tête, attraper mon clitoris pour le faire craquer entre mes phalanges.

Je l’effleurais, le chatouillais, jusqu’à dénicher la petite boule de sa cachette.

Mes caresses ricochaient sur le souvenir de la voix de l’inconnu. Je cherchais à reproduire sur mon sexe les sensations de ses intonations mélodieuses. Je retranscrivais par de petits coups secs sa manière brutale de couper l’échange. Je me touchais, timide et vicieuse, en l’imaginant encore au bout du fil, à l’écoute des moindres modulations de mon souffle.

Les mots du répondeur, en résonant de la sorte avec mon plaisir, provoquèrent une nouvelle association d’idées : une lubie, fulgurante, de faire l’amour à travers le téléphone.

Il me fallait trouver un moyen de me connecter avec cet homme.

Pour répondre à cette folie, ma main libre se saisit du portable pour le fourrer dans ma culotte, et dans l’ivresse qui était la mienne, je ne l’entendis pas sonner. Il venait d’entrer dans ma chatte, poussée par d’incontrôlables soubresauts. Je me branlais d’une ardeur sans égale avec ce gode improvisé dont les vibrations me firent littéralement bouillir de l’intérieur.

Comme dans une théorie sexuelle du chaos, la pression de quelques touches de téléphone à l’autre bout de la ville venaient de déclencher une catastrophe naturelle dans mon lit. Le battement d’aile du papillon, devenu tornade, entraînait tout sur son passage. En une série de chutes et de déflagrations. En une secousse sismique qui ressemblait fort à un orgasme.

Ces images s’imprimaient aussi bien dans mon crâne que dans mon ventre, et quand l’explosion fut trop forte, je lâchai prise vers le chemin du sommeil, saoule de bonnes vibrations.

 

3 – À la vitesse d’un parpaing lancé du sommet d’un gratte-ciel

Au réveil, je découvris l’appel en absence et la couche de macule recouvrant la coque du Nokia. Je consultai mon répondeur pour me rassurer sur son état de fonctionnement. Une femme, une inconnue, m’annonçait être en mesure de prouver que nous vivions dans un univers parallèle.

Si ce message ne m’était pas directement adressé, il fit remonter à la surface les souvenirs de la veille. Tout me revint à la vitesse d’un parpaing lancé du sommet d’un gratte-ciel : les bars – les cocktails – mes copines – et les toilettes décorées par les clients.

Entre les traditionnels messages orduriers et les stickers publicitaires, une liste de numéros de téléphone occupaient la quasi-totalité d’un pan de mur.

Partie pour une mauvaise blague, j’allais inscrire le 06 d’une amie d’un coup de rouge à lèvres. Au dernier moment, je changeai d’avis pour y inscrire le mien. Je n’eus pas le temps de regretter cette décision qu’un numéro masqué tentait de me joindre à nouveau : je décrochai pour me faire raccrocher au nez.

Après le petit-déjeuner, je ne regardais plus mon téléphone de la même manière. Mais ce n’était pas grave. J’allais retourner au bar pour mettre un bon coup de marqueur par-dessus mon numéro et réparer mes conneries.

 

4 – Mon instinct avait décidé pour moi

Quand le téléphone sonna pour la troisième fois de la matinée, je pris peur et n’osai pas répondre. Mes doigts refusaient de composer le numéro du répondeur où m’attendaient de nouvelles paroles énigmatiques : nouveau standard Marco Polo Paris 12 toilettes des hommes.

Comme j’avais toute la journée à tuer avant l’ouverture du bar de la veille, je fonçai à l’adresse indiquée. Il fallait que je bouge, que j’occupe mon cerveau avec quelque chose, un tour en métro, une petite marche et un Cherry Coke commandé avec la voix chevrotante.

Dans l’une des cabines de toilettes, je restai stupéfaite devant le standard : des dizaines de numéros – du sol au plafond – écrits par la même main.

Un grondement me fit sursauter.

Celui d’une porte que l’on claque, suivi par d’une série de bruits de pas.

Immobile, toute mon attention se portait sur le murmure de l’homme qui venait d’entrer. Je pensais qu’il allait s’adresser moi – je n’entendis que le zip de sa braguette et le crissement de ses poils pubiens lorsqu’il sortit son sexe de son slip.

La main prise de tremblements, je secouais mon téléphone comme j’aurais branlé un mec. Je priai pour qu’il ne sonne pas et j’imaginais toutes les possibilités : l’homme allait entendre le bruit de tonnerre que faisait mon coeur dans ma poitrine – ma peur déclencherait sans nulle doute son érection – il n’aurait plus qu’à pousser la porte, la bite à la main, pour abuser de moi.

Je délirai en attendant de voir son visage pour de vrai, prête à me pisser dessus à cause de la trouille. Quand il tira la chasse et s’en alla, je baissai mon pantalon et repris mon souffle en posant mes fesses sur la lunette.

Je restais assise un long moment après avoir fini mon pipi.

J’attendais.

Je ne savais pas ce que j’attendais, mais j’étais sûre que quelque chose allait se passer. Je compris quand un autre homme fit son entrée dans les toilettes. La situation m’excitait tellement que je n’étais plus en mesure de réfléchir.

Mon instinct avait décidé pour moi.

 

5 – À deux doigts de la mort

J’étais prête. Le doigt sur la gâchette. Prête à me toucher en imaginant la tête du type d’à côté, en jaugeant la gamme de réactions possibles s’il venait à découvrir une fille en pleine branlette dans la cabine voisine, à moins d’un mètre de sa bite. Une fille qui se doigtait en silence, en retenant ses soupirs, en fouillant les parois granuleuses de son vagin, de plus en plus trempées à mesure que la température augmentait.

Après son départ, l’excitation monta encore d’un cran.

Je composai le premier numéro du standard pour partager cet instant avec un inconnu, sans vraiment savoir ce que j’allais dire. Je laissai passer le message d’accueil et me limitai au plus court : Je viens de me… me branler… à côté d’un hommemon doigt… dans ma chatte… et mes cuisses… écartées…  

Je ne m’arrêtai pas à ce coup d’essai et envoyai une série de messages du même calibre en suivant l’ordre de la liste, en me branlant de plus en plus fort.

Je commentais la progression de ma masturbation d’une voix réduite à un souffle, jusqu’à ce que les mots me manquent, jusqu’à ce que la sonnerie du téléphone se mette à hurler comme un diable sorti de sa boîte.

Au bout du fil, une voix de robot débita deux phrases distinctes : Pas plus de 14 mots / Numéro privé sinon blacklisté.

Les deux règles inflexibles s’étaient gravées dans ma tête en même temps qu’apparurent les étoiles au plafond. Un tourbillon de flash jaunes-oranges, de comètes rouges de désir, aussi bruyantes qu’un groupe d’oiseaux pris de vertige avant le départ pour la grande migration.

À la limite du malaise, je m’accrochais à mon téléphone avec l’idée que ma dernière heure était venue.

J’allais mourir sur place, à moitié nue, deux doigts bien plantés dans la chatte.

Les frissons de la terreur et de l’orgasme m’enveloppèrent en même temps, dans une vague de plaisir aux saveurs complexes. J’avais joui si fort et j’avais eu si peur que je m’en étais mordus la main jusqu’au sang.

Quand les émotions refluèrent, je sentis des larmes couler sur mes joues. Je pleurai de joie, comme si après avoir frôlé la crise cardiaque ou quelque forme d’attaque cérébrale, je découvrais qu’un orgasme m’avait ramené à la vie.

C’est dans un état second que je m’enfuyai sans me laver les mains ni payer mon verre, si vite que je ne savais plus si j’avais laissé mon numéro sur le mur.

 

6 – Le Grand Jeu

Depuis cet incident, je ne sortais plus sans un petit carnet et des marqueurs au fond de mon sac. L’expérience ne m’avait pas refroidie, bien au contraire. Je n’avais pas cherché à effacer mon numéro dans l’autre bar et reçus une tonne d’annonces de plus en plus bizarres dans les jours qui suivirent :

– Un gros bourrin, vulgaire au possible, m’avait laissé une dizaine de messages et autant de variations autour du thème de la sodomie bestiale.

– Une jeune fille complètement à côté de la plaque hurlait des refrains de Britney Spears dans sa chambre de bonne.

– Un aristocrate à l’élocution parfaite lançait des appels à la révolution conservatrice depuis son donjon SM du quatrième arrondissement.

– Une femme, ou un homme, à moins que ce ne soit un transsexuel, totalement parano, s’adressait au Gouvernement et aux Renseignements Généraux par l’intermédiaire de ma boîte vocale.

Il y avait aussi ce mec dont le hobby consistait à distribuer des missions à ses correspondants. Ce matin-là, il me proposa d’attacher des pinces à linge au bout de mes seins. L’idée m’avait vaguement tenté, sauf qu’un autre programme m’attendait.

Déguisée en agent secret – lunettes noires, imperméable et jean passe-partout – j’allais faire mon entrée dans le Grand Jeu.

 

7 – Et le téléphone finissait toujours par sonner

Je m’apprêtais à ouvrir mon premier standard dans un bar où je n’avais jamais mis les pieds. Pour ce coup d’essai, j’inscrivis une vingtaine de numéros récupérés à droite à gauche, et n’oubliai surtout pas d’ajouter le mien en bout de liste.

Avant de disparaître, je m’adonnai à ma spécialité : mon rôle de nymphomane enfermée dans les toilettes. Je laissai à mes correspondants une série de communiqués à caractères sexuels en me branlant pour de vrai.

Il était possible que le patron passe un coup de peinture dans une heure, réduisant à néant mon travail, mais j’avais pris du bon temps. Le shoot d’adrénaline dépassait tout ce que j’avais essayé jusqu’à présent, drogues y comprises.

Mes branlettes téléphoniques valaient largement un coup d’un soir. C’est pourquoi j’en étais venue à inscrire mon numéro partout où c’était possible, sans en parler à mes copines, plus par prudence que par goût du secret.

Je nageais entre le réel et le virtuel, en craignant parfois que tout cela ne soit qu’un grand délire, me demandant si ces aventures n’étaient pas le produit d’un mauvais rêve érotique. Et le téléphone finissait toujours par sonner. Je replongeai alors dans mes imprudences masturbatoires en compagnie d’inconnus.

 

8 – La Femme Araignée et l’Homme à la Cagoule

Une fois dans la boucle, il était difficile de sortir de ce réseau social clandestin, sorte d’internet primitif des toilettes. Vous pouviez toujours tenter d’effacer votre numéro. Il finirait par ressortir à l’autre bout de la ville, de la France, voire à l’autre bout du monde, reproduit, répliqué, pour ainsi dire retweeté.

Je n’aurais su dire depuis quand existait cette technologie. Il était possible qu’un homme des cavernes en soit à l’origine – ce qui expliquerait pourquoi ce jeu réveillait en moi des obsessions d’un autre âge.

À l’écoute des voix inconnues et de leurs communications cryptées, mon imagination empruntait des chemins pour le moins sinueux – un labyrinthe d’hallucinations, de masques et de conspirations inavouables.

Un soir, j’avais fait faux bond à mes amies pour m’enfermer dans les toilettes d’un club privé. Je venais de recevoir le message de celle que j’avais surnommé la Femme Araignée. Ce message – ou un verre de trop – m’avaient rempli d’une implacable envie de me faire baiser de force et dans les toilettes des hommes par des créations de mon esprit : la Femme Araignée et son complice, l’Homme à la Cagoule.

Je devinais dans la voix de la femme un plaisir malsain, celui qu’elle ressentait à me livrer à la fureur de son amant masqué, celui dont les interventions se limitaient à pousser des grognements dans le combiné.

Ce soir, tu laisseras de côté ton costume de petite branleuse, semblait-elle me dire en tissant les mots avec ses lèvres sombres, fini le temps où tu pouvais allumer ton petit monde au téléphone. Ce soir, les salopes dans ton genre vont devoir payer leurs affronts.

Sur ces paroles, la Femme Araignée aurait pris les choses en main, à la fois guichetière et maîtresse de cérémonie. Elle aurait fait payer l’entrée à quelques VIP – hommes et femmes triés sur le volet – tout en commentant l’action.

Pour commencer, elle m’aurait arraché mes vêtements, sans que je n’oppose de résistance. La voir se venger de mes appels masqués me procurait un certain plaisir. Je n’étais une proie prise dans sa toile, mais une proie que la peur faisait mouiller.

Constant mon état d’excitation avancé, elle aurait pris l’Homme à la Cagoule par les couilles. Un homme réduit à l’état de brute, à peine capable de discerner le trou de mon cul de celui d’une serrure, mais qui, une fois guidé dans ma fente, allait me baiser comme un animal. Aidé par les petites pattes blanches de l’araignée, l’Homme à la Cagoule se ferait un chemin avec son énorme queue. Une queue si grosse et si longue qu’elle ne rentrerait pas entière dans mon corps.

Sous les grognements paillards de la Cagoule, la Femme Araignée continuerait à faire l’article, à réciter un à un l’intégralité des messages que j’avais laissés sur les messageries des autres joueurs.

Elle en profiterait aussi pour égrener ses traditionnelles recommandations sur l’hygiène et la discipline, en expliquant que je n’étais qu’une gamine à peine bonne à lécher un cul. Pour illustrer sa sentence, elle lèverait sa robe – une longue robe de tulle noire – pour pointer ses fesses en plein sur ma face.

Un cul blanc, rosé, à la raie parfaitement rasée.

Et l’Homme à la Cagoule, dans un geste sordide, m’aurait poussé la tête entre les deux fesses de l’araignée. Il aurait grogné en s’aggripant à mes cheveux, en me baisant encore plus fort, pour me faire comprendre que je devais tirer la langue et lécher la rondelle de notre maîtresse adorée.

Je me sentis alors sur le point de jouir.

Pour accélérer les choses, j’invoquai des senteurs animales, d’un fauve ou d’une bête à cornes, ou encore le piquant d’une claque sur mes fesses… des images qui me firent perdre la tête et toute notion du temps.

Mon fantasme était barbare, ma branlette violente et mon plaisir fulgurant.

Je rouvris les yeux aussi vite que j’avais joui – devant une cloison remplie de numéros. Quelqu’un était passé avant moi et je remarquai, pour la première fois, que le standard était pour ainsi dire signé.

 

9 – Une histoire sans fin ni début

Les jours qui suivirent, je courus la ville à la recherche d’autres standards et retrouvai les signatures des Triptop, Tristero, Trickster et autres Tonton Bob.

Que des initiales en T.

Comme Téléphone, Télécommunication, ou Tais-toi sinon il va t’arriver des ennuis.

Il me fallait trouver un pseudo qui claque. Twister me plaisait bien, mais il était déjà pris par un autre utilisateur. Alors je me rabattis sur Twiter, sans aucune référence au chant des oiseaux. Je pensais davantage à la manière dont je parlais dans le téléphone, à ma petite voix aiguë transportée par les enceintes tweeters.

Avec le recul, je comprends que les coups de fil reçus et envoyés sonnaient comme des tweets. Ce que je suis incapable d’expliquer, c’est comment mon pseudo a fini par devenir le nom d’un géant du web.

Le plus simple est encore de ne pas chercher d’explication : il n’y a ni début ni fin sur le web, et aucune logique à chercher entre les informations. Malgré tout, j’estime qu’il était temps de mettre à jour les liens obscurs qui relient la création de Twitter et la mort de notre réseau de standards.

Epilogue

À mesure que le web avait pris de l’importance, les appels secrets avaient diminué, jusqu’à disparaître. Les messageries instantanées marchaient du tonnerre, les blogs venaient de voir le jour et j’avais commencé à craindre d’être la dernière à écrire sur les murs.

Me retrouver chez les flics – accusée d’avoir tagué les toilettes d’un millier de bars à travers le monde – n’avait rien de fun. Alors je changeai de téléphone en 2003, et par là même de numéro.

Jamais je n’aurais pu croire que deux ou trois ans plus tard, comme une bouteille lancée à la mer, mon pseudo de standardiste nymphomane allait refaire surface de l’autre côté de l’atlantique pour envahir la planète.

Révélations croustillantes

Avez-vous entendu parler du concours de nouvelles érotiques sur le site chuchote-moi.fr ? (Il reste encore une semaine pour participer).

Ma contribution à ce concours renferme un certain nombre de révélations croustillantes. Une nouvelle dans laquelle je raconte comment j’ai inventé Twitter en me branlant dans les toilettes d’un bar à cocktail…

À lire ici : https://chuchote-moi.fr/…

comment j'ai inventé Twitter en me branlant dans les toilettes d'un bar à cocktail

XXXZK#1 : Au sujet des jumeaux et de leur sexualité pour le moins monstrueuse

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Trailer / Prologue

J’ai reçu une série de messages bien profonds dans ma boîte mail – des relous qui confondent Twitter avec Tinder.

On m’écrit pour mettre en doute mes témoignages…

On m’écrit aussi pour me dire que je suis un peu trop trash pour une fille !

Que les lecteurs qui sont de cet avis arrêtent tout de suite leur lecture – il va être question d’évoquer un tabou digne d’une parodie de film porno : le sexe entre jumeaux.

Vous n’allez pas être déçu.

Cette fois-ci je n’irai pas par quatre chemins – et pour vous le dire tout de suite avant d’oublier : j’ai toujours vu les jumeaux comme des créatures étranges. Des monstres. Sauf que j’adore les monstres. Surtout quand ils sont über sexy.

Toutes les histoires insolites que l’on raconte à leur sujet (télépathie, destins parallèles, langage secret et autres mystères totalement invraisemblables pour téléphages somnambules) n’ont qu’un seul but : cacher la vérité sur leur sexualité incestueuse.

Voilà qui mérite quelques approfondissements.

 

Chapitre 1 / Marilyn et son double

Les jumeaux me paraissent si étranges que je ne peux m’empêcher d’imaginer ce qu’ils font ensemble une fois qu’ils se retrouvent à l’abri du monde extérieur.

Il n’est pas nécessaire de faire un grand effort d’imagination pour imaginer les sœurs Olsen se brouter le minou dans leur chambre d’ado recouverte de posters de stars du show business.

Dit comme cela, c’est assez cru. Un fantasme pop foudroyant.

Comme Marilyn + JFK

Dita Van Teese + Marilyn Manson

Lady Gaga + Leonardo Di Caprio

Ou dans un genre ultra kinky : Marilyn Monroe et sa jumelle inconnue aux prises avec les présidents Bush – père et fils. Ou deux Marilyn jumelles et assassines recluses pendant cinq mois d’hiver dans une forêt du Maine. Totalement dépravées, aux prises avec un écrivain névrosé, lancées dans une inassouvissable quête du plaisir…

Par contre, vous serez légèrement plus révoltés en écoutant la confession d’un frère dépucelé dans une cabine de douche par sa sœur jumelle.

 

2 / Deux machines branchées sur la même fréquence

La cause de cet inceste bienheureux ?

La promiscuité, la puberté, les hormones… un peu de tout cela. Sauf que la biochimie et les concours de circonstances n’expliqueraient pas la manière dont la sœur s’est soudain sentie obligée de pointer sa paire de seins naissante vers le visage de son frère.

Si le frère n’était qu’un mioche, la sœur commençait à dévoiler au monde les prémices de sa beauté. Ils fantasmaient l’un sur l’autre depuis trop longtemps. Il n’avait suffi que d’un passage à la piscine pour sceller leur licencieuse union.

Ils sont entré ensemble dans la cabine. Une habitude venue de l’enfance. Une manière de ne pas perdre de temps.

La cabine – devenue minuscule à cause de leur croissance – entravait leurs gestes. Si bien que les seins de la sœur cognèrent sur le bras du frère.

Résultat de ce choc épidermique : une double-érection.

Le zizi tendu dans le slip de bain / les tétons pointés en l’air sans prévenir.

Autre conséquence, irréfléchie, immédiate, le frère sortit sa petite queue du slip et la confia à la main hésitante de sa sœur. Des mois qu’elle y pensait. À ce moment d’interdit où il se déciderait à lui montrait sa bite toute dure. Le frère rougit aussi fort qu’il bandait et la sœur n’attendit pas une seconde de plus pour satisfaire l’obsession qui était devenue sienne : elle colla le sexe de son frère à l’entrée de son petit minou humide.

Personne ne les entendit dans la cohue des vestiaires de la piscine. Surtout pas leur mère qui n’avait pas jugé bon de les attendre. Le désir des deux jumeaux était si fort qu’ils jouirent tous les deux en quelques secondes. Comme deux machines synchronisées sur la même fréquence.

 

3 / Le vidéo club du mercredi après-midi

Je dois vous dire que je tiens cette histoire pour authentique.

Un témoignage de première main. Au sens propre comme au figuré car j’ai déjà sucé ce garçon (le frère) et touché cette fille (la sœur).

La sœur était un fantasme de rockeuse en petite culotte : frondeuse dans sa manière de plaquer ses riffs : les courbes sexy sévères d’une Fender Stratocaster.

Son frère m’avait toujours paru effacé à côté d’elle : fade, emprunté, taciturne.

Dans le couple improbable qu’ils formaient malgré leur parenté elle tenait d’évidence la culotte.

Sûre que cet état de dépendance datait d’avant la naissance. Dans le ventre de leur mère où elle avait déjà commencé à prendre soin de lui.

Aussi, je la soupçonnais d’avoir initié les séances du vidéo club du mercredi.

Le principe ? les deux jumeaux profitaient de l’absence de leurs parents (et de leur grand frère censé garder la maison) pour regarder des films de cul avec quelques VIP du collège.

Le programme ? VHS d’origines douteuses, crapotage de cigarettes blondes et verres de rhum dilués dans de grands rasades d’Oasis.

 

4 / Une série d’idées folles apparues après coup

Une couche de sédiments masturbatoires s’est posée sur cette période de ma vie au point de ne plus réussir à dissocier certains faits réels de leurs fantasmes subséquents.

Exemple concret : je n’ai pas la certitude d’avoir jamais touché le sexe de la sœur. Ni caressée ni léchée. Pas même le souvenir de l’avoir embrassée. Ni celui d’avoir baissé ma tête entre ses cuisses… ni d’avoir pris son abricot dans la bouche… ni d’avoir plongé ma langue en elle pour sucer son jus…

… ce ne sont là qu’une série d’idées folles apparues après coup.

J’ai tellement pensé aux possibilités manquées de ces mercredis après-midi que je pourrais vous dire sans sourciller que la première fois que je l’ai vraiment fait avec une fille, c’était avec elle.

La vérité : c’est que nous nous limitions à quelques attouchements – la main dans nos petites culottes respectives – nous nous contentions de nous masturber et de jouer avec la bite de son frère.

Toujours la même disposition. Dans l’obscurité, avec la grosse télé qui crachait des images de couple en train de baiser, tous les trois assis sur le canapé.

Le frère au centre : nu et bandant comme un totem.

Nous n’étions pas là pour nous astiquer entre filles mais pour nous divertir avec ce garçon qui ne voyait pas d’objection à nous montrer sa bite. Ni à se branler, se laisser branler, sous les recommandations amusées de la sœur.

Je les imagine aujourd’hui arpentant les clubs échangistes. Partageant une passion commune et viciée pour le candaulisme. Chacun dans une vie de couple bien rangée. Au-delà de tout soupçon. Avec une petite famille incapable d’imaginer un seul instant qu’ils puissent se faire passer pour un couple auprès de libertins effarés par l’audace de leurs propositions.

 

5 / Un mélange de pudeurs

Le temps d’une K7 vidéo nous explorions les contours de nos attributs sexuels en devenir.

Nous n’étions que des gosses, des gamines. Les seins à peine formés. Les sexes tendres. De timides répliques en tailles réduites. Loin de tenir la comparaison avec l’ardeur des acteurs.

Les femmes de l’écran avaient de gros seins pleins de vie. Leurs bouches, leurs vagins, leurs anus étaient capables d’affronter toutes les situations.

Les verges ne connaissaient aucun marasme.

Je n’étais pas la première à me présenter ainsi chez eux – fascinée moi aussi par les images interdites.

Sœur s’était mise en petite culotte dès mon arrivée. Si j’avais voulu garder mes vêtements, quelques verres de rhum-Oasis me débarrassèrent de toutes fringues à l’exception d’un slip et de ma brassière. Sœur me rassura en me disant que je n’étais pas plus dévêtue qu’à la plage.

Je restais toutefois un peu mal à l’aise (pétrifiée, devrais-je dire) face à la nudité quasi-complète du frère et des gens dans l’écran qui ne faisaient que de se mettre à poil, pour s’enfiler les uns dans les autres, scène après scène.

L’origine de mon malaise se situait dans un étrange estuaire. À la rencontre de l’inédit de la situation et d’un mélange de pudeurs. D’une pudeur pudibonde, compréhensible. Et d’une pudeur furibonde, celle de cacher mon émoi. Incapable de me retenir de jeter des petits coups d’œil sur la bite du frère qu’il cachait parfois dans sa main. Qu’il cachait pour mieux se branler.

 

6 / Il était devenu un homme et se voyait traiter comme tel

Sœur me montra la tâche sur ma culotte en rigolant.

Je rigolais moi aussi. En claquant des cuisses.

En tant qu’invitée je me devais de rire et de ne pas faire ma mijaurée. D’autant qu’au bout de quelques minutes de ce film aux dialogues bizarres (je n’avais pas compris alors qu’il s’agissait d’un doublage) j’avais enfin osé passer la main dans ma culotte. De l’autre main je jouais à la grande en tenant, en alternance, une Golden American ou un verre d’alcool.

Une fille branlait un mec à l’écran.

Brushing blond et des gants noirs en dentelle – un fétichisme comme un autre.

L’exemple réveilla les ardeurs de la sœur qui me demanda si je voulais toucher la bite de son frère. Malgré ce que j’avais laissé sous-entendre quelques jours auparavant, je n’avais alors jamais encore vu de sexe de garçon. Pas dans des conditions aussi scandaleuses.

Lui, au calme, trouvait la proposition intéressante.

Et je lus une certaine forme de fierté dans les yeux de la sœur quand elle m’annonça que son frère commençait à juter pour de vrai. Il portait un grand sourire. Il était devenu un homme et se voyait traiter comme tel.

 

7 / Ce n’est qu’une bite tu sais…

Frère n’avait pas une grosse bite mais je la trouvais impressionnante.

Une bite pour de vrai, avec ses sillons sur la peau. Les couilles un peu fripées, recouvertes d’un fin duvet. Un animal étrange.

Autant (dans les revues) je m’en faisais l’idée d’un légume.

Autant en vrai (en le voyant se branler et jouer à cache-cache avec cette grosse fraise rose) je sentais que c’était vivant – presque vénéneux.

Dangereux et fragile. Comme un engin explosif que l’on devait traiter avec respect pour ne pas y laisser la vie.

Sœur me dit que je ne devais pas me gêner pour le branler. Elle aurait employé le même ton pour me proposer d’essayer un rouge à lèvres ou une petite robe achetée en soldes.

Ce n’est qu’une bite tu sais

La tête me tournait.

… tu peux la sucer si ça te dit…

Un peu par l’alcool – beaucoup par l’émotion.

…mais ne mets surtout pas les dents.

Le décor tourbillonnait autour de son sexe qui restait drôlement tendu dans la tempête.

Je me sentis observé par la sœur et par le frère. Par l’acteur et l’actrice, aussi, qui s’adressaient directement à moi. Des consignes de bon sens dans la bouche. Des précautions que je n’aurais pas entendues.

Le frère attendait les mains posées de chaque côté des cuisses.

Je me souviens très bien de ce moment d’attente et de la manière dont ma tête toucha son sexe avec le nez. Le nez avant la bouche. Avec l’air d’une idiote privée de ses capacités psychomotrices. Je savais que je devais le prendre en bouche et c’est ce que je fis dans un dernier sursaut de lucidité.

 

8 / Le mantra des suceuses débutantes

Odeur neutre.

Saveur savon.

L’idée de légume reprenait de sa substance.

Le sentiment de sucer une carotte tiède ou une belle patate mûre.

En tête un conseil. La seule chose que je n’avais pas oubliée dans mon vertige : ne pas mettre les dents, ne pas mettre… les dents… ne pas… pas les dents… surtout pas les dents… le mantra des suceuses débutantes.

Sœur me donnait des indications :

– je pouvais le branler en même temps,

– je pouvais le lécher,

– je pouvais aussi ouvrir les yeux.

Et je me laissais presque traiter d’idiote sans pouvoir l’ouvrir. Je prenais ses remarques pour celles d’une maîtresse lasse d’expliquer le rudiment du B-A BA à une élève distraite. N’avais-je donc pas retenu la leçon de la télé ? N’avais-je donc pas assez vu ces bites sucées parfois avec élégance, d’autres fois avec véhémence, pour moi aussi me montrer à la hauteur du rendez-vous ?

Ça n’en finissait pas et sœur se vit obligée d’y mettre les mains.

Une sur ma tête pour me guider.

L’autre sur les couilles de son frère pour le faire jouir. Je m’attendais à une décharge violente. Un électrochoc dans la gorge. Alors qu’il n’avait fait que déposer quelques gouttes plutôt fades sur ma langue.

Pas de quoi en être dégoûtée, ni devenir accroc, juste une déception à la hauteur de la catastrophe. Une désillusion qui m’avait défoncé la mâchoire.

Frère et sœur semblaient avoir apprécié ma prestation. Je me consolais avec leur sourire, attentive au jugement silencieux qui venait tomber.

 

9 / Une vérité volontairement cachée par les adultes

Avec le recul je me dis que les films pornos ne m’avaient jamais donné une image faussée de la sexualité. Il suffisait d’ouvrir les yeux pour comprendre que les prouesses des acteurs relevaient du théâtre.

Par contre – et de manière plus insidieuse – les scénarios laissaient filtrer une idée plus pernicieuse dans nos jeunes esprits révoltés. Celle d’une vérité volontairement cachée par les adultes.
Toutes ces remarques entendues pendant l’enfance (ce sont des choses de grands… tu comprendras plus tard… c’est une soirée entre adultes on te laisse avec la nounou…) prenaient un tout autre sens au regard de ces images d’adultes qui baisaient tous ensemble dans tous les sens.

S’il y avait une quelconque perte d’innocence à déplorer dans ces séances cinéma du mercredi après-midi il fallait la trouver dans l’entrain que nous mettions à nous entraîner à devenir des adultes.

Si je devais expliquer ce qui m’avait poussé à sucer le frère j’invoquerais les mêmes raisons qui nous poussaient à essayer la cigarette, à picoler ou à porter des t-shirts ornés du logo du groupe de rock le plus dangereux au monde.

Crédules, nous imaginions que cela figurait une sorte d’apprentissage de nos vies d’adultes. Par l’imitation et la répétition d’un certain nombre de situations socio-sexuelles convenues, pour le moment limitées à la fellation et la masturbation.

 

10 / Elle me faisait mouiller à la récré

Inutile de vous dire que mon goût pour les confessions et les cérémonies scabreuses tirent leurs origines de ces après-midi ciné. Séances sur lesquelles je tirai rapidement un trait.

Je prétextais des cours de musique pour ne pas participer. Sœur me trouva une remplaçante, sans m’en vouloir, si bien que chaque refus me valait désormais son lot de confidences… elle me racontait ce qu’ils faisaient… avec qui… comment… dans les moindres détails.

Sur la base de ses révélations je me branlais le soir dans mon lit en remixant ses paroles dans ma tête. S’y mélangeaient alors des samples de films X dont je ne verrais jamais les images, les commentaires sur l’attitude des filles, leur timidité, et leur égal embrasement au moment d’accueillir la si belle petite bite de son frère dans la main, la bouche, et désormais entre les cuisses.

Les parties de touche-pipi tournaient tranquillement à l’orgie. Se faire baiser était devenue la norme si j’en croyais ce qu’elle me racontait.

Ses récits de baise dans le canapé m’excitaient.

Elle me faisait mouiller à la récré.

C’est un de ces jours où j’ai refusé de les rejoindre qu’elle me raconta l’histoire avec son frère dans les vestiaires de la piscine. L’aboutissement logique de branlettes communes, plus ou moins réciproques, qui duraient depuis des années.

 

11 / Ce qu’ils faisaient ensemble ?

Ce qu’ils faisaient ensemble ?

Une question que je n’aurais jamais osé lui poser.

Une question que je ne m’étais jamais posée avant qu’elle n’aborde le sujet. Comme si un dernier vestige d’innocence et de naïveté m’avait empêché de franchir cette barrière mentale. Si je me branlais en pensant à des décors imaginaires dans lesquels s’agitaient mes camarades de classe, je dois avouer que le frère prenait une place à part dans mes fantaisies solitaires.

J’étais trop occupée à penser à la manière dont je me ferais dépuceler par lui pour penser à la manière dont il baisait sa sœur.

Je le voulais rien que pour moi.

Ce qui expliquait mon refus de participer à ces fameuses séances du mercredi. Je ne voulais pas de médiatrice, pas de films de cul sur la télé, pas d’alcool… Par sentimentalisme sans doute. Mais tout autant par jalousie.

Plus elle me racontait leurs exploits plus je voulais que ce moment ne soit rien qu’à lui et moi. Je savais qu’il ferait ça bien. Et au fond de mes fantasmes – dans la moiteur de mon lit de jeune fille – j’osai espérer qu’il ferait de moi son exclusive, ou que je devienne une pièce centrale du dispositif. Pas une simple gamine de passage. Une de plus. Qui suce et qui avale pour le fun.

Alors j’imaginai un plan pour inviter des filles et des garçons dans mon salon.

Je fouillai dans les affaires de mes frères à la recherche de VHS. Je n’y trouvai qu’un nombre conséquent de revues pornos (pas de DVD ni internet à l’époque, encore moins de toys). Alors je me consolais avec ces quelques images de papier glacé.

Ces hommes et ces femmes figés dans le temps m’offraient une large gamme de fantasmes et de situations lubriques à interpréter, avant de les expérimenter seules dans mon lit, pour mieux les revendiquer comme d’authentiques expériences sexuelles.

De cette manière je me réconfortais de l’impossibilité de devenir maîtresse de cérémonie.

Cela reste encore aujourd’hui une forme de fantasme fondateur.

Une construction.

Une fiction où les jumeaux – quels qu’ils soient – jouent les premiers rôles.

Un temple à l’innombrable variété de décors et d’ornements.

Je continuai à jouer de ces idées bien longtemps après qu’un terme fut mis à ces séances du mercredi, quand une mère de famille alertée par la rumeur découvrit sa fille en pleine séance de dépucelage devant un film de Tracy Lord.

 

12 / Une vraie gymnaste de la pipe

J’étais contente de ne pas voir mon nom circuler à propos de cette histoire.

Bien à l’abri des ragots et des regards salaces des puceaux du collège j’allais m’entraîner à devenir une bonne suceuse, une bonne branleuse.

J’avais profité des vacances d’été pour me faire la main et la bouche sur quelques jeunes touristes hollandais. Ils regagnèrent leurs contrées avec le souvenir radieux d’un certain sens de l’hospitalité à la française.

Dès la rentrée au lycée je passais à la vitesse supérieure et suçais quelques bites de plus tout au long de l’année (quelques élèves, un agent d’entretien et mon prof d’Anglais). Mais surtout je m’entraînais avec des bombes de laque, des manches de brosse, des tubes de produits cosmétiques. Tout ce qui pouvait me tomber sur la main et me permettre d’élargir ma palette de skills.

Je m’entraînais à sucer en imaginant toutes sortes de possibilités, d’angles et de situations.

Une vraie gymnaste de la pipe.

Sucer, branler, lécher, embrasser. Avec la bouche, la langue, le palais. Des variations sur une gamme très précises d’effets et de variations de vitesse. La langue qui tourne dans un sens et puis dans l’autre. Sans oublier d’utiliser mes mains. Sur la queue, sur les couilles, sur le ventre…

Je m’imaginais sucer des bites comme d’autres chantent en playback sur du Madonna.

Sans brutalité. Non. Avec efficacité et délicatesse. Pour mettre à l’épreuve la théorie du chaos. Me poser comme un papillon sur le bout d’une bite et déclencher les soubresauts d’une tempête tropicale dont l’ultime éclat devra être un orgasme sans appel, un ouragan dans les gencives.

 

13 / Mon fantasme des jumeaux s’expliquait surtout par un goût du défi

Et les jumeaux dans tout ça ?

J’allais justement mettre ces compétences acquises avec tant de vice à contribution – pour m’attaquer à d’autres jumeaux.

Deux frères jumeaux montés comme des pots d’échappement : la même gueule, la même taille, la même démarche… et la même grosse paire de couilles qui leur gonflaient les slips de bain. Une plus haute que l’autre. La même. La gauche.

Un de mes profs de philo (il faudra vraiment que je vous parle de mes exploits avec les profs un autre jour) prétendait qu’il n’y a pas d’angles droits dans la nature. Je veux bien le croire mais j’aimerais aujourd’hui lui répondre qu’il existe des symétries surnaturelles et que leurs bites tenues l’une à côté de l’autre étaient une incroyable leçon de géométrie donnée par Dame Nature.

Le fantasme des jumeaux repose en partie sur une formule scientifique. Une mathématique du voyeurisme, de la tromperie, de la trahison maîtrisée…

Mon fantasme de jumeaux était bien plus pervers que le simple fait de me taper deux mecs identiques. Je n’étais plus dupe de l’origine de ce lien soi-disant surnaturel qui les reliait.

Il ne s’agissait que de sexe.

Mon fantasme des jumeaux s’expliquait surtout par un goût du défi : leur donner plus de plaisir qu’ils ne pouvaient s’en donner mutuellement.

 

14 / Deux jumeaux en vacances

Deux jumeaux en vacances.

Des Anglais de passage. Ces deux fameuses bites symétriques jusque dans leurs défauts.

Ce fut assez simple de se retrouver dans leur chambre d’hôtel – à deux pas de la plage – en plein milieu d’une après-midi de bronzette en famille. Encore plus simple de les mettre à poil. Ils n’étaient vêtus que de slips de bain. Je commençai toutefois à les sucer avant même la porte fermée et ne leur laissai pas le temps de tergiverser.

Je n’avais qu’un but en tête et deux bites à portée de bouche.

Mes coups de langue laissaient des traces de salives sur le tissu râpeux de leurs slips. J’avais laissé deux belles tâches bien sombres quand ils décidèrent de se mettre à nu de pour de bon.

Un marathon venait de commencer. Je devais m’occuper des deux à la fois, une bite dans chaque main, et la bouche qui passait de l’un à l’autre, à genou sur la moquette.

Ils se tenaient debout. Et je tentais peu à peu de les rapprocher, jusqu’à ce que leurs deux sexes se rencontrent et se croisent sur mes lèvres. J’avais vu juste. Cela ne les dérangeait pas que je frotte leurs deux bites l’une contre l’autre. J’en jouais en les frottant gland contre gland à chaque fois que j’en lâchais une pour sucer l’autre.

Une ivresse m’emportait – à m’en faire voir la même bite en double. Ils réagissaient de la même manière en allant chercher des râles au fond de leur gorge et s’amusaient autant que moi.

Ils me demandèrent de me déshabiller. L’un voulait voir mes seins. L’autre les toucher. Ils continuaient à se branler en me regardant enlever mon t-shirt et le haut de mon maillot de bain. Puis c’est mon petit  short fluo qu’ils voulurent voir sur la moquette.

 

15 / Just suck, not fuck

Just suck, leur avais-je dit sur la plage…

Just suck, not fuck… mais je n’en étais plus si sûre, maintenant que j’étais nue et eux assis sur le lit. J’avais arrêté de les sucer pour les branler bien vite, bien fort, et leur arracher toutes sortes de jurons dans leur langue exotique.

J’allais les rapprocher l’un de l’autre dans une position inédite du kamasutra : une forme de scissor sisters au masculin. Un crabe jumeaux aux jambes entrecroisées de manière à ce que leurs couilles se pressent les unes contre les autres et que leurs sexes ne forment plus qu’un seul gros manche. Telles les deux parties d’un symbole que j’allais définitivement réunir entre mes lèvres.

Je pouvais alors les lécher ensemble. Leur bouffer leur double-gland d’une seule bouchée. Les sucer comme si je ne devais m’occuper que d’une seule bite massive et boursouflée.

Le moment le plus intense de mes vacances – climax sous haute tension – tant il m’apparaissait aventureux de faire passer l’engin par cette voie. Je m’aperçus un poil trop tard que j’étais sur le point de dépasser mes limites. Comme un patineur artistique qui improvise une figure inédite en finale des JO.

Just suck, dirent-ils en stéréo, en poussant ma tête sur leur double-bite rose d’exaspération.

Just suck répéta l’un des deux frères en rigolant.

À l’autre de surenchérir en ajoutant Not fuck.

Pour ma première fois, j’eus deux bites dans la bouche. Pas très longtemps car les deux glands passaient à peine dans ma petite mâchoire et que l’attelage pouvait difficilement y coulisser sans me déboîter les maxilaires. Pour compenser, j’agitai ma langue à toute vitesse et réussis à les faire jouir. Avec un max de salive et un bon coup de folie.

Ils jutèrent en même temps, d’un gros splash sur le palais, comme un bonbon acidulé qui éclate sur les papilles. J’en avais tellement dans la bouche que je ne pus avaler toute leur semence. Il m’en coulait sur le menton et sur leurs cuisses. Un sperme bien blanc, bien frais, bien envoyé, me coulait sur les mains. Je le léchai et n’en laissai pas une goutte.

Leur sperme avait un bon goût de soleil des vacances.

 

Épilogue  / Une poupée salope que l’on se prête pendant les vacances

Après les avoir sucés, aucun des deux n’eut l’audace de venir fouiller entre mes cuisses. Alors que je marinais dans mon jus de minette. Telle une gamine qui n’osait pas se toucher.

Leur absence d’intérêt pour mon sexe moite démontrait qu’ils n’avaient peut-être pas si envie d’une fille à vrai dire. Une preuve de leur auto-suffisance ?

Je n’étais qu’une petite expérience, un interlude. S’ils voulaient prouver quelque chose d’importance aux filles et faire passer un message au reste du monde, ils avaient choisi la bonne personne.

Aujourd’hui, peu de choses ne me font autant d’effet que deux hommes identiques, côte à côte.

Aujourd’hui, mon fantasme de jumeaux est un fantasme de fusion : en les allongeant sur le dos, fesses contre fesses, je les collerais ensemble, par le cul, avec l’un de ces godes à deux têtes que l’on peut utiliser en couple.

Mon fantasme de jumeaux m’empêche presque d’écrire ce dernier chapitre.

Je m’imagine prendre deux jumeaux pour les rapprocher le plus près possible, fesses contre fesses, pour leur enfoncer ce gode au plus profond et pouvoir leur tenir leurs deux bites d’une seule main. Je pourrais m’empaler sur eux. Une bite dans la chatte, l’autre dans le cul, et pourquoi pas les deux dans le cul… pour que l’on forme à nous trois une vraie symbiose. Je voudrais m’immiscer avec eux, dans eux, par tous les moyens. Partager leur plaisir teinté de douleur… oui… les prendre dans mon cul et laisser couler ma chatte comme une rivière.

Mon fantasme de jumeaux m’empêche de me relire au calme, c’est avec une main dans la culotte et l’autre sur le clavier que je dois reprendre mon écriture à plusieurs reprises.

Je n’ai réussi à terminer ce texte qu’au prix de multiples masturbations, de plusieurs orgasmes délirants… chaque relecture me replongeant dans une folie sexuelle où j’étais tantôt la prêtresse des jumeaux, tantôt le jouet maudit de leur sexualité monstrueuse, une poupée salope que l’on se prête pour combler le temps libre.