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L’homme aux dix mille branlettes

L'homme aux 10.000 branlettes

Ceci n’est pas un défi.

Je n’arrête pas de le dire et je le répéterai autant de fois qu’il le faudra. Je me suis fixé pour objectif de jouir au moins une fois devant une vidéo de chaque pornstar. Si j’avais voulu me lancer un défi, j’aurais choisi de grimper au sommet de l’Everest. En guise de montagne, je me suis attaqué à la liste des actrices du site Pornhub.com. 10.000 actrices. De 18 à plus de 50 ans. De toutes les couleurs. De toutes les tailles de poitrine. De l’amatrice occasionnelle à la performeuse reconnue, en activité ou à la retraite, et dans tous les styles de pornos : softcore, hardcore, anal, gangbang, BDSM, lesbian, fisting, shemale, cuckhold, squirting, gapping, rimjob, uro… Il n’y a que le scato qui ne soit pas à la fête.

Question méthode, j’ai pris la liste dans l’ordre alphabétique. De A à Z. Ou plutôt de A. J. Applegate à Zoe Voss. Au départ, je me suis lancé bille en tête : 100 masturbations et autant d’éjaculations le premier week-end. Le dimanche soir, ma bite ne crachait plus que des microgouttes de flotte. Quant à ma paire de couilles, je m’attendais à la voir passer par l’urètre à force de me tirer sur le manche comme un aviateur en détresse. Alors je me suis dit qu’il valait mieux miser sur le long terme, sur une base de 3 branlettes par jour : matin, midi et soir.

Sur la base de ce rythme, si la liste d’actrices ne s’allongeait pas trop, j’étais parti pour toucher mon but en 9 ans. Aujourd’hui, je suis presque à la moitié du chemin. Mia Khalifa vient de me faire jouir dans un threesome acrobatique et je me lance à l’attaque de la filmographie de Mia Lelani.

Il ne faut pas croire que c’est facile. Je ne trouve pas toujours la vidéo qui fait mouche, il faut parfois chercher longtemps le moment qui me retourne le cerveau. Ce moment où l’actrice donne son plein potentiel. Ce moment où quelque chose passe au-delà de la caméra pour me saisir le coeur, puisqu’il n’est pas question de plaisir dans mon projet, ni de record ou de défi. Le Guinness Book, je m’en branle. 10.000 branlettes ou 1 million, ce serait la même chose s’il n’était question que de sexe. Ce qui m’importe, c’est que chacune de ces femmes grave mon cerveau au fer rouge.

Horoscope du mois de décembre (Sagittaire)

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L’automne glisse vers l’hiver à la vitesse d’une comète en route pour Jupiter.

C’est sur cette promesse d’apocalypse silencieuse que je vous propose, amies et amis sagittaires, de vous défaire du superflu.

Pour retrouver en vous la part animale étouffée sous des tonnes de conneries civilisées.

Pour retrouver le centaure en vous.

Et pourquoi pas en profiter pour affronter quelque minotaure perdu dans le labyrinthe de votre esprit…

Ainsi formulé, vous pourriez croire que je tente de donner dans la pensée positive ou l’ésotérisme pour les nuls.

Il n’en est rien.

Je vous propose même d’aller faire un tour du côté du porno pour mener à bien votre mission. Rien tel qu’une petite virée sur des sites X de seconde zone pour entrer en contact avec l’Étrange – pour se confronter à quelque fantasme trop rapidement banni de votre imaginaire – pour regarder bien en face ce que vous n’aviez précisément pas envie de voir – pour comprendre, à nouveau, que nous pratiquons trop souvent l’amour sans passion et que si les hardeuses ne ressentent aucune honte à simuler, c’est parce que tout le monde simule, au fond.

Lors de votre odyssée dans les tags les plus obscurs (Ex : #bisex, #fisting, #hairy, #piss, #pregnant, #slave ou #voyeur) il s’agira d’expérimenter le champ des possibles et de vous immiscer dans ces fameux interstices de doutes entre la vérité et le mensonge. Ainsi, vous découvrirez peut-être que le Simulacre possède aussi sa propre beauté : sa contre-beauté, son anti-beauté, ou l’équivalent d’une sur-beauté surpassant les impostures les plus flagrantes de la vérité…

Il vous faudra affronter cette avalanche d’images dégradantes tout en continuant à croire aux miracles sans chercher à les résoudre ou les expliquer. Et si le mystère résiste face aux illusions, c’est que vous êtes vivant.

CONFESSIONS BRUTALES N°4 : Une stagiaire, dix yakuzas et cette étrange sensation de morsure dans le bas-ventre

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Trailer / Prologue

Le Japon, ça fait rêver.

Intemporel ou ultratechnologique. Étrange ou traditionnel. Nous avons tous notre fantasme de Japon.

Ce qui me met dans tous mes états quand je pense au Japon, c’est une statistique : un tiers des hommes de moins de trente ans sur cette île sont puceaux.

Il y aurait de quoi lancer un mouvement de conversion dans ce pays.

Un plan marshall de la chatte.

J’imagine la chose sous la forme d’un grand moment de télé-réalité sur la base des Ch’tis à Las Vegas, avec un nom qui claque sa race : Les bombes atomiques débarquent à Tokyo. Ce qui ne serait pas un scandale dans un pays où certaines émissions télés mettent en scène des concours d’orgasmes et des parcours d’obstacles truffés de pervers sadiques.

Il y aurait un nouveau courant politique à inventer pour satisfaire cette version totalement WTF de la civilisation : un tantrisme cybernétique où le sexe se partagerait en réseau dans un grand délire porno présidé par une intelligence artificielle…

Je n’ai pas encore pris mon billet pour Tokyo que je me sens déjà investie des pouvoirs d’une prêtresse d’une nouvelle religion !

Avant de perdre totalement les pédales je dois vous parler du côté sombre du Japon : une histoire de choc des cultures dans les beaux quartiers de Paris entre des yakusas et une bande de webentrepreneurs un peu trop entreprenants.

 

Chapitre 1 / Un tour de table avant la sanction

Quand on appela Joséphine dans la salle de réunion elle crut tout d’abord qu’il serait question d’apporter un dossier, ou du café, ou du thé, ou une bouteille de Champagne si la réunion s’était terminée sur un succès.

C’était loin d’être le cas : ambiance tendue comme un string, rythmée par les battements d’un ongle sur le bois d’une table imitation chêne, saturée d’une odeur de clope froide qui prenait à la gorge.

Ces putains de japonais n’en avaient rien à foutre des lois anti-tabac. Ils s’allumaient clope sur clope. Soudain il y eut ce japonais qui hurla. Il gueulait comme on devait parler chez lui : vite, fort, avec autorité.

Joséphine ne comprenait rien.

Elle ne comprenait ni le message en japonais ni la version française du traducteur.
Elle ne comprenait pas car elle n’était qu’une stagiaire à qui l’on demandait l’impensable : alors pourquoi moi ? se disait-elle.

Elle fit un tour de table et vit ses collègues la mine basse, et les japonais au bord de la crise de nerfs, et ces cendriers qui n’arrêtaient pas de se remplir, et quoi encore ? elle ne savait plus très bien… un drôle de refrain tournait dans sa tête et l’étourdissait au point de ne plus pouvoir parler.

 

Chapitre 2 / Joséphine avait bien compris qu’on avait entubé les japonais

Trois semaines que l’on ne parlait que de ça dans la boîte.

Les japonais / Le contrat / L’affaire du siècle.

Joséphine ne savait pas très bien ce qu’elle vendait, cette boîte. On lui avait juste donné un bureau et un téléphone. Elle répondait de sa plus belle voix dans ce joli téléphone multifonctions.

Elle passait les appels à ses gentils collègues en essayant de ne pas se perdre avec les quatre-vingts dix boutons du téléphone.

Elle préparait du bon café et des jus d’orange pour les clients.

Elle essayait de faire de son mieux et c’était déjà pas mal pour un stage non rémunéré sans espoir de CDI à la clé.

Elle n’était pas très maligne, Joséphine, mais elle avait bien compris qu’on avait entubé les japonais et qu’on lui réservait une bien mauvaise surprise.

Ce ne pouvait être qu’une blague : ses vapeurs passeraient. Elle retrouverait l’équilibre pour sortir d’ici avec un grand sourire avant de pousser un grand cri intérieur de retour sur la chaise de son bureau.

Sans un mot – plongée dans sa transe imbécile – elle avait du mal à suivre les mots qui s’encombraient à l’entrée de son esprit. Le traducteur commençait déjà à lui expliquer son châtiment… il avait du mal à trouver les bons termes… pour lui expliquer les origines traditionnelles du bukkake sans paraître trop cru.

 

Chapitre 3 / Un devoir qu’elle devait assumer pour l’honneur de l’entreprise

À aucun moment la chose n’était présentée sous l’angle de la sanction ou de l’humiliation.

Il ne s’agissait que d’une transaction. Un deal à la sauce particulièrement amère du Japon old school : une vieille coutume dont la cruauté permettait de résoudre les conflits entre factions rivales. Après un conflit la femme du camp des perdants était livrée aux hommes de la tribu adverse pour qu’ils lui éjaculent tous ensemble sur le visage.

Ce n’était pas qu’une simple déviance sexuelle, mais une punition transcendante, une humiliation, oui, mais à une échelle plus élevée que celle de l’individu, c’est ce qu’essayait d’expliquer le traducteur.

Il ne fallait pas que Joséphine prenne la chose pour elle – pas personnellement – c’était un devoir qu’elle devait assumer pour l’honneur de l’entreprise !

Si les explications variaient sur les origines du bukkake le résultat était toujours le même : Joséphine allait prendre une douche de sperme en bonne et due forme.

Elle se sentait étrangement calme. C’était trop gros pour être vrai. Le genre de moment où l’on aimerait croire que le monde n’est qu’une fiction. S’apercevoir qu’il ne s’agit que d’une erreur de script. Un malentendu. Une inversion de scénario. Le programme allait reprendre son cours après une courte page de pub. Sauf qu’un des japonais (le plus teigneux d’entre tous) commençait déjà à dégrafer la ceinture de son pantalon.

 

Chapitre 4 / …et splatch !!!

Le traducteur tentait de lui expliquer un mot japonais recouvrant un triple sens (honneur, soumission et résignation) tandis que les hommes d’affaires se branlaient autour d’elle.

Derrière leur politesse rituelle et leurs salutations démonstratives, les japonais n’étaient pas réputés pour se laisser faire. L’un d’eux força Joséphine à se mettre à genoux avec une sorte de prise de judo. Elle ne put opposer qu’une résistance de façade. Elle serait la victime de cette affaire, consentante ou non.

À peine se tenait-elle sur ses genoux que le premier des hommes lui éjacula dans les cheveux… et splash !

Un honneur, se dit-elle en recevant une seconde décharge sur le front… quelle horreur, se faire juter dessus par dix japonais en pleine crise de la cinquantaine devant tous les gens de ma boîte, et mes cheveux ? putain… et mon tailleur ? comment ça se nettoie le sperme sur du coton ?…

Un gros cumshot pleine bouche l’empêcha de reprendre son souffle et de continuer ses réflexions.

Désormais elle n’avait plus à penser au pressing ni à ses collègues – Joséphine n’avait plus qu’un seul soucis : Survivre. Respirer. Ne pas flancher. Avaler s’il le fallait. Mais ne surtout pas s’étouffer. Et encore moins pleurer.

On la retenait par les bras. On lui retira ses lunettes. Ce qui semblait exciter d’autant les hommes.

Cinq d’entre eux avaient déjà gratifié la jeune secrétaire de leur semence. Les autres prenaient leur temps en se branlant mollement le sexe. Joséphine ne pouvait pas ouvrir les yeux – scellés par une boule de foutre à la chaleur douceâtre – elle avait simplement relevé la tête en signe de fierté, presque en symbole de fécondité.

 

Chapitre 5 / De biens maigres consolations

Maigre consolation : si ces hommes se vidaient aussi bien les couilles sur elles, c’est qu’elle devait posséder quelque chose d’une Vénus antique. Statue grecque blanchie par le désir. Revendiquant jusqu’à la dernière goutte de la vitalité de ces hommes pressés.

Dans le même genre de consolation ridicule elle aurait pu se dire que le sperme était un bon produit de beauté, naturel, gratuit et riche en substances nourrissantes pour la peau.

C’est ce que certaines filles racontent.

Joséphine pouvait aussi se dire qu’une douche de sperme n’était pas plus humiliant que de chercher un job rémunéré en pleine période de crise financière (elle devrait d’ailleurs s’en inspirer la prochaine fois où elle chercherait un job).

Après un tel affront, sucer un DRH serait une partie de plaisir.

Après que les japonais se soient retirés, Joséphine était restée au même endroit, prostrée, en position d’attente sur le carrelage sans qu’aucun de ses enfoirés de collègues n’aient la présence d’esprit de lui donner une serviette ou un mouchoir.

Le sperme coulait en grappes élastiques le long de son visage. Sur et sous son chemisier.

Joséphine n’osait y mettre les doigts.

Les senteurs âpres et salées de toutes ces variétés de sperme mélangées lui montaient au nez. En léchant ses lèvres le goût lui emplit la bouche qui se mit à saliver comme à l’arrivée d’un bon plat. Elle se sentait un peu coupable de ne pas être dégoûtée.

Une fille normale aurait chialé, se serait révoltée, aurait vomi, ou pété un scandale, ou je sais pas quoi encore.

Une fille normale ne serait sûrement pas restée là en attendant sagement que ça se passe – en se disant que le sperme avait le goût de pizza au saumon.

 

Chapitre 6 / Geisha par interim

Joséphine ne savait pas si le bukkake avait résolu le conflit mais les japonais semblaient plus exaltés : de gros cigares cubains avaient remplacé les cigarettes.

Ses collègues français ne rigolaient pas pour autant – surtout quand l’un des japonais sortit un petit sabre de son sac et fit glisser la lumière artificielle d’un des néons tout du long de la lame.

Joséphine comprit que ce ne serait pas pour la décoration : le bukkake n’était qu’un apéritif : son boss allait se faire couper le petit doigt comme dans un film de yakuzas.

Elle commençait à les imaginer, ces dix hommes aux visages ridés par le stress, avec des corps recouverts de tatouages et de traces de combats, leurs âmes remplies d’images violentes et de désirs destructeurs.

Joséphine ne gardait que difficilement les yeux ouverts.

L’action s’agençait dans son cerveau par une série de cut-ups – une protestation en français – un silence en japonais – la main de son boss retenue sur la table – le sabre prêt à trancher l’os – et l’un de ses collègues qui s’interposa – dans un message flou – une requête absurde – il réclamait une alternative – une entorse à la tradition – prendre la fille – en attendant – pour en faire leur geisha – le temps de rembourser…

 

Chapitre 7 / L’exotisme à l’européenne

Ce n’est pas que sperme lui bouchait les oreilles – mais Joséphine ne voulait pas croire que l’on parlait d’elle.

Le chef des yakuzas prit le temps de répondre.

Il se leva.

Il revint vers Joséphine.

Il réclama quelque chose en japonais.

Le traducteur demanda au collègue en question de retirer sa chemise. Ce qu’il fit sur-le-champ.

Le yakuza s’approcha encore plus près de Joséphine et commença à lui nettoyer la face avec une chemise Armani à deux cents euros.

Physiquement, Joséphine représentait tout ce qu’il y avait de plus exotique pour un japonais : une longue chevelure rousse-carmin, très ondulée – un visage très pâle, limite laiteux – des yeux aux reflets verts, acides selon l’intensité du soleil – des lèvres charnues, réhaussées par des choix de rouges à lèvres aux couleurs tonitruantes – et une grosse paire de seins, très lourds et taillés en pointe (son « plus produit » en quelque sorte).

Joséphine était grande, aussi.

Quand le yakuza l’aida à se relever elle le dépassait de plus d’une tête sans l’aide de talons. Il l’emmena hors de la salle de réunion, dans les couloirs de l’étage de l’immeuble, dédale vide et gigantesque. Si vaste que l’on pourrait mourir ici sans que personne ne vous retrouve ou ne pense à vous rechercher.

 

Chapitre 8 / Les contours d’une île mystérieuse

Joséphine ne savait pas ce qu’on allait faire d’elle : elle flippait à mort et le mec l’arrêta devant la porte d’un ascenseur. Il lui fit comprendre – en langage international  – en trois gestes simples – de se mettre à genoux (encore une fois), de se taire et de ne pas bouger.

Elle n’osait pas se retourner, les sens à l’affût du moindre bruit.

Seule la vibration sourde de l’air conditionné dans la tuyauterie se faisait entendre.

La porte de l’ascenseur allait-elle s’ouvrir ? oui ou non ? et sur qui ? sur quoi ? qu’est-ce qui pouvait bien l’attendre de pire qu’une douche de sperme ? quoi de pire… ou de plus excitant ?

Elle pourrait s’enfuir, sauf qu’un assemblage délicat de drogues moléculaires lui bloquait le cortex et réduisait à néant la moindre de ses initiatives.

Une idée reflua des profondeurs de sa conscience. Une idée de la mort qui s’accompagnait d’une incontrôlable envie de pisser. Si forte que ni son corps ni sa volonté ne purent la retenir : ça coulait tout seul entre ses cuisses et s’étalait sur le sol en une flaque dont les bords dessinaient les contours d’une île mystérieuse.

L’homme se tenait derrière elle.

Il applaudit, accompagné par des bruits de pas émanant de la salle de réunion.

 

Chapitre 9 / La même impression de vivre dans une capsule déconnectée du monde réel

Joséphine était soulagée de voir que les yakuzas la prenaient avec elle : elle n’aurait pas à affronter le regard de ses collègues. Eux (au moins) ne posaient pas de regard désobligeant sur sa personne. Elle n’était qu’un gage dans une affaire commerciale.

Au centre du groupe elle se sentait protégée.

Au cœur du cercle informel formé par les dix hommes en costumes noirs personne n’aurait pu voir ses vêtements souillés de toutes parts.

Juste avant de partir on lui tendit son téléphone portable. Elle laissa un message sur son répondeur – Oui bonjour c’est Joséphine… je ne suis pas disponible pour le moment… je viens de partir au Japon en urgence, etc etc…

Ils entrèrent ensuite dans des limousines à vitres fumées à l’intérieur desquelles on lui proposa un verre de whisky et une clope : elle accepta, bien qu’elle n’ait pas fumé de cigarette depuis le lycée et que les alcools forts n’étaient pas vraiment sa tasse de thé.

En quelques minutes elle se retrouva dans un hôtel qui lui donna vraiment l’impression de se trouver à l’étranger. Chaînes de télé internationales. Décoration épurée. Service dans toutes les langues. C’aurait été la même chose à Chicago ou à Hong Kong – la même chambre d’hôtel, le même décor, la même impression de vivre dans une capsule déconnectée du monde réel.

 

Chapitre 10 / L’espoir contrarié d’une captive

Durant la première journée Joséphine avait surtout craint qu’on tente de la violer. Ou qu’on la force à faire tout un tas de trucs dégueulasses comme s’allonger nue sur une table pour qu’on la recouvre de sushis ou de poulpes vivants.

En fin de soirée le problème était tout autre.

Aucun des hommes n’avait tenté de profiter d’elle et Joséphine se demandait ce qui clochait chez elle. Alors elle décida que la meilleure chose à faire était de se saouler en attendant la suite. Elle finit par prendre une douche et n’osa pas remettre ses vêtements : son chemiser était raide à cause du sperme séché et ses sous-vêtements sentaient l’urine.

Elle ne pensa même pas à les laver et enfila un simple peignoir qu’elle garda tout au long de sa captivité. Installée dans un coin de la suite, elle les entendait discuter, elle clopait, elle tisait, sans arrêt, au rythme des émissions de télé réalité, et cela dura trois jours complets.

Pour passer le temps, les japonais lui avaient ramené un tas de magazines de mode. On lui avait même ramené des fringues mais elle préférait rester à moitié à poil en entretenant au fond d’elle un espoir secret.

 

Chapitre 11 / Un conte de fées un peu zarbi

Joséphine craqua lors du troisième jour de captivité. Elle avait eu envie de se branler. Ça lui avait pris d’un seul coup en feuilletant le dernier numéro de Vanity Fair. Elle était restée une heure sous la douche après avoir lu un conseil sexo sur la recherche du deep spot.

Une heure complète à se débattre avec ses doigts pour toucher le fond de sa chatte à la recherche de ce foutu bouton magique qui la ferait grimper aux rideaux.

De l’autre main elle malaxait ses seins ronds et remplis d’hormones en pagailles qui la poussaient à se branler tous les soirs en matant des films de cul dans son lit avec sa tablette.

En fouillant dans son historique de navigation nous aurions découvert l’un de ses secrets : son goût pour les tags les plus crades. Avec des sodomies violentes. Des filles maltraitées par plusieurs mecs. Des trous du cul explosés par des godes aussi gros qu’un avant-bras. Des filles aux mâchoires de carbone que l’on forcent à sucer plusieurs bites à la suite.

Joséphine n’avait jamais vu de bukkake sur internet mais je peux affirmer qu’elle n’aurait pas tardé à tomber un jour sur ce genre de vidéos.

De retour dans son canapé avec une chaîne musicale en fond sonore elle se rendit compte qu’au fond elle n’était pas si mal ici. C’était une sorte de conte de fées qu’elle vivait.

Un conte de fées un peu zarbi, mais il y avait de ça.

 

Chapitre 12 / En attendant le prince charmant

Pourquoi chercher à s’échapper alors qu’un prince charmant pourrait essayer de venir la sauver ?

C’était une question qui méritait réflexion.

Et elle devait se rendre à une évidence : elle était attirée par ces mecs, les japonais, c’était sûr.

Joséphine avait de la retenue (se disait-elle), un minimum de dignité (c’est ce qu’elle croyait), mais après trois jours et deux nuits de captivité dans un hôtel grand luxe avec champagne à volonté les marges de son esprit commençaient sérieusement à se fissurer.

Elle repensa à ce qu’on lui avait fait subir lors de la réunion.

Elle devait se rendre compte qu’à aucun moment on ne l’avait touché. Ils s’étaient contenté de lui juter dessus pensait-elle, tour à tour, une seule fois chacun, et personne ne l’avait prise pour la mettre à genoux.

Perdue dans son délire fantasmé, elle avait oublié la manière dont on l’avait contrainte ; les clés de bras ; les ordres aboyés ; le sperme dans les cheveux.

Dans sa furie masturbatoire, Joséphine se convainquit qu’elle avait agi de son plein gré. Pour se mettre à genoux. Pour les exciter. Pour repartir avec eux. Et cela la rendait encore plus folle. Elle se voyait comme une salope incapable de se retenir et cela la fit jouir une nouvelle fois – d’un orgasme de la taille d’une faille sismique à proximité d’une centrale nucléaire.

Joséphine trouva le deep spot bien plus loin qu’elle ne l’aurait pensé. Bien au fond de sa cervelle – là où ses fantasmes les plus sales s’agitaient une fois la nuit tombée.

 

Chapitre 13 / Le dragon

Un dragon.

C’était un dragon qui la tourmentait et la possédait tour à tour.

Un monstre impalpable et présent comme une vapeur de fumée âcre qui lui attaquait les sinus avant de s’incruster dans sa peau. C’était une odeur sur les doigts qui ne voulait pas disparaître. Et plus elle se touchait le nez plus elle la sentait pénétrer en elle… jusqu’à se dire qu’elle avait toujours fait partie intégrante de son être.

Comme un legs de naissance.

Comme la couleur des yeux. Ou le timbre de la voix. Ou un certain penchant pour l’exotisme et les voyages chimériques.

Joséphine naviguait entre ce genre d’idées fixes sans fondement et de courtes phases de terreur pure. Moments d’intenses vibrations où elle sentait son corps prêt à se recroqueviller sur lui-même, prêt à se replier autour de la boule d’angoisse qui remuait dans son ventre.

Le dragon la mordait – c’était sûr – précisément là où le plaisir venait se lover.  Elle n’avait trouvé qu’un seul moyen pour le repousser : encore plus de sexe : toujours plus de sexe.

Il en avait toujours été ainsi chez Joséphine.

Depuis l’adolescence elle prévenait ses crises d’angoisse par ce qu’elle nommait des séances d’exorcismes sexuels. L’expression lui était venue après avoir vu L’exorcisme d’Emily Rose à la télé. Se branler sous la couette fut pour elle le seul moyen de retrouver son calme et le sommeil.

Cette technique l’avait sauvé plus d’une fois de la crise de nerfs – surtout depuis qu’elle travaillait.

 

Chapitre 14 / Une méthode anti-stress qui a fait ses preuves

Joséphine avait essayé plein de choses pour évacuer le stress : des copines avaient essayé de la tirer dehors pour faire du running (quelle horreur..) ou du yoga (impossible de penser à autre qu’au boulot, même la tête en bas)… et elle avait même essayé quelques plans culs sur internet (mais là aussi elle pensait au taf avant – pendant – et après la baise).

La seule et unique chose capable de court-circuiter la pression et lui vider l’esprit était le sexe – en solo – face à un écran – et de préférence face à des images pornographiques particulièrement violentes et dégradantes : avec des espèces de héros-gladiateurs-performers capables de faire jouir à la chaîne des grosses chaudasses sans l’aide d’un pote ou d’un sextoy.

Elle aimait voir les hommes sur le point de s’effondrer après avoir enfin cracher la purée que les filles se refilaient ensuite de bouche en bouche en se roulant de grosses pelles grasses, langoureuses et débordantes de sperme…

Elle raffolait de ce genre de trucs crades.

Ce qui l’avait peu à peu mené à remplir ses favoris internet de films hard core. Du sadomaso entre filles dans des caves pas très propres. Des filles prises par tous les trous par des bandes de types aussi tatoués que sadiques… et d’autres trucs trop dégoûtants pour les énumérer ici.

 

Chapitre 15 / Premier gang bang

Joséphine avait ressenti du dégoût la première fois qu’elle avait vu un gang bang sur internet.

Une équipe de basket allait s’occuper d’une de leurs cheerleaders.

Ce n’était qu’une gamine toute menue perdue dans les vestiaires des hommes.

Elle avait à peine dix-huit ans – elle n’en faisait pas plus de seize.

Ils avaient tous des grosses bites, sans exception. Elle avait dû toutes les sucer tous pendant qu’ils lui fouillaient dans la chatte. Elle avait à peine fini de sucer un mec qu’une autre bite prenait la place et que deux autres se collaient dans ses mains.

Et quand ils commencèrent à la baiser (sans même lui retirer sa jupette) Joséphine ne voulait plus quitter l’écran. C’est à ce moment qu’elle comprit qu’elle ne ressentait plus vraiment du dégoût.

Il ne s’agissait pas d’un dégoût qui vous repousse.

C’était le même genre d’écœurement qui vous incite à finir un verre de vodka cul sec même quand vous êtes ivre morte.

Celui qui vous pousse à vider un pot de glace au chocolat un soir de déprime devant une série télé.

Celui-là même qui la poussa à se doigter en regardant la gamine prendre à la fois une bite au fond de la gorge, une seconde dans la chatte, et une troisième qui avait encore un peu de mal à lui rentrer dans le cul.

Joséphine savait que c’était pour de faux. Que la gamine était (plus ou moins) consentante. Mais notre belle rouquine se surprit ce jour-là à s’identifier à la victime.

Elle ne voulait pas la sauver (oh que non !). Elle aurait même voulu que le N°4, un grand black avec des piercings arrête de se branler en arrière-plan et essaye de lui coller une deuxième bite dans le cul.

Et c’est à ce moment précis qu’elle découvrit quelque chose d’insolite.

 

Chapitre 16 / Le bouchon

Une main sur le sexe – une autre sur les seins – Joséphine aurait voulu posséder un troisième bras qu’elle aurait utilisé pour se toucher les fesses.

Et c’est ce qu’elle finit par faire en s’enfonçant d’abord l’index dans son petit trou. Puis le majeur. Avant de glisser son pouce dans la chatte.

D’un côté elle se pinçait les tétons – très fort – jusqu’à ne plus ressentir que de la douleur.

De l’autre côté elle se pinçait le sexe et le cul comme un seul trou. Elle se pinçait le bouchon. C’est le nom qu’elle donna à ce morceau de chair si sensible et qui pourtant résistait à tous les outrages.

Elle tira dessus très fort… elle se secoua le bouchon si fort que sa chatte et son cul ne formait plus qu’une seule et même boule de feu entre ses doigts… c’est de cette manière que Joséphine aimait à réveiller les tempêtes les plus folles.

La chaleur s’amplifia à mesure que le ciel s’assombrissait dans sa tête quand soudain un premier éclair déchira le ciel !

Et là : ce fut tellement fort qu’elle se débattit toute seul avec son plaisir. Elle se débâtait si fort qu’elle en tombait parfois de son canapé ou de son lit et en réclamait encore ! encore !! encore !!! croyant qu’un mec venait de la jeter sur le sol.

Après ce genre d’explosion, une fois la pression retombée, elle pouvait revivre, sauf que ce jour-là, dans cette chambre d’hôtel, cela n’avait pas suffit.

Son kidnapping – et la scène d’humiliation qui l’avait précédée devant la porte de l’ascenseur – n’avaient eut d’autres conséquences que d’accroître ses aspirations à la violence.

Aucune séance d’exorcisme sexuel n’aurait pu faire taire l’impression tenace qu’elle ressentait vis-à-vis de ses ravisseurs. Un mélange de sentiments oscillant entre le mépris de ses actes, un malaise, de la peur, et du mépris. Un mépris pour ces hommes qui toutefois n’était pas assez fort pour faire taire son désir… celui de passer à l’acte.

 

Chapitre 17 / Un pétage de plomb à la française

Aucun d’eux n’eut l’intention de profiter d’elle.

Ils auraient eu cent fois l’occasion de la caresser – de la forcer à faire des choses – de la baiser sans lui demander son avis – mais ils étaient resté tout ce temps dans une autre pièce à fumer des cigarettes en discutant en japonais.

Ils méprisaient Joséphine au point qu’elle ne se cachait plus pour se masturber ni pour lancer un film porno sur la télé en plein milieu de la journée. Dans un effet miroir, le film lui renvoya une image inverse de sa situation.

Cinq filles et un homme dans un grande maison californienne.

Cinq filles totalement déchaînées qui se battaient pour sucer le mec qui avait des faux-airs de Manuel Ferrara.

Cinq filles qui se faisaient pilonner tour à tour pendant une heure en se frappant sur les fesses / en se roulant des pelles / en hurlant des saloperies en anglais quand ça chauffait un peu trop / en se tripotant les seins et la chatte / présentant et représentant leurs culs à de nombreuses reprises pour prendre leur dose de sexe brutal.

Il était seul et il les baisait comme dix hommes.

Cette débauche d’énergie virtuelle exaspérait Joséphine qui devait composer seule avec dix mecs qui ne voulaient pas d’elle. Le son à fond et le peignoir entrouvert au niveau du pubis elle pensait les alerter sur sa langueur et les inviter à venir la fouiller de plus près.

Une explosion hallucinante de jouissance la fit passer à travers l’écran. Elle se branlait depuis trop longtemps pour contenir ce genre d’orgasme. Elle jouit de manière phénoménale, synchronisée avec l’une des actrices et poussa un cri de kamikaze en partance pour son dernier voyage : BANZAÏ !

Loin de retrouver son calme, Joséphine péta un câble (à la française), en criant, en tapant du pied, et en détruisant tous les objets de déco à portée de main – vases, lampes et meubles…

 

Chapitre 18 / De l’universalité d’une paire de fesses

Joséphine avait tout détruit sur le passage qui la menait aux japonais assemblés dans un cercle de fumée électrique. Elle leur montra son cul pour qu’on la prenne – pour qu’on la comprenne surtout.

C’est universel un cul.

On comprend ce que ça veut dire dans toutes les langues. Pas besoin de traducteur ni de manuel. Un cul ça se prend comme ça se présente.

Le petit spectacle amusa les dix hommes.

Ha Ha ! French Can-Can ! s’exclama l’un d’eux alors qu’elle s’acharnait à détruire la table basse.

Ils ne rigolaient plus quand elle s’en prit à l’un des hommes en lui lança un cendrier plein à ras bord dans la figure. Une main lui chopa sa belle crinière rousse – enfin ! putain !! on va pouvoir s’amuser !!! – et la fit littéralement voler à travers la pièce.

L’épaisse moquette atténua le choc et l’homme lui attacha les mains dans le dos avec la ceinture de son peignoir. Joséphine se réjouissait de ces préliminaires prometteurs. À genoux la tête face au mur et les mains bloquées elle se les prendrait un par un sans voir leurs visages.

Elle s’apprêtait déjà à servir de vide couilles pour les dix hommes.

Elle n’attendait pas d’orgasme, elle voulait juste sentir leurs queues et leur haleine sur ma nuque.

Elle s’attendait à ce qu’une bite ouvre le chemin pour les autres. Elle désespérait de ne pas se sentir remplie alors qu’un filet de mouille coulait de sa chatte et que la discussion reprit (en japonais) coupée par le son des briquets.

Ça dura des heures. Sans qu’on la touche.

 

Chapitre 19 / Un souvenir d’internat

Joséphine ne savait pas pourquoi elle restait là sans réagir.

Elle se délectait d’une lointaine sensation qu’elle reconnaissait. Un souvenir d’internat. Un souvenir profondément marqué dans sa mémoire à un endroit que seules des situations singulières permettent d’affronter.

Punie à l’internat – elle avait passé une soirée à genoux sur le carrelage froid avec une amie. Une copine de chambrée punie elle aussi. Une bonne copine un peu salope qui l’avait réconforté quand elle n’avait pu se retenir de pisser.

Entre la peur d’affronter la pionne et la honte de se pisser dessus, la copine l’avait aidé à choisir. Elle lui avait que ce n’était pas grave, et que l’on pouvait même y trouver du plaisir.

Le plaisir s’était manifesté cette nuit-là sous la forme d’un jet chaud accompagné d’une main moite qui l’avait fouillée en bas du ventre.

La copine l’avait caressait, puis branlé avec deux doigts, jusqu’à déclencher une série de spasmes tapageurs. Ensuite, elle avait tout nettoyé avec une serviette. Joséphine n’avait eu qu’à se laisser faire, et jouir, pour sa première et unique fois avec une fille.

Joséphine s’était pissée dessus comme l’on pisse durant un rêve. Sans contrôle. Sans même y penser. En pleine délivrance. Et cette main possédait quelque chose d’angélique. Elle passait et repassait sur son sexe comme un baume, un nectar, un miel sacré, et son orgasme ressembla en bien des points à une morsure divine.

Joséphine sortit de sa léthargie sous les applaudissements des hommes.

 

Chapitre 20 / Tout était possible dans ce territoire étrange

Puisqu’il n’y avait que ça qui les amusait, Joséphine se força pour vider totalement sa vessie.

Les trois gouttes du départ prirent rapidement la forme d’une tache d’huile sur la moquette pourpre à cent euros du mètre carré.

Sa fente brillante ouvrait une fenêtre vers un monde de perversions et de folie où l’éros le plus dérangeant se déployait sur un territoire qui nous semble si étranger : celui du plaisir à se faire humilier.

Tout était possible dans ce territoire étrange.

Joséphine redécouvrait un territoire perdu.

C’était son Japon qu’elle retrouvait. Son île mystérieuse, étrange, crépusculaire, intemporelle…

Elle ferma les yeux et se revit sur une plage, gamine, pendant les vacances d’été. De longs après-midi à la mer où elle ne jugeait pas utile de se rendre aux toilettes quand elle avait envie de pisser. Elle préférait se rendre dans l’eau pour se soulager.

Juste au bord de l’eau.

Assise les fesses sur le sable gorgé d’une fine pellicule d’écume chaude, Joséphine écartait doucement les jambes en laissant les vagues lui caresser le bout des pieds. Puis elle laissait un autre filet humide envahir son maillot de bain.

Elle se pissait dessus. Les yeux perdus dans le bleu de l’horizon. Aucun des vacanciers hagards échoués dans son dos n’aurait pu deviner la partie de rubik’s cube qui se tramait dans sa tête. Une combinaison d’excitation et de fascination pour l’interdit. Le sentiment d’être sur le bord du monde. À l’endroit où se finit la Terre pour de vrai. Où la conscience commune se dissout dans le bruit de fond du cosmos.

Une impression d’inconnu amplifiée par la manière dont elle se jetait à l’eau par la suite pour se nettoyer avant de regagner le monde concret et sa serviette de plage Coca Cola.

 

Chapitre 21 / L’espoir fou d’une émeute

L’envie d’une queue se fit de nouveau sentir, doublée d’un caprice encore plus fort, un besoin d’accueillir leurs dix queues tour à tour, de les revoir tous la bite à l’air autour de son visage.

Elle accepterait de se faire à nouveau recouvrir de sperme.

Elle accepterait tout, à vrai dire, tant que l’on s’occupait d’elle, jusqu’à les laisser se servir d’elle comme d’un jouet sexuel. Elle voulait se sentir souillée – à l’extérieur et à l’intérieur – et tout serait bon à prendre plutôt que de rester là plantée dans un coin de la pièce comme un objet de déco.

Joséphine se retourna et se mit en position pour recevoir leur jus en pleine tronche.

Elle haletait et tirait la langue dans l’espoir fou de déclencher une émeute. Elle fixait l’homme le plus inquiétant du lot pour le provoquer. Il avait les cheveux très sombres et une tête blanche, terne comme un cendrier mal vidé. L’air de quelqu’un qui n’avait pas vu le jour depuis des années et qui pourrait vous tuer d’un seul coup de regard.

C’était exactement ce dont Joséphine avait besoin : se faire violenter par un gangster.

Joséphine sortit ses seins du peignoir et les agita comme deux gros obus.

Son sexe tirait lui aussi la langue, avec ses deux lèvres bouffies par ses masturbations frénétiques.

Mais aucun des hommes ne se réagit.

Désespérée, Joséphine se mit à pleurnicher comme une princesse qui n’aurait pas eu de poney pour ses douze ans.

 

Chapitre 22 / Le saut de l’ange

Son dernier espoir tenait en un acte fou : leur sauter dessus et les contraindre à la prendre.

Joséphine fonça dans le tas une nouvelle fois sans se poser de question.

Elle leur sauta dessus et ne comprit pas tout de suite ce qui lui arriva. Elle se serait attendue à ce qu’on lui mette une paire de baffe… qu’on l’encule à sec… en lui mettant rapidement une bite dans chaque trou…

Elle pensait que c’était les bras des hommes qui la retenaient mais elle luttait contre d’autres liens. Une ceinture de peignoir ? une corde ? Joséphine ne savait pas très bien et s’en foutait royalement.

Son état d’esprit était tout autre – celui d’un être humain que l’on réduit au silence trop facilement – c’est tout son corps que l’on réduisait au silence, immobilisé dans la douceur, sans douleur.

Un goût s’était précipité dans la bouche.

Un goût qu’elle connaissait. Un goût lointain. Celui d’une gueule de bois vieille de cent ans qui lui confirmait la sensation d’être totalement déconnectée du monde et que son destin n’était plus du tout entre ses mains.

Elle allait se perdre dans quelque limbe de son esprit crépusculaire quand le téléphone sonna, enfin.

C’était ce qu’ils attendaient depuis trois jours : que la sonnerie de ce téléphone rouge posé au milieu de la table basse du salon se fasse entendre.

 

Chapitre 23 / La porte

La voix au bout du fil annonça une bonne et une mauvaise nouvelle pour Joséphine.

Affaire réglée.

Elle était libre.

Le téléphone sonnait aussi le départ des japonais. Ils partirent en laissant la chambre en l’état, bordel inclus.

Joséphine était restée là. Allongée parmi les débris de meubles et de paquets de clopes vides. Seule. Ligotée. Seulement habillée de quelques morceaux de tissu qui retenaient ses membres à des endroits bien précis.

Après le choc du bukkake. Après trois jours de captivité. Trois jours de dérèglements des sens entretenus par l’alcool, le manque de sommeil, les réminiscences de délires lubriques, les combats de kung fu… après trois jours de bazar mental ça ne tournait plus très rond dans la tête de Joséphine.

Elle ne ressentit aucune peur. Uniquement de la joie.

Une porte mentale – une zone tampon dans les couloirs de la perception – avait fini par céder.

Une satisfaction immense, inattendue, impossible à contenir, l’envahissait, dans l’attente. Une énergie folle qui se déployait de l’intérieur.

Le vol d’un dragon.

La grâce d’un serpent dont la danse reliait son sexe à sa tête en une illumination terrible.

Tout était possible. Le meilleur comme le pire. Et surtout le pire. Comme se voir surprise par un client vraiment pervers ou un groom en manque de sexe.

La porte entrouverte : elle était offerte à n’importe quel inconnu. On pouvait la baiser sans qu’elle ne voit le visage de son partenaire.

Au choix : par-devant ou par-derrière.

Ou les deux.

Deux fois de suite.

 

Chapitre 24 / La porte, suite et fin

Au lieu de prendre peur : elle sentit son sexe prendre feu. Aussi sûr qu’elle ne pouvait plus bouger un membre. À la limite de l’orgasme. Il aurait suffirait d’un rien – d’un courant d’air – pour la faire jouir.

Joséphine savait que la porte s’ouvrirait. Ce n’était qu’une question de secondes, de minutes, ou d’heures, mais elle tiendrait bon.

Enfin la porte bruissa, par une série de cliquetis électroniques et mécaniques.

Elle savait très exactement dans quelle position elle se trouvait.

Elle savait que le visiteur ne pourrait pas en louper une miette.

Elle savait qu’il pourrait regarder ses fesses sans risquer la honte.

Ce pouvait tout aussi bien être une femme de ménage, un client perdu, ou un collègue qui lui annoncera que son contrat de stage venait de se transformer en CDI… peu lui importait.

Joséphine savait tout. Elle captait tout : le frottement du bois dans une charnière, l’odeur d’un repas venu du couloir, un souffle d’air frais… et… boom ! Joséphine explosa dans tous les sens au moment où elle entendit le premier pas s’enfoncer dans la moquette. Sa jouissance fut bien plus forte que toutes les pénétrations possibles et imaginables.

Elle sentit la chaleur grimper à l’intérieur comme à l’extérieur.

Son corps, sa tête, son sexe, tout lâcha à ce moment précis pour la propulser dans un puits sans fond de plaisir. À des années-lumière des réalités quotidiennes, à la source de tous les orgasmes.

CONFESSIONS BRUTALES N°2 : Deux étudiantes piégées dans un bus détourné par deux taulards en cavale

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Trailer / Prologue

Je n’ai pas cru ce pompier quand il me raconta son histoire de fugitifs mis en déroute par deux gamines qui avaient le feu au cul.

J’en étais déjà à mon sixième mojito (ouch !), je me sentais bien en sa compagnie (il était plutôt fin d’esprit, pour un pompier), et j’étais prêt à entendre n’importe laquelle de ses histoires de tordu tant qu’il ne me parlait pas de motard ramassé à la petite cuillère à la sortie d’une discothèque.

La nuit fut longue et torride, chargée de quelques verres d’alcool supplémentaires et d’une partie de jambes en l’air mémorable. Mais là n’est pas le sujet : c’était la première fois que j’entendais cette histoire de folles.

Et le sujet revint sur le tapis une nouvelle fois – trois semaines plus tard – quand je rencontrai la fille d’une des otages dans un petit bar à tapas bien sympa d’Aix-en-Provence – une fille de hippie élevée à la cool devenue responsable RH d’une grosse boîte pharmaceutique juste pour faire chier son père.

Elle fut très étonnée d’entendre ma version de l’histoire.

Le pompier ne m’avait pas raconté que des conneries. Sa mère lui avait livré plus ou moins la même histoire. Avec d’autres détails scabreux que le pompier n’avait même pas osé évoquer.

 

Chapitre 1 / Deux étudiantes lancées sur la route nationale à une vitesse réglementaire

Au volant, c’était le genre de chauffeur pas très bavard mais qui aimait son job. Conduire des gens d’un point A jusqu’au point B. C’était son job, sa passion.

Il freina si fort que le bus laissa des traces de pneu sur une centaine de mètres. Le bus s’arrêta juste à temps pour ne pas écraser les deux mecs qui se tenaient au milieu de la route.

Des putains de malades mentaux, se dit Allison.

Elle n’avait pas forcément tort. À un détail près : les mecs n’étaient pas échappés d’un hôpital psychiatrique mais d’une prison.

On aurait pu les reconnaître à leurs tatouages ou à leurs allures méfiantes. On pouvait surtout les reconnaître à leurs tronches : les deux visages faisaient la une des journaux depuis deux jours.

Allison les avait vu à la télé / Les autres passagers aussi.

Quand ils montèrent dans le bus, la jeune étudiante ne fit pas attention à la manière dont ils avaient bâillonné le chauffeur – sa belle cravate mauve dans la bouche et les mains attachées avec du scotch – elle était concentrée sur un détail incongru.

Allison les trouvait plus bronzés qu’à la télé.

C’était l’été. Dans le sud de la France, qui plus est. Elle aussi affichait un bronzage impeccable. Mais il y avait autre chose qui l’attirait.

C’est toujours la même chose quand on rencontre une star pour de vrai. Il s’en suit toujours un moment de doute quand le magnétisme opère à plein tube.

Il n’avait pas fallu plus d’une minute pour qu’Allison succombe – contre sa volonté – au charme des deux taulards. Elle avait même donné son portable de bon gré quand l’un des deux mecs avait fait le tour du bus pour confisquer les téléphones et les portefeuilles des passagers.

Le bus avait déjà redémarré quand Allison fut secouée par sa voisine.

— Non mais t’as vu le délire personne n’a bougé le petit doigt ? Tu crois qu’ils vont nous faire quoi ? Tu crois que c’est vraiment les deux types en cavale dont ils parlent sur Facebook ?

Mais ferme-là, pensa Allison, sans écouter davantage son amie.

Elle se retourna discrètement et ne fut pas rassurée par ce qu’elle vit au fond du bus.

Il n’y avait pas grand monde pour les sauver – un trentenaire puceau catégorie couille molle – une vieille hippie toujours pas redescendue depuis Woodstock – et deux vieux bientôt en panne de pacemaker – pas de quoi lancer une révolution

 

Chapitre 2 / Les mauvaises idées de Fanny

Fanny n’arrêtait pas de parler.

C’était sa manière à elle de décompresser. Je crois que les deux se trouvaient dans le même état de transe foudroyante. Mais elles ne le montraient pas de la même manière.

L’une gardait le silence avec les yeux grands ouvert sur la route – l’autre parlait dans le vide en regardant l’un des fugitifs, le plus nerveux, celui qui surveillait les passagers.

Allison commença vraiment à avoir peur quand Fanny se tut. C’était mauvais signe. Cela voulait dire qu’elle avait une idée. Et quand Fanny a une idée dans la tête, ce n’est jamais une bonne idée, et ça finit souvent mal.

Elles le savaient toutes les deux mais rien n’aurait pu empêcher l’inévitable.

Fanny n’avait pas envie de s’enfuir.

Elle n’avait pas n’ont plus dans l’idée de piquer une crise en tapant du poing sur le sol comme l’aurait fait une gosse ou une fan de Justin Bieber à l’ouverture des grilles du Stade de France.

Elle n’avait pas non plus envie d’utiliser la bombe au poivre qu’elle cachait dans son sac pour attaquer les deux taulards.

Non.

Fanny avait une toute autre idée en tête :

— Il n’y a qu’un seul moyen de sortir vivantes de là, faut qu’on les baise.

Les baiser, physiquement ? pensa Allison.

— Les baiser pour de vrai, reprit Fanny. On leur fait cracher la purée et ils nous lâchent dans la nature. C’est un deal comme un autre… on a vu pire… ils pourraient essayer… de nous violer… par exemple.

Allison était si apeurée qu’elle ne bougea pas le petit doigt quand Fanny commença à la caresser.

Ce n’était pas une caresse de réconfort. C’était plutôt la caresse d’une amante, insistante, suggestive, presque vicieuse quand l’un de ses doigts tourna autour d’un des tétons.

Allison réagit sur-le-champ / toujours sans un geste / son corps donnait une réponse positive au plan de Fanny. Ses seins avaient gonflé. Comme c’était l’été (un jour de vacances !) Allison n’avait pas jugé bon de mettre un soutien-gorge. Et cela se voyait comme deux tétons bien ronds et bien durs au milieu d’un t-shirt rose un tout petit peu trop serré.

— Laisse-moi faire, lui dit Fanny, avant de laisser fondre sa langue sur la bouche d’Allison.

Celle-ci l’accueillit dans un soupir.

Celui des deux fugitifs qui ne conduisait pas s’approcha enfin. Il fixa la scène quelques secondes, figé dans une pose absurde de pénitent assoiffé, les langue dehors, les yeux explosés.

Après six ans de cabane sans permission c’était le jackpot – deux filles rien que pour lui ! – deux jeunes étudiantes qui se donnaient en spectacle rien que pour ses beaux yeux de truand tourmenté par la fatigue et une violente promesse de sexe.

Allison était aussi active qu’un morceau de bois vert dans une cheminée. Alors Fanny redoubla d’efforts pour faire monter la pression. Elle attrapa les mains d’Allison pour les poser sur sa propre poitrine. Ensuite elle plongea ses doigts aux ongles ornés de paillettes violettes dans la culotte d’Allison.

Ce qu’elle découvrit dépassa toutes ses espérances : une chatte impeccable, fraîchement rasée de près. Pas un poil ne dépassait. Elle n’imaginait pas Allison aussi soucieuse de son intimité.

Ses doigts arrivèrent très vite aux bords des lèvres où elle passa un doigt averti.

Une fente humide fêta sa présence.

 

Chapitre 3 / Comme une impression de déjà-vu

Allison connaissait déjà cette sensation mais l’impression d’hébétude la surprit à nouveau.

Ce n’était pas la première fois qu’elle s’abandonnait aux mains expertes d’une autre fille. Elle préférait les mecs mais elle n’avait pu résister à l’envie d’essayer au moins une fois dans sa vie, pour le fun.

Elle avait trouvé ça génial – de se laisser faire – de se laisser fouiller par des doigts qui savaient ce dont raffolait une chatte.

Son initiation avait eu lieu lors d’une soirée pyjama avec une copine de collège.

Elles avaient regardé un film avec plein de scènes de sexe (Savages d’Oliver Stone) et la copine lui avait demandé si elle voulait voir d’autres films plus sexy. Sa copine n’avait mis plus de dix secondes pour retrouver l’adresse d’un site avec plein de films de lesbiennes, catégorie triple X.

Fanny s’était retrouvée dans le même état : entièrement sous l’emprise des doigts d’une femme.

Après les caresses sur les cuisses / après les petits bisous dans le cou / après le frottement d’une culotte sur la peau des cuisses / après les doigts glissés sur le clitoris / la copine s’était lancée comme un missile entre les jambes d’Allison avec la langue comme branchée sur la prise de courant pour délivrer un orgasme quasi immédiat / foudroyant !!!

Dans le bus, Allison retrouvait la même réponse de son corps à ces stimulations indécentes. Elle était tout entière sous l’influence de son amie. La chaleur avait rendu leurs mains moites et la peau poisseuse. Fanny glissait littéralement sur Allison qui n’attendait qu’une seule chose – que sa copine se décide enfin à lui bouffer la chatte.

Allison n’en pouvait plus d’attendre.

Mais elle n’aura pas ce plaisir : Fanny lui fut subtilisée par l’un des taulards en cavale – celui qui avaient les tatouages, des mauvais tatouages, pas des trucs de fils à papa blindés de fric qui écoute du Vampire Weekend mais des motifs dessinés à l’arrache dans l’ombre d’une cellule, avec de la crasse et du ressentiment en guise d’encre.

Violence et danger étaient équitablement inscrits dans sa chair.

Ce n’était sans doute pas dans ses plans de baiser les passagères mais quel genre de mec aurait pu résister ? On imagine facilement que cela faisait un bon moment qu’il ne s’était pas vidé les couilles dans un bon trou bien chaud ; pas dans celui d’une fille en tout cas.

L’état du taulard – avec Fanny dans les bras – tenait plus de la cocotte-minute piégée que du moine zen formé à l’école Rinzai.

 

Chapitre 4 / La malédiction des seconds couteaux

Allison se sentit outrée – trahie ! – quand sa copine commença à s’occuper du mec qui avait sorti sa bite en les regardant se toucher toutes les deux.

Une fois qu’il avait eu Fanny entre les bras, il n’avait eu aucune attention pour Allison, devenue transparente, inexistante.

Elle s’était complètement perdue dans sa rêverie au point de ne pas voir ce qui se tramait autour d’elle.

Allison commençait à regretter son idée : prendre le bus pour partir en vacances et économiser un peu de fric. Un bon plan sur le papier mais rien que l’idée de partir en vacances toutes les deux était hasardeuse.

Allison savait qu’elles devraient se partager les mecs.

Et quand je dis partager, je veux dire répartir les mecs en deux groupes : les plus beaux pour Fanny et les seconds couteaux pour Allison.

Allison se voyait elle aussi comme un second choix.

C’est bien ça le problème. Elle ne se trouvait pas très belle et les mecs sentent ce genre de choses. Quand vous vous considérez comme un second choix il ne faut pas vous attendre à vous faire draguer par Ryan Gosling.

Elles formaient malgré tout ce que j’appelle une alliance objective.

Dire que les belles filles se servent de copines un peu tartes pour se mettre en valeur est un lieu commun mais c’est souvent l’inverse qui est le plus proche de la vérité : les seconds choix (comme Allison aime à se le répéter) ne pourraient jamais approcher les beaux garçons en restant entre elles.

Et dire qu’il ne faudrait pas grand chose pour transformer la roue de secours du carrosse en bombasse testarossée.

Il suffirait pour Allison de troquer ses fringues de meuf qui suit la mode d’il y a deux ans contre de la vraie sape de fille à la page.

Et ne me dites pas que c’est une question de fric. S’habiller en Prada ou en Gucci c’est pas compliqué. Tu te sors les doigts de la culotte et tu bosses comme serveuse le week-end ou dans n’importe quel taf qui rapporte du ca$h vite fait bien fait.

Les filles débrouillardes n’ont jamais de problèmes pour trouver du fric !

Et pour la coiffure même topo. Si ça ne tenait qu’à moi : je mettrai un bon coup de ciseaux vengeur dans cette foutue tignasse informe. Un coup de folie bordel !
À ce train là, Allison comprendra que le seul moyen de baiser, pour elle, c’était de se laisser prendre par un crétin alcoolisé dans une boîte de nuit à quatre heures du matin (= 0% de self-esteem).

Aussi, Allison était un peu rondouillarde. Pas très bien proportionnée, dirait Fanny, qui était un peu langue de pute à l’occasion.

C’est sûr que la comparaison entre les deux ne jouait pas en la faveur d’Allison. C’était une question de proportion jambe-buste, de démarche un peu trop lourde, et ne parlons pas de ses cuisses qui commençaient dangereusement à se toucher (merci le Nutella mangé directement à la cuillère !).

Fanny n’était pas forcément plus belle – son visage était plus joli, certes, quoique joli ne soit pas le mot – elle avait des yeux de salope.

Je ne sais pas quel est le rôle de la génétique dans cette affaire et je ne m’avancerais pas sur l’épineuse question de l’inné et de l’acquis mais aucun scientifique n’aurait pu dire le contraire : ses yeux suintaient le sexe.

Sans doute avait-elle tout simplement plus envie de baiser que les autres – les yeux n’étant que le reflet de l’âme, c’est pas ce que disait Platon ?

Et les mecs sont peut-être un peu long au calcul sur pas mal de choses – voir complètement hors-sujet sur tout ce qui concerne les filles – mais avec Fanny il ne s’y trompaient pas.

Elle était connue pour être une chaudasse, une bonnasse – Fanny la chaudière – c’est ainsi que l’appelaient les mecs de la régions. Du genre à se prendre en photo en selfie à la sortie de la douche une fois qu’elle s’était rasée la chatte et l’envoyer à son carnet d’adresses parce que c’est ce que font les filles populaires.

 

Chapitre 5 / Allison la petite salope qui cache bien son jeu

Il ne suffirait pas de grand chose pour qu’Allison rattrape le niveau.

On aurait envie de la prendre sous son aile pour lui apprendre plein de choses sur les garçons – ce qui leur plaît – ce qui les fait craquer – ce qui les rend complètement dingue dans un pieu.

On aurait envie de prendre en otage son animal de compagnie en la menaçant de buter son chien  (solution radicale) si elle n’allait pas immédiatement accoster ce mec qui lui plaît tant dans la cour du lycée – un traitement de choc pour une chic fille !

On aurait envie de l’attraper violemment et de lui coller une bite sous le nez pour voir un peu si elle aurait le courage d’assumer ses fantasmes, car la petite salope cachait bien son jeu derrière son style casual plouc.

Si vous saviez ce qu’elle faisait dans sa salle de bains.

Elle en rougirait.

Vous n’en reviendrez pas.

En la voyant comme ça les mains à plat sur les cuisses en regardant le paysage on pourrait tout simplement se dire qu’elle n’était qu’une petite fille sage – qu’elle attendait tout simplement de trouver le bon mec pour vivre une vie pépère avec deux gosses et un labrador mais je vous arrête tout de suite : quand on connaît son secret on ne peut plus la voir de la sorte.

Je pourrais commencer par vous parler de la manière dont elle s’enfonce des trucs dans le petit trou.

Je pourrais aussi vous parler du jour où ses parents l’ont laissée seule pour la première fois à la maison.

Elle avait douze ans.

Elle s’est branlée toute l’après-midi et a découvert l’éjaculation féminine sans comprendre ce qui lui arrivait. Une grosse gerbe de flotte sortit de ses cuisses sans prévenir. Elle en avait repeint les murs de sa chambre et ses posters de One Direction.

Allison pensait que c’était de l’urine – quelle idiote – c’est pour cela qu’elle a ensuite pris plaisir à se pisser dessus pour retrouver toute la saveur de cette décharge de plaisir insensé.

Allison était devenu ce que j’appelle une pisseuse.

Une vraie pisseuse capable de retenir pendant des heures pour ensuite se lâcher dans le bain avec un gode vibrant dans le cul ou tout ce qui traîne à portée de main : un manche de brosse à cheveux ou un tube de dentifrice bien arrondi.

Son trip c’était de se pisser dessus au moment de vider la baignoire.

Allison laissait couler le filet tout doucement sur ces cuisses en se fouillant par-derrière. Elle s’imaginait que c’était Kevin (arrivé à l’improviste pour récupérer des devoirs) qui venait fouiner dans son petit trou du cul et que c’était toujours lui (le fameux Kevin de la classe d’Arts Plastiques) qui lui demandait de lui pisser sur le visage ou sinon il raconterait tout à ses copains.

Quand on sait ça on ne peut plus la voir que comme une vicieuse, la petite Allison, c’est pour ça que je ne la plains pas.

Il lui suffirait de prendre l’initiative à son tour pour réaliser l’un de ses fantasmes : se faire choper par un bad boy.

 

Chapitre 6 / Rimjob : une leçon

Retour dans le bus : sur les banquettes d’à-côté.

Fanny suçait le mec avec application. Une vraie leçon pour toutes celles qui se poseraient encore des questions sur la bonne manière de s’occuper d’une queue avec sa bouche.

En plus de le sucer, de le lécher, de l’avaler par toutes les manières possibles et imaginables, Fanny arrivait à se déshabiller. Elle ne lâcha le sexe qu’une seule fois – pour enlever son top – avant de replonger la tête la première sur le gros gland bouffi.

Allison savait que Fanny avait des prédispositions à l’exhibitionnisme – quand elle dansait sans culotte sur des cubes de boîtes de nuit, rivalisant de provocations avec les gogo danceuses, jusqu’à se laisser toucher les seins par le public pour bien montrer que c’était elle la reine de la soirée.

Mais là, en ce moment même, elle suçait un inconnu qui les avait pris en otage.

Et l’inconnu avait l’intention de passer à la vitesse supérieure : il baissa complètement son froc et lui attrapa les cheveux pour former un palmier sauvage blond peroxydé.

Il la guida encore plus bas vers ses couilles.

Elle prit les deux boules à pleine bouche quand il lui attrapa le cou et la tira encore plus bas, très fort et contre son gré, vers son cul.

Fanny lui léchait les fesses, entre les fesses, avec vigueur sans que sa main ne s’arrête de branler la grosse queue du mec.

Allison en avait vu des trucs sur internet – des trucs bien tordus – mais ce n’était pas sur des sites de cul rose bonbon pour lesbiennes qu’elle aurait pu voir ce que l’on appelle un rimjob catégorie hard core  – traduction : lécher la rondelle de votre partenaire masculin en le masturbant.

Le bus s’arrêta sans qu’aucune des deux filles ne s’en rendent compte. Le type non plus – il s’était évadé de lui-même.

Le conducteur rappela son compère à l’ordre. Sa voix était aussi rauque que pouvait l’être un riff de Heavy Metal distordu à pleine puissance.

Les deux taulards étaient sur le point de réussir leur coup et ils allaient s’embrouiller pour une histoire de gonzesse – Fanny avait bien réussi son coup.

C’était le bon moment pour s’enfuir mais Allison restait là dans l’espoir qu’on la remarque – et le chauffeur s’approcha sans un regard pour elle. Il finit par convaincre son pote de prendre le volant et il baisa Fanny telle quelle se présentait : à genoux sur le sol.

Il la releva juste pour la poser sur le siège. Il n’avait même pas besoin de la déshabiller. Elle était déjà à poil. Il se lécha les doigts et commença à fouiller sa chatte.

Il lui enfonça deux doigts bien profonds, encore plus surpris que Fanny par la manière dont ses doigts glissèrent. Il les ressortit et envisagea le fluide gras et abondant qui recouvrait ses empreintes digitales.

Fanny mouillait à mort. Même ses yeux brillaient de mouille.

 

Chapitre 7 / Entre le ciel et l’enfer

Allison attendit avec impatience de voir la bite du nouvel arrivant. Tendue, musclée, comme tout le reste du corps. Sombre et inquiétante, Allison ne l’avait vu qu’un court moment parce qu’il eut vite fait de l’enfoncer dans Fanny, d’un seul trait.

Boom ! Prend ça dans ta chatte petite, c’était ce que semblait dire le grognement du fugitif.

Un méchant rictus imprégnait son visage maintenant qu’il tamponnait Fanny à pleine puissance.

Allison pensa au public silencieux qui ne pouvait que deviner ce qu’elle voyait. Les autres passagers ne pouvaient qu’entendre les cris étouffés de Fanny – les dents plantées dans la mousse du siège.

Ils ne pouvaient que voir la tête du fugitif s’agiter – avec sa barbe de trois jours et sa balafre au coin de l’œil. Ils ne pouvaient deviner ni le plaisir que prenait Fanny, ni la jalousie d’Allison devant tant de vigueur déployée uniquement pour son amie.

Il prit son temps et son pied.

Et quand il eut fini il rejoint l’avant du bus pour reprendre le volant.

Le premier mec revint s’occuper de Fanny, encore chaude. Elle en attendait encore plus – plus fort – plus profond – plus brûlant – plus intense.

Il la replaça sur le siège, face à lui, jambes écartées, chatte explosée, joues écarlates. Il allait sortir sa bite et cette fois ce ne sera pas dans sa bouche qu’il comptait la voir coulisser.

Le désespoir se lisait sur les traits d’Allison.

La petite fille ronde se parait d’un air de furie. Deux forces s’agitaient en Allison. Deux forces, trois, voire davantage : le dégoût, l’horreur, la compassion… de la honte, aussi, de se sentir elle aussi attirée par cette brute sale et perverse qui sentait la sueur rance. Mais aussi de la terreur en voyant que Fanny prenait du plaisir dans l’affaire avec ce mec qui venait de s’enfoncer dans une chatte tout juste souillée par un foutre étranger.

Fanny retenait sa transe les ongles accrochés au mec / pour ne pas tomber / pour l’empêcher de partir / pour ne pas casser le rythme de cet enfoiré qui la baisait comme on ne l’avait jamais baisé.

Le mec jouit, resta bloqué dix secondes la bouche grande ouverte et les yeux clos, puis il se rhabilla comme si de rien n’était.

Avant de rejoindre le conducteur, il mit une petite claque à Fanny pour la réveiller.

Elle aussi était bloquée quelque part, très haut, très très haut avec les nuages.

 

Épilogue / La revanche d’une chatte affamée

Alors que les deux mecs avaient rejoint l’avant du bus et que Fanny voguait toujours dans son monde imaginaire. Allison se dit qu’elle aussi elle pouvait se foutre à poil même si elle n’aimait pas trop son ventre un peu lâche.

Une fois qu’elle avait passé le cap de soulever son t-shirt (ses seins resplendissaient dans la lueur du matin) elle pouvait enlever le reste.

Allison aussi avait faim. Elle aussi avait une chatte affamée, dégoulinante, et aucun homme ne devait pouvoir résister à un tel appétit !

Elle enleva sa culotte et la lança sur le conducteur.

À aucun moment elle n’avait craint la violence des deux hommes. Elle ne craignait qu’une chose – qu’ils la rejettent. Elle aussi pouvait s’occuper d’une bite comme une grande. Elle aussi pouvait sucer une queue.

Elle l’avait déjà fait. Elle était saoule mais ça comptait quand même. Elle aussi elle pouvait lécher une paire de couilles, pas besoin d’avoir le bac pour connaître la méthode !

Allison n’avait pas compris ce qu’elle faisait que déjà elle avalait les boules du taulard, une par une dans sa bouche avant de les recracher avec un gros paquet de salive, avant de reprendre le tout dans sa bouche en s’apercevant qu’il en avait une beaucoup plus grosse que l’autre.

Elle oublia tout ce qui dans son esprit possédait une autre forme ou un autre nom qu’une bite.

Le bus, l’amitié, le danger, tout cela n’existait plus. Elle n’était qu’une chatte affamée qui a envie d’une bite. Elle se le répétait comme un mantra – une grosse bite, une grosse bite, une grosse bite – le sexe  gobé, enfin, comprimé entre la langue et le palais. Elle aussi voulait qu’on la fouille et la fasse fondre de l’intérieur.

Le type la tira par les cheveux.

Elle avait les yeux masqués par sa frange mais d’un seul coup elle vit le chauffeur. Il la regardait presque en bavant – un moment entre parenthèses – entre la bite et la bête. Elle avait envie de le provoquer, lui aussi, alors elle n’hésita pas un seul instant pour fourrer sa langue dans le trou du cul à portée de bouche.

Elle se fraya un chemin parmi les poils pour toucher la rondelle du bout de la langue et arracher un grognement mortel de la bouche du taulard.

Elle avait envie de faire savoir à tout le bus qu’elle était une vraie salope. Elle sentit l’odeur de Fanny entre les cuisses du mec. Un instant elle pensa à elle, juste le temps de se dire que rendre jalouse son amie n’était pas une mauvaise idée. Alors elle monta sur le mec pour que tous la voient.

Elle buta sur la queue du mec.

Sa chatte n’était pas habituée à voir entrer quelque chose d’aussi massif. Alors elle força. Et plus elle forçait, plus elle mouillait, et il finit par rentrer dans un fracas de sensations extatiques.

Allison s’agita sur lui comme une dingue, en cherchant Fanny du regard. C’était Fanny qu’elle avait envie de baiser. Lui dire hé cocotte regarde moi aussi je sais m’y prendre… et au climax, à deux doigts de l’orgasme, elle vola – littéralement – elle vola et tomba dans les pommes à cause du choc.

Quand elle se réveilla elle ne pouvait pas encore comprendre comment avait eu lieu l’accident / son cri strident / le chauffeur avait quitté la route en la regardant / et le bus qui sortit de la route dans une forêt de pins.

Allison ne soupçonnait pas encore que c’était elle, l’étincelle qui avait mis le feu à la forêt.

Quand elle se réveilla, miraculeusement protégée par les bras du fugitif, elle vit les deux hommes partir et leur courra après sans se soucier du bus qui cramait ni des flammes qui grimpaient déjà jusqu’à la cime des arbres.

On raconte qu’Allison fut retrouvée nue sur le bord de la route par un routier Lituanien qui l’avait pris pour une prostituée.

Un malentendu regrettable s’il en est car le paisible travailleur de la route termina sa journée en garde à vue malgré ses dénégations. Il prétendit que c’était la fille qui lui avait sauté dessus en lui demandant de la baiser.